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Full text of "La Rotonde 28e année, 17 septembre 1959 - 7 mars 1960"

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V 




^e^oTïTwT 



, de l'Université, 



3 copies 



LES VERTS NOUS ARRIVENT! 



La gloire ou le 
mérite de certains 

hommes est 
de bien écrire . . . 



Ifl RO TOffoc 



-faire rjcr 



. . . et de quelques 

autres, c'est 
de n'écrire point. 

La Bruyère 



Vol XXVIII, No 1 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Le 17 septembre 1959 



APRES SIX MOIS DE POURPARLERS . . . 



L'UNIVERSITE ACHETE 



MINTO 



L'Université d'Ottawa rient de s'approprier la patinoire 
intérieure Minto située à l'angle des rues Henderson et Tem- 
plcton. La transaction fut le résultat de pourparlers qui du- 
rèrent plus de six mois, exigeant un déboursé de $220,000 
de lo part de l'Université. C'est ce que déclarait récemment 
M. Bill Boss, officier des relations extérieures de l'Université, 
lors d'un interview avec La Rotonde. 



.A 



Vie équilibrée 



Changements 



; acquisition du Minto, affirma- 
rcalisera un plus grand équi- 
pe la vie étudiante, en 
rtant l'activité sociale et 
iquo par des manifestations 
sportives plus accentuées." 

li m- pouvait être question, il 
K Iques mois, de procurer aux 
.étudiants un centre sportif dans 
ires du programme d'expan- 
sion décrit lors de l'avancement 
• i a uses du pouvoir d'expropria- 
tion ljuV l'Université avait sollicité 
du Conseil municipal; des exigen- 
ces autres que celle-là étaient con- 
sidères beaucoup plus importan- 
tes." 

Minto disponible 

T'< t alors que la patinoire 
Minto hors des frontières du cam- 
pus à venir, devint disponible. 
Ni u.s ; avions ainsi pourvoir aux 
ites sportives des étudiants 
ir cela compromettre le 
"V.e initial d'expansion." 

Il i a noter que c'est la se- 
lois que l'Université fait af- 

-' ■!"• ■- avec les propriétaires du 
Mil ! Kn effet, après l'incendie 
qu. détruisit la première patinoire 

11 iom, l'Université acheta le 

• t y construisit la présente 
■ ■ Arts " 



"La patinoire Minto subira sans 
doute quelques changements, quoi- 
que nous ne puissions dire exacte- 
ment lesquels. Elle contient à 
l'heure actuelle une patinoire inté- 
rieure, adaptable au "curling" de 
même qu'un emplacement pour le 
"squash racket". Le problème im- 
"Wédiat concernant le Minto, est de 
concilier ce qu'il est avec ce qu'on 
voudrait qu'il soit. De toute fa- 
çon, les étudiants pourront proba- 
blement utiliser la patinoire dès 
le 1er octobre " 



FEDE RÉNOVÉE 

Depuis quelques années, la Maison des Etudiants de la 
rue Cumberlond a fait l'objet de maintes récriminations et 
de plusieurs débats acerbes. Dans l'ensemble, ces discussions 
révélaient infailliblement l'insatisfaction du corps étudiant à 
l'égard de cette maison. 



Centre sportif 



' I • site actuel du >1into est ap- 
P< I. ,i devenir éventuellement un 
CfiUn sportif pour les étudiants. 
(••titre qui comprendra une pisci 
nf ' tei ,,in de tennis, etc.. Souli- 
gnons que c'est un projet de longue 
haleine car l'établissement d'un tel 
C'intrt nécessitera un capital con 
Mder.it le. |,e projet n'est donc, 
pour le moment, qu'une intention." 



Journée au Lac Meach 

Par l'entremise de la section lo- 
cale de l'ai Romana, une réunion 
de tous les étudiants responsables 
de la Fédération aura lieu le di 
manche 20 septembre prochain, au 
lac Meach. 

Le but de cette journée rencon- 
tre est de resserrer les liens de 
nos dirigeants et de tracer les 
grandes lignes du programme de 
l'année Les directeurs de chacun 
des comités de la fedé seront ap- 
pelés a présenter le plan général 
qu'ils entendent suivre et discuter 
du budget qu'ils seront appelés à 
administrer. 

A la fin de l'après midi se tien- 

. dia la première reunion générale 

du Grand Conseil où l'acceptation 

du budget sera un des points les 

plus important-- a l'ordre du jour. 

Il est à espérer que les diri- 
geants de notre fédération y ap- 
porteront tout le sérieux voulu 
pour faire de cette reunion le 
grand succès qu'on est en droit 
: d'attendre 



Améliorations 

Grâce aux démarches du pré- 
sident de la Fédé faites pendant 
Pétc auprès des autorités en 
cause, "La Rotonde" a le- plaisir 
de souligner les améliorations ef- 
fectuées en ces dernières semai- 
nes. A la suite de démarches et 
d'insistance, l'Administration a 
compris la nécessité de rafraîchir 
la maison: peinture, lavage, ré- 
parations mineures. 

Un pas dans la bonne voie 



En conséquence, il est de pre- 
mière nécessité que TOUS les 
étudiants y mettent du leur pour 
garder cet endroit propre et en 
ordre. Nous faisons appel au 
respect de la propriété et à l'es- 
prit de conservation. Si chacun 
fait sa petite part, la Maison des 
Etudiants demeurera toujours un 
endroit propre et rangé, où il fera 
bon d'aller travailler ou se dis- 
traire avec ses condisciples. 



Initiation 

Cette année, le nom officiel des 
manifestations traditionnelles sera 
"L'Eté de la Saint-Martin". Nous 
insistons pour que TOUS les étu- 
diants participent aux diverses ma- 
nifestations organisées à leur in- 
tention. Non seulement les nou- 
veaux, mais aussi les anciens, 
doivent participer. D'ailleurs, le 
sens de ces manifestations le prou- 
ve; en plus, elles ont pour but de 
créer des liens de solidarité entre 
tous les étudiants de notre Univer- 
sité, anciens et nouveaux. I>a danse 
du .s_ame,di soir offrira cette année 
un aspect spécial et exceptionnel. 
La décoration du Colisée sera par- 
ticulièrement soignée. Il est même 
question d'avoir quelques numéros 
de spectacle, pendant les intérims 
sions de danse. Aussi, les organi- 
sateurs comptent sur la présence 
d'un très grand nombre d'étu- 
diants, afin de commencer l'année 
scolaire dans le meilleur esprit de 
solidarité et de bonne entente. 



L/Eté d e la Saint Martin 

PROGRAMME 

Jeudi soir, 24 sept. — Ouverture officielle dans la cour de 
l'Université. 

Vendredi, 2~> sept. — Journée d'inscription à la Maison des Etu 
diauts. Soirée libre laissée à l'initiative de chaque faculté. 

^medi, 26 sept., p. m. — Course de canots sur le canal Rideau, 
entre (arleton et Ottawa. Le soir, grand" danse au Co- 
lisée. *t 

Dimanche soir, 27 sept. — Ouverture du Ciné Club. 

lundi. 28 sept — Le midi, parade de la Plume Rouge. 
Le soir, partie de football: Cari, ton vs Ottawa. 



Bien entendu, tout n'est pas 
parfaitement résolu, mais c'est 
un pas de fait dans la bonne voie. 
On se rend vite compte que l'ac- 
tuelle Maison des Etudiants est 
trop petite, peu pratique; en 
effet, les locaux sont trop exigus 
pour répondre aux besoins ur- 
gents de toutes les organisations 
qui ont besoin de plus d'espace 
pour accomplir leurs divers tra- 
vaux. A QUAND NOTRE 
CENTRE ETUDIANT? Toute- 
fois, dans la grande période d'ex- 
pansion que traverse actuellement 
l'Université d'Ottawa, on com- 
prend aisément que ses possibi 
lités financières se trouvent limi- 
tées. D'ailleurs, nous sommes 
convaincus que, dans ce même , 
programme d'expansion, un Cen- 
tre proprement "étudiant, com- 
prenant toutes les commodités 
requises, est prévu d'ici quelques 
années. 

A l'usage des étudiants 

11 reste que le. corps étudiant, 
a raison de se réjouir et de se ; 
trouver satisfait; pour la pre- 
mière fois peut-être, en ce qui 
concerne la Maison des Etu- 
diants, il a été bien partage. Plus 
encouragée, la Fédération a l'in- . 
tention de meubler plus agréable- 
ment et plus confortablement 
certaines pièces qui seront à l'u- 
sage de tous les étudiants: salle 
de TV, salade réunions, salons. 



Un mot du T.R.P. Recteur 




T.R.P. Henri Légdré, Recteur 

Bien chers étudiants : 

Il fut un temps où le Recteur 
de l'Université d'Ottawa connais- 
sait la plupart des élèves, au moins 
de nom, plusieurs d'entre eux de 
vue et même plus de quelques-uns 
en personne. 

Hélas, l'état de croissance*- ap- 
porte des changements ! Aujour- 
d'hui, l'expansion de notre institu- 
tion et les nombreux domaines 
d'étude qui s'Offrent à vous ont 
multiplié d'autant la tâche du Rec- 
teur, réduisant ainsi les occasions 
qu'il avait autrefois de vous ren- 
contrer personnellement. Tant et 
si bien qu'il ne me reste mainte- 
nant qu'à peu près deux occasions 
de faire votre Connaissance : soit 
à la Messe du Saint-Esprit, au dé- 
but de l'année scolaire et à la Col- 



lation des grades qui en marque le 
terme. 

C'est pourquoi je veux exprimer 
ma gratitude à La Rotonde qui me 
permet aujourd'hui de souhaiter 
la plus cordiale bienvenue à tous 
les nouveaux élèves et de rappeler 
à ceux qui nous reviennent com- 
bien nous sommes heureux de les 
revoir. 

Je parlais tantôt de croissance 
et de changements. Il existe une 
expression anglaise qui traduit bjen 
un tel état d'adaptation : "growing 
pains", c'est-à-dire "les malaises de 
la croissance". Inutile de vous dire 
que ce sont là des malaises dont 
nous avons à souffrir ici à l'Uni- 
versité. Tout en regardant autour 
de vous et en partageant généreu- 
sement avec nous quelques-unes 
des conséquences inévitables de cet 
état de choses, tâchez en , même 
temps de capter une parcelle de 
notre enthousiasme, d'espérer avec 
nous que tout cela ne sera que 
temporaire et de comprendre que 
nous travaillons tous ensemble 
pour l'avenir. 

De plus, rappelez vous que ce 
que vous retirerez de votre séjour 
parmi nous sera à la mesure des 
efforts que vous aurez vous-mêmes 
apportés à vos études. Vous avez 
le privilège de compter parmi les 
professeurs qui vous guident dans 
les sentiers du savoir des hommes 
et des femmes de grande distinc- 
tion qui ont eux-mêmes étudié ou 
enseigné dans les meilleures uni 
versités du monde. Il ne s'agit pas 
seulement d'être guidés par eux, 
mais faut-il encore que vous les y 
suiviez. Je vous invite à le faire 
avec le plus de perfection possible 
afin que vos parents, vos profes- 
seurs, votre Université et vous- 
mêmes ayez la satisfaction du de- 
voir bien accompli. 



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LA ROTONDE 




U 17 teptembrg jo^ 1 [ __ tf J 7j upttmbrc 1959 



t'A ROTONDE 



611, rue Cumberlond 



Téléphone: CE 3-6095 



• 



ta ROTONoe 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de lo Presse Universitaire Canadienne 
, Tirage minimum: 2,100 copie*. 

Directeur: Paul LaRoche 

Rédacteur-en-Chef : Jean Carrière 

Editorialiste : Juliette Pineau 

Correction d'épreuves : ........ Jacques Brunet 

Collaborateurs : Jean Claude Giguère 

Gérard Gravelle, André Jodouin, 

Francinë deNiverville, Mireille Arsenault, 

Danielle Houle. 



' t 



AU DEBUT DE L'ANNEE 
CARTES SUR TABLE! 

Au début de chaque année scolaire, il est bon, surtout 
pour un journal universitaire, de résumer sa position et de 
déterminer dans ses grandes lignes la politique qui doit être 
suivie. Ayant tiré des conséquences des "incidents" des deux 
dernières années, "La Rotonde" entend reviser sa position et 
adopter une ligne de conduite favorable aux intérêts des étu- 
diants, de leur Fédération et de leur Université. 

"La Rotonde" est surtout et principalement le mode d'ex- 
pression qui doit refléter la vie du campus et plus précisément, 
rendre explicite la pensée étudiante. Par conséquent, sous 
cet angle, on conviendra que la rédaction de ce journal néces- 
site un bon nombre de collaborateurs venant de toutes les 
facultés, écoles ou instituts directement rattachés à l'Univer- 
sité. Nous avons aussi besoin de critiques constructives, de 
jugements objectifs et de conseils judicieux, tant pour éviter 
des erreurs ou des malentendus qui peuvent toujours se pro- 
duire, que pour améliorer la qualité de cette publication. 

L^a Fédération 

Quant à la Fédération, "La Rotonde" entend l'épauler 
dans la mesure du possible. L'année scolaire débute ovec une 
nouvelle équipe et tous les organes de la Fédé se doivent de 
former un bloc, un TOUT qui n'assurera que de mieux en 
mieux la bonne marche de toutes les organisations. Nous 
avons d'ailleurs été témoins du travail formidable accompli 
par le nouveau président et quelques-uns de ses collaborateurs 
immédiats, travail qui s'avérera très bientôt constructif et 
profitable. Il faut aussi se rappeler que la liberté de presse 
doit être respectée et mise en pratique; par conséquent, "La 
Rotonde" a toujours le droit d'émettre librement ses opinions 
sur telle ou telle question, sur tel ou tel personnage, en autant 
que cela ne concerne pas la vie privée d'un individu. 

Relations Rotonde-autorités 

Dans les relations avec l'Administration, la seule chose 
à faire est de SE TENIR DEBOUT, tout simplement. Etre 
extrémiste n'apporte rien; les "lèche-culs" ou les "casseurs 
de vitres" sont méprisés. Nous sommes assurés que l'Univer- 
sité est bien disposée à accepter et à mettre en pratique toute 
suggestion, tout plan sensé originant des étudiants et ayant 
pour but de promouvoir les intérêts de la gent étudiante. D'un 
autre côté, nous sommes convaincus aussi que l'Administration 
saura accepter de bonne grâce des revendications étudiontes 
justes et raisonnables, des revendications sérieuses basées sur 
des principes de justice et d'équité. Il n'en résultera qu'une 
meilleure compréhension entre autorités et étudiants. 

En somme, "La Rotonde" se propose' de favoriser les 
intérêts des étudiants et leur faire occuper la place réelle qui 
leur revient dans la société, car une question se pose : l'étu- 
diant est-il ADMIS ou TOLERE, dans notre société actuelle ? 
De là découle la nécessité d'un journal des étudiants qui doit 
s'arrêter sur les problèmes de ceux-ci, les creuser et y apporter 
des solutions. 



En somme . . . 

Telle est, en gros traits, la ligne de conduite que "La 
Rotonde" s'etf tracée; des événements imprévisibles sont tou 
jours à prévoir, des frictions sont quasi-inévitables, mais nous 
comptons sur la bonne volonté de tous pour tirer le meilleur 
parti des premiers et résoudre les dernières. La question est 
non pas d'user de demi-mesures, mais de se tenir dans le juste 
milieu, dans les limites du bon sens et de la raison. De cette 
façon, nous croyons favoriser les intérêts de l'étudiant, amé- 
liorer sa situation et le hausser dons la société. 

Paul LaRoche, 

Directeur. 



■*»•* 



De l'argent, 

toujours 
de l'argent 



De tous cotés, on chuchote, on 
préconise les grandes théories d'é- 
ducation gratuite; mais la prati- 
que s'avère différente. L'Université 
d'Ottawa augmente cette année ses 
] frais de scolarité ! 

Si l'éducation est l'affaire de 
tout le monde, elle n'en demeure 
pas moins le problème de l'étu- 
diant. Et si l'on considère que 
l'étudiant moyen doit gagner ses 
études, une hausse des frais de 
scolarité ne peut que l'affecter. 
Débourser un vingt-cinq dollars de 
plus, cela semble bien peu quand 
on discute derrière une grande 
table, mais quand il doit travailler 
vingt à trente heures de. plus, l'é- 
tudiant se rend bientôt compte 
qu'il n'a pas eu ces quelques jours 
de repos dont il aurait eu tant be- 
soin. Ou encore devra-t-il se serrer 
quelque. peu la ceinture pour ne 
pas dire beaucoup plus. 

Or il arrive que ceux qui sont 
inhibés dans leurs efforts pour 
étudier ne sont -pas^xeux^à~qui 
considèrent l 'université comme une 
sinécure, ou, il faut l'avouer, un 
passe-temps. Tout au contraire, il 
semblerait que les plus atteints 
sont les étudiants ambitieux et 
doués qui se voient dans l'impos- 
sibilité de pours uivre ou— d ' e nt re - 
prendre des études trop onéreuses. 

Toutefois, au risque d'être qua 

lifiés d'aplaventristes et d'épithè- 

tes analogues, nous ne jetons pas 

la pierre à l'Université. Nous 

| constatons qu'elle a entrepris une 

| phase d'expansion nécessaire. D'au- 

t tant plus que les frais de scolarité 

1 à l'Université d'Ottawa, compte 

| tenu de la hausse de cette .année, 

| se comparent avantageusement à 

j ceux d'un grand nombre d'autres 

institutions. 

Cependant, le problème n'en 
existe pas moins, et La Rotonde, 
comme tout journal universitaire 
digne de ce nom, y reviendra ! 

Juliette PINEAU 



Le bilinguisme, 

oui, mais 
pas à ce prix ! 

La plupart des étudiants ont 
reçu, au cours de l'été, une lettre 
signée Fred C'ogan, annonçant une 
réduction pour les étudiants sur 
un ensemble d'un veston grenat et 
d'un pantalon gris chez Freiman's. 

La lettre était écrite en anglais 
d'un côté et en français de l'autre; 
nous nous attarderons sur cette 
dernière version seulement, car 
elle était remplie de fautes d'orto- 
_ graphe, de grammaire et de langue, 
inimaginables. Des choses telles 
que "coutume originale et pero- 
nelle" pour costume original et 
personnel, blessaient à la fois les 
yeux et le sens national; La Ro- 
tonde désire le bilinguisme, mais 
pas à ce prix. 

Nous ignorons qui de M. Cogan 
ou du magasin Freiman's est res 
ponsable de cette "production or- 
giastique" (Vêtus dixit) que doi- 
vent subir les étudiants de langue 
française de l'Université. Sans pas- 
ser au nationalisme étroit, La Ro- 
tonde désire protester, et insiste 
pour qu'à l'avenir toutes les pu- 
blications de la fédération soient 
relues par des correcteurs d'épreu- 
ves autûentiquement bilingues. 

J.(. 




SALUT! LES VERTS 



C'est classique, c'est vieilli, mais c'est dans Tordre; bienvenue 
«u*- verts, hommages aux anciens, c'est la rentrée! 

-Chapeau bas devant les nouvelles figures qui parcourent le 
campus d'un air égaré et stupéfait; c'est la relève ! 

La Rotonde s'empresse, selon la tradition, d'accueillir ces 
jeunes imberbes qui nous arrivent de tous les coins du pays; bien- 
venue en ces murs ancestraux et de plus en plus dispendieux! 
(c^frèditorial de l'argent, toujours de l'argent . . .) 



Profites, navot, des conseils d'un ancien qui' se souvient .. . 
Il faut sortir, boire, faire l'amour au coin des rues et surtout laisser 
les bouquins amasser la poussière. "Faut ben vivre", disait l'un. 
Et pas question de se mêler des tas d'histoires de fédération et 
d'"organismes étudiants" comme on les-appelle si pompeusement, 
c'est bon pour les illuminés, les Cuturs politiciens qui désirent se 
mettre en évidence en se crachant mutuellement dessus"" sous pré- 
texte de discuter affaires étudiantes. 

Suis ces conseils, navot libertin, impertinent navot; mange, 
fête et folâtre pendant les quatre années qui suivront et tu devien- 
dras le plus parfait imbécile gradué universitaire que ce campus 
ait jamais produit, Car on en rencontre de plus. en, plus de ces 
oiseaux jadis plutôt rares. 

Dons une veine plus sérieuse 
r , .. r 

Il n'est pas' du domaine d'un éditorialiste étudiant de faire 
l'apologie du travail personnel au niveau universitaire; cela va de 
soi — quoiqu'il est bon de le rappeler à ceux qui risquent de n'y 
point songer, cette méthode de travail leur éitant inconnue, chose 
qui arrive lorsque l'on sort dé plusieurs de nos écoles secondaires. 

Par ailleurs, il est detaiise que l'On incite les étudiants à con- 
naître leur fédération, àjpàrticiper aux organisatîohs .étudiantes, et 
même à fa ire pa rtie- d'un ou deux comités sur le campus. 11 y 
en a pour tous les goûts. Vous voulez monteT sur les planches, il 
y a la Société Dramatique et le Drama Guild; vous sentez-vous la 
plume facile et pleine de vervej nous avons La Rotonde et The 
Fulcrum; désirez-vous être au courant des événements étudiants 
sur la scène nationale et internationale, il y a le comité FNEUC 
(Fédération Nationale "dès Etudiants des Universités, Canadiennes) 
de même cfue l'EUM (Entraide. Universitaire Mondiale). Tout 
cela plus le Ciné-Club pour les cinéphiles, la chorale, la fanfare, 
les débats, etc. . . 

Tous ces comités sont accessibles, il s'agit d'y aller. Les navots 
auront d'ailleurs l'occasion de rencontrer très bientôt les leaders 
étudiants et les comités qu'ils dirigent. * 

La Rotonde lance, cependant, un appel tout à fait spécial, 
"d'abord à quiconque a déjà fait du journalisme étudiant où autre, 
et ensuite à tout etudiant(e) qui voudrait bien en faire. Le journal 
requiert une foule de gens précieux qui sans apporter au journal 
l'expérience nécessaire aux postes-clefs de la direction, sont indis- 
pensables à la bonne marche du journal. »L»s étudiant(es) qui 
voudront bien collaborer à La Rotonde cette année auront l'oc- 
casion de prendre contact avec un métier passionnant, et qui entre 
dans la peau après un certain temps. Un malin disait que certains 
anciens 'joiirnaleux"*de La Rotonde avaient de l'encre dans les 
veines. Nous cherchons donc quatre ou cinq jeunes personnes bien 
intentionnées, qui s'occuperaient volontiers de dactylo, de distri- 
bution et d'autres menus travaux. II. n'y aura aucune discrimina- 
tion si les volontaires sont de sexe féminin. "■ 

Faut dire que La Rotonde sera ce que les étudiants voudront 
bien en faire . . . 

Jean CARRIÈRE, 

Rédacteur-en-Chef 




LES COMMISSIONS DE LA FEDE. 



CONNAISSONS-LES 



PARTICIPONS-Y 



Voir: Norman GUINARD, Commerce — 

Gaston MELOCHE, Droit Civil 

Fred COGAN, Commerce _ 

Réginald POULIN, Philosophie — 

Gilles GRENIER, Sciences Pol. — 



PUBLICATIONS 
AFFAIRES ARTISTIQUES 
AFFAIRES EXTÉRIEURES 
AFFAIRES SOCIALES 
MAISON DES ÉTUDIANTS 



LA FEDERATION DES ETUDIANTS 

Description — Membres — But — Statut — U Conseil 

1 _r^ Commissions 



Voici le premier d'une séné de reportages xritiques con- 
cernant la Fédération des étudiants, les différentes commissions 
et organisations qui l a composent, et le travail qu'accomplissent 
(ou devraient- -accomplir) les dirigeants de ces commissions. 

U premier reportage donne une vue d'ensemble sur la Fé- 
dération des étudiants de l'Université d'Ottalva. Il est destiné 
surtout aux nouveaux qui la considèrent comme une organisa- 
tion mystérieuse ou l'on n'entre qu'en tirant des ficelles. 

Le Conseil 



Le reportage qui suit peut sem- 
bler futile et banal aux yeux de 
U plupart des anciens. Il est tou- 
tefois de première importance que 
les nouveaux étudiants, et même 
plusieurs anciens qui en ignorent 
pratiquement l'existence, connais- 
sent leur Fédération. 

Membres 

Est membre de la Fédération des 



ration; c'est-à-dire lés étudiants 
des facultés suivantes : Arts, Com- 
merce, Common Law, Droit Civil, 
Ecoles des infirmières, Education 
Physique, Médecine, Philosophie, 
Sciences, Sciences Domestiques, 
-Sciences Soeiale*, - s — * — — 



Le grand conseil de la Fédéra- 
tion des étudiants comprend seize 
membres, c'est-à-dire un président, 
et deux vice-présidents élus par 
tous les étudiants, un .représen- 
tant de chacune des onze facultés 
membres de la Fédération (ordi- 
nairement les présidents des con- 
seils de faculté) élu par les étu- 
diants de chaque faculté, un 



étudiants tout élève inscrit à une secrétaire, et un -trésorier élus par 
faculté qui fait partie de la fédé- le grand conseil, entrant en fonc- 



We444fe du Ptitfdent 






Le président de la Fédération des étudiants de l'Université d'OU ' 
tawa est heureux de souhaite* a tous les étudiants, nouveaux et an- 
ciens, la plus cordiale bienvenue et ose espérer pour chacun la satis- 
faction d une année remplie de succès. 

Il lui fait plaisir de saluer ceux que la chose étudiante intéresse 
toujours et pour qui la FEUO signifie encore quelque chose. Cepen- 
dant, u voudrait adresser en cette circonstance une bienvenue parti- 
culière à ceux qui auraient pu se désintéresser, afin d'attirer leur 
attention sur la contribution inappréciable qu'ils peuvent apporter au 
travail, d unification et de solidification de notre Fédération étudiante. 

Plus que jamais, il nous incombe de nous rendre compte que si 
nous ne daignons nous occuper sérieusement de notre affaire étudiante, 
d autres sauront s'y ingérer et cela, à notre grand regret et peut-être 
à notre plus grand désavantage. 

Le président de la Fédération ne voudrait pas en ces premiers 
jours brosser un sombre tableau, bien au contraire, carjes perspecti- 
ves de cette année nouvelle sont beaucoup trop brillantes. Mais dans 
I esprit du Christ qui a déjà laissé ses quatre-vingt-dix-neuf brebis 
pour courir à la recherche de la centième, il veut lui aussi rechercher 
celui qui se serait éloigné et lui tendre la main. 

André OUELLET 

__*_-, Président, FE UO 




André Ouellet 






Buts 

D'une façon générale, la Fédé- 
ration travaille pour le meilleur 
intérêt des, étudiants. Elle coor- 
donne leur activité, les représente 
auprès des organismes étudiants 
mondiaux et nationaux, tache'enfin 
d'améliorer leur sort en tant qu'in- 
dividus, membres d'une classe de 
la société. 

Certains voudraient voir la Fé- 
dération des étudiants comme une 
"machine à faire des danses", pas 
plus. C'est là une conception I catégories : 
fausse et des plus superficielles. 
D'autres,, par ailleurs, y voient un 
régime d'atelier fermé comparable 
à celui des syndicats ouvriers, où 
la Fédération deviendrait l'inter- 
médiaire nécessaire en tout cas de 
conflit étudiant-autorité ou autre. 
Conception en«onée encore car les 
relations étudiant-autorité et les 
relations employés-employeurs ne 
sont guère les mêmes; chose nor- 
male. La Fédération-machine-à- 
danse et la Fédératipn*syndicat 
sonttts^eux extrêmes; la vérité 
est quelque part au milieu. Où 
exactement se situe le rôle de la 
Fédération f Mystère et boule de 
gomme. Toutefois, une Constitu- 
tion de la Fédération des étudiants 
est présentement entre les mains 
des autorités de l'Université et La 
Rotonde en reparlera à la premiè- 
re occasion. * •. 



tion. De plus, le grand conseil 
s'est assuré les" services d'un con- 
seiller juridique, Me Charles Au- 
bin, et d'un conseiller financier, 
M. Gilles Portugais, C.A. Tousi 
e xceptio n faitede s conseillers, ont ] 
druil de vole sur toutes Içs" déc f- 
lions du grand conseil. Le prési- 
dent ne votera, toutefois, qu'en cas 
d'égalité. 

Le président, les deux vice-pré- 
sidents, le secrétaire et le trésorier 
forment le conseil exécutif qui voit 
à appliquer les décisions du grand 
conseil. * 

Commissions et comités 



Il existe sur le campus des co- 
mités relevant de la Fédération et 
susceptibles d'intéresser le grand 
nombre. Ils se divisent en quatre 



3. Les publications qui sont La 
Rotonde et The Fùlcrum pu- 
bliant alternativement a tou- 
tes les semaines, l'annuaire 
"Ottaviensis" et le bottin des 
étudiants. 

4. Enfin la Cdttimissipn des or- 
ganisations sociales qui voit à 
la bonne marche de choses 
telles que l'Eté de St-Martin 
à l'Université et le carnaval 
d'hiver. 

D'autres organisations sur le 
campus sont très populaires bien 
que ne relevant pas de la Fédéra- 
tion. Mentionnons la Société Dra- 
matique, le Drama Guild, la •cho- 
rale, la fanfare, le Club de frater- 
nité internationale, le Booster 
Club, etc. 

En somme . . . 

Et c'est, en un coup d'oeil, la 
structure de la Fédération des étu- 
diants. Il est de première impor- 
tance que les étudiants se rendent 
compte qu'ils en font partie, et 



1. Activités artistiques qui com- 
prend le Cinç-Club, deux so- 
ciétés de débats et la section 

£?Liw* 0, 3i? artistique i qS^Vr^nnTntTonséi^ncT'du 'fait 
inJjpnn^ universités ; qu > Us forrm?nt une classe tout à 

canadiennes. .. fait speciale dansja société, qu'ils 

2. Affaires extérieures qui cbm- oni des problèmes en commun, et 
prend le comité FNEUÇ, (Fé- qu'ils doivent tâcher de les résou- 
dération Nationale des Etu- ^ re eri commun. L'étudiant uni- 
diants des Universités Cana- versitaire n'est ni professionnel, ni 
diennes), là section locale de ouvrier, ni fonctionnaire, ni érudit, 
i'ËUM (Entraide universitaire • — c ' est à se demander ee qu'il est. 
mondiale), un secrétariat de ; Certains ont parlé de jeunes tra-j 
presse qui assure les bonnes vaîlleurs intellectuels. Xâ Re4&nde 
relations avecler-Journaux de ; reviendra sur ce problème, 
la ville, la radio et la télévi- [ J« C. 



sion, un comité de publicité 
interne, et enfin un comité 



Quelles que soient les larmes 
qui rédige, dirige et réalise I que Von v i eure> on f init toujours 

une émission de radio hebdo-j pa r se moucher. 

madaire. Radio-Etudiante. • Sacha Guitry. 



L'hôpital . 
Municipal affilié 
à l'U. d'Ottawa 

Pour la première' fois depuis 
1950, l'hôpital Municipal recevait, 
jeudi, le 10 septembre, des étu- 
diants de la faculté de médecine 
de l'Université d'Ottawa. Quaran- 
te-et-un étudiants/ soit 40 p. 100 
des classes de 3* et de 4* sont 
i maintenant à l'hôpital Municipal. 
Ils pourront profiter de l'enseigne- 
ment de professeurs comme le Dr 
William A. Guest (médecine clini- 
que), le Dr J. Douglas Herman 
(Chirurgie) et le Dr G. W. B. York 
(gynécologie clinique), récemment 
nommés professeurs à l'Université. 

En effet, depuis le 28 mai, l'hô- 
pital Municipal est affilié à l'Uni- 
versité d'Ottawa et devient un cen- 
tre d'enseignement universitaire. 
Le T.R.P. Recteur déclarait à cette 
occasion : "C'est l'heureux résultat 
de négociations et de nombreux 
échanges de vue, qui ont dure 10~ 
mois, entre des équipes représen- 
tant les deux organismes. Nous 
avons confiance que les décisions 
prises sauvegarderont les intérêts 
des deux institutions tout en faci- 
litant leur coopération dans la 
tâche 'de préparer un plus grand 
nombre de jeunes gens et de jeu- 
nes filles à la sublime mission de 
soigner les malades." 

L'hôpital Général d'Ottawa de- 
meure le principal hôpital d'ensei- 
gnement universitaire et la nou- 
velle affiliation avec l'hôpital 
Municipal n'altère en rien les liens 
étroits qui l'unissent à l'Université 
depuis 1Q ans. 



Doctorat au T. R. P. Légaré 



L'Université 

Carleton honore 

Le recteur 

L'Université Carleton conférait, 
lors de là collation des diplômes 
pour l'année scolaire '59, un docto- 
rat en droit (honoris causa) au 
T.R.P. Henri Légaré, recteur de 
l'Université. 

Dans la Convocation du R.P. Lé- 
garé, on a fait remarquer que la 
capitak connaît plusieurs citoyens, 
originaires de l'Ouest du pays. 
"Peu d'entre eux, continuait la ci- 
tation. Je sont de façon plus au- 
thentique que le recteur de l'Uni- 
versité d'Ottawa. Sa famille a 
connu l'arrivé* dans l'Ouest des 
Premiers agents de la Gendarmerie 
royale. 



VÉTILLES 



Vêtus, le génial auteur de cette 
chronique; souhaite la ine nvenue . 
à tous ses amis lecteurs ainsi 
qu'aux nouveaux qui, pleins d'i- 
déal, se préparent à l'ascension 
ardue de ce pic redoutable: l'édu- 
cation. A ceux-ci, beaucoup de 
persévérance et que leur jeunesse 
ne les quitte jamais: A ceux-là, 
moins de cynisme. 

Vêtus, pendant tout son cours 
à l'Université d'Ottawa, n'a jamais 
cédé à la tentation pressante de 
se mêler de politique. Toujours, 
aux supplications hystériques des 
citoyens épouvantés pat les évé- 
nements, Vêtus a opposé son iné- 
branlable refus de participer à la 
singerie pubttque. La politique 
active ennuie Vêtus et le blesse 
dans ses aspirations de pureté. Il 
se contente d'observer avec une 
vertueuse satisfaction les trépida- 
tions angoissées de ceux qui pro- 
curent à la plèbe le pain et les- 
jeux. 

Ainsi, ce n'est pas pour des mo- 
tifs partisans- que les entretiens 
de Vêtus porteront quelques .fois 
sur les agissements du gouverne- 
ment. ■ ' * ■ ' ■■ ■ 

La plupart des étudiants- de la 
fédération viennent de recevoir 
une missive de leur président. 
Une communication de cette im- 
portance demande d'êtxe soigneu- 
sement t analysée. D'abord, la 
forme: une production orgiasti- 
que de'fôtes d'aurtograf 4 es^ et de 
langue, un ton pompier. 







\ 



Ensuite, le message: pour af- 
. firmer noblement et fièrement 
Les médecins de 1 hôpital Muni- notre solidarité, trouvons une cou- 
çipal donneront tous les cours i de ! tume (mis sans Aoute pour cos . 
la faculté. L enseignement a 1 ho tume), originale et personnelle, 



Maigre son jeune âge, il a con- 
nu rapidement les responsabilités 
[ es plus importantes. D'abord prê- 
tre de l'Eglise catholique, il devint 
professeur de sociologie, une au- 
torité en matière d'administration 
hospitalière^ doyen d'une faculté 
Q e Sciences sociales, et enfin rec- 
teur de l'Université d'Ottawa. 

"A son université, comme au 
-!?!!î! ""iy^taire canadien, il I 
«wone une Intelligence et un Juv 
gement clairs et précis. Il est 

exemple de la plus belle forma- 
jgS ^ bilingue puisqu'il lui serait 
Peut -être difficile de déterminer 

aquelle des deux langues officiel- 
lç s du pays lui est la plus familière. 

C'est en vertu de ces multiples 
raisons, de continuer la citation, 
W l'Université Carleton est fière 
ae inférer un diplôme honorifi- 
que au recteur de son université 
•oeur." ' 




De gauche à droire: le chancelier de l'Université Carleton, le Dr C. J. Moc- 
Kenzie, le Rév. P. recteur, le Dr James A. Gibson, doyen de le faculté des 
Arts et des Sciences de l'Université Carleton. 



BADI Q.ETUDIANT4 



demande 



— TEXTES DRAMATIQUES — CONTES 
— COLLABORATEURS — 

Lise^ftoy 
PR 1-4296 



voir 



pital Municipal sera conforme au 
cours de l'Université et il y aura 
coopération dans les travaux de 
recherches. 

Les autres hôpitaux de la région 
jouissant déjà de la,-méme affilia- 
tion sontie Pavillon des vétérans 
à l'hôpital Municipal, l'hôpital 
Saint-Vincent, le Royal Ottawa Sa- 
natorium et l'hôpital militaire de 
Rockcliffe. i 

«■ L'entrée de l'hôpital Municipal 
dans ce groupe ajoute 900 lits aux 
1,200 lits déjà à la disposition de 
la faculté de médecine. LJprsque 
Tè programme de construction de 
l'hôpital Municipal sera complété, 
le nombre de ses lits tant pour les 
services médicaux que chirurgicaux 
sera porté à 1,200 et à 135 dans 
la pouponnière. 



Uniforme 

dîstinctif pour 

iesrétudiants 

Grâce à l'initiative du président 
de la Fédé et du Directeur de la 
Commission des affaires extérieu- 
res, les étudiants de l'Université 
auront un uniforme distinctif. En 
effet, on pourra se procurer un 
veston grenat et des pantalons gris 
(les couleurs de l'Université) à 
d'excellents prix. D'après des ar- 



rangements faits avec le magasin dé r a t i on. 



Freiman, les vestons, pointures 33 
à 40, se vendront $32.50, tandis que. 
les pantalons gris, pointures 28 à 
34, se détailleront $12.98. 

Il serait à souhaiter que le plus 
grand nombre possible d'étudiants 
se procurent çt^portent cet unifor- 
me distinctif, aux couleurs de l'U- 
niversité. C'est un symbole de so- 
lidarité nt de fierté, que de s'af- 
firmer comme appartenant à un 
groupe étudiant. 



i.e. le port d'un veston grenat et 
d'un pantalon gris. 

C'est la trouvaille originale et 
personnelle de la nouvelle admi- 
nistration. Un veston grenat 'et 
un pantalon gris. 

Ainsi pourront, s'affubler, corn- ■ 
me pour une joute sportive, des 
adversaires dans les compétitions 
^culturelles et artistiques que nous 
promettait le programme électoral 
de notre président. C'est, Vêtus 
Ji'en doute pas. un stade nécessaire 
dans la saine enrégimentation 
dont nous parlait le même pro- 
gramme. 

Pourquoi ne pas aller plus loin 
et faire porter aux étudiants un 
brassard frangé avec ' le blason 
multicolore de notre université ? 
Ensuite, dans le même plan d' en- 
régimentation, le système des 
rangs dans la cour, les parades 
avec des sabres de bois, l'assis- 
tance obligatoire aux parties de 
football. 

Vêtus d'ailleurs ne craint pas 
de voir cette mesure recommanda- 
ble seulement par son innocuité 
adoptée par les étudiants, ni le 
caiiipus se fleurir de couleurs 
voyantes. Il sait que le plan du 
président ne soulèvera pas l'indi- 
gnation de tous, mais que l'apathie 
générale le fera \, échouer. Car 
l'apathie est ici la règle et son 
histoire est aussi longue et aussi 
respectable que celle de la Fé- 






Ce qui afflige Vêtus, c'est que 
nos hommes politiques (et non 
seulement ceux du campus), ne 
voient pas que la révolution doit 
se faire dans l x esprit ... 



.. 



•■ 



» 













f . 



• 




VETUS 

N.D.L.R. Les idées émises dans la 
chronique Vêtus ne sont pas né- 
cessairement celles du comité édi- 
torial dé La Rotonde. 



-"— *■ 



T?~ r 



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■^■1 



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Poga 4 



— 



LA ROTONDE 



Noils inaugurons cette année, une chronique d'actualités 
politiques commentées. Le premier article est reproduit de 
Nouvelles de l'OTAN, publication de l'Organisation du Traité de 
l'Atlantique Nord. L'article analyse la propension à la liberté 
que ressentent les jeunes universitaires russes. 



KHROUCHTCHEV ET LA 






?■ .-r; , Z 



NOUVELLE JEUNESSE RUSSE 

Dans le discours-fleuve prononce par M. Khrouchtchev devant le 






XXI* Congrès du parti communiste, deux passages sont passés à peu 
près inaperçu* Us avaient trait au problème de la jeunesse, qui est 
peut-être un problème infiniment plus important pour l'avenir de la 
Russie et celui de l'humanité, que d'autres problèmes sur lesquels 
M. Khrouchtchev s'est longuement étendu, notamment la politique 
étrangère et l'accroissement de la production. 

Dans ces passages de' son discours, M. Khrouchtchev 1 n'a pas dis- 
simuler son anxiété, qui contrastait avec l'assurance avec laquelle il 
parla des autres questions. Il crut nécessaire, par exemple, de dénon- 
cer "l'esprit bourgeois qui continue à influencer la 'Jeunesse russe" 
ce qui esl.en vérité fort étonnant quand on songe que cette jeunesse 
a été entièrement façonnée par les dirigeants soviétiques — ou du 
moins aurait dû l'être — -puisqu'il s'agit de citoyens qui, âgés d'un 
peu plus de vingt ans aujourd'hui, /l'ont pas connu l'ancien régime et 
ont été pratiquement coupés de tout contact avec l'extérieur. Or cette 
"influence démomâqTJP" n'épargne pas la jeunerâe soviétique, recon- 
nut M. Khrouchtchev qui, en conséquence, souligna la nécessité N im- 
périeuse de diffuser l'esprit communiste au sein de la génération 
montante. Le parti, ajouta t -il, attache une importance particulière 
à la formation de "l'homme de demain". 



M. Khrouchtchev n'a pas tort et il n'est du reste pas le premier 
dirigeant soviétique à faire sienne la parole de Lénine : "Celui qui a 
la jeunesse. a l'avenir!". Mais il est le premier -a reconnaître la dé- 
saffection d'une partie de la jeunesse à l'égard du communisme. Sta- 
line ne s'en était guère préoccupé, obsédé qu'il était par l'endoctrine- 
ment de sa propre génération. Il s'était borné à attaquer les survivances 
du .capitalisme au sein de la ngyvelre. société communiste. Il ne peut 
plus être question aujourd'hui, à proprement parler, de survivances 



Arts et Lettres 

Cette première Rotonde, un peu 
timide, ne peut se payer le luxe 
d'une page des arts complète. Rem- 
plaçant la quantité par la qualité, 
nous vous présentons Tijo Kone- 
çan, jeune poète hongrois de grand 
talent, poète de génie même, nou- 
vellement arrivé à l'Université 
d'Ottawa et qui a choisi de s'ex- 
primer en français. 

Tijo Koneçan. 

Les chats n'ont '-pofnT d'ombre 
La nuit quand, il' pleut 
Près des maisons 
Noires 



BAL 

Des^femmes nues dans 



RENTRÉE DES COURS 

DE DOCTORAT 

EN DROIT CIVIL 

La rentrée solennelle des cours 
de doctorat en droit civil de l'Uni- 
versité d'Ottawa, une des plus écla- 
tantes cérémonies de l'année pour 
les. avocats, aura lieu ce soir à 
8 h. 45 du soir. 

Les membres de la faculté, le 
recteur et les officiers supérieurs 
de l'Université seront revêtus de 
la toge académique, et les étudiants 
présents porteront la toge. On se 
rendra en procession à la salle, 
académique, rue Wilbrod,' où la 
jcérémonie doit se dérouler. 

L'honorable juge Jacques Du- 
moulin, de la Cour de l'Echiquier 
du Canada, donnera la leçon inau- 
..^gurale, traitant du droit adminis- 
tratif canadien. 



De nylon, de tulle et de- soie 
Se pendent au cou 
Des pingouins saouls 



des ton- 
neaux 



* * * 



__POEME TRAGIQUE 

Beauté exotique 
- Rêves lubriques 
Souvenirs d'éthique 
Amour platonique 



■» 



«"U L 






s- 



> 



et la plaie sur laquelle M. Khrouchtchev met le doigt est l'indifférence 
d'une jeunesse, laquelle met en péril l'avenir même du communisme. 

Comment les dirigeants soviétiques en prirent-ils, conscience ? Les 
faits semblent remonter aux événements de Hongrie. Ceux-ci eurent 
une très grande répercussion au sein même de la Russie. M. Khroucht- 
chev en fit l'expérience personnellement. Il fut l'objet d'un "chahut" 
organisé lorsqu'il tenta de les expliquer aux étudiants de Moscou. 
Son exposé fut positivement saboté. Les mois et les années qui sui-J 
virent lui apportèrent d'autres preuves. La jeunesse soviétique mani- 
festait, se rebellait et sans doute le faisait-elle moins par opposition 
à une politique déterminée que sous l'empire d'un grand désir d'indé- 
pendance. Des mesures radicales furent alors prises. Une centaine 
d'étudiants environ furent chassés des universités de Moscou et de 
Leningrad. » Mais le malaise persista. Au cours de l'été de 1957, la 
police secrète découvrit' des associations clandestines au sein des 
facultés de philosophie et d'histoire de l'Université de Moscou. Ces 
associations avaient distribué dans différents districts de Moscou des 
tracts hostiles au régime. Leurs dirigeants furent, condamnés à. des 
peines ne se situant jamais en-dessous de cinq années de travaux forcés. 
On ne le sut que plus tard par des étudiants étrangers lors du retour 
de ces derniers dans leurs pays. 

_ Aussi, M. Khrouchtchev estime-t-il que des mesures plus radicales 
que le renvoi et la condamnation d'un certain nombre d'étudiants sont 
indispensables. C'est toute l'explication de ses réformes scolaires à 
certains égards révolutionnaires. Elles ont pour but de résoudre "les 
contradictions au sein même de ta société communiste". Ces contra- 
dictions sont nées du développement de l'instruction en URSS, lequel 
infailliblement conduit à l'esprit critique et à la liberté de pensée, 
toutes choses fatales au communisme. Quelques mois avant qu'il fit 
part de ses réformes, M. Khrouchtchev avait. dénoncé devant Le Con- 
grès dés Komsomols le mépris affiché par une certaine jeunesse à 
l'égard du travail manuel, ce qui n'était d'ailleurs qu'un euphémisme 
car par "travail manuel" il fallait entendre la conception communiste 
de la société En s'ef forçant, par ses réformes, de fixer l'attention 
des jeunes sur les problèmes techniques et les réalisations matérielles, 
M. Khrouchtchev cherche surtout à les détourner des spéculations 
intellectuelles et à les empêcher de se livrer à la recherche elle-même. 
Peut-être faut-il chercher aussi dans son anxiété à l'endroit de la 
jeunesse, la raison pour laquelle il a nommé à la tête de la police 
secrète soviétique un chef des Komsomols (Jeunesses soviétiques) M. 
Chelepine. 

Le problème l'obsède à ce point qu'il n'est pas de domaine où il 
n'y fasse écho. Ainsi lors du Congrès des écrivains soviétiques, la 
résolution adoptée assigne-t-elle pour première tâche l'amélioration 
(au sens idéologique évidemment) des jeunes écrivains. 

Il ne faudrait pas croire d'autre part que l'on ne trouve que chez 
les intellectuels et les étudiants ces velléités d'indépendance, ce refus, 
parfois violent, du conformisme. L'Union soviétique, comme bien d'au- 
tres pays, est aux prises avec le problème de la délinquance juvénile. 
Elle a ses "zazous" qu'on appelle en Russie les "Stilyagi", Toutefois 
l'on constate un changement dans leur comportement. D'une manière 

■ générale, il apparait que la jeunesse soviétique — et aussi les zazous 
— ont atténué les manifestations de leur anti-conformisme et ce 
phé.non)è&$ se remarque .également dans d'autres milieux de la société 
soviétique. Il correspond très logiquement à une amélioration du. stan- 
dard de vie. Comme le constatait dernièrement un journal soviétique, 

' le Russe aujourd'hui est mieux nabillé. Les pantalons étriqués, les 
chaussures grossières ne sont plus qu'un souvenir. Au "zazouisme" 
insolent a succédé une introspection discrète. Toutefois la réserve 
dont elle témoigne s'allie à une réelle fermeté quand elle proteste 
contre la morose uniformité collective de la vie moderne. 

Toutefois la jeunesse russe actuelle fait montre de vertus plus 
positives. Elle se révèle altruiste, humanitaire, portant à l'individu en 
tant qu'individu un intérêt qui n'est guère en harmonie avec l'idéal 
communiste. La Komsomolskaya Pravda l'a indirectement reconnu 
dans une série d'articles qu'elle a consacrés à l'industrie du film sovié- 
tique et aux étudiants de l'Institut fédéral de Cinématographie. Pour 
ces jeunes artistes, le vieux héros de type stalinien, l'idéaliste com- 
munautaire n'a plus aucun attrait. Toute leur sollicitude s'est reportée 
sur l'analyse de l'individu et de ses sentiments. . , 

Ce n'est ni le premier ni le seul signe d'un retour encore timide 
à l'humanisme au sein de la jeunesse russe. Il y a quelques années, 
la presse soviétique avait racontée, pour la dénoncer, l'histoire d'û*n 
groupe de jeunes gens qui avaient rompu avec lés Komsomols et, de 
préférence au travail collectif exécuté pour l'Etat, s'employaient à 
aider tous ceux qui se trouvaient dans la peine ou dans le besoin. 



LE R.P. GENDRON 
DÉCÉDÉ 

Le »R\p. Rodolphe Gendron, 
o.m.i ., qui avait été nommé der- 
nièrement régent de l'Ecole des 
infirmières de l'Université, dont 
il avait été Te grand responsable 
pendant tant d'années, est décédé 
mardi-, le 1er septembre au Cap- 
de-la-Madelelne â l'âge de 58 ans. 
Le R.P. Gendron a été trouvé mort 
dans son lit au Cap où il était allé 
se reposer à la fin de la dernière 
année scolaire. 

Il avait subi une crise cardia- 
que à l'Université en mars der- 
nier, mais il • avait quand même 
terminé son année académique, 
pour ensuite prendre un repos 
bien mérité. 

Né le 2 décembre 1900 à Man- 
chester, New Hampshire, il avait 
fait son cours d'immatriculation à 
l'Université d'Ottawa. Il était di- 
plômé de .l'Université d'Ottawa, 
de l'Université de St-Louis, Mis- 
soqri, et de l'Université Columbia, 
de New- York. Avant d'être nom- 
mé -directeur de l'Ecole des in- 
firmières, il était secrétaire géné- 
ral de l'Université. 

Membre de l'Association cana- 
dienne d'hygiène mentale, il était 
amateur de musique et faisait, en 
guise ^de passe-temps, de la sculp- 
ture sur bois. Il était aussi auteur 
d'un livre intitulé Harmonie des 



L'O rdre des Avocats près la 
cour (rappel de Paris sera repré- 
senté par Me Albert Brunois, le 
délégué officiel de la France au 
congrès annuel du Barreau cana- 
dien, tenu à Vancouver la semaine 
dernière. 

Me Brunois remettra la médaille 
<for du Barreau de Paris à Me 
Léo Ducharme, professeur à temps 
complet de la faculté <lè Droit et 
meilleur candidat du cours de doc- 
torat. 

L'avocat de Paris sera reçu sa- 
medi par le Barreau de Hull. La 
Cour Supérieure lui souhaitera la 
bienvenue officiellement à 11 h. 
a. m. Au cours d'une cérémonie qui 
j suivra immédiatement, il presen- 
! tera la médaille d'or du Barreau 
de Québec à Reynald Boult, un 
, diplômé de l'Université d'Ottawa 
qui s'est classé premier aux exa- 
mens du Barreau, tenus à Montréal 
en juin dernier. 

Me Brunois sera l'invité du Bar- 
| reau de Hull à un lunch au Manège 
milijtaire de, Hull, le samedi à 1 h. 
p. m. 



couleurs et auteur d'une adapta- 
tion pour usage en français d'un 
système d'examen d'habileté men- 
tale. 

Entré au noviciat des Oblats en 
1922, il fréquenta le scolasticat 
St. Joseph d'Ottawa entre 1923 et 
1-929 II fut ordonné le 2 juin 
1928 à Ottawa. De 1932 à 1939, 
il fut directeur du cours d'imma- 
triculation à l'Université puis de- 
vint secrétaire général de l'Uni- 
versité, poste qu'il conserva pen- 
dant sept ans. 

En 1942, il devint directeur de 
l'Ecole des infirmières et, depuis 
lors, se dévoua à cette école, tout 
en enseignant la philosophie à 
l'Université. 

Les étudiants de l'Université, et 
tout spécialement les étudiantes 
de l'Ecole des infirmières, dési 
rent exprimer leur plus sincère 
sympathie à la famille éplorée. 



JOURNEE AU LAC MEACH 

PROGRAMME DE LA JOURNÉE : 



9:30 a.m. Messe célébrée par l'aumônier des étudiants à la 
chapelle du Lac Meach. Partir d'Ottawa i 8:00 a.m. 
pour arriver à temps. 

9:45 a.m. 
10:15 a.m. 



12:15 p.m. 
1:30 p.m. 



Déjeuner et bienvenue par le président de la 
F.E.U.CC. 

Commissions : Affaires Extérieures 
Affaires Artistiques 
Dîner et temps libre. r 



Commissions : Maison des étudiants 
- Publications 
Activités sociales 



3:00 p.m. 
3.15. p.m. 
4:30 p.m. 

6:0O p.m. 



Repos 



Présentation du budget 



A 



Temps libre — collation — temps libre. Bain pour 
ceux qui le veulent. 

Réunion officielle du Grand Conseil. 

-:■ Adoption du budg et — *! — '.. , ^~ ' ■ 



Divers. 



' "- r— — I — » — '■ 1 

_Ce qui se passe était en vérité prévisible. On n'étouffe pas l'esorit 
CeTui-ci renai toujours de quelque manière et c'est ce que Pasternak 
■ g admirablement dit dans son "Docteur Jivago». quand il Trit 
Que ceux qui ont inspiré la révolution ne se sentent chez eux que 
dans le bouleversement et l'agitation; c'est leur élément naturel 
Pour eux les périodes transitoires, les mondes qui se font sont des 

^XT^***" été formés qu ' à ce,a et ne M"»*? 



-ïi* 17 sept» mhgjjg 

L'UNIVERSITÉ CONFÈRr 
UN DOCTORAT 
HONORIFIQUE 

L'Université d'Ottawa décerner, 
un doctorat honorifique en droit » 
premier ministre d'Italie, Antmi 
Segni. lors de la visite de ffiS 
d'Etat italien au Canada à la 7m 1 
mois. ao 

M. Segni, qui séjournera à o» 
tawa et a Montréal à la fin du ml 
à l'occasion d'une tournée en Anl 
rique du Nord, sera honoré Ion 
d'une collation spéciale de mZ 
en la salle académique de l'Uruvpr 
slté à 4 h. p.m., le lundi 2b£' 
tembre. ^ 

Il arrivera à Ottawa le dimanch» 
27 septembre, et repartira le mardi 
suivant pour Montréal, où il V isi 
tera l'Université de Montréal « 
l'Université McGill, accompagné 
des membres de son groupe. 

Au cours de leur visite à'otu ' 
wa, M. Segni et les personnage» 
officiels qui l'accompagneront, v 
coraprlff le ministre des Affaires 
étrangères Giuseppe.Pella. rencon- 
treront le premier ministre Die 
fenbaker et le ministre des Affai- 
res extérieures, l'honorable Howard 
Gren. * 

Au nombre des invités à cette 
collation, qui sera suivie d'une ré- 
ception au gymnase de l'Universi 
té, on compte les représentant! 
supérieurs dû gouvernement, les 
officiers du département des Af- 
faires extérieures, les représentant» 
du corps diplomatique, de diven 
départements et agences du gou- 
vernement, du monde profession 
nel d'Ottawa, de l'enseignement, et 
des docteurs^ honoraires de l'Uni- 
versité d'Ottawa qui résident au 
Canada. _ g^ 

S., Exe. Mgr M -J. Lemieux, 0.P, 
archevêque d'Ottawa et chancelier 
de l'Université, conférera le docto- 
rat honorifique. S. Exe. Mgr Se- 
bastiano Baggio, délégué apostoli- 
que au Canada, a signifié son 
intention d'assister à la cérémonie. 

M. Segni, qui pratiquait le Droit 
avant de s'adonner à la politique, 
a été professeur aux Universités 
de Caglîari et de Pavia, et est un 
ancien recteur de l'Université Sas- 
sari en Sardinia, sa province na- 
tale. 

Membre fondateur du parti Po- 
pulaire Italien, il a quitté la poli- 
tique au cours du régime fasciste. 
En 1942, il fut un des organisa- 
teurs du parti Démocrate Chrétien 

Au cours de la période d'après- 
guerre, il s'occupa de la réforme 
agraire en Italie, tout d'abordé 
titre de sous-secrétaire d'Etat pour 
le département de l'Agriculture et 
des Forêts et plus tard comme mi- 
nistre. 

Premier ministre et aussi minis- 
tre de l'Intérieur depuis le 15 fé- 
vrier dernier, il avait auparavant 
occupé les postes de ministre de 
l'Education et de ministre de la 
Défense 

Mme Segni et son fils, Celestino, 
accompagneront M. Segni au cours 
de sa visite. 



RETRAITE 

Ouverture à 5 h. 00 p.m. 



le 29 septembre 
CHAPELLE PRINCIPALE 
1ère année, sous-gradués. 
Français. 
R:P. Paul E. Beaulé. o.m.i, «. 

SALLE ACADÉMIQUE 

(rue Wilbrod) 

Années 2, 3, 4, sous-gradués. 

Français. 

R.P. Louis M. Parent, o.m.i. ' 

AUDITORIUM DES SCIENCES 

(édifice de chimie) 

1ère année, sous-gradués. . 

Anglais. 

R. P. L. Conlon, o.m.i. 

SOUS-SOL, ÉGLISE 
STJOSEPH 



Années 2, 3, 4, spus-graduéx 

Anglais. 

R.P. Hervé Marcoux, p.m.i. 

AUDITORIUM DE MÉDECINE 

Médecine, Common Law, cours 

supérieurs. Anglais. 

R.P. Matthew Meehan, AUX , 

SOUS-SOL. ÉGLISE PU 



SACRÉ-COEUR 
Médecine, Droit Civil, cours 
supérieurs. Français. 
R.P. Benoit Pruchè, op. 
SCIENCES DOMESTIQUES 
Étudiants mariés avec leur 
épouse. Anglais. . 
R. P. L. MacDonald, o.m.i. 

PSYCHOLOGIE 

(rue Wifbrod) 

Étudiants mariés avec leur 

épouse. Français. 

R. P. A. Gilbert, c.ss-p. 



i 



«Mieux vaut une activité 
iio peu aventureuse qu'une 
a gesse sans initiative qui 
tourne souvent à l'impuis- 
sance." 

St Thomas d'Aquin 



■M/JII FJCr 



"Etouffer l'opinion des ci- 
toyens, la réduire au si- 
lence forcé est, aux yeux 
de tout chrétien, un atten- 
tat au droit naturel de 
l'homme, une violation de 
Tordre du monde tel que 
Dieu l'a établi." 

Pie XII 



Vol. XXVIII, No 2 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



• 



Le 1er octobre 1959 



450 "NAVOTS" INITIÉS LORS DE... 



par Jean Carrière 



Les manifestations de l'Eté -de- la Saint-Martin se sont dé- 
roulées à vire allure depuis jeudi dernier. Les organisateurs, à 
peu d'exceptions près, méritent de franches félicitations, La 
sent étudiante s'est vue emportée par le courant de danse, 
cocktails, course de canots, feu de joie, films et spectacles, 
partie de football, et s'en est donnée, semble-t-il, à coeur joie. 



Donsc dans la rue 

Le tout a débuté jeudi soir par 
un immense feu de joie dans la 
cour de l'Université. Après plu- 
sieurs rondes effrénées autour du 
feu, plus de cinq cents navots et 
navottes se sont rendus à la Mai- 
son des Etudiants, où, entre les 
rues Laurier et Osgoode, il y eut 
danse dans la rue. Pendant plus 
de deux heures, au son d'une mu- 
sique endiablée, ils ont fait des 
bras et des jambes, pour finale- 
ment se disperser, rompus, vers 
llh.30. 

Inscription à la fédé 

Le lendemain, vendredi, plus de 
450 navots et navottes se sont' ins- 
crits à la Maison des Etudiants. 
("est alors qu'ils ont eu l'occasion 
de visiter les locaux* de toutes les 
commissions et d'en rencontrer les 
dirigeants. C'est donc en connais- 
sance de cause qu'ils ont pu s'ins- 
crire en guise de collaborateurs 
aux comités qui les intéressaient. 
Pendant ce temps, plusieurs navots 
passaient, non sans égratignures, 
entre les mains des guides Indiens 
qui, selon la tradition antique et 
solennelle, s'en donnaient à coeur 
joie. 

Le vendredi soir fut laissé à 
l'initiative de chaque faculté. 

Aux Sciences Politiques 

-Le président de la faculté orga- 
nisait un cocktail dans le hall de 
la Salle académique. Fait à noter, 
95 étudiants d'une faculté de 110 
y assistaient en plus d'un grand 
nombre de professeurs. On y a re- 
marqué Marc Régnier, président de 
la faculté, sourire éloquemment de 
vant le succès de sa soirée, et Re- 
née W'ittert, un peu déçue d'avoir 
eu à recommencer son punch. 

Au Commerce 

Un spectacle de variétés s'inti- 
[ulant PEOPLE ARE FUNNY avait 
"eu au sous-sol de la faculté des 
Arts- Tout en dégustant un cock- 
udl. on assistait à un spectacle des 
Plus enjoué à défaut d'être de 
calibre professionnel. 

Faculté de Philosophie 

Un autre spectacle et ce fut à 
1 auditorium de l'Ecole Technique 
Une foule appréciable, a, applaudi 
Plusieurs numéros, entre autre une 
Parodie du ballet Lé Lac des 
cygnes de Tchaikowsky, deux pia- 
Jstes, Guy Desmarais et ses Flying 
Notes etc . . . Notons que M. A- 
lexandre Trébeck, étudiant à la fa- 
culté des Arts a tenu tous les 



joie. 

des JMé d'Indes à la chaleur de 
trois feux bien alimentés. Il y eut 
musique, entrain, et satisfactions 
gastronqmiques. 



-«Pirateurs h-ôrs cmsiëlnë lorsqu'il 
' lu The Raven de Edgar Allan 
«>e. M. Trébeck s'est mérite une 
'ongue salve d'applaudissements ce 

? U A n ' est pas P eu dire si l' on eon " 
sjtfére l'atmosphère "Presleyien' 

[>e qui régna pendant presque tou- 
te la soirée. 

Aux Sci 



lences 



Un 



un "rôtissage de blé d'Indes" 
«ut lieu au terrain de football près 
uu campus de la faculté. Plus de 
°eux cents étudiants s'y firent rôtir 



Aux arts 

Pour coite faculté, ce fut un 
cocktail avant la danse du samedi 
soir. C'esf à la Maison des Etu- 
diants que la plupart des étudiants 
de la faculté eurent l'occasion de 
se rencontrer en dégustant un ver- 
Te. • * •' * • 

Et le lendemain ... 

Lé lendemain, ce fut la course 
de canots sur le canal Rideau en- 
tre Carleton et Ottawa. L'événe- 
ment semble avoir remporté un 
réel succès, surtout que c'était la 
première fois qu'une telle course 
avait lieu. Le signal du départ fut 
donné par S.H. le majre George 
Nelms,' d'Ottawa, en pfpsence de 
quelques centaines de Spectateurs 
qui ont suivi le parcours entre les 
ponts Pretoria et Mackenzie. L'U- 
niversité Carleton nous a damé le 
pion et le président Tle la fédéra- 
tion devra remettre au président 
de Carleton, une rame en attesta- 
tion de leur victoire. 

Le soir, ce fut la grande danse 
de l'Eté de la Saint-Martin au Co- 
tisée dû Parc Lahsdowne. On y a 
vu près de mille personnes se tré- 
mousser au son_de Champ Cham- 
pagne et son orf rîestre. C'est Lor- 
raine Bourdon qui fut couronnée 
reine des activités. (Voir photo). 

Ouverture du Ciné-Club 

Le Ciné-Club inaugura sa saison, 
dimanche dernier dans le cadre de 
l'Eté de la Saint Martin. Un film 
russe, primé au festival de Cannes 
et sintitulant THE FORTY FIRST 
fut fort apprécié semble-t-il par 
tous les assistants. Ils étaient plus 
de cinq cents. 

Grand ralliement 

Quant au "Pep Rally" tenu au 
Beechwood Hall sur la rue Stanley 
le dimanche soir, il fut, au dire 
de plusieurs, fort réussi. LerFîytng 
Notes firent les frais de la musi- 
que, Lise ThWias chanta Lés feuil- 
les mortes, et une dizaine d'étu- 
diantes- donnèrent nu numéro de 
"Charleston" faisant revivre l'at 
mosphére des années 1920. Un 
chanteur de Rock* N Roll et" beau 
coup de danse endiablée terminé 
rént la soirée. . - 

En ce qui concerne la partie de 
football contre l'Université Carie 
ton, nous en donnons un compte 
rendu tlétaillé en page 5. 



Samedi soir dernier, au Cotisée. Mlle Lorraine Bourdon, a été 
élue reine des activités de "l'Eté de la St-Martin". Mlle Bourdon, ac- 
tuellement étudiante-infirmière en 1ère année, est originaire de Sud- 
bury et a fait ses études à Sturgeon Falls. Mélomane avertie, notre 
reine aime la musique classique et semi-classique. Une fois ses études 
terminées, Mlle Bourdon projette de voyager pendant quelques temps, 
avant de s'établir définitivement. 



Nous avons redécouvert 
l'Amérique 



L'ENTRAIDE 

UNIVERSITAIRE 

MONDIALE 

Les Coûtes premières sources de 
cette heureuse initiative remontent 
à l'année 1920 après la première 
guerre mondiale. A cette époque, 
la Fédération Mondiale des Etu- 
diants Chrétiens lança une grande 
campagne pour venir en aide aux 
étudiants et professeurs des Uni- 
versités européennes dévastées par 
la guerre. Quatre présidents, d'or- 
ganismes .de même envergure prê- 
tèrent leur concours à cette cam- 
pagne. On distribua de la nourritu- 
re et des vêtements, on prit soin 
de réparer les baraques, on encou- 
ragea enfin toutes les initiatives 
locales. 

En 1945, le Secours éjtudiant 
étendit son champ d'action vers les 
Indes, la Birmanie, les Philippines 
et le Sud-Est asiatique. L'entente 
qui réglait l'opération du S. E. M, 
•expira le 30 septembre 1950. Au- 
jourd'hui, l'organisation qui fu- 
sionne le Secours Etudiant Mondial 
et le Service Etudiant international 
est l'Entr'aide Universitaire Mon- 
diale (E.U.M.). 



par Michel Beaubien 



NATATION 

Bain Champagne 

Pour les étudiantes: 

Mardi — 10 hres à 11 hres p.m. 

Pour les étudiants: 

Mercredi — lh.30 à 2h.30 p.m. 

Pour l'année: $5.00 

Voir R.P. Montpetit, O.M.I. 
147 Waller. 



"Nous avons redécouvert l'Amérique" tel est semble-t-il 
le cri de triomphe que poussèrent 45 étudiants de la FNEUC 
qui s'étaient réunis en colloque. La réunion avait lieu à l'uni- 
versité de Montréal du 30 août au 5 septembre et groupait des 
étudiants délégués par toutes les universités, membres de la 
Fédération Nationale des Etudiants des Universités Canadien- 



nes. 



On ignorait complètement quel serait le résultat de ces 
réunions et franchement le succès fut merveilleux. Les nom- 
breux observateurs qui assistèrent à 



reconnaître qu'un optimisme bien placé régnait autant chez 
les dirigeants que chez les participants de cette assemblée. 

On avait choisi un sujet brûlant d'actualité, du moins pour 
les étudiants. Il s'agissait d'étudier "L'influence des diverses 
cultures sur l'essor du Canada". Cela intéressait d'autant plus 
les étudiants que le problème s'annonce de plus en plus crucial 
dans les" universités canadiennes: elles sont de plus en plus 
fréquentées par des étudiants de nationalité étrangère. 

V (suite à la page 3) 



L'Entr'aide Universitaire Mon- 
diale a pour objectif de favoriser 
les contacts entre les étudiants de 
toutes les universités du monde. 
Elle vise à une franche coopéra- 
tion et à une nette compréhension 
des problèmes propres à chacune 
des universités. Aussi définit-elle 
ses buts de cette façon-ci: ^ 

i) rencontre de membres du 
monde académique par des confé- 
rences et des séminars* 

ii) assistance matérielle aux uni- 
versités dans le besoin; 

iii) octroi de bourses pour lès 
recherches sur les problèmes uni- 
versitaires. 

Elle n'a pas ses membres spé- 
cifiques. Tous les étudiants gra- 
dués ou sous-gradués peuvent par- " 
tïciper. à ses activités, lesquelles 
existent précisément pour leur ve 
nir en aide. 

Financièrement, l'E.U.M. ' se 
maintient grâce aux dons qui lui 
viennent de la part des étudiants 
fortunés et des "professeurs. Elle 
jouit ep plus de l'apport généreux 
des gouvernements, des industries 
et de certains donneurs particu- 
liers pour subvenir aux besoins de 
son administration pour organiser 
des séminars et pour octroyer des 
bourses. 



ST-MARTIN 



l 



■•*4 



• Le quartier général de l'E.U.M. 
(Genève) jouit d'un actif annuel 
de $250,000. Cette sonune est ga- 
rantie par ses nations membres en 
Afrique, en Europe, au Moyen- 
Orient, en Amérique du Nord et 
ccordai e nt al dans la région du Pacifique,,. Cotte 



somme est administrée en fonction 
d'un programme d'aide mutuelle et 
d'éducation à travers le monde 
universitaire. L'ensemble de ses 
réalisations est compris dans ces 
diverses catégories: logement, san- 
té, éducation, sécurité. 

L'Entr'aide Universitaire du Ca- 
nada (EU.M.C.) est un des 42 co- 
mités nationaux de l'Entr'aide Uni- 
versitaire Mondiale. A l'exemple 

(suit* à la page 6) 







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LA ROTONDE 



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JOURNAL FRANÇAIS DIS ÉTUDIANTS PI 

L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



It l« Pressa univerwtoire canadienne 
I *c#^0 minimum? a,vvU 



Directeur: Paul LaRoche 

Rédacteur-en-Chef Jean Carrière 

Page éditoriale. Juliette Pineau, Michel Beauble* 

Reportages : Mireille Arsenault, Michel rVaublen 

Page artistique : Gérard Gravelle, Richard Gaudreault 

Page sportive : Y -. Pierre Lavergne 

Chroniqueurs : Robert Brault, Jacques Brunet, André Jodouin 

Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, mmistaf* des Postes, 
« a Ottawa. 



initiation; succès 

desar«Tma;t SANS PRÉCÉDENT 



UW-^ jg, j ,. , . r q.M> W 1959 



Khrouchfchov 
propose le 



LA R O T O N D I 



Le colloque de la FNEUC 
et ses conséquences 

On a tenté une expérience, une vraie expérience scientifique sur 
un groupe humain. Les étudiants ont servi de cobayes; on ne les a 
pas sacrifiés à l'avancement de la science, mais l'avancement de la 
science s'est* sacrifié pour eu». On n'a pas osé les pousser, les confier 
à bloc d'une- propagande raciale qui aurait entraîné inévitablement 
une scission au sein des quelques 40 étudiants réunis en congrès. 

On les a laissés discuter librement et exprimer leurs opinions sans 
intervention. On les a guidés sur la voie de l'analyse du problème 
de la culture canadienne en invitant des conférenciers qui font autorité 
dans diverses sphères de l'activité canadienne. 



Unité 



sans préjuges 






Le Canada-français a reçu sa part de louanges: elle lui était due. 
Le Canada-anglais a posé l'acte qu'on attendait de lui depuis trois 
siècles: la reconnaissance d'une intégration et d'une unité sans pré- 
judices raciaux. Les minorités néo-canadiennes semblent avoir décidé 
de s'adapter à la mentatlité du pays et non adapter le pays à leur 
mentalité. A ce sujet, la conférence donnée par Mme Laura Schippers 
devient un acte comparable à ceux du chanoine Lionel Groulx. Elle 
prêche un renfermement sur soi qui ne peut que nuire à l'avenir 
d'un pays comme le nôtre. Je suis contre l'assimilation, mais qu'on 
ne vienne pas me cracher à la face des sottises semblables. 

Certes le thème général du congrès était la culture au Canada 
mais on a dévié et on a analysé une foule de problèmes, profitant de 
l'occasion merveilleuse de bonne entente qui existait entre les délé- 
gués des diverses universités du Canada. On a même vu la politique 
s'infiltrer insidieusement dans quelques conférences. Je ne désap- 
prouve pas cela, quoique les conférenciers ont joué avec le feu sur 
ce sujet. On sait avec quelle fougue et quelle Inconscience le canadien 
français se défend quand il est touché dans tes opinions politiques: 
heureusement qu'on avait un auditoire préparé, sinon cela aurait été 
la fin de la bonne entente. 

C'est vrai que la culture dépend tout de même un peu des moyens 
que l'on a à sa disposition pour la répandre; or l'argent est un facteur 
qui n'est pas à dédaigner. Dans le cas présent, la grande majorité 
des subsides viennent du gouvernement; comment ne pas alors dévier 
vers la politique. Le pas' à franchir était tellement facile. On a eu 
raison de le franchir. Il est temps que certains gouvernements pren- 
nent leurs responsabilités. La culture dépend bien souvent de l'éduca- 
tion et de l'instruction, et ces deux item demandent de l'argent. 

■» 

Pas vers une meilleure entente 

On peut affirmer sans crainte que la majorité des conférences 
avaient un ton optimiste. M. William J. Eccles, professeur d'histoire 
à l'Université d'AIberta, prend une position tout à fait contradictoire. 
Il affirme avec vigueur que la culture canadienne n'existe pas. "Et s'il 
«•n «-si ainsi, affirme M. Eccles, c'est parce que nous prenons trop de 
précautions, nous manquons d'imagination, nous tenons toujours le 
milieu, de peur de tomber dans l'abîme, tout en refusant d'atteindre 
les sommets. C'est de la médiocrité". Ce sont des paroles cinglantes, 
choquantes même, mais elles nous paraissent avoir un fond de vérité. 

Il ne s'agit pas de vivoter au crochet des grandes puissances, mais 
de vivre et d'atteindre un rang qui nous placerait sur une position 
des plus enviables. C'est ce qu'ont compris les organisateurs de ce 
colloque. Us ont saisi que l'avenir d'un pays repose entièrement sur 
la jeunesse^ Ils ont voulu les mettre d'accord en face d'un sentiment 
louable: le Canadianisme. Ils y ont réussi. Ils ne reste plus qu'à se 
donner la main et de marcher vers l'avenir. Car si notre pays possède 
un potentiel remarquable, il ne faudrait pas végéter dans la médiocrité 
et l'étroitesse d'esprit 

Le colloque s'est terminé par une résolution votée à l'unanimité 
à l'effet que l'enseignement du français soit intensifié dans les écoles. 
N'est-ce pas. là le plus bel hommage que l'on pouvait rendre aux 
Canadiens-français. C'est déjà un pas de fait vers l'intégration et 
l'entente mutuelle. 

— — Michel Beaubien 

« *~ — _ — ; ■" ., ,- 



par Robert Brautt 
Spécial à la Rotonde 

Dans un très long discours pro- 
noncé devant TAssemblée généra- 
le des Nations-Unies, Khroucht- 
chev faisait part, il y a quelques 
jourSj de son plan pour le désar- 
mement mondial. Ce désarmement 
s'effectuerait sur une période de 
quatre ans. Les armes nucléaires 
et autres armes lourdes seraient 
détruites et les armées nationales 
démobilisées. Seule une force po- 
licière équipée alarmes légères 
■pourrait être conservée par YEtat. 
Un organisme international de 
contrôle verrait à ce que ces me- 
sures soient mises en application. 

Après avoir refusé pendant de 
longuet années tout système effi-, 
cace de 'contrôle pour le désarme- 
ment, les Russes auraient-ils chan- 
gé d'idée? Rien dans le discours 
du chef soviétique indique une 
telle possibilité. Le message a été 
rédigé dans des termes très va- 
gues, et il ne semble pas que les 
Russes soient prêts à faire des 
concessions. Mais admettant que 
Khrouchtchev veuille aller jus- 
qu'au bout, avons-nous des chances 
de succès? 

Le monde étant divisé en Etats 
souverains, cette commission de 
contrôle serait nécessairement "in- 
ternationale", n'ayant donc que des 
pouvoirs délègues qui pourraient 
lui être à n'importe quel moment 
retirés. . L'action d'un tel organis- 
me serait facilement paralysée par 
la méfiance des diverses nations 
ou par la duplicité de l'une d'el- 
les. Quel pays détruirait ses armes 
nucléaires, né sachant pas si l'en- 
nemi potentiel est prêt à Unir ses 
engagements? Et pour tel autre 
Etat qui veut jouer au malin, rien 
de. plus facile que de dissimuler 
des armes. Il pourrait y avoir une 
bombe atomique dans la salle de \ 
rédaction de "La Rotonde" et au- 
cun moyen mécanique électroni- 
que de détection pourrait la dé: 
celer. 

Reste une solution, la seule qui 
soit logique. Cest le gouverne- 
ment jnondial ou tout au plus un 
organisme supranational suffisam- 
ment puissant pour pouvoir impo- 
ser ses décisions aux nations de 
la terre, par la force s'il le faut. 
Ce gouvernement supranational 
n'entre certainement pas dans les 
vues du chef soviétique (pas plus 
dans celles des chefs occidentaux 
à ce compte là!). Tant qu'on ne 
voudra pas discuter de la solution 
supranationale, des plans comme 
ceux de Khrouchtchov ne pour- 
ront être pris au sérieux. 



-L'Eté de U St-Msrfa" — 

se (Tan sain épanouissement de 
l'esprit étudiant sur le campas. 
Nos verts sont initiés, la glace 
est rompue et le tJ^s'est dé- 
roulé dans une frmWrmre 
train et de jovialités jj 



dVn- 



Anciens et "navots", gradués 
et sous-gradués se sont donné la 
main. L'enthousiasme général 
laisse entrevoir une ère de soli- 
darité où nous saurons enfin 
faire trêve de préjugés. La se- 
maine de l'initiation a permis aux 
ouveaux on premier contact 
avec les différentes organisations 
étudiantes. Les traditionnelles 
démonstrations d'un feu de joie, 
de danses, d'espiègleries n'ont 
pas eu, cette année, de ces excès 
choquants qui portent à une cri- 
tique sévère et qui menacent 
d'abolir dans nos Université la 
pratique d'une semaine d'initia- 
tion. Oh, l'on s'est bien amuse, 
mais .d'une façon générale, an- 
ciens et nouveaux ont eu une con- 
duite "d'enfants très raisonna- 
bles". 



Réunion au lac Meach 



Le journée rencontre su lac 
Meach fut un succès sans précé- 
dent. Organisée conjointement par 
la section locale de Pax Romana et 
le Conseil de la fédération, la ren- 
contre eut lieu au camp d'été des 
Pères Capucins à une quinzaine 
de milles d'Ottawa, dans un décor 
enchanteur. 

Les leaders étudiants y étaient, 
à peu d'exception près. On a en- 
tendu les présidents de chaque co- 
mité, de chaque commission, ex- 
poser leurs programmes pour l'an- 
née et répondre aux questions qui 
leur étaient posées. 

On a vu une quarantaine d'étu- 
diants, assister ensemble à la mes- 
se dite par leur aumônier en la 



petite chapelle au bord du lac. 

Il est ressorti de cette journée- 
rencontre, un sentiment qui régna 
toute la journée durant, que ce 
soit aux repas, pendant les dis- 
cours, aux récréations, et surtout 
à la rc*union du Conseil après le 
souper. 

La Rotonde ne peut exprimer les 
sentiments de tous Isa participants, 
mais ses délégués, grâce a cette 
journée ont redécouvert leur fé- 
dération; il ta est de même, nous 
le croyons, pour tous ceux qui y 
étaient 

L'idée de Pax est à exploiter — 
pourquoi n'en ferait-on pas une 
rencontre annuelle? 

J.C. 



Une auto pour 
le président? 

Avec un budget de $32.000.00, 
la Fédération des Etudiants de 
l'Université d'Ottawa s'affirme 
comme une organisation sérieu- 
se, responsable et profitable. 
-Par conséquent, le Président et 
les membres de l'Exécutif sont 
appelés à figurer et à travailler 
un peu partout; en plus, ils ont 
de nombreux déplacements à 
effectuer, ce qui occasionne des 
frais pour un montant assez res- 
pectable. 

Plusieurs organisations étu- 
diantes universitaires ont amé- 
lioré la situation en mettant une 
automobile à la disposition de 
leur Président et, à l'occasion, 
au service des membres de leur 
Exécutif. Toutefois, Passociaiion 
étudiante débourse assez peu 
pour cette automobile. ,En effet, 
un marchand donne l'auto gra- 
tuitement à l'organisation étu- 
diante; celle-ci n'a qu'à payer J 
les assurances et l'entretien du/ 
véhicule. Pour ne citer qu'un 
exemple, c'est ce qui se fait à 
l'Association Générale des Etu- 
diante de Laval, à Québec. 

81 le projet pouvait se réali- 
ser ici, "La Rotonde", "The 
"Fulcrum", le Bottin et le Year- 
book pourraient, en retour, 
fournir une excellente publicité 
au marchand qui donnerait l'au- 
tomobile. Il faut noter que ces 
Suatre publications atteignent 
es milliers de personnes . 

L'idée est lancée ... si cer- 
tains avaient des bons "tuyaux", 
prière de communiquer avec 
"La Retende". 



P.LaR. 



. 
Dans la représentation de cha- 
que comité à la 'Maison des Elu- 
dants, et dans l'inauguration du 
Ciné-Club au théâtre Elgin, nous 
reconnaissions une tonalité tout 
à fait spéciale. Dans le premier 
cas, l'initiative qui remonte à Pan 
dernier, a permis aux navots de 
recontrer les dirigeants des di- 
vers comités sur le campus, tout 
en donnant à ces derniers un bon 
coup d'épaule en ce qui concerne 
le recrutement de collaborateurs. 
Dans le deuxième cas, ce fut une 
note culturelle dont bénéficièrent 
les quelques 500 étudiants qni y 
étaient; pour un début d'année, 
c'est on début d'année! 



C'est donc dans un esprit de 
reconnaissance que nous félicj. 
tons les efforts de tous ceux qoj 
ont honnêtement collaboré au 
succès de "L'Eté de la St-Mar- 
tin". Nos maîtres de cérémonie 
ont fait du beau travail. Toute, 
fois, une ombre au tableau; les 
commentaires français n'avaient 
que l'éloquence de leur absence. 

Lai fédération, les différeat* 
facultés et les comités spéciaux 
ont manifesté on dévouement re. 
marquable. Féliciter (Tune b> 
çoa tout à fiait particulière fc 
travail d'André Ouellet, pré* 
dent de la Fédération des Eb> 
diants, ce n'est que rendre | 
César ce qui, indéniablement, toi 
appartient. Il convient de recon. 
naître en lui un des étudiants do 
campus qui s'intéressent le plus 
à la cause étudiante. M. Ouellet 
a élaboré pendant les vacances 
les plans de l'initiation, il s'est 
imposé un voyage Halifax-Otuv 
wa pour voir au bon fonctionne, 
ment des démarches prélimimi. 
res et, depuis la rentrée, il s'est 
chargé de gérer le déroulement 
de chacune des organisations. 

Nous souhaitons donc que le 
succès de "L'Eté de la St-Mar- 
tin" soit le symbole d'une année 
enrichissante, autant pour la Fé- 
dération que pour tous les étu- 
diants de l'Université. 

"La Rotonde" met à la dispos! 
tion de tous ses lecteurs l'espace 
nécessaire pour une tribune libre. 
La rédaction se fera un plaisir de 
publier toute lettre adressée in 
directeur; toutefois, toute lettre 
non signée sera automatiquement 
refusée. ■ , 

Juliette Pineai 



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ON MONTE 



RÉFLEXIONS D'UN AUMONIER 



Eooe 3 



Depuis quelques semaines, le 
courses quotidiennes qui me con- 
duisent d'un bout a l'autre du 
campus sont perpétuellement cou 
pées par l'agréable obligation de 
m'arrêter partout pour saluer les 
-vieilles connaissances" et donner 
la main aux nouveaux venus. Et 
en ce moment, je me félicite même 
d'avoir appris déjà plusieurs nou 
veaux noms et surtout d'avojr re 
trouvé à temps sur mes lèvres 
beaucoup de noms anciens. Tout 
de même nouer et renouer les 
liens de l'amitié de cette façon a 
quelque --chose de désespérément 
lent. C'est pourquoi l'invitation de 
U Rotonde à vous écrire aujour 
d'hui un message amical, me vaut, 
d'un coup, la joie d'une rencontre 
générale avec vous tous. 

Durant les jours de début d'an 
née, alors que la population étu- 
diante refait sa grande rencontre 
fraternelle, chacun a dans le coeur 
tes propres sentiments, voici ceux 
de votre aumônier. 

Lei débuts d'années sont une 
Joie pour un aumônier. La joie de 
voir déferler bruyamment dans la 
Cité toute une jeunesse heureuse 
de s'y retrouver. La joie de serrer 
la main des grands gaillards bron- 
zés qui ont passé l'été en manoeu- 
vres navales ou en exercices mili- 
taires. La joie de féliciter ceux qui 
eat fait fortune au Labrador. La 
joie de découvrir et d'accueillir 
les étudiants étrangers qui vien- 
nent de l'autre bout du monde. La 
joie d'apprendre qu'un tel est ma- 
rié, qu'une telle est fiancée, et 
qu'un troisième a maintenant un 
héritier. La joie, enfin, de voir 
ptrtout des sourires épanouis dans 
des visages reposés. Mais la joie 



surtout de goûter votre bon ac- 
cueil. La joie d'être prêtre pour 
vous dès la première heure. De 
découvrir que les liens ne sont pas 
rompus, que l'on veut encore des 
conseils, des encouragements et 
des sacrements. 

• Les débuts d'année sont aussi 
une inquiétude pour un aumônier. 
La grande inquiétude de tous les 
pasteurs d'âmes est aussi la sien- 
ne. Sera-t-il assez présent à tous 
pour dispenser à temps. et à tout 
besoin la grâce du Christ qui con- 
sole, qui affermit, qui pardonne. 
Sera-t-il présent à tous ces gars et 



à toutes ces filles qui le croisent. 
Aux premières rencontres, il a dé- 
jà pressenti des pauvretés, des so- 
litudes, des âmes endommagées. Il 
sajt à l'avance qu'ici et là, le long 
de toutes les routçs, on aura besoin 
de son sacerdoce. Mais aura t il ou 
vert à temps toutes les avenues de 
la confiance pour que l'on puisse 
parler quand on aura besoin d'être 
entendu. Au fond il sait bien qu'il 
n'y réussira pas, qu'il ne pourra 
pas assez se rapprocher .des mil- 
liers que vous êtes. 

Toutefois, cette- inquiétude, il 
doit la contenir. Elle n'est, à vrai 
dire, qu'une tentation d'aumônier. 
La tentation de tous ceux qui sont 
placés à mi-côte entre Dieu et les 
hommes. Tous, en effet, ont à se 
rappeler toujours "qu'ils ne sont 
que des instruments du Christ et 
que la.yer.tu d'espérance c'est fait 
pour eux comme- pour les antres 
Et votre aumônier, pour sa part, 
doit se- rappeler, en ces jours, que 
votre premier pasteur à l'Univer- 
sité, c'est le Christ. Et que Lui 
au moifis vous-connaît tous, qu'il 
sait vos noms, vous aime et peut 
tout pour vous. f Et puis, un aumô 
nier, de cette Université, aurait 
bien tort de se croire seul et ne 
penser qu'à son impuissance, alors 
que tant de prêtres l'aceorppagnent 
à vos côtés et vous dispensent en 
abondance les sacrements du Sei 
gnetir. Comment aussi, ne pas re 
venir à la confiance lorsque Je pen. 
se à tous ces chrétiens de taille 
parmi vous, à tous ces apôtres 
authentiques qui portent partout 
avec eux la grâce de Dieu. 

Je me rallie donc tout entier à 
votre joie et demande au Christ 
qu'il vous fia conserve. 



-Tous à la montée 

Tel qu'annoncé déjà, c'est samedi et dimanche, les 3 et 4 
octobre, donc en fin de semaine, que tu auras l'occasion de te 
rendre à l'abbaye de St- Benoit du lac en participant à la MONTEE 
organisée de concert avec les étudiants des universités de Mont- 
réal, Laval et Sherbrooke. 

Point n'est besoin de te rappeler les attraits de ce voyage 
que tu projettes peut-être depuis longtemps: rencontre des étu- 
diants, d'autres facultés et d'autres universités, dans une mani- 
festation de foi commune, visite de la célèbre abbaye dans le 
décor féerique de l'automne, discussion avec tes ami(e)s sur des 
sujets intéressants, assistance*» une messe en grégorien "bien 
chanté" par les moines, bref, une journée de détente qui te 
distraira des soucis que te causent tes études. 

Le thème cette année est: Le sens chrétien de l'amour. Tu 
auras l'occasion d'approfondir avec tes amis (es) la nature de 
l'amour, afin de pouvoir mieux lé vivre avec tes frères les hom- 
mes, et le Christ. Tu prendras conscience aussi que le monde 
moderne a un immense besoin d'amour. 

Des chansons seront distribuées, dans l'autobus. Prépare- 
toi, le voyage se fait dans la gaieté. 

Le départ se fera de la Faculté des Arts, entrée de la me 
Hastey, samedi à 2 heures p. m. Si tu n'as pas ton billet (6.00) 
vois à te le procurer au bureau de l'aumônier (arts 201) ou au 
sécréta triât des arts. (Mlle Pierrette Laframboise). 

Habille-toi chaudement, gilet et vieil imperméable pour t'as- 
soir, de bons souliers, des caoutchoucs, te seront très utiles 
s'il pleut ou s'il fait froid; enfin, habille-toi confortablement afin 
de pouvoir faire face à toutes les températures avec le sourire. 
Tu peux inviter ton ami(e), la journée sera doublement intéres- 
sante. 



OFFRES D'EMPLOIS 



L'offre d'emplois pour 195960 
présente une fouie d'ocasions pour 
beaucoup de gens dans de nom- 
breux domaines, dit le "Collège 
Placement Annual". L'Annual a 
été mis en circulation aujourd'hui 
par M Laurent Isabelle, directeur 
du service de placement à l'Uni- 
versité, et M. John Wyspianski. 
agent du Bureau National de Pla- 
cement préposé à l'Université d'Ot- 
tawa. 

L'Annual est une publication of- 
ficielle où plus de 1700 compagnies 
publient une liste des positions 
disponibles. L'Université d'Ottawa 
«st lune des 600 universités et 
collèges aux Etats-Unis et au Cana- 
da où la revue est. distribuée. Pré- 
sentement, des exemplaires sont a 
la disposition des étudiants, à la 
chambre 331, 1 rue Stewart. 

Pour la troisième année consécu- 



tive, les ingénieurs en mécanique 
seront les plus en demande. Los 
ingénieurs en -électricité et en élec- 
tronique suivent de près. Au troi- 
sième rang, en ce qui concerne la 
demande, nous 1 retrouvons le chi- 
miste.. Le plus surprenant, et une 
enquête menée par 1' Annual le 
révèle, c'est que le nombre des- 
compagnies demandant des chimis- 
tes a grimpé de 396 à 672 en l'es- 
pace d'un an. 

L'Annual contient, pour la pre- 
mière fois cette année, une liste 
spéciale quant à l'offre d'emplois, 
pour les femmes. Près de 600 com- 
pagnies ac.-i'M lieront les femmes 
aussi cordialement que les hommes 
pour des positions aussi variées 
que nombreuses. - 

Cette publication est à la dis 
position des étudiants diplômés ou 
finissants. * 



CINÉ-CLUB 

(suite de la page 4) 

entendu cette parole: "Mon ami, 
je me sens ^désormais obligé à 
toi." Ce qu'il y avait de plus signi- 
ficatif dans ce film, c'était la scè- 
ne au icours de laquelle nous 
voyions le mitrailleur laisser son 
métier de soldat dans la montagne 
pour redevenir un homme qui sait 
aimer et descendre vers la rivière, 
vers celui qui un instant plus tôt, 
était son ennemi. 

Si peu de paroles dans tout ce 
film, mais combien de gestes qui 
demeurent, de regards chargés de 
haine, d'amour et de regret. • 

Le film soviétique, ~The ' Forty 
First qui devait être le plat de 
résistance n'a été en fait qu'un 
dessert bien apprêté. Quelques 
scènes qui ont une -valeur particu- 
lière, entre autre celle où le jeune 
officier Blanc raconte l'histoire de 
Robinson Crusoé. Dès les premiè- 
res images de ce film, nous vient 
ce goût de mélodrame qui n'aura 
de cesse que le film terminé. Com- 
ment cette' jolie fille qui fait figu- 
re de héros parmi les Rouges pour- 
rait-elle ne pas tomber amoureuse 
du bel officier aux yeux bleus 
capturé lors d'une razzia. Malgré 
leur appartenance à des partis op- 
posés. Us réussiront quand même 
à s'aimer jusqu'au jour où l'idéo- 
logie, et le sens du devoir l\empor- 



CERCLE 

LACORDAIRE 

Plusieurs d'entre' vous ont eu 
vent de la fondation d'un noyau 
Lacordaire au sein de. notre -Uni- 
versité Fan dernier. Fait à noter, 
l'idée n'est pas venue d'abord des 
autorités mais bien d'élèves qui 
ont vu la nécessité d'un tel mouve 
ment. Cependant, les autorités ont 
fortement encouragé l'initiative et 
facilité la formation de ce noyau 
par divers moyens: en fournissant 
par exemple des locaux gratuite- 
ment. Plusieurs, d'abord sympa- 
tisants, sont vite devenus ad- 
hérents. Le noyau compte déjà une 
centaine de membres actifs. Mais 
ce petit nombre n'est, pour ainsi 
dire, qu'une goutte d'eau dans 
l'océan car il reste beaucoup à fai- 
re. 

C'est pourquoi nous lançons un 
vibrant appel à ceux qiù\ pensent 
comme nous, afin qu'ils viennent 
renforcer notre groupe pour nous 
aider à poursuivre notre lutte. 
Nous avons besoin de gens convain 
eus, prêts à se dévouer pour notre 
cause. Nous voulons des membres 
dynamiques, imbus de la même 
volonté avec laquelle le père 
Adrien Roy, notre aumônier, nous 
est revenu des cours sur l'anti 
alcoolisme qu'il a suivis à l'Univer- 
sité de Sherbrooke en juillet der- 
nier. 

Venez du moins, connaître notre 
mouvement en assistant à nos réu 
nipns publiques et participer aux 
discussions. Nous vous montrerons 
qu'on peut s'amuser "ferme sans 
être esclaves de Bacchus. 

Au nom du Cercle Lacordaire, il 
me fait plaisir de souhaiter la plus 
cordiale bienvenue à tous, et par- 
ticulièrement aux nouveaux. 

Normand Zadra. 



teront. La jolie fille tuera le bel 
officier et le film se terminera 
sur cette' noté gaie. C'était à pré- 
voir. 

Il n'en demeure pas moins que 
ce film russe est une réussite 
technique parfaite. La couleur en- 
tre autre -est d'une qualité supé- 
rieure à tout ce que nous.a offert 
l'Occident jusqu'ici. Certaines scè- 
nes comme les tempêtes dans le 
'désert et snr la mer ne manquent 
pas de nous émouvoir par leur 
grandeur. En résumé^ un film qu'il 
ne fallait pas manquer, mais par 
C6ntre„~un fUm- ijui -tte demeure 
pas. et c'est dommage. 

Richard Gaudreault 



iV 



VÉTILLES 



N'était sa grande magnamimité, 
Vêtus serait en colère contre ceux 
qui osent, malgré leur intelligence 
bornée, n'être pas d'accord avec 
lui. Il leur pardonne toutefois, car 
des êtres si inférieurs ne méritent 
même pas son mépris, n consent 
même à faire certaines précisions 
qui s'imposent. En effet, quoi 
qu'en disent ses adversaires, le 
sublime Vêtus n'est pas la deuxiè 
me personne de la Trinité., Sa seu- 
le ambition, c'est de se 'faire le 
censeur impitoyable de la bêtise 
étudiante; avec l'incomparable es- 
prit qu'jon, lui contait, il entend 
se moquer de tout et de tous, spé- 
cialement de ceux qui en ont le 
plus besoin, ses lecteurs. 

L'inimitable Vêtus a assisté avec 
surprise et satisfaction à l'invasion 
du campus par des personnes du 
sexe qu'il n'a pas. Il espère que 
les envahisseuses apporteront à la 
peuplade étudiante sinon la civili- 
sation, au moins le vernis superfi- 
ciel des bonnes manières. D'ail- 
leurs, Vêtus a toujours été d'avis 
qu'il faut généraliser l'emploi de 
la f em me et il lui u n ive mêm e 
de regretter que l'extraordinaire 
niveau de son intelligence l'empê- 
che de trouver une compagne di- 
gne de lui. Hélas! c'est là rançon 
du génie. 

Mais, celui que Vêtus admire le 
plus, c'est Arthur Dandurand, l'au- 
teur méconnu de la plus grande 
invention du XIXe siècle. Les lec- 
teurs de Velus auront tout de sui 
te deviné qu'il s'agit de l'instru- 
ment le plus utile en même temps 
que le-* plus génialement simple, 
celui qui possède le plus grand 
nombre d'usages, celui dont le 
beauté classique égale l'utilité — 
pour tout dire, du cure-dent. 

En passant, V'etiis apprend à ses 
lecteurs que le professeur Li-Ki- 
San-Fou achève de perfectionner 
son .jeuredent automatique. (Le 
professeur Li-Ki-San-Fou eh sûre- 
ment le plus grand homme du 
monde moderne. Il est fondateur, 
recteur et seul professeur de l'u- 



NOUS AVONS 1 
REDÉCOUVERT .Jl 

(suite de la page 1 ) 

Le premier orateur qui se pré- 
senta à la tribune des conféren- 
ciers, fut M. Saiil Hayes président 
national du congrès juif. Il parla 
de l'unité nationale, sujet qui fut 
admirablement bien traité. M. Mi- 
chel Brunet, directeur de l'Institut 
d'Histoire à l'Université de Mont- 
réal vint à son to\ir discourir sur 
"la fidélité canadienne française et 
l'union canadienne". M. Brunet fit 
remarquer que la fidélité cana- 
dienne française et les revendica- 
tions des électeurs canadiens-fran- 
çais ont été la contribution du Ca- 
nada français à l'union canadien- 
ne. Il conclut que "Tout en pre- 
nant garde d'exagérer le rôle que 
les Canadiens-français ont joué 
dans l'évolution politique et cons- 
titutionnelle du Canada, il n'est 
pas présomptueux de soutenir que 
leur présence collective s'est faite 
constamment sentir^. ,£ans . aucun 
doute, le pays aurait une physiono- 
mie différente." 

M. Robert McDougald, directeur 
de l'institut d'études canadiennes 
à l'Université Carleton. M. McDou- 
gald a fait un rappel historique 
des influences qu'ont subies les 
Canadiens des deux groupes ethni- 
ques. M. McDougald n'a pas craint 
d'affirmer que le Canada est de- 
venu une nation grâce à des ma- 
noeuyres politiques qui ont duré 
plus^^èe cent ans. Il ajouta: "Notre 
'pays n'a pas renié ses origines." 

_Le troisième orateur, représen: - 
tant du groupe minoritaire euro- 
péen, M. Stephen Davidovich, haut 
fonctionnaire du gouvernement on- 
tarien, prit la parole à son tour. 
Il insista sur le rôle important que 
jouent maintenant les Canadiens 
d'origine étrangère. On clôtura la 
journée par des réunions et des 
discussions entre étudiants. 

La journée du mardi 1er septem- 
bre, fut consacrée à l'étude des. 
grandes régions du pays. M. Lister 
Sinclair croit que les notions de 
démocratie, de liberté et d'égalité 
sont presque totalement différen- 
tes à travers le Canada. Selon lui, 
les Canadiens ne peuvent avoir ou 
n'ont presque aucun lien commun 
si ce n'est qu'ils habitent un pays 
appelé Canada. "La Suisse est Eer>* 
.e de quatre cultures et c'tfst un 
pays bien distinctif. Pourquoi n'en 
serait-il pas de même pour le Ca- 
nada?" 

Me Adélard Savoie; avocat aca- 
<lien, déclara que ses compatrio- 
tes étaient, attires vers le fait fran- 
çais. "L'ori se rend compte que le 
bilinguisme devient davantage une 
nécessité qu'un luxe." Enfin M. 
Savoie termine en soulignant que 
le régionalisme acadien se subor 
donne entièrement au patriotisme. 

En fait si l'on analyse les diffé- 
rentes conférences prononcées par 
tous ces éminents canadiens. U en 
ressort un fait fondamental. De 
plus en plus, la vieille rivalité 
entre les milieux ethniques semble 
s'envoler. Il ne reste plus qu'un 
sentiment qu'ont toujours recher- 
ché les vrais grands nommes poli- 
tiques de notre pays, Le Canadia- 
nisme, -fi reste buaui'uup à faire. 
Ce serait vraiment encourageant, 
de pouvoir dire un jour non plus 
canadien-français ou canadien-an- 
glais ou même néo-canadien mais 
simplement Canadien. 

M. M.J. Coldwell résumait cette 
conception en déclarant que: "Une 
nation intégrée et unie, une "na- 
tionalité commune, rie signifie -pas 
unité de race, de langue et de re 
ligion. L'unité dérive d'un concept 
commun d'intégration," „C'es_t pré-, 
(fisémènt ce concept que le Canada 
^assimile pas à pas. 

Mais pour que ce concept entre 
dans l'esprit des geni r jl faut né- 
cessairémént une éducation accom- 
pagnée de certaines contacts entre 
les canadiens. Et cette éducation 
et ce contact, nous les retrouvons 
de façon tangible à l'Université 
d'Ottawa. 

tIfcX^t. Mk £ 

On peut affirmer sans crainte 
de se tromper que ce congrès de 



diant se composait, l'an dernier, 
des multiples facettes de la riche 
personnalité de Vêtus.) 

Reconnaissant l'écrasante" '-supé- 
riorité de ce grand homme. Vêtus 
se contente, pour le mot de la fin, 
de renvoyer Ses lecteurs à la page 
674 de son ouvrage capital, la 
"Bibliographie: SoTnmaire sur le 
comportement, sexuel de la mouche 
tsc-tse'. 

VETUS. 



N 



<=?• 






a ît'uipuife" mr succès 
que j'oserais qualifié d'étonnant. 
Comme nous le déclarait M. Marcel 
itioux au cours d'une conversation 
téléphonique: "C'est sur une note 
de grande optimisme que les de 
légués et les organisateurs de ce 
:oncrès S en sont retournés chez 
•ux " 

Avec joie, nous rapportons les 

oawlps des délégués non québécois 

'l w *bf c sont ccr >és avec feU après 

séjour à Montréal. "Nous 

•^découvert l'Amérique.'*' 



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L'Otage ou la 
Genèse d'une époque 

L'Otage est un des sommets de l'oeuvre dramatique de Paul Clau- 
del: ce drame raconte comment une époque, la nôtre, a été en 1780 
enfantée dans la douleur. Et ce qui fait la force de cette oeuvre, c'est 
la maturité, c'est-à-dire la lucidité brutale avec laquelle le poète, allant 
par-delà les mots de ses personnages, leur arrache de la gorge ce 
verbe par lequel s'exprime 'le réel. Et la preuve de cette maturité, 
c'est l'abandon du lyrisme pour -une forme dramatique plus serrée. 
Le lyrisme trahit l'émotion du poète et ne révèle que lui. Mais quand 
Claudel écrivit l'Otage, il avait résolu les problèmes qu'il exposait 
dans Têlje d'Or et la Ville, drames de U révolte. Dans l'Otage, le poète 
ne pose -plus de questions; il explique. 

Quand le rideau se lève sur le premier acte de l'Otage, l'action 
est engagée depuis 23 ans, depuis la prise de la Bastille. Car ce conflit 
qui oppose Georges et Sygne de Coûfontaine à Turelure, c'est un 
conflit entre deux ordres. Ou plutôt entre un ordre et un désordre: 
l'Ordre divin et l'orgueil anarchique des hommes. Car, n'en déplaise 
à nos petits démocrates à tous crins, de Maistre avait raison: la Révo- 
lution était satanique. Et un penseur contemporain, qu'on ne saurait 
soupçonner de sympathie pour le catholicisme ou le monarchisme 
puisqu'il s'agit de M. Albert Camus, reconnaissait dans un livre d'une 
lucidité remarquable (L'-Honime Révolté) qu'en s'attaquant au roi, 
c*était bien Dieu que les révolutionnaires voulaient frapper. D'un 
membre de la Convention voici une phrase qui exprime bien jusqu'où 
pouvait aller cette frénésie dans la révolte: "Il ne s'agit pas de juger 
le roi mais de le tuer". Nous voyons le fossé qui sépare Georges et 
Sygne de Coûfontaine du baron Turelure. Ce dernier est l'homme 
moderne qui aime les belles idées, les grandes abstractions et qui 
accepte de tuer pour préparer au genre humain un bonheur à venir 
bien problématique. Parlant des moines qu'il a fait exécuter, il déclare: 

"Je comprends. ce que vous voulez dire, 

Et je sais tout ce qu'on a raconté sur moi, mais c'est faux. 

-.-. Ce qui est vrai est bien assez. Je les ai. fait tuer par amour 
de' la patrie dans le pur enthousiasme de mon coeur! 

J'étais jeune alors et innocent, et solide sur mes deux jambes. 
Il faut comprendre pour juger. Ah, c'était du sang que j'avais 
dans les veines et du sec! r 

Pas ce pâle jus de citrouille, mais de l'eau de vie bouillante telle 

qu'elle sort de l'alambic et de la pdudre à canon, 
Plein de colères, plein d'idées, et le coeur sec comme une pierre 
& fusil." (1) 
Coûfontaine, lui, est l'homme qui respecte, l'ordre naturel, qui com- 
prend ces biens qui existe entre les hommes et la terre: 

"Comme' la terre nous donne son nom, je lui donne mon humanité. 
En elle nous ne sommes pas dépourvus de racines, en moi par 

la grâce de Dieu elle n'est pas dépourvue de son fruit, qui 

suis le Seigneur. 



* 



LE THEATRE- 
INTER 



Et comme je vin de Bouzy n'est pas celui d'Esseaume, c'est ainsi 

que je suis né Coûfontaine par fait de la nature à quoi les 

Droits de» l'homme ne peuvent rien." (2) 

Mais ces deux hommes pouvaient lis agir autrement? N'est-ce pas 

en partie leur fonction sociale qui a déterminé leurs actes en face 

des- problèmes 4e leur époque? Turelure, Sorti du peuple, fils de 

braconnier et de sorcier, pouvait-il faire autrement que se dresser 

contre l'ordre de son époque? Et pour Georges de Coûfontaine ■ et 






par Gérard Gravelle 













Dormant, c'eût été s'annihiler que d'accepter la Révolution, car sa 
noblesse lui était consubstantielle. Cette terrible force du destin ex- 
plique peut-être les contradictions des personnages. Turelure, qui avait 
commencé par la Révolution, a su se maintenir sous l'Empire et le 
voilà maintenant pris d'une furieuse démangeaison de titres de no- 
blesse! Cette inquiétante figure rappelle Talleyrand. Coûfontaine, le 
royaliste, ne croit plus en Dieu. Sa situation est ambiguë: sans Dieu, 
la monarchie devient Un non-sens. 

Mais peu lui importe. Devant l'écroulement général de toutes les 
valeurs, Coûfontaine a besoin d'une règle de vie. La sienne n'est pas 
dictée -par la logique, mais par l'hérédité et aussi par la "volonté. 
Coûfontaine et sa cousine sont des âmes fortes. L'honneur est tout 
pour eux, et ils ne reviennent pas sur la 'parole donnée. 

Leur noblesse, leur intransigeance a quelque chose de raide, 
d'inhumain; pour vivre, il faut accepter de se salir, de se compro- 
mettre. Mais c'est une force avec laquelle on doit compter; même 
Turelure le méfiant, Turelure lé rusé, fait confiance à la parole de 
ces fous de C o ûf on t ain e . BIEN PLUS, avec Sygner Turelure se servira 
de la foi de son ennemie pour la faire céder, pour arriver à ces buts, 
Sygne! Sygne de Confontaine. Comme elle est fascinante cette petite 
figure si pâle, cette grande âme si forte, Sygne, elle, est croyante. 
Mais dans son attachement à la royauté, autre chose que l'amour de 
Dieu; »il y avait le souvenir des siens assassinés sous la Terreur, l'orgueil 
de sa race et son amour pour son. cousin. Et après! Ce n'est pas un 
ange, mais un pauvre être humain en proie au monde. D'ailleurs, 
devant la Grâce, elle ne se dérobe pas. Coûfontaine adsum! Quand 
le curé Badilon vient demander 4 à Sygne d'épouser Turelure pour 
sauver le Pape, quand Dieu lui-même a besoin d'elle, elle commence 
par se débattre avec toute la violence dont elle est capable. Peut-elle 
ainsi manquer à la foi jurée à son cousin, a cette foi qu'elle lui a 
donnée comme un vassal donne son gant à son lige? Dieu lui-même 
ne saurait délier ce lien noué devant Sa Face. Et elle a raison* v ôn 
ne peut pas exiger d'elle ce sacrifice. Et pourtant elle riccomplira. 
Elle manquera k la parole donnée parce que: "Au dessus de toute 
parole le Verbe qui a langage en Pie." (3) Son acte échappe aux 
prescriptions ordinaires de la morale, il est au-delà du bien et du 
mal, parce qu'il est ce superflu nécessaire qui est l'amour. Pour que 
la volonté de Dieu, Sygne renoncera à sa" parole, à l'honneur de sa 
race, au bonheur et même à la vie, pour protéger Turelure, ce mari 
qu'elle a juré d'aimer. • 

Alors Sygne est morte. A-t-elle perdu? Non, parce qu'elle échappait 
à cette prison qui, selon une expression chère à Berdiaev," "est le 
monde, la nécessite." C'est Turelure qui sera perdu. 

Ne l'oublions pas, Potage n'est que la première partie d'une 



Forts de leur expérience de la 
chose théâtrale et des problèmes 
qu'elle pose sur le plan régional, 
quelques personnalités locales bien 
connues viennent de mettre sur 
pied un organisme qui est appelé 
à faire parler de lui dans les mois 
à venir. Il s'agit du Théâtre Inter 
Ottawa Hull Limitée dont le comi- 
té exécutif se compose de M. Pier- 
re Patry, directeur, Mme Gabbi 
Sylvain, directrice-adjointe, M. Ro 
bert Sauvé, administrateur, M. Ber- 
nard Charbonneau, secrétaire, 
Mme Lizette Gervais, publiciste, et 
M. Réginald Bigras, conseiller. 

La politique du Théâtre-Inter? 
Elle se résume dans cette formule 
de M. Charbonneau, secrétaire de 
l'organisme: "Pour le plus grand 
public, un théâtre de la meilleure 
qualité par les meilleurs comé- 
diens, professionnels ou amateurs". 
C'est-à-dire que Théâtre-Inter se 
propose de réveiller l'intérêt du 
public pour le théâtre et de faire 
l'éducation de ce même public par 
des spectacles de qualité. 

D'ailleurs, il n'y a qu'à jeter un 
coup d'oeil sur la saison que pro- 
pose le Théâtre-Inter pour com- 
prendre l'importance et le but de 
ses efforts. Le 17 octobre, Cinna 
de Corneille par le Théâtre Club. 
Le Théâtre du Nouveau-Monde pré 
sentera, le 5 décembre. Le Baladin 
du monde occidental de Synge. Le 
13 février, d'Yves Thériault, La 
fille laide paç la compagnie Pierre 
Patry. Une oeuvre originale de 
Maurice Gagnon sera présentée par 
le Rideau Vert, le 19 mars. La 
compagnie Pierre Patry nous re 
viendra, le 23 avril avec L'école de 
la peur de Claude Jutras. Enfin, à 
une date encore imprécise, Virage 
dangereux de J..B. Priestley par le 
Théâtre-Club. 

Tous les spectacles du Théâtre 
Inter seront présentés à l'audito- 
rium du Glèbe Collegiate, en ma- 
tinée et en soirée, à des prix rela- 
tivement peu élevés, variant de 
$0.75 à $3 00. Il est à remarquer 
que 720 sièges seront réservés aux 
étudiants ($1.00 et $0.75), en soi- 
rée et en matinée. 

Plusieurs personalités --é*e mar- 
que ont déjà assuré leur concours 
au nouvel organisme. L'honorable 
Mark Drouin, président du Sénat, 
assumera la présidence. A la vice- 
présidence, on retrouve: M. A. 
Davidson Dunton, président de l'U- 
niversité Carleton; le T.R.P. Henri 
Légaré t o.m.i., recteur de l'Univer- 
sité d'Ottawa; l'honorable Alexan- 
dre Taché, juge dé la Cour Supé- 
rieure du district de Hull; Mme 
Paul Pelletier. Les directeurs: MM. 
Georges-H. Nelms, Paul Tardif, 
Eugène Bussière, Jean Béraud, 
Jean-Paul Lemire, Alexis Caron, 
Oswald Parent, J. Thomas Richard, 
Raymond Brunet, Lucien Massé, 
Gaétan Legault, Me Guy Favreau. 

Le conseil exécutif sera secondé 
par un comité féminin" composé de 
Mme Jean Boucher, Mme Gaston 
Isabelle et Mme Guy Roberge. 



EST-CE LA MEILLEURE 
SOLUTION ? 



CINE-CLUB 

Dimanche après-midi avait lieu 
la première représentation offerte 
par le ciné-club de l'université 
d'Ottawa. Ce fut un succès remar- 
quable et je sais par les- opinions 
recueillies au hasard, que la ^ma- 
jorité de l'assistance n'a pas été 
sans remarquer la haute qualité de 
chaque fibm en particulier, ainsi 
que la magnifique élaboration du 
programme en entier. 

Le premier film, Rooty Toot 
Toot, sujet court, rempli d'humour 
et de satire, mériterait à lui seul 
tout un article tant il est d'im- 
pressions qui s'en dégagent. Mais 
je me contenterai de souligner sa 
haute qualité artistique. 

En ce qui me concerne, j'aurais 
trilogie que complètent- te" Pain dÛT et le Père nuffllflé. Dans lé I volontiers quitté la salle après la 



Pain dur, Turelure sera puni par les conséquences de ses actes. C'est 
la Némésis: son fils le tuera. Et pourquoi pas? Pourquoi une société 
qui a tué Dieu et le roi ne tuerait-elle pas le Père? Le Pain dur est 
aussi terrible que les Euménides ou les frères Karamazov: le parricide 
est la forme la plus atroce de la révolte. Non, Turelure n'a pas gagné. 
Et si, comme on le voit à la fin du Père humilié, il y a encore un 
espoir, une promesse, c'est l'esprit de Coûfontaine qui triomphe. 

(1) Paul Claudel, Théâtre, t. 11, L'Otage, 

Act. 11, se. 1, p. 167, B. Pléiade 

(2) Ibid, Act. 1, se. 1, p. 14M42 Pléiade 

(3) Ibid, Act. 11, se. 11, p., rj0. 

H .D.L.R., Le Vieux-Colombi/ en i* era l'Otage, les 2 et 3 octobre, à l'au- 
ditorium du Glet" ?iate. 



Le théâtre professionnel est cen* 
tralisé à Montréal. C'est un fait, 
on n'y peut rien. N'empêche que 
cela pose de graves problèmes sur 
le plan régional. Dans Ottawa- 
Hull, ce sont les seuls amateurs 
qui doivent assurer la survie du 
théâtre. Evidemment, il y a t bien 
l'une ou l'autre troupe montréa- 
laise qui nous visite une fois l'an 
\(pas nécessairement dans le temps 
de Pâques). Mais, comme disait 
l'autre, s'il fallait compter là-des- 
sus, pour entretenir le--feu sacré! 
Les amateurs, c'est certain, sont 
bien sympathiques: ils sont jeunes 
(d'esprit du moins), ils sont opti 
mistes; ils croient, ils essaient. 
Souvent ils se cassent la g . . .; les 
gens sérieux les traitent de gogos, 
c'est normal? Seulement voilà: il 
faut admettre que la valeur de 
leurs productions est sujette à des 
hausses et à des baisses. La raison 
en est simple, ils manquent d'ar- 
gent, de temps et de métier. Vain 
eues par les difficultés financières 
ou autres, les troupes meurent. Et 
le public? Eh bien! le théâtre, il 
doit s'en passer. 

h' ACT A a voulu remédier au 
problème en groupant toutes les 
troupes d'expression française qui 
se consacrent au théâtre amateur 
au Canada. Mais l'aide que l'ACTA 
peut apporter à ces troupes est 
minime comparée à leurs besoins. 
Ce n'est pas un organisme central 
qui réglera à distance nos problè- 
mes. "Le théâtre amateur fait face 
à des problèmes régionaux et com- 
muns aux différents secteurs. L'or- 
ganisme de liaison, qu'est l'ACTA, 
peut trouver une solution au pro- 
blème commun, mais demeure im- 
puissant devant les problèmes ré- 
gionaux." Cette déclaration est de 
M. Bernard Charbonneau, secrétai- 
re du Théâtre-Inter. (Sur Théâtre 
Inter., voir le compte-rendu ail- 
leurs dans cette page). 

Et cet organisme, Théâtre-Inter, 
croit justement avqir trouvé une 
solution à ces problèmes. Ses 
membres déclarent: "Pour le plus 



grand public, un meileur théâtre 
par les meilleurs comédiens, pro . 
fessionnels ou amateurs". Com- 
ment entendent-ils réellementréa- 
User cela? Il s'agirait de faire ve- 
nir à Ottawa des troupes de l'exté- 
rieur: trois compagnies profession 
nelles (T.N.M., Théâtre-Club et R{. 
deau Vert) et une compagnie se- 
mi-professionnelle (la Compaanip 
Pierre Patry). , F vm * 

Il y a une ombre au tableau- 
l'an dernier, deux groupes de 
l'extérieur ont joué à Ottawa de- 
vant des salles à moitié remplies 
Mais Théâtre-Inter se charge de 
remédier à la situation. Un bureau 
régional à Ottawa assumera la pu- 
blicité des spectacles. Théàtrein- 
ter se fait fort de mettre le public 
en confiance en l'habituant à des 
spectacles de la plus haute qualité. 

Voilà qui est très bien pour le 
grand public à qui on offre des 
spectacles professionnels. Mais les 
amateurs, les comédiens £n puis. 
sancej eux? Cela ne résout pas 
leurs problèmes. Le nouvel orga- 
nisme a aussi une solution à cela. 
Aux spectacles montés par la com- 
pagnie Pierre Patry participeront 
et des comédiens de Montréal et 
des comédiens de la région. C'eiï 
du moins ce que déclarent les res 
ponsables de Théâtre-Intet. Mais 
de telles' productions sont quasi 
impossibles. Comment • organiser 
les répétitions? D'ailleurs, on n'a 
qu'à se rappeler les remaniements 
de distribution qu'a demandée 
"Chambre 110" lors de sa reprise 
au festival de Britarmia. 

En somme Théâtre-Inter, ce " 
n'est peut-être pas la poule aux 
oeufs d'or, ce n'est pas la solu- 
tion à toutes les questions. Et 
qu'importé? Il est amplement suf' 
lisant que le grand public ait l'oc- 
casion d'applaudir le Théâtre du 
Nouveau-Monde, le Théâtre-Club 
et le Rideau Vert: cela justifie 
pleinement l'existence du Théâtre- 
Inter. 

G.G. 






LE RETOUR DE POQUELIN 



présentation de la seconde image 
Time Out of War. C'était tout un 
monde qui venait de passer sur 
l'écïan; c'était le thème imagé de 
la haute qualité des relations hu- 
maines. Une histoire banale ont dit 
certains, peut-être, mais c'est qu'ils 
n'ont pas compris le geste de 
l'homme qui reçoit plus qu'il 
n'a donné et qu'ils n'ont pas 

(tulte è la page 1) 



La Société dramatique de l'Uni- 
versité' d'Ottawa- ouvrira le 18 no- 
vembre sa prochaine- saison théâ 
traie, en célébrant en "grandes 
pompes" et jour pour jour, le tri 
centenaire de la création à Paris 
des "Précieuses Ridicules" de 
Jean-Baptiste Poquelin (Molière, 
pour les intimes). 

-On se souviendra du retentissant 
succès d'une autre des pièces du 
grand homme, alors que, l'an passé, 
la société avait donné "Les Four 
beries de Scapin". Monsieur, Jean 
Herbiet, professeur d'élocution à 
l'Université, et metteur en scène à 
la Société, nous promet Une soirée 
plus divertissante encore que celle 
de "Scapin", ce qui ne sera pas 
chose facile. 

Interrogé sur la signification des 
mots "grandes pompes", M. Her- 
biet a précisé: — "La Société dra- 
matique et -4a chorale de l'Unïver 
site travaillent ensemble à faire 
de cette commémoration, une gran 
de soirée d'hommage. Son excel 
lence M. Francis Lacoste, ambas 
sadeur de France, a accepté, non 
seulement d'honorer la première 
de sa présence mais également d'y 
prononcer une conférence. Inutile 
d'ajouter que les responsable des 
deux sociétés sont très reconnais 
sants à M. Lacoste d'enluminer en 



quelque sorte leur première repré- 
sentation." 

La farce "Les Précieuses Ridi- 
cules" fut la première pièce impor- 
tante de Molière. Dès sa première 
représentation, elle souleva de la 
part du parti exploité (les faux 
précieux)' de vives protestations, 
destinées, on le .devine, à couvrir 
leur gêne. Si, la pièce ne se con- 
tentait que de ridiculiser la pré- 
ciosité, il y aurait déjà longtemps 
qu'elle durait fini d'exister. Il fau- 
Jra, en y. assistant, s'attendre à y 
trouver une satire de toutes les 
noeurs excentriques. On y verra, 
par exemple, les admiratrices (so- 
nores) d'Elvis Presley. Les "snobs" 
ne seront pas épargnés, et les pré- 
tendus existentialistes y trouveront 
peut être bien, aussi, l'exemple 
d'une mode identique à ta leur 
et . . destinée à mourir. Mais, 
soyez sans crainte, toutes ce. 
lîtes leçons que nous fera Molière", 
il les enveloppera tellement bien 
de rire qu'elles n'auront d'effet 
que beaucoup plus tard, alors que 
les personnes qui se sentiront vi- 
sées pourront rire à loisir dé leur 
déconfiture. 

Donc, un spectacle à ne pas man- 
quer, les "Précieuses Rjdicules" de 
Molière, présentées le 18 novembre 
par la Société dramatique de l'Uni- 
versité, v-fean Lefebvre 



-^ 



♦ 



LE THÉÂTRE-CLUB 



de Montréal joue 

CINNA 

de Pierre Corneille 

à l' AUPIT ORIUM du GLERF COU FG 



rue Carling 

ATTENTION ETUDIANTS 

PRIX SPÉCIAUX EN MATINÉE ET EN SOIRÉE, 



$0.75 et $1.00 



Voyex : 



Jean Carrière 
Fac. des Arts 
CE 3 5386 ou 
CE 3-6095 



Uni jambiste, mois en forme . . . 



Ï*9L± 



PEDRO NOUS RESTE 



Grâce à une attaque au sol bien dirigée et à une défen- 
sfrf alerte, les Carabins ont déclassé leurs voisins universi- 
taires ou compte de 42-0 ou Parc Lansdowne lundi soir der- 
fa. C'était la partie annuelle entre Carleton et Ottawa 
^«ttonr en jeu le fameux "Pedro" — l'ours de peluche le 
plus célèbre de ce coté de l'Atlantique. 

La victoire permet au club de se hisser on première posi- 
tion sur un pied d'égalité arec le Collège d'Agriculture de 
Guelph qui a défait, samedi dernier, le Collège Militaire de 

Kingston. 



\jt vétéran Bill Mclntyrc qui ter- 
minait deuxième compteur de la 
Ugnt l'an dernier, a commencé U 
nouvelle saison de façon spectacu- 
laire alors qu'il a compté trois 
torchés. Il a' porté le ballon 14 
fols pour un grand total de 152 
rerges. 

Pierre Benoit, Glenn Robinson 
et le quart-arrière, Bill Hendy, ont 
compté les autres touchés tandis 
que Don Myles a botté un place- 
ment et deux convertis. Tony 
Malloy a complété le pointage avec 
an botté de 29 verges. 

Dès la deuxième fois qu'ils eu- 
rent le ballon, nos porte couleurs 
.ont avancé de 57 verges en trois 
essais pour compter leur premier 
tonché. Mclntire, semblant être 
arrêté par trois joueurs du Carle- 
ton, le réalisa après une course de 
$ verges. 

Un court botté du Carleton a 
favorisé le deuxième touché des 
Carabins après que Myles eut botté 
le placement. Mclntire fonça à 
travers la ligne adversaire pour 
compter son deuxième touché après 
une course de six verges.. 

Bill Hendy, qui jouait sa pre- 
mière partie pour l'Université d'Ot- 






tawa a ensuite réussi une passe de 
33 verges à Pierre Benoît pour le 
troisième touché. 

Mclntire a compté son troisième 
touché sur un plongeon de dix 
verges au troisième quart. Black- 
adder accumula d'importants gains 
pour aider Robinson à compter le 
cinquième touché. Bill Hendy vint 
compléter le pointage après une 
coursé de deux verges à l'extérieur. 

Nos porte-couleurs ont foncé 
dans la ligne désorganisée du Car- 
leton -pour un total de 405 verges 
au sol. Ils ont aussi réalisé des 
gains de 98 verges dans les airs. 
Le Carleton n'a réussi à amasser 
que 106 verges au sol et 41 verges 
dans les airs. L'Université a réussi 
22 premiers essais contre 10 pour 
Carleton. 

Les étudiants de Carleton ont 
décidé de racheter les faiblesses 
de leur équipe en arrachant la tête 
de Pedro le Panda après la pre- 
mière demie. Cependant les parti- 
sans des Carabins eurent vite fait 
de reprendre possession de leur 
trophée, emblème de la supréma- 
tie des Carabins sur l'équipe ad- 
versaire. 



T- 



— 




LA NON -INERTIE 
PRINCIPE DE FORCE 



par Pierre Lovergne 






* 






Aux nouveaux ... 

et aux ancien qui le sont aussi. 
Vous avez certainement été éton- 
nés par l'ampleur que prennent 
les activités sociales à l'Universi- 
té; ce n'est pas fini, ça commence. 
Parmi ces activités, on pourrait 
aussi entrer les programmes des 
sports intercollégiaux et interfa- 
cultés. 
'On remarque qu'à l'Université, 
l'assistance et même la participa- 
tion aux joutes sportives sont 
moindres que celles des danses et 
soirées récréatives, est-ce par né- 
gligence, paresse ou lâcheté* Je 
n'ose me prononcer à ce sujet. 

Une chose à remarquer, c'est 
qu'ici à l'Université, on n'ira pas 
vous chercher et pous prier pour 
participer comme on le faisait pro- 
bablement à l'école secondaire ou 
au collège classique où vous, étiez 
l'an dernier. L'organisation des 
sports est sur une trop grande é- 
chelle pour nous permettre de 
nous occuper des cas individuels. 
La participation reste donc libre 
et d'initiative personnelle. 

En quelques mots, je vous ex- 
plique l'organisation des sports à 
l'Université. D'abord, l'organisa- 
tion et la surveillance relèvent de 
l'Association Athlétique qui, à son 
tour, est avisée par le Conseil 
Athlétique qui, à son tour, est a vi- 
se par le Conseil Athlétique de 
l'Université. Ce Conseil se com- 
pose des membres suivants: 

Président: M. Denis Harbic; con- 
seillers: Rév. P. Marcel Duguay, 



o.m.i. et M. Fernand Landry; se- 
crétaire exécutif: M. Arthur Shee 
dy; modérateur: Rév. P. Médérick 
Monpetit. 

(Il se pourrait -qu'il y ait des chan- 
gements du Conseil ^d'ici peu}. 

Chaque faculté a ses représen- 
tants dans le* Conseil Athlétique 
des étudiants. C'est lui qui se char- 
ge de former les équipes des dif- 
férents sports pour la faculté et 
d'annoncer les différentes joutes, 
au moyen d'affiches. 

Il est .nécessaire ici de faire une 
distinction importante entre le 
programme- intercollégial et inter- 
faculté. Le premier s'adresse de 
façon plus particulière aux étu- 
diants les mieux doués en habile- 
tés physiques et sportives. Cepen- 
dant, tous sont éligibles et il est 
même recommandable que le plus 
grand nombre participe à l'élimi- 
nation. On forme ainsi des équipes 
organisées et entraînées par des 
instructeurs compétents qui nous 
représentent à l'extérieur dans les 
activités suivantes; football, ten- 
nis, piste et. pelouse, ballon-panier, 
ballàn-volant, badminton, ski et 
tation. Sont éligibles tous les étu- 
diants à plein temps, à condition 
qu'ils ne répètent pas une année 
et qu'jls n'aient jamais joué dans 
une équipe professionnelle aux 
sparts- où ils- doivent participer. 

Le deuxième programme intra- 
mural a pour but principal de per- 
mettre à un plus grand nombre 
d'étudiants de participer à des ac- 
tivités sportives et récréatives. Ce 



programme occasionne des ren- 
contres amicales entre facultés, et 
unit les membres des facultés el- 
les-mêmes. L'organisation relève 
des représentants de chaque facul- 
té avec l'aide d'un aviseur, le di- 
recteur athlétique M. Arthur 
Sheedy. 

Le succès du programme inter- 
f acuité s dépend entièrement du 
dévouement de l'organisateur, de 
la préparation ,des représentants 
des facultés et de ta participation 
et coopération dès membres des 
facultés. 

Tout étudiant qui paie la coti 
sation à V Association: Athlétique a 
le droit de participer aux activités 
du programme intramural. 

Cependant, les élèves qui font 
partie d'une équipe intercollégiale 
ne peuvent participer à_ce même 
sport au niveau interfaculté. 

"La Rotonde" vous fournit, 
chers nouveaux, les, renseigne- 
ments les plus complets pour la 
participation, soit de spectateur ou 
de 'membre actif dans tous les 
sports, sur le campus étudiant. 
Chaque étudiant se doit de parti 
ciper activement à l'aspect athlé- 
tique, au même niveau que les au- 
tres activités sociales. 

Nous espérons donc que vous 
ne vous laisserez pas entraîner par 
ee courant de nonchalance et de 
mollesse qui a trop souvent existé ■ 
depuis quelques années à l'égard 
des sports. 

Nous vous souhaitons donc une 
année, saine et pleine d'entrain. 



■ 



-. — i — 



DEMEURONS SPORTIFS 



PREVISIONS 

„ }t e ( Minto: un premier pas vers 
'«hletisnie à l'Université. Dès no- 
vembre les portes du Minto -seront 
ouvertes aux étudiants de I'Univer- 
«w. M. Arthur Sheedy, directeur 
athlétique et responsable de l'édi- 
tée verra à distribuer les heures 
d « Patinage libre et de pratique 
P°w les différentes équipes inter- 
lacultés et inter-collégiales. En 
* ut . quarante heures seront al- 
louées aux étudiants. 

La patinoire en- aucun temps ne 
* ra ouverte su -publie extérieur. 
j» T aura cependant des périodes 
réservées uniquement aux mem- 
WJj du Minto Skating Club. Aucun 
«udiant à moins d'être membre de 
J club, ne sera admis pendant ces 
tares, 

Le» locaux pour les sports sont 
Plutôt limité, à ^université, ft 

■Wrsjj donc démontrer un intérêt 
wuculier en la fréquentant en 
*»■ nombre pour que les auto- 



rités voient la nécessité de procu- 
rer d'autres locaux. Nous prions 
les étudiants qui profiteront de la 
patinoire de se plier aux règle- 
ments émis par l'Association -athlé- 
tique? Aussi nous sommes certains 
de la bonne conduite des étudiants 
en cet endroit: ' 



PISTE fT PELOUSE 

et 

TENNIS 

L'Université d'Ottawa sera l'hôte 
de la rencontre annuelle de piste 
et pelouse de la Conférence Ot- 
tawa-St-Laurent. 

Sous la direction de ses deux en- 
traîneurs, MM. Arthur Sheedy et 
Fernand Landry, notre équipe de 
piste et pelouse travaille d'arraché 
pied tous les soirs depuis le début 
de la semaine. D'après notre expé- 
rience de l'an dernier, nous aurons 
certainement Une équipe, digne de 
calibre universitaire. 

William (Bill) Donnely, Ray- 
mond. Nadon, André Soucy feront 
j encore partie de" notre équipe; on 
jsait que l'an dernier, ces athlètes 
ont fait des exploits dignes de mé- 
moire. Nous aurons en plus des re 
crues qui réservent des surprises. 

La rencontre aura lieu samedi, 
le 17 octobre à 2 heures p.m. au 
Laurentien High Schcol. Participe- 
ront: Carleton, MacDonald, R.M.C., 
C.M.R., S.P.W.C, Loyola. 

Nous invitons encore une fois 
tous ceux qui ont quelque abilité 
athlétique à venir se joindre à l'é- 
quipé pour les pratiques. 

Rendez-vous 147 Waller à 5 hres 
p.m. du lundi au vendredi inclusi- 
vement. 

• • * 



Cette', année, les étudiantes de 
toutes les facultés (excepté 
celles qui ne paient pas les 
frais athlétiques) auront l'occasion 
de participer a des sports organi- 
sés. Les intéressées pourront jouer 
an h»«lr»thflll r au yoll evbaU et au 
badminton tous les mercredis soirs, 
de 7 h. 30 à 10 h. 30, commençant 
le 7 octobre, au gymnase du Lisgar. 
Le succès de ce nouveau club 
athlétique dépend de votre parti- 
cipation. Si voua êtes intéressée à 
prendre part, appelez: 

Lucille Thomson 
SU 9-9797 
— "- Vida Knbilros 
PA 2-9948 



Le tournoi annuel de tennis in- 
tejccollégial aura lieu à Kingston le 
17 octobre prochain. 

On s'attend cette année à un 
franc succès dans ce domaine grâ- 
ce à l'instructeur Robert Pépin et 
à son équipe dont Ron. Landriault, 
François Daigneault, et Normand 
Larose font partie. On s'attend aj/s- 
si à ce que M. George House qui 
était l'an dernier, le meilleur 
joueur de l'équipe de l'Université 
Carleton, maintenant de notre cô- 
té, (tonné un coup d'épaule consi- 
dérable à notre équipe. 

A tous ceux qui désirent parti- 
ciper à ce tournoi, l'élimination se 
fera vendredi le 2 octobre au Ri- 
deau Tennis. On n'acceptera pas de 
candidats après le 3Q, septembre 
LPour de plus amples renseigne 
ments, s'adresser à Français Dai- 
gneault, CE 4-0483. 




. . 



La Reine 



C'est la reine du 'campus', et, vous 
l'avez deviné . . . elle raffole du goût vif 
" et IrOld du CJéca-Cola. triléeai^que,^ 
n'importe quand, partout, Coke est le 
vrai rafraîchissement. Nous ne voulons 
pas dire que Cola-Cola est le secret de 
son succès . . . mais il y contribue l , ' MW '*"" f 




.4L 



SOYEZ BIEN RAFRAÎCHI . . . PRENEZ UN COKE ! 

DITES "COKE" OU "COCA-COLA"— LES DEUX MASQUES IDENTIFIENT. 
LE MEME SSEUVAGE PÉTILLANT- U PSODLHT DE COCA-COLA LTÉE. 



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LA ROTONDE 



Ce 1er octobre lo^ 







JOURNÉE-RENCONTRE . . . 



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• ■ 














* 




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- 




■ 


• 







AU LAC MEACH 

par Mireille Arsenault 

*%a Fédé, disait M. André Ouellet, président de la Fédé, peut se 
comparer il un chien à qui son maître offre de la nourriture. Si le 
chien n'est qu'un petit chien, il s'amusera à lui offrir puis à lui refuser 
cette nourriture, mais si le chien est un gros bouledogue, agira t il de 
même? 11 est donc indispensable que la Fédération des Étudiants de- 
vienne plus forte afin d'obtenir ce qu'elle veut. Et c'est par notre 
mot d'ordre: UNITE que nous réaliserons cette force". 

dianis. Il s'ensuit donc que tous les 
étudiants doivent y participer d'u- 
ne façon. .active soit en écrivant des 
textes, soit en les jouant. 

M. Blanke succède à M. de Lar- 
rinaga comme directeur du Ciné- 
-CUib. Le nouveau directeur précisa 
que cette année, un film sera pré- 
senté au Little Elgin à tous les 3 
dimanches, soit 9 films en tout. La 
plupart de ces films sont des films 
primés a'ux différents festivals eu- 
ropéens. 

Wally Viner a décidé de re- 
donner aux débats anglais leur vi- 
gueur première. Des débats inter- 
universitaires seront organisés en- 
tre St. Pats, Carleton, McMaster. 
Les étudiants de l'Université d'Ot- 
tawa faisant partie de cette orga- 
nisation pourront prendre part aux 
tournois universitaires américains. 






"CeJ espriixentbeusiaste anima la 
réunion de tous les étudiants res- 
ponsables de la Fédé, au lac Meach 
le 20 septembre dernier. Les direc- 
teurs de chacun des comités firent 
connaître leurs projets pour l'an- 
née académique qui commence. 

La Commission des 
Affaires Extérieures 

■VJ.-C . Coutu, président de Pax Ro- 
mana. et l'hôte de cette journée 
présenta le premier, les grandes 
lignes de son programme. Pax Ro- 
mana est, comme chacun le sait, 
un mouvement catholique interna- 
tional dont le but est de répandre 
la pensée chrétienne. On se rap- 
pelle du succès de la Montée St- 
Benoît de l'année dernière. Cette 
année ou plus exactement le 3 et 4 
octobre prochain, Pax Romana or- 
ganisera une nouvelle montée. Cel- 
le-ci sera précédée d'une conféren- 
ce du Père Pruche sur le thème de 
cette année: L'Amour. La confé- 
rence aura lieu le 1er octobre. 

L'EUM, organisation qui a pour 
but de procurer de l'aide aux étu- 
diants étrangers et à l'étranger et 
sur notre campus, demanda par 
l'entremise de son président Peter 
Tànguay que les étudiants travail- 
lent avec et pour les étudiants. Ce 
comité pourra ainsi envoyer un 
étudiant canadien, soit en Asie ou 
en Afrique. 

Bruce McKinnon, souligna l'im- 
portance de FNEUC. "Nous avons 
pu et nous pourrons encore, avec 
l'appui de tous les étudiants, ap- 
procher le Premier ministre et son 
cabinet afin d'obtenir des faveurs, 
organiser des voyages en Europe 
spécialement pour les étudiants 
ainsi que certains concours natio- 
naux. 



Affaires artistiques 



Les affaires artistiques, dirigées 
par Gaston Meloche, sont à l'hon- 
neur cette année. Mlle Lise Roy, 
du Collège Bruyère, s'occupe de 
Radio-Etudiante. Cette émission ra- 
diophonique hebdomadaire de 15 
minutes passe sur les ondes de 
CKCH le samedi à 6.30 p.m. 

Radio Etudiante cherche à inté- 
?r, informer et divertir les étu- 



CAEUC l'an dernier a rencontré 
plus d'une difficulté. Richard Gau- 
dreault croit qu'avec de la diplo- 
matie et de la persévérance, 
CAEUC pourra organiser au moins 
2 expositions d'oeuvres d'art. Des 
conférenciers seront invités t ren- 
seigner les étudiants. 



LA LITURGIE A 
L'UNIVERSITE 

Bien avant J. Cocteau et Bau- 
delaire, l'Eglise pénétrait au 
coeur même de la pensée hu- 
maine au moyen du symbolis- 
me — et n'a pas cessé de le 
faire aujourd'hui. 

Dans une de ses dernières En- 
cycliques, "De musica sacra et 
sacra liturgia", de septembre 
1958, le Pape Pie XII de véné- 
rée mémoire, insiste beaucoup 
sur le besoin actuel d'une par- 
ticipation plus grande à la vie 
de l'Eglise par la liturgie. 

Saviez vous qu'il existait, à la" 
Faculté des Arts, un mouvement 
se proposant précisément de 
coopérer au culte rendu à Dieu» 
par une intensification et une 
meilleure compréhension de la 
liturgie de l'Eglise? 

Composé de . cinq professeurs 
laïcs, le groupe, avec l'encoura- 
gement du R.P. Baby, organise 
des messes chantées afin de ren- 
dre à Dieu, par ses saints, la 
gloire à laquelle nous participe- 
rons; il vous invite aussi à des 
messes d'un caractère spécial, 
le mercredi midi, où le propre 
est lu par tous, et où sont exé- 
cutés certains gestes liturgiques, 
inconnus aujourd'hui mais d'ori» 
gine ancienne. 

Un cercle consacré à la com- 
préhension plus pleine de la li- 
"*> turgie sera formé prochaine- 
ment. Si vous êtes intéressé à 
ce groupe ou si vous voulez ai- 
der d'une façon ou d'une autre 
à embellir le service de Dieu à 
la Faculté des Arts — par le 
chaat ( -le service des messes, la 
décoration de l'autel ou la fa- 
brication d'affiches, veuillez en 
parler au R\ P. Raby ou à l'un 
des professeurs du groupe:,. 

.MM Léo Stock et Brian Ro- 
binson, (Anglais); MM. Charles 
Visgak et Baudoin Allard, (Phi- 
losophie); M. Robert Peters*. 

* Le Dr. Peters, récemment ar- 
rivé d'Oxford, s'est spécialisé 
dans l'étude de l'histoire de l'E- 
glise et de la liturgie. 




Publication 

Le comité du Yearbook demande 
la collaboration de toutes les Fa- 
cultés. Ce comité pense réduire le 
prix du* Yearbook de $5.00 à $4.00. 

Commission des organisations 
à sociales 

On a été à même de juger la 
valeur des réalisations de ce co- 
mité en participant à l'Eté de la 
Saint-Martin. 

Le Carnaval d'hiver, la Distribu- 
tion des diplômes et le bal de gra- 
duation feront partie, cette année, 
de la vie sociale des étudiants de 
l'Université d'Ottawa. 

Cet esprit de solidarité et de 
bonne entente qui animait la réu- 
nion au lac Meach, la Fédé veut 
le faire régner parmi ses étudiants. 
Mais, comme disait Bill Boss: 
"Nous VOUS'aiderons mais nous ne 
pouvons pas faire tout le travail 
que vous seuls, étudiants de l'Uni- 
versité d'Ottawa, pouvez accom- 
plir". 



(•Mita 4« la poje 1) 

du quartier-général, l'E.U.M.C. 
lutte contre la pauvreté, les fléaux, 
l'ignorance et le cas désespéré d'é- 
tudiants au Moyen-Orient et en 
Afrique. 

Depuis 1945, les étudiants cana- 
diens ont dépensé $130,000 pour 
venir en aide à leurs collègues. Le 
Canada a aussi reçu 700 étudiants 
hongrois et octroyé 120 bourses 
d'études pour une valeur de 
*100,000. 



DANSE A LA 
MEDECINE 



C'est jeudi soir dernier que la 
faculté de Médecine tenait sa dan- 
se annuelle d'initiation, à l'Assem- 
bly Hall du parc Lansdowne. 

Plusieurs centaines d'étudiants 
s'y sont rendus pour ensuite pro- 
clamer l'événement comme étant 
le plus réussi depuis nombre d'an- 
nées. Les navots de la faculté du- 
rent souffrir leur c h e m iga-à l' a n 



Chaque année, quarante étu- 
diants et professeurs participent à 
des Séminars qui ont lieu en Fran- 
ce, Allemagne, Indes, Japon et 
Ghana. L'été dernier, le Séminar 
avait lieu aux Indes Occidentales. 

La Corne au Trésor sera sur no- 
tre campus en novembre — une 
occasion merveilleuse > d'aider 
l'EUM. Auxjiollaborateurs en puis- 
sance, s'adresser à Peter Tanguay, 
CE 4-5141 ou Fred -Cogan, SH 
9-6441. 



vers toute la soirée — mais c'était 
selon la tradition. 

Parole célèbre qui fut relevée 
et qui restera dans les annales de 
la faculté de Médecine pour les 
siècles à venir: "Vous n'êtes que 
des amateurs". Ce sont les mots 
d'un étudiant anonyme pour le 
moment, qui ayant insurgité une 
bière en l'espace de cinq secondes, 
apostrophait ses confrères auxquels 
il en avait fallu dix et douze pour 
réussir l'exploit. 



L'Abto Pierre, l'infatigable apôtre des 
déshérités, dont les Editions de l'Homme 
de Montréal viennent de publier un livre 
intitulé: "L'Abbé Pierre parle aux Ca- 
nadiens". L'auteur raconte lo petite his- 
toire de son oeuvre devenue mondiale, il 
résume sa doctrine et termine par un 
appel lancé à la jeunesse heureuse du 
monde entier. (Photo Radio -Canada.) 

Vient de paraître: 

L'ABBE PIERRE 

PARLE AUX CANADIENS 

L'abbé Pierre qu'on a appelé un 
prophète moderne, est certaine- 
ment ' un "personnage essentiel de 
cette génération. Peu d'hommes 
ont produit un tel choc psychologi- 
que dans les milieux les plus di- 
vers. 

Au Canada, ses visites ont laissé 
une impression profonde. De son 
côté," l'abbé Pierre a choisi le 
Canada comme siège social de sa 
Fondation Mondiale contre la Faim 
et la Misère, dont le secrétariat a 
été établi récemment à Montréal. 

Fait également inattendu, Les 
Editions de l'Homme, maison cana- 
dienne, publient des textes inédits 
de l'abbé Pierre dans un livre des- 
tiné au public canadien et qui, pré- 
cisément, a pour titre: "L'Abbé 
Pierre parle aux Canadiens.'' 

Il s'agit d'un livre de. 164 pages, 
fort bien présenté, orné de 7 pho- 
tos hors-texte et qui pourtant sera 
offert à un prix populaire. 

Dans cet ouvrage, l'apôtre des 
sans-logis raconté avec une grande 



Presse 
universitaire 
canadienne 

Dans son premier numéro L 
Quartier Latin, qui «ra p«JÙ 
deux fois par semaine cette annéT 
propose aux autorités de PUnW 
site de Montréal de prendre pJ 
tion carrément et d'accepter? 
part qui lui revient des militai! 
que réserve le gouvernement fJÏ 
rai aux Universités du Québec L* 
journal des étudiants de l'Unive* 
site de Montréal écrit: "Si i e ni- 
veau cabinet laissait traîner S 
faire sans chercher activement une 
solution, mieux vaudrait bousculer 
volontairement les événement» 
provoquer une crise, faire éclater 
ouvertement le différend que a. 
périr en silence." 

XXX 

Le McGill Daily qui publie du 
fois par semaine pendant l'année 
académique a présenté une édition 
de seize pages pour le premier na- 
méro de l'année. Cette année le 
Daily en collaboration avec de 
nombreux journalistes de la Mé- 
tropole, organise un cours de jour- 
nallsme (non-officiel) pour les étu- 
diants intéressés à connaître le 
rouage d'un journal et du journa 
lisme en général. 



-rr- 



simplicité et parfois avec humour 
l'histoire bouleversante de son 
oeuvre devenue mondiale. Il résu- 
me en quelques chapitres son mes- 
sage d'amour, qui a su enthousias- 
mer les foules dans plus de 30 
pays. En conclusion, il lance un 
appej à "la jeunesse heureuse du 
monde entier" qu'il véùf mobiliser 
dans une vaste armée de paix qui 
ferait "la seule guerre totalement 
juste: la guerre à la misère." 

Le lancement de ce livre unique, 
qui est déjà en vente dans tout le 
Canada, constitue un événement 
important. Il nous permet; de sup- 
poser que les jeunes "Editions de 
l'Homme",, dirigées par M. Jacques 
Hébert, ne nous ménageront pas 
des surprises intéressantes puis- 
qu'elles se proposant de publier un 
livre par mois. 



f 



:, 



DOUBLEZ VOS 
CHANCES DE SUCCÈS 




En plus de poursuivre vos études universitaires, développez vos qualités - 
de chef, acquérez^de nouvelles connaissances techniques et 
bénéficiez d'une aide financière en vous ehrôlant sous le régime du 
Programme d'instruction interarmes pour la formation d'officiers. des 
forces régulières; 'ROTI' . Voici ce que vous offre ce programme: 



allocation pour le vivre et le couvert, 

les livres et les- instruments. 



i cours universitaire aux frais du 
ministère de la, Défense nationale, 

i solde mensuelle, ., • soins médicaujÇ et dentaires gratuits. 

■i't une caiiière*dans l'Armée canadienne. 



P ' 



Ainsi, au terme de vos études, vous aurez non seulement la profession de 
votre choix, mais aussi un brevet d'officier de car rière dans, l' Armée 
canadienne avec to^it !«• prestige et les avantages que cela comporte. 



IL RESTE ENCORE QUELQUES PLACES DISPONIBLES DANS LE 
CONTINGENT DU ROTP RÉSERVÉ À L'ARMÉE. 

Si vous tenez à doubler vos chances- de succès, renseignez-vous sur les 
«vantais de ce programme. Pour de plus amples renseignements, adressez-vou» 
à l'officier auxiliaire de l'Armée de votre université. 



Capt. W. M. Jessop 




Université d'Ottawa - CE 6-7623* 
« — : 










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X de funestes libertés, la 
rtine raison préfère des 
chaînons salutaires. 





"««i râcr 



"Etouffer l'opinion des ci- 
toyens, la réduire au si- 
lence forcé est, aux yeux 
de tout chrétien, un atten- 
tat au droit naturel de 
l'homme, une violation de 
l'ordre du monde tel que 
Dieu l'a établi." 

Pie xn 



Vol. XXVIM, No 3 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Le 15 octobre 1959 



Résultats du Congrès FNEUC 






SEMINAR GEANT ? 



Le projet confié à l'Université de 
Toronto - Ottawa seconde la 
résolution. 

'L'Université de Toronto s'est vu confier par l'assemblée 
générale de la FNEUC les travaux d'approches de ce qui deviendra 
sans doute la plus grande entreprise jamais tentée par les étu- 
diants canadiens. 

. 

A la suite d'un long débat et d'un long exposé de Waher 
Mcl.ean, président des étudiants de l'Université de Toronto, la 
FNEUC s'est prononcée en faveur de la tenue à tous les trois ans 
d'un séminar géant sur des questions d'intérêt national. 



Le projet, mis de l'avant par 
TorQnto et ^Secondé par Ottawa, 
prévoit la participation d'au moins 
mule étudiants à ce ralliement 
national et la présence de comi-* 
tés intellectuels internationaux 
qui seront appelés à présenter 
leur étude personnelle du sujet et 
à orienter ( les discussions. Le 
budget approximatif d'une telle 
entreprise se chiffre aux envi- 
rons de $100,000. 

Dans son discours deprésenta- 
tion du projet. McLeari a souli- 
gné que les réalisations actuelles 
de la FNEÙÇ, bien que valables, 
ne sont pas d'une envergure suf- 
fisante pour justifier l'existence 
de la Fédération. Un tel projet 
aura des répercussions heureuses 
non seulement sur la classé étu- 
diante mais sur le Canada tout 
entier. Il a fait remarquer que le 
projet est en complet accord avec 
les buts de la FNEUC de promou- 
voir une meilleure entente entre 
les étudiants canadiens et une plus 
grande coopération entre toutes 
les universités du Canada. 

Au nom des étudiants de l'Uni- 
versité d'Ottawa, André Ouellet 
leur président a dit: "Même si ce 
projet semble gigantesque, la 
FNEUC a maintenant la force pour 
entreprendre une telle affaire. 
L'assemblée nationale des étu- 
diants aura de bons effets pour 
les étudiants, la FNEUC et le 
Canada." 

Ce n'est pas sans opposition 
eependant que ce projet fut ac- 
cepté. Peler Vita, président du 
Sir George Williams, s'est -violem- 
ment opposé à la tenue d'une telle 
assemblée parce qu'elle implique 
une dépense de quelque $100,000. 
"Il est illogique,, at-il dit, de réu- 
nir une telle somme et de Ja dé 
enser pour ce projet alors que 
nous demandons des bourses 
accrues." 

Finalement, vingt-deux des 32 
membres de l'assemblée ont voté 
en faveur d'une proposition de 
McGill permettant à Toronto dej 
commencer des démarches pour 
m *Ure sur pieds son projet. Neuf 
S Ç sont abstenus et seul Sir George 
s'est opposé. 



XXI il congrès de la FNEUC donne 
à Toronto le pouvoir d'étudier, 
en collaboration avec l'exécutif 
national, la possibilité de réaliser 
une assemblée nationale d'étu' 
diants telle que décrite dans le 
projet de Toronto; et que la dé- 
cision finale soit prise par une 



OTTAWA PROPOSE 

L'Université d'Ottawa ai 
mis de l'avant un projet de 
nature à réaliser une meilleure 
entente entre les étudiants de 
toutes les régions du Canada. 

Cette proposition, qne le 
congrès a approuvée à l'una- 
nimité, donne une nouvelle 
orientation au Département 
des voyages de la FNEUC. 
Jusqu'ici ce service s'occu- 
pait principalement des voya- 
ges d'étudiants à l'étranger. 
La proposition d'Ottawa telle 
qu'adoptée par les trente-trois 
universités prévoit un échan- 
ge de délégations entre toutes 
les régions du Canada. 

Chaque région recevra des 
délégations de deux autres 
parties du pays et enverra un 
groupe visiter une autre ré- 
gion. Tous les étudiants qui 
sont intéressés à participer à 
ces échanges feront appel au 
département des voyages 
FNEUC qui verra à organiser 
le programme d'échange en 
collaboration avec les comités 
régionaux. 




André Ouellet odreuant lo parole au Co»free de lo FNEUC à Soskotoon. 
A l'arrière, Fred Cogan et Bruce McKinnon. 






m e suit: "Il est résolu que le 



majorité des 2/3 de l'exécutif, na-. 
tional." 

Quant au financement du projet, 
McLearv a expliqué que le chiffre 
de. $100,000. représentait environ 
$904)0 par délégué. Il prévoit que 
les fonds seront réunis chez les 
étudiants, les industries, les mai- 
les fondations fit 
le Conseil des Arts du Canada. 



JACQUES GERIN 
nouveau président 

Cest dans un enthousiasme général qne le» quelque cent 
délégués de trente-trois conseils étudiants canadiens ont acclamé 
leur nouveau président, Jacques Gérin (Poly IV) de l'Université 
de Montréal. 

Dans son premier discours comme président national de la 
FNEUC, Gérin a fait un éloquent appel à l'union de tons les 
étudiants canadiens dans la poursuite dé leur bien commun. "La 
FNEUC a maintenant une maturité qui lui permet de faire en- 
tendre la voix commune de tous les étudiants." 

S'exprimant en anglais et en français, Gérin a souligné qne le 
premier problème en importance est celui de l'éducation. "Nous 
nous devons d'obtenir l'accessibilité à l'éducation supérieure pour 
tons les étudiants et pour tous les étudiants éventuels.'* 

Il a terminé son énergique appel en disant: "Pensons comme 
des canadiens et agissons comme des canadiens." 

Gérin fut présenté par Petre Meekisson, président des étu- 
diants de l'I .'lie II fut élu par acclamation. Jusqu'à maintenant, 
Gérin occupait le poste de vice-président aux affaires intérieures 
de l'AGEUM. 

HEENAN AUX AFFAIRES INTERNATIONALES 

Roy Heenan, ancien président des étudiants de McGill, occu- 
pera le second poste en importance à la FNEUC. Sur une pro- 
position de Laval, Heenan, (Law III) fut élu au poste de vice- 
président aux affaires internationales. Ce poste ne lui fut pas 
contesté. La longue expérience de Heenan dans la Fédérrtior» 
son habitude des congrès internationaux d'étudiants et ses jualités 
personnelles en faisaient un choix logique à ce poste. 

AUTRES POSTES 



Les étudiants 

russes 
proposent . . , 



Tandis que le président des étu- 
diants algériens se voyait refuser 
l'entrée du Canada, Igor Biriukov, 
vice-président national des étu- 
diants russes venait directement 
de Moscou à Saskatoon pour as- 
sister au XXIIIe congrès annuel 
de la FNEUC. 

Dans son allocution à la commis- 
sion des affaires internationales, 
Biriukov s'est dit très fier d'avoir 
été invité par les étudiants cana- 
diens et a transmis les meilleurs 
souhaits des étudiants russes. 

11 s'est déclaré inquiet du man- 
que de relations entre les étudiants 
des deux pays et a fait un appel 
à une meilleure compréhension 
entre les deux groupes. C'est le 
voeu le plus cher de l'Union des 
étudiants russes de développer 
des relations plus amicales et plus 
solides avec les étudiants de tous 
les pays. 






• l 



Plan" d'échange . 

Lors de la session subséquente 
de la Commission des affaires in- 
ternationales, Biriukov a proposé 
un plan d'échange d'étudiants com- 
me le meilleur moyen d'établir une 
réelle amitié entre la jeunesse des 
deux pays. L'Union des étudiants 
russes est prête à recevoir chaque 
année une délégation d'universi- 
taires canadiens, mais, a/f-il ajouté, 
le programme que je propose doit 
se faire sur une base de récipro- 
cité. _* 

Le plan proposé par Biriukov 
comprend un simple échange de 
délégations étudiantes et en plus 
une rencontre x entre les "leaders" 
étudiants d'URSS et du Canada. 

Par son Bureau International de 
Tourisme pour la Jeunesse, la Rus* 
sie serait prête à recevoir autant 
d'étudiants canadiens que la FN- 
EUC désirerait envoyer. 

En terminant, le délégué russe 
a dit "Ceci est une marque non- 
équivoque de notre profond désir 
de développer des relations ami- 
eales entre nos deux pays et ce 
programme d'échange a pour but 
d'accélérer la réalisation de cet 
idéal." Nous attendons mainte- 
nant Votre proposition." 

Dans un vote quasi-unanime, la 
FNEUC a adopté la résolution 
suivante dans le but de réaliser le 
plus rapidement possible cet échan- 
ge étudiant. Proposé Dalhousie/ 
secondé Western: "Il est résolu 
que l'exécutif national continue 
les négociations avec le Conseil 
dep étudiants d'URSS pour, en 
venfr à un accord sur un échange 
de visites étudiantes en 1960; que 



% . 



Russ Brinks d'UBC fut élu vice-président aux affaires ni:, 
tionales. Il occupait déjà ce poste cette année. 

Les présidents régionaux élus sont: pour l'Atlantique, James lla FNEUC entreprenno.de trouver 
Ross d'UNB, pour le Québec, Pierre Desrosiers de Laval, pouri} es f»nances_pour un échange avec 
l'Ontario, Dcnnis HalliweU de Western et pour l'Ouest, Bruce £ e ^S&SS^tOS&R 
Rawson de Saskatchewan. 



• 



doute 



L'exécutif q 
te l'un des pi 



ue la FNEUC s'est- choisi cette année est sans 



plus puissants qu'elle ait eu. 



que l'exécutif national soit le bu- 
reau de sélection; que le nombre 
du, parttoinants sait, établi par 



l'exécutif national." 



••x 



J 






Ne manquez pas ... 

• REPORTAGE SOCIÉTÉ DRAMATIQUE, page 4 

• CONGRÈS NATIONAL DE LA FNEUC, pages 1 et 6 

• REPORTAGE SUR PAX ROMANA, page 3 



DERNIÈRE HEURE : On annonce que le vice-président 
national des étudiants russes, M. Igor Biriukov, sera à 
Ottawa ce soir pour une conférence de presse. M. Bi- 
riukov sera accueilli par les Conseils étudiants de l'Uni- 
versité d'Ottawa et de l'Université Carleton. 



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LA ROTONDE 



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611, me Cumberlond 



Téléphone: CE 3-6095 






La RoTONoe 






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JOURNAL FRANÇAIS DES ETUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Membre de la Presse universitaire canadienne 
Tirage minimum: 2,000 c opi es . 



Directeur .*,... *. Paul LaRoche. 

Rédacteur-en-chef Jean Carrière, 

Chef des nouvelles ,._ | Michel Coté. 

Reportages Gérard Gravelle, Lise Roy. 

Page artistique Gérard Gravelle. 

Page sportive Pierre Lavergne, Jean Campeau, André Leduc. 

Chroniqueurs André Jodoin, Jacques Brunet, Robert Brault. 

Correction d'épreuves .." Jacques Brunet, Lise Roy. 

Gérant des annonces Jean-Claude Giguère. 



Autorisé comme envoi postal de deuxième closse, ministère des Postes, 

Ottawa. 



Chronique politique 



SOLIDÀIRETRE L'UCF 



L 



Lorsque, il y a quelque temps, le gouvernement fédéral 
décidoit de participer à un programme de distribution de bour- 
ses d'étude pour des échanges dans le cadre des pays du Com- 
monweolth, La Rotonde s'est réjoui. Les étudiants canadiens 
auraient dorénavant l'occasion d'obtenir de l'aide financière 
pour entreprendre des voyages d'étude et fréquenter des uni- 
versités telles que Cambridge, Oxford et. Melbourne. Et La 
Rotonde a applaudi à la chance qu'auraient les étudiants des 
autres pays du Commonwealth de découvrir, à l'instar ' de 
Cartier, le Canada. m 

Mats La Rotonde s'est soudain rendu compte qu'un grand 
nombre d'étudiants canadiens, surtout ceux de langue française, 
regardaient non pas vers Cambridge ou Oxford, mais plutôt en 
direction de La Sorbonne, de Montpellier et de l'Université de Lille 

pour parfaire leurs connaissances humanistes et scientifiques. Et ***** l'accomplissement du vieux 
pour ces gens, pas de système d'échange, pas de bourses, pas de rêve de la "France de Dunkerque 
Sorbonne! Et pour les étudiants de langue française de beaucoup a Tamanrasset". Mais de Gaulle 
de pays, pas de découverte du Canada! P semble ^ ncher pour la tr0,sieme 

Or voici que pour rappeler à ces messieurs de la chambre 
verte les obligations qu'ils ont à l'égard des étudiants de langue 
française, le Conseil national de l'Union culturelle française du 
Canada, réuni en session le 3 octobre dernier "à l'Université de 
Montréal, adoptait une résolution qui se lit comme suit: 



Le monde 
à l'envers 

(par Robert Brault) 

L'éclat de la visite de M. 
Kroushtchev aux Etats-Unis a 
quelque peu fait oublier l'impor- 
tance d'un autre événement très 
récent. C'çst l'annonce par le Gé- 
néral de Gaulle que l'Algérie aura 
enfin droit à l'autodétermination. 
Ce changement de politique mar- 
que un tournant très important 
pour la France. La question d'Aï 
gérie réglée, ce sera la fin des 
guerres coloniales ( Madagascar, 
Indochine, Maroc, Tunisie) où la 
France a perdu ses richesses, sa 
jeunesse et son prestige. 

La paix devra cependant revenir 
en Algérie avant que cette consul- 
tation populaire puisse se faire. 
Et encore faudra-t il laisser un peu 
de temps pour que les esprits se 
refroidissent. Le" Général veut, 
semble t-il, éviter l'erreur qu'il fit 
l'année dernière en tenant des 
élections en pleine guerre civile, 
alors que les gens étaient parqués 
dans des camions militaires ame- 
nés aux bureaux de votation et in- 
timidés à voter de la "bonne fa- 
çon". C'est pourquoi il exige que 
quatre années tout au plus, de- 
vront i'écouler entre le rétablisse- 
ment effectif de la paix et le plé- 
biscite. Les Algériens auront à 
choisir entre trois solutions : la 
sécession, l'intégration complète 
avec la France, ou l'autonomie 
avec des contacts étroits avec la 
Métropole. 



SORTONS LES 



Le 15 c^tob rejg^ I[ u ijo ctobw 1959 



IA ROTONDE 



ÉTUDIANTS 
DES TAUDIS! 



La question du logement pour les étudiants venant de 



Le Président de la République 
voit dans la première de ces alter- 
natives un désastre pour l'Algérie. 
La pauvreté, le chaos politique et 
la dictature communiste (c'est à 
discuter) seraient alors le partage 
des. Algériens. La secondé vef- 



l'extérieur se pose ovec une telle acuité, qu'il est bon, sinon 
nécessaire, d'en reparler même un mois après le début des 
cours. 

C'est un fait que la majorité des maisons sises Qutour 
de l'Université sont de vieux édifices; c'est dommage, mais 
ij faut bjen l'accepter. Mais ce qui est inacceptable, c'est le 
prix que ces gens exigent pour la location des chambres. On 
charge des montants exhorbitants pour ce qui est trop souvent 
un petit trou où la propreté ne règne pas toujours en maître 
Et comme la plupart des étudiants sont obligés (forcément) de 
demeurer le plus près possible du campus, faut bien qu'ils se 
contentent (?) d'y habiter. En somme, c'est une exploitation de 
l'étudiant par des gens quifdans le fond, s'en foutent; du 
moment que la chambre est louée, la balance leur importe 
peu. 



1) 



solution qui est de beaucoup la 
plus réaliste. Elle mettrait l'Al- 
gérie sur le même pied que les 
autres Républiques de la Commu- 
nauté française. Les intérêts éco- 
nomiques de la France seraient 
sauvegardés, la population d'ori- 
►nseil -national de I UCr (Canada) applaudit a gine française en sécurité tandis 



> 






la décision prise lors de la récente conférence des pays 
du Commonwealth sur l'éducation, d'établir un système 
de bourses d'étude permett a nt rechange d'étudiants 
entre universités canadiennes et universités des autres 
pays du Commonwealth; 

2) regrette cependont que le gouvernement canadien n'ait 
songé en aucune façon, dans le cadre d'une pareille 
initiative, à l'élément français du Canada et aux autres 

, pays de langue française; 

3) demande avec insistance aux autorités du gouverne- 
ment fédéral de corriger d'urgence cette lacune en 

' ouvrant selon la même formule, des crédits analogues 
pour l'octroi de bourses annuelles en faveur, d'une 
part des étudiants des divers pays et territoires de lan- 
gue française qui viendraient dans nos universités, et 
d'autre part, des étudiants canadiens-français qui 
iraient faire des stages dans les divers pays franco- 
phones. - * 

Le soussigné, La Rotonde, et nous le croyons, tous les étudiants 
.de langue française au pays applaudissent, regrettent et demandent; 
et La Rotonde répond au (Jésir de l'UCF que la presse canadienne- 
française appuie cette démarche, en témoignant de sa solidarité à 
l'égard de l'UCF en ce qui concerne la résolution mentionnée. 



Prenons pour exemple la fin de 
semaine de l'initiation. -Combien 

J entends déjà 1 argument classique: Mais cest une entente lde fois lors de la danse, combien 
entre pays appartenant à un groupe reconnu; que viennent faire 
les universités de langue française des pays étrangers dans une 
entente privée qui ne concerne que les pays du Commonwealth?" 

Argument peu valable, mais que j'ai déjà entendu et que 
j'ente ndr ai s ans doute de nouveau; c'est pourquoi je me plairai à 
fe réfuter tout de suite. 

Le fait français existe au Canada — c'est vieilli mais 
ce n'en est que plus vrai! Les quelques 4,500,000 canadiens- 
français au pays demeurent intimement liés à la culture latine 
d'outre-mer, tout comme les canadiens d'origine britannique 
ressentent l'attrait de la culture anglo-saxonne; c'est normal. 
Deux cultures en une nation, c'est aussi vrai que trois personnes 
en Dieu — tous le reconnaissent. Ces deux cultures, c'est aussi 
un fait reconnu, se valent et méritent chances égoles. Il 



s'ensuit, et c'est aussi logique que le plus parfait syllogisme 
aristotélicien, que les étudiants canadiens d'expression fran- 
çaise ont droit aux mêmes privilèges quant à l'essor de leur 
culture, que ceux qui sont accordés à leurs compatriotes anglo- 
phones. 

Par co n ^ ctruentr-te gouverne ment t i n to ute H onnêteté, a" te 



devojr de veiller sur l'essor de la culture française au Canada dans 
la même mesure ou iTle fait ©n ce qui concerne la culture anglo- 
saxonne; en l'occurence, il a le devoir, s'il participe à un système 
de distribution de bourses d'étude qui favorise l'élément anglais 
de la population, d'en faire autant pour l'élément français du pays; 
ou tout au moins de proposer un système semblable aux autres 
pays de langues-française. 

Nous espérons, comme le fait l'UCF, que la presse canadienne 
française, et en particulier la presse étudiante appuiera pleinement 
la résolution de l'UCF. 

i. , ' • 

. - Jean Carrière. 



que les Algériens auraient droit au 
gouvernement autonome .tout en 
jouissant des avantages matériels 
et spirituels que peut leur ap- 
porter la France. 

(suite à la page V 



LETTRE AU DIRECTEUR 

Directeur de "La Rotonde", 

611 Cumberland, 

Ottawa. 

Cher monsieur, 

On se pose souvent la question: 
:: L'Université d'Ottawa est-elle 
vraiment bilingue?" S'il - fallait, 
pour répondre, ' s'en tenir unique- 
ment aux activités sociales, nous 
serions portés à croire qu'elle ne 
l'est pas. 



de fois Jprs de la soirée de la fa- 
culté de Philosophie à l'Ecole 
Technique a-t-on employé le fran- 
çais ? A la danse, le maitre de 
cérémonies, (qui, je le sais, parle 
très bien les deux langues), an- 
nonça brièvement en français la 
loterie des Sciences Politiques. A 
la soirée de Philosophie, lorsqu'un 
initié demanda au dirigeant de 
parler les deux langues, ce dernier 
répondit qu'il ne parlait pas fran- 
çais. 



N'est-ce pas une honte que, dans 
une Université à grande majorité 
française, les organisateurs de ces 
deux activités n'aient pas employé 
plus de français? Car, enfin, sH 
nous, Canadiens-français, ne par- 
lons pas notre propre langue, qui 
doit la parler? 



Je ne voudrais* pas, par contre, 
que le français soit employé au 
détriment de l'anglais. Car si on 
avait employé uniquement le 
français, j'aurais écrit une lettre 
critiquant l'emploi exclusif du 
français. • 

Votre bien dévoué, 



Pierre Raymond, 
Se. Politiques. 

N.D.L.R.- Nous sommes 
d 'accord avec vous. 



bien 



Ce qui est encore déplorable, mais compréhensible d'une 
certaine façon, c'est que "l'Université n'a absolument aucun 
contrôle sur cet état de choses. Alors, à quand une résidence 
d'étudiants? Nous comprenons que dans l'immense et dis- 
pendieux projet d'expansion que l'Université est en voie d'exé- 
cuter, elle ne puisse pas tout faire en même temps. Mais remé- 
dier à un état de choses si lamentable; n'est-il pas de première 
nécessité? Des belles salles de cours prédisposent très bien à 
l'étude; mais vivre dans un endroit agréable y est pour une 
très grande part. Est-ce encourageant d'entrer étudier dons 
ce qui ressemble quasiment à des maisons closes? 

Une résidence étudiante sur le campus offre de multiples 
avantages. Entre autres, un contrôle raisonnable des étudiants, 
un endroit proche des salles de cours, dans lequel on. pourrait 
inclure une chapelle, un édifice où régnerait un excellent esprit 
étudiant, un lieu de rassemblement pour des divertissements 
sains, où il fait bon aller et être certain d'y rencontrer plu- 
sieurs amis. En même temps, on pourrait en profiter pour y 
loger tous les bureaux des organisations étudiantes de la Fé- 
dération. • ■ . 

- 

En somme, l'exécution du projet, à mon avis, comporte 
de nombreux avantages; car, non seulement cela soulagerait 
les parents* de nombreuses inquiétudes, mais les étudiants se- 
raient mieux logés et ainsi, vivraient dans une ambiance très 
propice aux études. 

Paul LaRoche. 




m.\vr -E.T TU NE 
MANGERAS TAS LE 
FRUIT DEFENDU.../ 



Les infirmières nous invitent! 



r«— s 



Lm manifestations concernant 
i. graduation de la classe *59 aont 
n préparation. 

EUes ont débuté hier par un thé 
,hei Mme François Côté en l'hon- 
neur de la classe graduée. 

Samedi matin, messe suivie d'un 
déjeuner communion, et samedi 

^LE BAL! *ù Château Laurier, à 
ma ojn., suivi d'une réception au 
niib Glenlea à Hull. L'Invité 
fhonneur sera le Dr. François 
Côté qui «'est toujours intéressé à 
nof activités étudiantes. Le Dr. 
pierre Prud'homme agira comme 
maitre de cérémonie. Clifford 
Tripe et son orchestre feront- les 
frais de la musique. 

Les billets — $10.00 le couple 
(y compris la_ réception au Glen- 
lea) peuvent être obtenus de 
Louise Racine, CE 4-0147, Chris- 
tine Roy. CE 34377, Hélène Nor- 
mand, CE 4-0493. 

Enfin la' cérémonie officielle de 
graduatiop aura lieu dimanche 
après-midi à l'Ecole Technique 
d'Ottawa. 

Une /in de semaine bien rem- 
plie! ^ 

X X r X 

L'an dernier, notre saison socia- 
le a été très réussie; plusieurs 



étudiants des facultés voisines ont 
assisté k nos danses. Nous espé- 
rons que cette année, il en sera 
de même et mieux encore. 

J *Sérénade d'automne" débutera 
la présente saison. Il y aura or- 
chestre, et beaucoup de plaisir en 
perspective. Tout ceci le 28 oc- 
tobre prochain au Centre récréatif 
d'Eastview, chemin Marier. Les 
billets — $1.75 le couple. Pour 
plus de renseignements, surveillez 
les tableaux d'affiches, ou télé- 
phone! à l'hôpital: Mlle CarolAnn 
Clarksoa, CE 6 4592, local 206 ou 
203. Plus il y a de monde plus on 
s'amuse! Venez tous! 

xxx 

Une bonne nouvelle pour celles 
qui désirent suivre le cours d'in 
firmière l'on prochain. Depuis le 
1er septembre de cette année, le 
gouvernement provincial offre des 
allocations aux étudiantes-infirmiè- 
res. Les premières années reçoi- 
vent $75. par mois, les deuxièmes, 
$85 .et les troisièmes, $100. C'est 
Une occasion excellente d'appren- 
dre à' administrer un budget. 

Et sur cette note optimiste, je 
termine cette chronique. • 

Louise Michaud, 
E.g.m III. 



UNE COMMISSION RELIGIEUSE ' /; •- . ' ^ 

PAX ROMANA 

par Jean-Claude Giguère 
H est intéressant, de constater leurs responsabilités-dans le monde 



que le mouvement Pax Romana 
intensifie d'année en année son 
activité à l'Université d'Ottawa. 
Ce grand mouvement d'action ca- 
tholique cependant, vu le nombre 
sans cesse croissant d'étudiants à 
notre Université nJa pu encore at- 
teindre tout le monde; c'est la 
raison qui nous pousse aujourd'hui 
i vouloir permettre à tous, par 
l'entremise de notre journal, de 
prendre contact avec le mouve- 
ment et son histoire et à souligner 
le magnifique travail qu'il a à 
date accompli auprès des étudiants. 
Pax Romana est un mouvement 
étudiant international dont le but 
est de faire naître chez l'intellec- 
tuel catholique du monde le goût 
de l'apostolat chrétien. Le» mou- 
vement fut fondé le 20 juillet 
1921, à Fribourg (Suisse) sous le 
nom de Secrétariat International 
•des Etudiants Catholiques. On 
comptait alors vingt nations de 
représentées au sein de l'organi- 
sation naissante. Ed*quelques an- 
nées, grâce à ses dirigeants rem- 
plis d'un dynamisme magnétique 
le mouvement a pris une ampleur 
extraordinaire. Pax Romana se di- 
vise maintenant en deux grandes 



lement et collaborent entre elles; 
ce sont: le Mouvement Internatio- 
nal des Etudiants Catholiques 
iMIEC) et le Mouvement Interna- 
tional des Intellectuels Catholi- 
ques (MIIC). 

Chacune de ces deux branches 
est formée de fédérations natio- 
nales qui sont les membres consti- 
tuants de Pax Romana. Ces fédé- 
rations sont formées de groupes 
locaux et c'est à travers eux seule- 
ment que Pax Romana veut attein- 
dre chaque universitaire catholi- 
"travenrie monde. On comp- 
te maintenant plus de quatre- 
vingts fédérations nationales d'étu- 
diants dans près de cinquante pays- 
et plus de cinquante fédérations 
d intellectuels catholiques dans 
une quarantaine de pays qui tra- 
vaillent tous au même but. 

Commt- nous le disions au début, 
le but Pix Romana est de CHRIS- 
TIANISER LE MILIEU INTEL 
LECTUEL Ce but s'acctfmplit en 
trois échelons: local, national et 

mternational.. ...... ■ ,.'■ *-^ 

Sur le plan local: 

On essaie de former les universi- 
tés catholiques en fonction de 



moderne. 

On veut faire pénétrer la pensée 
et les principes chrétiens dans les 
milieux universitaires; répandre 
les principes chrétiens par la vie 
intellectuelle et professionnelle et 
bâtir une culture chrétienne grâce 
à la rechristianisatiorr de l'Univer- 
sité et de la. Société. 

Sur le plan international: 

Le mouvement veut représenter 
la pensée catholique, tant au nom 
des étudiants que des intellectuels 
engagés dans la vie professionnelle 
et unir les étudiants et les intel- 
lectuels catholiques du monde en- 
tier dam^-un esprit de charité uni- 
verselle, de compréhension supra- 
nationale et de coopération mu- 
tuelle. ___ i ___ 

• • • 

11 serait assez long de rendre 
compte des nombreuses réalisa- 
tions dé Pax Romana dans ces 
colonnes. Nous nous contenterons 
de souligner la participation du 
Canada et en particulier de notre 
comité local au mouveme'nt. . 



Le Canada contribue . sa juste 

part à ce granoV mouvement d'ac 

SU"- T„ .£*" ^ïLflS* "on cth.liq«e. On compte au pays 



quatre Fédérations nationales, 
toutes rattachées au MIEC. Ce 
sont la "Canadian Fédération of 
Catholic Students", la "Canadian 
Fédération of Ukranian Catholfc 
Students" et la Fédération dés 
Etudiants des Universités_Calho- 
liques dû Canada (FEUCC) à la- 
quelle appartient notre Université 
et de même que les Universités 
de Montréal, Québec et de Sher- 
brooke. 

A l'Université d'Ottawa: 

Le comité Pax Romana d'ottawa 
existe depuis plusieurs années dé- 
jà et compte a son actif de nom- 
breuses réalisations dont la fonda- 
tion d'une section de la Saint- 
Vincent de Paul, l'organisation de 
la Montée ST-BENOIT ainsi que 
dé nombreux forums et sympo- 
siums. 

Le président du mouvement, à 
l'Université est M. Jean-Charles 
Coutu étudiant à la faculté de 
Croit et le trésorier est M. Jean 
Yves Théherge de la faculté de 
Philosophie L'aumonier est le 
R.P. Raby, aumônier des étudiants. 



LE MONbE... 

(Suite de la page 2) , 

L'ensemble du peuple français, 
saut les extrémistes, a accueilli 
«vec^ soulagement la déclaration 

5Î. if ntlçlle - 0n voit enfin P° in " 
jre à l'horizon la possibilité de ter- 

g-Mn ê Ve éi'héa héé- Une guér- 



re ^bûteuse «t- absurde" 

Les pays arabes, par ailleurs, se 
u n u )ntrés très agressifs. Seuls 
t! • a , roc et la Tunisie ont encou- 
re les chefs du F.L.N. à en ar- 
ri. î. une en tente. Le délégué 
Tin ■ 1Ara ! ),e séoudite aux Nations- 
unies dénonça la France et l'ac 
JJ» de duplicité. Radio-Caire en 

2riî". l . ant - Après de 

hésitations, les chefs 
gèrent un communiqué où ils dé- 
laient leur volonté d'en venir à 
■w entente avec la France. 



Mais voilà le "hic". De Gaulle 
a toujours traité le F.L.N. comme 
étanV un groupe de bandits et de 
communistes déguisés. Le prési- 
dent déclarait qu'il était prêt à 
voir dans le F.L.N. qu'un parti 
politique parmi les autres. De 
Gaulle semble croire que le F.L.N. 
Tfo it '- dépuser i e s -wmes 



le garantie de son discours, et 
sans négociations. Il oublie que le 
F.L.N. est un -groupe fortement 
organise, ayant une armée de 
120,000 hommes dans le maquis et 
qui a l'appui de la majorité 
"consciente" des musulmans al- 
gériens, du moins leur sympathie, 
il nnhlie nue le F.L.N. est. tin fait 
S Êf è cne£ r n e MÏe7pu S| « • V ce groupe repr< S e, 

te ou non le peuple algérien, cela 
est de peu d'importance Le F.L.N. 
est ylà et il est. le seul obstacle à 



LE BOTTIN 

La Fédération des Etudiants, par l'entremise de 
Jean-Pierre Bourbeau, vous présente son Bottin annuel. 
A couse de toutes les vérifications minutieuses faites dans 
le but d éviter le plus d'erreurs possible, cette nouvelle 
édition, nous l'espérons, vous sera d'une grande utilité. 
En plus d être presque parfait, le Bottin vous est offert 
gratuitement grâce à la générosité de nos annonceurs. 
., .., but P rin cipal du Bottin est de favoriser les liens 
d amitié entre tous les étudiants et de conserver cet esprit 
de fraternité qui doit exister dans toute institution. A 
I aide des renseignements fournis dans le Bottin, vous 
pourrez vous renseigner sur: noms, numéros de téléphone, 
adresses, associations, etc, . . . enfin tout ce qui pourra 
vous être utile ou cours de votre séjour à l'Université. 

J espère que l'ouvrage du Directeur, et de tous ses 
collaborateurs (trices) sera apprécié de tous. 

' Lyse Blanchard. 



— 



ON ANNONCE QUE . . . 



L'Université d'Ottawa décernera 
dimanche dès "doctorats honori- 
fiques au major-général Jean-Vic- 
tor Allai d, 46 ans, chef adjoint de 
l'Etat Major du Canada; au major- 
général Howard Kennedy, 67 ans, 
président de la Commission de la 
Capitale Nationale, et au Dr Nor- 
b ert Sylv e st re, 69 ans, de Rivér- 
side, Ont.- un ancien de l'Univer- 
sité. - 

Le T.R.P. Renri Légaré. OMI, 
Recteur, conférera les grades lors 
de la collatioji d'automne, en l'ab- 
sence de -Son Exe. Mgr Marie-Jo- 
seph Lemieux, OP, archevêque 
d'Ottawa et chancelier de l'Uni- 
versité 

Ce^te cérémonie, au cours de la- 
quelle plus de 300 diplômés rece- 
vront leurs grades, - à partir du 
baccalauréat jusqu'au doctorat, 
aura lieu à 2 h. 30 en l'auditorium 
de l'Ecole Technique d'Ottawa, 
rue Albert. Le grand public y est 
invite. 



Six étudiants bénéficiaires du 
plan Colombo sont,inscrits à l'Uni- 
versité d'Ottawa — trois Indoné- 
siens à la faculté des Sciences et 
trois de Sarawak, les premiers de 
leur pays à étudier pouiL obtenir 
un diplôme en médecine au Cana- 
da. 

Voici les noms de ceux qui sui- 
vront les cours à la faculté des 
Sciences pures et appliquées: 
Soewardi, 24 ans, de Jagkarta, qui 
prend le cours régulier eh, sciences. 

Sri Budiarti, 21 ans, l'aînée de 
sept filles d'un médecin de Ban- 
dung, est maintenant en quatrième 
année d'un cours de cinq ans avec 
spécialisation en chimie, et 

Mbechsein Icbhsan, 24 ans, de 
Panarago dans la partie est de 
Java, en quatrième année d'un 
cours de cinq ans en génie chimi- 
que. 

Les sous-gradués, en médecine 
de Sarawak sont: 

Joseph Raphaël Tai,-2t ans, de 
Kuching, Sarawak, qui. était in- 
firmier- d'hôpital dans, son pays. 

Mlle Neimah Binti Hasbi, 23 ans, 
également de Kuching, qui espère 
devenir officier médical pour le 
gouvernement de Sarawak une fois 
ses études teirniuces, et M Ting 
Lièng Kon^. 22 ans, de Sibu, Sa- 
rauaK, qui durant quelque temps 
a etc professeur d'anglais à l'école 
du Sacré-Coeur là-bas. 

Tous les trois comptent com- 
pléter leur cours de médecine a 
niiiivei\\itc d'Ottawa.. 



la paix, s'il choisit cette voie. La 
fin du conflit armé ne peut se 
régler que par des négociations. 
Les rebelles exigent -certaines 
garanties préalables. On, récla- 
me une amnistie générale pour 
tous les prisonniers politiques et 
pour les combattants du Front 



trôle du plébiscite par . 

la France est de bonne foi, il lui 

faudra accepter ce minimum. 

Il surgit cependant encore un 
autre obstacle- De Gaulle a, me- 
nacé implicitement de séparer le 
Sahara et ses richesses en pétrole 
et en gaz naturel, du reste de l'Al- 
gérie, si eelle-ci choisissait l'indé- 
pendance. Le F.L.N. s'y oppose 

> ■ ■ ..— ■ «« .....■■<■« fc . fc l, ■— n 4 . . ! «■ i ln l' i..»., 



fo ' gmolR'tHe - fit. ' " Il a fait 1 de l'inté- 
grité du territoire algérien, une 
condition "sine qUa non" de la 
paix en Algérie. 
Grâce à* la déclaration du Pré- 
dent De Gaulle, la France vient 
e gagner la supériorité morale 
dans ce conflit. Le monde entier 
. acclamé, la décision de la Fran- 
ce. Lès rebelles sont dans le dJ 
sarroi. 11 s'agit maintenant da ga- 
gner4a paix. Ce sera d'autant plus 
fficile .que personne n'a gagné 
guerre 

Robert Brault. 



Mlle Eveline Le Bkuic, autrefois 
économiste ménagère à la section 
des consommateurs, division des 
marchés, Ministère fédéral de 
l'Agriculture, vient d'être nommée 
agent de recrutement des étu 
diantes pour l'Université d'Otta 
wa, annonce-ton aujourd'hui.,, 

Mlle Le Blanc, retraitée du ser- 
vice civil depuis le mois dernier, 
a pris possession de son nouveau 
poste récemment. Elle sera res 
ponsable du développement et de 
la misé en pratique d'activités 
susceptibles d'attirer l'attention 
des jeunes filles, de leurs profes- 
seurs et de leurs parents, sur 
l'Université d'Ottawa et les nom- 
breuses carrières que cette insti- 
tution offre aux étudiantes. 

Diplômée du couvent des Ursu- 
lines de Rimouski et de l'Univer- 
sité Laval, Mlle Le Blanc s'est 
intéressée à l'éducation dans dif- 
férents domaines depuis lbj6, alors 
qu'elle fut la première femme à 
organiser l'enseignement postsco- 
laire féminin rural dans la pro- 
vince de Québec. 



Après une élection chaudement 
contestée, M. Steve Charko était 
du, dimanche dernier, président 
du club de Fraternité internatio- 
nale de l'Université ,M Mac Mc- 
Allister lui fit une dure lutte puis- 
que au premier tour de scrutin, 
les deux candidats, avaient eu le 
même nombre de voies. 

Les élections se sont tenues à 
l'occasion de la première réunion 
du Club, au sous-sol de la faculté 
des Arts Après quelques mots des 
dirigeants de l'an dernier, on y 
présenta deux films qui furent, de 
l'avis général, fort goûtés. Café et 
pâtisseries terminèrent la réunion 

Les autres membres du Conseil 
du Club sont: Mlle Vida Kubilius, 
vice-présidente; Mlle Anne Vanas- 
se, secrétaire anglaise; Mlle Ra- 
mona Paplauskas, secrétaire fran- 
çaise; M. Clemens Blanke, tréso- 
rier; et MM. Pat Donatien, Pierre 
Najle et Isaac Beaulieu, conseil 
lers. 



VÉTILLES 



Comice le disait hier Vêtus à 
une foule enthousiaste: "L'obser- 
vance des traditions est le fait 
des minorités." Ainsi, il semble- 
rait que la tradition de porter le 
veston grenat est observée par 
un très petit nombre à l'Universi- 
té. Vêtus a repéré de ses augustes 
yeux seulement quatre de ces 
porteurs. Il allait courir mettre 
le président de la Fédération en 
garde contte ces esprits imbus 
d'individualisme malsain, quand 
il s'est rendu compte que le pré- 
sident lui*mème arborait avec os- . 
tentation le costume aux cou- 
leurs sanguinolentes. Vêtus mo- 
difie sa position sur le sujet: le 
port du veston grenat est une 
excellente coutume qui devrait 
être rendue obligatoire pour tous 
les présidents de la Fédération. 
L'évêque a sa mitre, le roi sa 
couronne; le président de la Fé- 
dération des_Etudiants de l'U.O. 
aurait SON veston grenat qu'il 
mériterait avec l'office. 

Vêtus voit de meilleur oeil cette 
coutume que l'autre dont le bruit 
court sur le campus: "Il parait 
que le Conseil veut acheter un 
char au président" Nenni! Cela 
ne conviendrait pointl N'importe 
qui peut rouler en véhicute auto- 
mobile, mais qui, à part le prési- 
dent de la Fédé, s'habillerait en 
grenat? 

Il ne faut pas en vouloir à 
Vêtus s'il ne fait dans cette chro- 
nique le panégéryque de person- 
ne d'autre que Vêtus. Vêtus est 
le seul individu que Vêtus ait 
rencontré qui soit parfoit. 

Vêtus assista au rally où le 
Recteur, rutilant sous Vermine 
et la pourpre, distribua à la plèbe 
étudiante, du geste large du se- 
meur, le code étudiant. Vêtus 
est offusqué que ce code ne con- 
sacre pas un chapitre ou deux à 
son auguste personne, aux droits 
de Vêtus sur la communauté, 
aux devoirs de la communauté 
envers Vêtus. Mais non: On juge 
plus important de défendre le 
port des armes à feu (serait-ce 
une obscure allusion au veston 
grenat?) et l'emploi des extinc- 
teurs chimiques à d'autres fins 
que d'éteindre les incendies. 
Quelle seraient ces fins? Vêtus 
laisse la parole à Li-Ki-San-Fou 
qui disait avec enthousiasme de- 
vant une foule morne: "L'homme 
ne met pas le feu dans le monde 
sans préalablement l'avoir aux 
fesses." 

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Poge 4 







1A ROTONDE 



iî-lLsàdSjfSt f 'it}* J* chn 1959 



La Rotonde rencontre Monique 
Lepage, Jacques Létourneau 



Le Théâtre Inter invitait, vendredi le 2 octobre, au Cercle Uni* 
versitaire les directeurs du Théâtre-Club à donner une conférence de 
presse, en préparation au montage de Cinna. 

Nous avons rencontré à cette conférence Madame Monique Lepage 
qui nous a aimablement éclairés sur les points que nous désirions 
connaître. Depuis, sa fondation, et. le 6e anniversaire en a été célébré 
l'an dernier, le Théâtre-Club n'a pas laissé jouir de ses talents et 
ses ambitions artistiques le public montréalais seulement Sa politique 
a été aussi de parcourir la province oif partout il a obtenu un succès 
éclatant. 

Les 'directeurs Jacques Létourneau et Monique Lepage ont tous 
deux poursuivi des études dramatiques en Europe ppur reprendre 
ensuite leurs activités dans le même domaine à Montréal. Pour «eux 
qui se souviennent de quelques-uns de leurs succès, mentionnons : 
Virage dangereux, de Priestley; Sébastien, où Jean-Claude Deret ex- 
cella; Les Plaideurs de Racine que quelques amateurs ont eu l'occa- 
sion d'apprécier l'an dernier à Ottawa. 



_ 



LA ROTON D E 



EXPLIQUE 



Poge 5 



C'est donc la deuxième fois que le Théâtre-Club vient chez nous. 
Pour cette occasion, leur choix s'est porté sur Cinna, une tragédie 
célèbre de Corneille. Lors de la même entrevue, Jacques Létourneau 
nous expliquait le pourquoi d'un tel choix. 




L'attitude de la Société dramatique, depuis un on, est-elle contraire à 
l'esprit de son coutumicr ? Voilà une des principales questions que "La R ° 
tonde", en présent reportage, désire tirer au clair. Intervioué, M. Jean Herbitt 
metteur en scène à la Société, s'est refusé à faire tout commentaire pour fj„' 
de publication, expliquant qu'il ne lui appartenait pas à titre d'employé d' 
l'Université de se défendre. M. Yves Marin, président du Conseil exécutif ! 
corroboré cette déclaration. Nous publions ici les réponses que. M. Marin 
faites à nos questions. 



i 



Gérard Gravelle interviewant la gracieuse Monique Lepage du Théâtre-Club. 

Selon M.' Létourneau, la tragédie classique, quintessence de l'art 
dramatique, en serait malheureusement une forme oubliée. Cette 
désaffectation des comédiens à l'égard de la tragédie ne s'explique 
pas par un manque d'intérêt mais plutôt par la difficulté que présente 
cette forme. La tragédie, en effet, demande la plus grande souplesse, 
et physique et morale. Elle exige une concentration, une force et qd 
jeu intérieur que -bien peu de comédiens peuvent fournir. » 

^i l'interprétation individuelle joue un si grand rôle dans la tra- 
gédie,) c'est que celle-ci est tout à fait dépouillée de tout artifice 
extérieur. Ce n'est pas un spectacle, mais une peinture de l'âme 
humaine, purement et simplement. Le public canadien est 'toutefois 
sensible à ce dépouillement classique. Le succès remporté par l'Athalie 
de Racine au Festival de Montréal en est une preuve manifeste. 

Le Théâtre-Club, fidèle à sa politique, voulut une fois de plus 
s'adresser aux étudiants, et au grand public en présentant une tragédie 
classique. C'est a Jean Valcourt que le Théâtre-Club confia le soin 
de réaliser ce projet. Le choix de M. Valcourt se porta sur Cinna, 
tragédie, de Pierre Corneille. Le Théâtre-Club croit que Cinna saura 
intéresser les spectateurs non seulement par la beauté de sa forme, 
mais aussi -par l'actualité de son message et l'intérêt humain que 
suscite cette tragédie. Cinna raconte la lutte de la tyrannie contre 
la république, remet en question la morale politique et nous décrit 
l'amour et l'intrigue à leur plus haute période. 

Cinna sera interprété par une distribution de choix : Pierre 
Boucher, Micheline (ierin. Jacques Létourneau, Benoît Girard, Mo- 
nique Lepage, Catherine Bégin, Philippe Trudel, Jacques Kanto et 
Jacques Galipeau. Le Théâtre-Club prépare cette pièce depuis un 
an : c'est en somme, l'essence de son travail. Rappelons que Cinna 
sera présenté, au Glèbe Collégiale le 17 octobre. 

Lise Roy et Gérard Gravelle 






LE "SCANDALE" DU BALADIN 



Le 5 décembre, le Théâtre du 



, Nouveau Monde jouera à Ottawa 
la fameuse comédie de Synge, ''Le 
Baladin du Monde "Dccidental". 
Nous conseillons aux consciences 
délicates de ne pas se scandaliser 
et d'aller voir la pièce sans remords 
aucun. Si nous leur donnons ce 
conseil, c'est que certaines person- 
nes, ayant appris que cette pièce 
lors de sa création à l'Abbey 
Théâtre, avait déclenché un scan- 
dale, se sopt émues- de ce scandale-j 



et ont même exprimé leur appré- 
hension de voir le T.N.M. s'erîgager 
sur une>voie dangereuse. 

Précisons que le scandale du 
Baladin s'est situé, à l'époque, sur- 
tout sur un plan politique, car, si 
' -on faisait mine de protester, contre 
un des thèmes de la pièce, qui est 
celui du parricide, c'était en espé- 
rant soulever l'ire des gens bien 
pensants et, de cette façon faire 



aU nom de la morale. Il est facile, 
en voyant ou en lisant l'oeuvre 
savoureuse de Synge, de se rendre 
compte de la mauvaise foi des gens 
qui menaient cette bataille dont le 
véritable motif se situait ailleurs. 
On sait qu'au début du siècle, 
et jusqu'en 1916, l'Irlande' a connu 
des troubles politiques. Un mou- 
vement nationaliste, qui finit par 
triompher, dans ce qu'on appelle 
maintenant l'Irlande du Nord, prô- 
nait l'indépendance d\e l'Angleterre 
et multipliait les manifestations 



dans ce sens en profitant du moin- 
dre prétexte. Synge n'était pas 
étranger.à ce mouvement, loin de 
là; mais il blâmait, comme le fai- 
saient d'ailleurs tous les intellec- 
tuels irlandais, les ultra-nationalis- 
tes dont l'oeuvre à courte vue était 
néfaste. 

Ce sont ces ultranationalistes 
qui créèrent le scandale autour du 
Baladin. Ils reprochaient à l'au- 
teuiM'avoir écrit la pièce en partie 
en anglais et non entièrement en 
gaélique. Ils se scandalisaient éga- 
lement de l'image que Synge don- 
nait des paysans irlandais. Ce que- 
Synge considérait comme un réa- 
lisme pittoresque, eux le jugeaient 
comme une caricature déformante. 

Les manifestations, lors de la 
création de la pièce à Dublin attei- 
gnirent une telle violence que la 
police dut garder l'Abbey Théâtre 



Q. — Lors de la réunion de la So- 
ciété, tenue le 2 octobre, vous 
annonciez quelques projets nou- 
veaux. Quels sont ces projets? 

— Nous avons discuté la prépa- 
ration des Précieuses ridicules. Et 
nous avons annoncé la création 
de différents comités qui. partici- 
peront \ à l'organisation du spec- 
tacle: comités de publicité, du 
programme, des billets, de la ré- 
gie, des décors et de la réception. 
Le chef de chaque comité -est res- 
ponsable - devant le directeur . de 
la production, exception faite du 
responsable du comité des décors 
qui dépend du metteur en scène 
seulement. Ces comités se réu- 
nissent une fois la semaine et ils 
doivent soumettre un rapport de 
leur travail à l'exécutif. 
Q. — N'a t il pas été aussi question 
de la création d'un atelier ? 

— En effet il se formera à la 
société un atelier ou Club qui n'a 
pas encore de nom officiel. M. 
Jean Herbiet, dans l'interpréta- 
tion de textes dramatiques, tra- 
vaillera surtout le jeu physique, 
l'expression corporelle. Mme Her- 
biet se charge de l'interprétation 
du texte, de l'art de dire et de 
la diction. M. Gilles Provost en- 
seignera l'interprétation des textes 
radiophoniques et l'art de lire- un 
texte à première vue. Le Club se 
composera de 24 membres. Pour 
le choix des membres, il y a une 
alternative: ou nous choisirons 
les 24 premiers à. s'inscrire, ou 
nous choisirons les membres- par 
audition et entrevue personnelle. 
Les réunions se feront deux fois 
par mois, le vendredi de 7.30 à 
lû.00 .p. m. Le Club se divisera en 
trois groupes de huit, qui travail- 
leront successivement avec chaque 
professeur. Le Club présentera 
de courtes pièces qui seront pré- 
sentées gratuitement, entre in-4 
times. . Tous sont invités à se 
joindre au Club. 

Q. — Avez-vous décidé quel sera 
le deuxième spectacle de l'année? 

— Non, il n'y a encore rien de 
définitif. 

LE COUTUMIER -- UN MYTHE? 
Q- — La Société possède un coutu- 
mier. Un coutumicr n'est pas une 
constitution, évidemment. Seule- 
ment on s'attend à ce que la So- 
ciété en suive l'esprit. Quelle est 
votre attitude? Croyez-vous qu'il 
faille s'en tenir rigoureusement au 
coutumicr, ou qu'on puisse en 
changer certaines dispositions? 



m 

Pour ce qui est de Mme Herbiet 
il était entendu et approuvé nar u 
Conseil exécutif qu'elle et \m 
"«poux devaient interpréter C 
des trois farces. Nous nous S 
mes vu dans l'obligation de S 
appel au concours de M GflE 
Provost parce que 15 jours avaS 
— En principe, l'exécutif doit ,e spectacle, il y a eu défection- 




suivre le coutumicr. C'est la poli- 
tique la plus sage. Mais il se pré- 
sente des circonstances où il de- 
vient nécessaire d'interpréter les 
dispositions du coutumier plutôt 
que de les appliquer au pied de la 
lettre . 

Q. — Justement, à propos des Pré- 
cieuses ridicules, on a reproché au 
metteur en scène, M. Jean Herbiet, 
d'avoir tenu des auditions tans 
l'approbation de l'exécutif et 
d'avoir choisi comme interprètes 
des personnes de l'extérieur? 

— Tout d'abord, disons que l'ex- 
écutif, lors de la dernière assem- 
blée générale de l'année, avait 
autorisé le metteur en scène à 
tenir les auditions en juillet, à 
choisir -des -comédiens de l'exté^ 
rieur et à commencer les répéti- 
tions pendant l'été. 

D'ailleurs, en ce qui a trait au 
choix des acteurs, le coutumier 
ne déclare que ceci: "Les acteurs 
sont choisis par le metteur en 
scène". Il n'est pas précisé que 
l'on doive choisir exclusivement 
des étudiants. De toute façon, M. 
Herbiet avait la permission de l'ex- 
écutif pour choisir des non-étu- 
diants. Notons que le metteur en 
scène a comme seule responsabili- 
té de monter la. pièce. Toute 'cri- 
tique au choix de la pièce ou des 
comédiens, du nombre de repré- 
sentations etc. doit être adressée 
à l'exécutif à qui il appartient en 
dernier lieu de décider. 
Q. — Même si le coutumier ne 
stipule pas que les interprètes 
doivent être exclusivement choi- 
sis parmi, les étudiants, essayez- 
vous quand même de faire jouer 
le plus grand nombre possible 
d'étudiants ? 

— Oui. 

Q- — Mais, dans les deux spectacles 
de l'an passé, Le. Les fourberies 
de Scapin et les trois farces, n'y 
avait-il pas des non-étudiants? 

— Il y en avait trois: M. Jean 
Herbiet, Mme Hedwige Herbiet et 
M, Gilles. Provost. Je crois qu'il 
n'est que normal que M. Herbiet 
puisse jouer dans un spectacle 
dont il a fait la mise en scène. 



un comédien s'est vu dans ïim 
possibilité de jouer le rôle oui 
lui avait été confié. 



Q. — Et cette année dans les hï 
cieuses, y a-t-il encore des noo- 
étudiants? N'y aurait-il pas Mm» 
Herbiet et M. Provost? 

— Disons tout -d'abord que le 
coutumier considère comme mem 
bre de la société: "tout étudiant 
ou étudiante de l'Université ou 
d'une institution affiliée dûment 
enregistré chez le président." Or 
M. Provost a suivi des cours d'été 
et il entend en suivre encore' l'ai 
prochain D'ailleurs M Provost 
et Mme Herbiet s'occupent active- 
ment du Club de la Société. Auai 
on ne peut pas dire que la distri- 
bution comporte des personnw 
totalement étrangères à l'Umm 
Site., 

D'ailleurs il existe des précé- 
dents. Participaient au Jeu de 
l'amour et du hasard et au Martre 
de Santiago des personnes de l'ex- 
térieur. Et pourtant personne n'a 
protesté. 

Q. — Quelle est votre conception 
du rôle de la Société? On a pré- 
tendu qu'elle devait refléter la 
mentalité des étudiants qu'elle 
devait être aux mains des étu- 
diants, qu'elle devait présenter les 
pièces susceptibles de les intérêt 
ser, et que les spectacles devaient 
être montés pour et par les étu- 
diants exclusivement. 

— Telle que définie par le Ma- 
nuel des étudiants et par le cou 
tumier, la Société dramatique est 
une organisation culturelle de la 
faculté des Arts et elle est soui 
l'autorité et la juridiction du 
Doyen de la faculté. Ce n'est pu 
un organisme relevant de U fé- 
dération des étudiants. Ses mani- 
festations sont des manifestations 
officielles de l'Université, et non 
seulement des étudiants. Le» 
spectacles montés par la Société 
sont offerts et aux étudiants de 
l'Université et au grand public. 

Les spectacles doivent donc être 
dignes de l'Université et par leur 
valeur morale et par leur valeur 
artistique. 



L ASSOCIATION DE LA GALERIE . . . 



INSCRIVONS-NOUS! 



disparaît r e L e Baladin de l'a ffic h e uù avalent' lteu~fes représentations. 

•iil nrttn Ho la mnrala l\ oef far»iln Aniniivrl'kiii AJ,,<.^,.A J.. « a 4_ 



Aujourd'hui, dégagé du contexte 
politique qui entourait sa création, 
Le Baladin du Monde Occidental 
est non seulement considéré par le 
monde entier comme la plus belle 
oeuvre de Synge mais également 
comme le chef-d'oeuvre du théâtre 
irlandais. Il n'y a donc aucune 
crainte à avoir : .cette pièce 1 ne 
porte pas atteinte à la morale. En 
réalité, rares sont les oeuvres théâ- 
trales qui contiennent autant de 
poésie et qui soient; à ce point, vi- 
vifiantes. 



L'Association de la Galerie Na- 
tionale offrira cette année à ses 
membres une série d'activités cul- 
turelles de haute qualité. Pour 
devenir membre de cette associa- 
tion, il suffit de payer une coti- 
sation annuelle de $2.00 ($3.00 
pour deux adhésions). Les mem- 
bres jouissent des privilèges sui- 
vants: invitations aux vernissages 
de l'association; réception du bul- 
letin mensuel des activités artis- 
tiques d'Ottawa et de Montréal; 
invitations à des films, concerts, 
discussions, ■ conférences, visites; 
séries de conférences spéciales; 
cours d'appréciation sur l'art; es- 
comptes sur le prix des publica- 
tions vendues au comptoir de 



Un coup, d'oeil sur le calendrier 
des activités prévues pour le mois 
d'octobre donne une idée assez 
juste de l'excellent travail de l'As- 
sociation. Le 13 octobre aura lieu 
la p remière d u film britannique 
en couleurs "The Vision of Wil- 
liam Blake." Ce film fut réalisé 
pour célébrer le bicentenaire de 
la naissance du poète Les poèmes 
et les commentaires sont dits par 
Bernard Miles et Robert Speight; 
la musique est de Ralph Vaughan 
Williams. Aussi à l'affiche, un film 
sur John Fiper, célèbre artiste 
britannique, et un autre sur L. S. 
Lowry, peintre individualiste du 
nord industriel.' Le 15 octobre, 
sous la direction de M. Jean-René 



Le 25 octobre 



Ostiguy, auront lieu des séries de 
discussions en groupe dont le su- 
jet sera l'Art moderne. Il y aura 
visites d'ateliers de quelques 
artistes le 17 octobre. Les mem- 
bres pourront rencontrer Arthur 
Price et Victor Tolgesy, sculpteurs- 
David Partridge et Gérald Trot- 
tier, peintres; Robert Rosewame 
et Fran Jones, artistes graphiques. 
Le 29 octobre, Agnès Lefort, ar- 
tiste bien connue, directeur de ga- 
lerie, professeur d'art et écrivain 
de Montréal,_serjL OUinimatrice 
d une discussion, en français, en- 
tre quatre jeunes, artistes cana- 
diens-français. Mlle- Lefort de- 
mandera aux artistes d'expliquer 
a façon dont ils entreprennent 



vente de la Galerie Nationale. _|lfim travail, et de discuter de l'Art 

contemporain. Feront partie de la 
discussion: Suzanne Bergeron 
Pierre de Ligny Boudreau, et 



Pierre Gendron. Du 29 octobre 

au 4 novembre, organisée par la 

Sunday Pictorial of London", la 

n7lÀmû ûvnAnU; Ai. « .,* 



"Les vacances de 

M. Hulo*" ou 

Ciné-Club 

Le Ciné-Club de l'Université 
inaugurera officiellement sa sai- 
son 1959-60 dimanche, le 25 oc 
tobre, au théâtre Little Elgin. L« 
célèbre film de Jacques Tati, U* 
vacances de M. Hulot, sera pré- 
senté de même que deux sujets 
courts. 



Le Conaeil «lu cmc< lub noM 
promet un programmé* de choix- 
cette année. I l prés entera des 
films tels ,que Le Cor feaufo Clou- 
zot, Citizen Kane d'Orsoh Welles, 
Kanal de Wadja, Seven Samurai, 
film japonais de grande réputi- 



£?*£! e *ff***>« n a tio n a le d 'A rMronr-et plusie ur s a utr es f ilms 



par des enfants sera tenue sous 

les auspices de l'Association du 
Salon des Formes Utiles. 

Si le court aperçu vous a mis 
leau à la bouche, une brochure 
donnera la liste complète des acti- 
vités pour l'année 1959-60 II 
suffit d'en faire le demande à 
1 Association de la Galerie Na- 
tionale, 55 rue Metcalfe, Ottawa 
4. Qui mieux est, inscrivezvous 
tout de suite à l'Association. Hâtez- 
vous. 



,més à des festivals internatio- 
naux. 

Il reste quelques billets sur le 
campus, quoique la plupart soient 
déjà vendus. Ceux qui désire- 
raient s'en procurer peuvent 
s'adresser à Cïem Blapké. pr^ 1 : 
dent du Ciné-Club, ou à Paul Mo* 
tovac, Se. Pol. III. les billets * 
vendent $2.00 et donnent droit à 
huit représentations. 



/ 



ÉDITORtAl SPORTIF 





-^ 




ON VEUT EN ÀVOU 
POUR SON ARGENT ! 

*»"ON VEUT EN AVOIR POUR SON ARGENT . . ." paroles 
très célèbres de nos jours. Justifiable? pourquoi pas. Une vogue 
de mécontentement à l'égard de lo société athlétique court 
sur le campus: plusieurs étudiants se sont vus dans l'obliga- 
tion de payer leur entrée pour la partie de football contre 
Corleton le 28 septembre . . .parce qu'ils n'avaient pas leur 
carte de membre de l'Association Athlétique. On ne leur 
orait pas distribué! De là on se mit à se demander: que fait- 
on de notre cotisation de $9.00? Est-ce qu'il faut $16,000 par 
année pour nourrir une équipe de football? Est-ce qu'on s'oc- 
cupe d'orgoniser des sports pour tous? | 

J'ai expliqué dans le dernier numéro de Lo Rotonde, le 
; fonctionnement de l'Association qui administre nos cotisations 
et aussi j'oi énuméré les. différents sports que cette association 
offre aux étudiants; peut-être faudrait-il s'y référer, peut-être 
aussi aurpis-je du ajouter des chiffres, un budget détaillé pour 
le bénéfice de ceux qui ne lisent que les pages financières. 

Je n'ai nullement l'intention de publier le budget de 
l'Association mais simplement de citer quelques faits qui 
feront peut-être comprendre pourquoi on ne croit pas EN 
AVOIR POUR SON ARGENT. 

Si Ton retourne à l'an dernier, on se souviendra que le 
tournoi de golf s'annonçait un succès: le recrutement fut excel- 
lent, un terrain de première qualité réservé pour les étu- 
diants . . . "C'était un beau matin d'automne ensoleillé . . . 
mais pas un golfeur en vue". Combien de parties de hockey, 
ballon-panier, ballon-volant, et même une randonnée de ski 
furent manques faute de participants. Et on dit ne pas en 
AVOIR POUR SON ARGENT! 

Cette année, un grand tournoi de tennis s'annonce, 71 
concurrents donnent leur nom, on réserve le Rideau Tennis 
Club . . . seize étudiants se présentent et même plusieurs sont 
en retard. Même pas assez de participants pour en faire une 
compétition inter- facultés. Comme il a été annoncé dans les 
deux journaux du campus et sur plusieurs affiches distribuées 
un peu partout, une rencontre de piste et pelouse se prépare. 
Quelques participants de l'an dernier se présentent en plus de 
quelques nouveaux — en tout environ une quinzaine qui 
viennent de façon plus ou moins assidue. Pourtant l'Associa- 
tion a loué un terrain en dehors de la ville et s'engage à 
-transporter gratuitement tous ceux qui désirent participer. 
ON N'EN A CERTAINEMENT PAS POUR NOTRE ARGENT. 
JDn pourrait continuer à donner des exemples de ce genre 
pour montrer qu'on n'en a pas pour notre argent-. 

A qui Ja faute? Pourquoi plusieurs étudiants n'ont-ils pas 
de corte de membre de l'Association Athlétique? la réponse 
est la même pour les deux — insouciance et apathie! De la 
part de qui? DES ETUDIANTS EUX-MEMES! Certains repré- 
sentants au Conseil athlétique des étudiants, en particulier 
ceux de la faculté des Arts, pour ne pas les nommer ne se 
sont pas occupés de leur affaire. Les étudiants ne s'occupent 
pas de participer aux sports. 

Dans le domaine des sports, il faut participer activement 
pour EN AVOIR POUR SON ARGENT! 

Pierre Lavergne 



Frank Daigneault 
remportait récemment 
le tournoi de tennis de 
l'Université. Il l'empor- 
ta en finales sur 
Wolanski (3-6) (6-1) 
(6-3). Les autres semi- 
finalistes furent Gilles 
Dancause et J. C. Cro- 
teau. 

Plus de 70 étudiants 
s'étaient inscrits au 
tournoi. Seize y parti- 
cipèrent. 



ATTENTION ÉTUDIANTES! 

— VOUS VOULEZ FAIRE DU SPORT ? — 

Tous les mercredis au gymnase de l'école secondaire 

Lisgar : 



7.Î5 
800 
830 
930 



8.00 
8.30 
9.30 
10.30 



Exercices 
Ballon-volant 
Ballon-panier 
Badminton 



Pour plus de renseignements, appeler 
Lucille Thompson, SH 9-9797 



LE RÔLE DE . . . 

(suite de la page 6) 

tes provenant de nombreuses sour- 
ces, publier des photos d'actualité 
— au tout dernier moment, trou- 
ver lés fautes de typographie — 
tout ceci fait battre le coeur plus 
vjte. Etant donné le romanesque de 
ce travail, il n'est pas surprenant 
que tant -tFétudiants s'intéressent 
au poste de rédacteur. 

Les résultats de l'enquête cités 
ci-dessus ne sdht pas sans excep- 
tions. En particulier dans les pe- 
tites universités, le poste de ré- 
dacteur ne représente rien d'autre 
qu'un travail ardu. "Le prestige 
est minime, la seule compensation 
est la, satisfaction personnelle^et 
l'acquisition d'une expérience en- 
richissante". Un rédacteur du 
"Minnesota Daily", un des plus 
importants journaux étudiants, doit 
consacrer pratiquement tout son 
temps au journal, et les rédacteurs 
d'autres journaux étudiants (N.D. 
L.R. dont ceux de La Rotonde) 
doivent sacrifier au moins une nuit 
par semaine pour le travail de ré- 
daction. 

En ce qui concerne les qualifica- 
tions nécessaires aux rédacteurs 
étudiants, 85% des rédacteurs in- 
terrogés ont donné comme condi- 
tion première "des capacités gé- 
nérales universitaires et journalis- 
tiques. Ce qui est plus important, 
c'est la personnalité, recommanda- 
tion du rédacteur précédent, l'acti- 
vité dans les organisations étudian- 
tes et l'expérience générale en 
journalisme. En Indonésie, par 
exemple, la majorité des postes im- 
portants de rédaction sont entre les 
mains d'étudiants ayant exercé 
d'une façon quelconque, à l'exté- 
rieur de l'Université, 'une activité 
de journaliste professionnel. 

Il est intéressant de noter que 
malgré le besoin de membres de 
rédaction expérimentés et bien 
formés, un bon nombre d'anciens 
rédacteurs étudiants, plusieurs di- 
plômés .en journalisme, se dirigent 
vers d'autres professions. Cela vient 
peut-être du fait que beaucoup de 
gens n'estiment pas particulière- 
ment la formation dans les facul- 
tés de journalisme ou supposent 
que les journaux étudiants sont 
i publiés par un bureau d'informa- 
tion des hautes écoles; la raison 
en est peut-être aussi le salaire 
médiocre des journalistes. 
N.D.L.R. Le journalisme mène à 
tout, pourvu qu'on en sorte. 



L'UNIVERSITE 



ÉCRASE 



Les Carabins ont facilement dé- 
fait les militaires de RMÇ, sa- 
medi soir dernier, au compte de 
45 à 20 devant une foule d'environ 
trois cents étudiants. C'était leur 
deuxième victoire de la saison. 
Bill Mclntyre fut encore une fols 
la vedette principale de ,1a joute. 

En effet, Bill Mclntyre s'est mé- 
rité trois touches et a été im 
facteur important de la victoire 
des Carabins. Rick Carbonneau et 
Paul Benoît ont ajouté un touché 
chacun. Earl Blackadder a aomp- 
té, dans le quatrième quart, deux 
touchés sensationnels sur des -pas- 
ses du quart-arrière. Bill Uendy. 
Don Myles a complété 1e pointage 
avec trois convertis; cependant 
deux autres ont été .annulés par 
des punitions. ^ 

Cliff Landriault a intercepté 
deux passes pour l'université alors 
que RMC en a intercepté une qui 
leur a remporté un touché. 

Les arbitres de la joute on été 



| vnrtf mgnt critiqués à cause de 
leur manque de compétence, au- 
tant en ce qui concerne la con- 
naissance du règlement que de son 
application. 

Paul Frazer a été le seul de 
notre équipe à être blessé assez 
sérieusement, mais à cause de l'en- 
flure de sa main, le» médecins 
n'ont pu se prononcer définitive- 
ment sur la gravité de l'accident. 

.Selon' l'entraîneur Matt Antho- 
ny notre équipe est mieux balan- 
cée et plus forte que celle de l'an 
dernier alors que celle de King- 
ston semble être Inférieure. On 
remarque aussi qu'il y a chez nos 
porte-couleurs un esprit d'équipe^ 
qui s'extériorise même dans l'au- 
tobus par des chants! 

Avec cette confiance et déter- 
mination à vaincre, les joueurs at- 
tendent avec impatience la joute 
de jeudi prochain alors qu'ils fe- 
ront face à l'équipe de l'univer- 
sité McMaster à Hamilton. 



Elections à l'Ass. 
athlétique 

M. Barry MacKay, un finissant 
en. médecine, et M. Frank Dai- 
gneault, du Common Law étaient 
élus respectivement président et 
secrétaire de l'Association athlé- 
tique des étudiants, lors de la pre- 
mière . réunion de cet organisme 
tenue récemment. 

Barry McKay, en plus de pour- 
suivre ses études en médecine, or- 
ganise le ballon-panier interfaculté 
depuis trois ans. 

François Daigneault a participé 
aux équipes intercollégiales de 
tennis et de ballon-panier. Xi 



Radio-étudiante 

Radio-étudiante promet pour 
cette année. C'est avec succès que 
Lise Roy, directrice du comité, au 
dire de plusieurs, a réalisé les 
deux premières émissions. Inter- 
views, reportages, forums, criti- 
ques de films et de livres, nouvel- 
les, tous ces genres seront exploi- 
tés par les dirigeants de Radio- 
étudiante. 

L'émission passe sur les ondes 
de CKCH tous les samedi à 6.40 
pm. 



Un vrai plaisir 



...FUMEZ UNE 




MILD" 



IVl^lbuCE. LA PLUS SAVOUREUSE 




» 



' 









Meneur mo rose 



Il est complètement à plat ! Il vient de 
découvrir qu'il ne reste plus de 
Coke.^Et un meneur sans Coke, c'est un 
triste tableau. Si vous voulez revoir 
sps yeux pétiller— apportez-lui 
un Coca-Cola pétillant et froid ! 




SIGNE DE BON GOÛT 



DITES "COKE" OU "COCA-CÔIA"— LES DEUX MARQUES IDENTIHENT 
LE MÊME BREUVAGE PÉTILLANT— LE PRODUIT DE COCA-COLA LTÉE. 




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LA ROTOHDE, 



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1* 15 octobr e i^| 



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■"».: 



A LA SUITE DE PRESSION INDUE 



Le délégué Algérien est absent du congrès 




Le premier ministre de là Saskatchewan, M. T. C. Douglas, partent aux 
délégués du Congrès FNEUC. 



T-! — r* 



rX~t. 



^DOUGLAS OFFRE SON APPUI 

L'audacieux projet de l'Université de Toronto d'organiser 
une- Assemblée nationale de 1,000 étudiants en 1960 vient de 
recevoir son premier appui concret de la part d'ope personna- 
lité canadienne dominante. 

Le premier ministre de la Saskatchewan, M. T. C. Douglas, 
a assuré le président Walter McLean de Toronto, initiateur 
du projet, de son entier support personnel II a ajouté que le 
projet représente d'ailleurs un rêve e«.*il a longtemps pensé 
à réaliser. - ■» 

Le premier ministre a indiqué qu'il était préparé a donner 
une aide plus tangible et qu'il était sûr que le gouvernement 
de la Saskatchewan offrirait un don appréciable à ce séminar 
national. En plus, a t il ajouté, nous sommes prêts à donner, 
sur une échelle per capita, autant de dollars que le gouverne- 
ment de l'Ontario offrira pour cette assemblée nationale. 

Pour revenir à la question de support moral, M. Douglas 
a promu d'appuyer avec force toute demande faite par Toronto 
auprès du Conseil Canadien des Arts. Il s'occupera par ailleur 
d'écrire personnellement à tout autre supporteur éventuel du 
projet. 



Vote 



unanime 










MONTREAL — Dans un article de manchette intitulé Les' Oblats im- 
posent leur code de lois- aux étudiants d'Ottawa, Le Quartier Latin 
annonce la publication du Manuel des étudiants. "Dans le manuel 
étudiant", dit l'article, "publié jeudi dernier et distribué aux étudiants, 
les autorités de l'Université d'Ottawa ont inséré un Code étudiant 
régissant les activités de la Fédération et des organismes étudiants en 
général. Ce Code a été entièrement rédigé par les autorités, sans 
que les étudiants soient invités à participer à sa rédaction. Les 
officiels de la Fédération, élus par les étudiants n'ont aucun rôle à 
jouer' dans ce département. Ils en sont exclus". 

» * * 

QUEBEC — Les autorités de l'Université Laval ont annoncé récem- 
ment au président de l'Association Générale des Etudiants de Laval, 
Jacques Francoeur. que l'Université ne recevrait pas le v congrès de 
la PUC (Presse Universitaire Canadienne). Un article à ce sujet, 
pTrbliâ-daflS le Quartier Latin de Montréal, mentionne que l'Université 
Laval, en refusant dé recevoir le congrès, se. venge du vote de blâme 
que lui avait adressé le congrès de tous les iournaux étudiants du 
Canada pour le renvoi de Normand Lâchante, ancien rédacteur-en- 
chef et directeur élu de La Rotonde. Le congrès avait "condamné" 
la conduite du Conseil Universitaire de Laval qu41 Jugeait arbitraire 
en l'occurence. * * • 

URUGUAY .rr Dans un article 4e fond, le journal des étudiants en 
droit de Montevideo mentionne brièvement l'importance de la parti- 
cipation directe des étudiants à la direction de l'Université. La res- 
ponsabilité ne devrait pas être portée uniquement par les représen- 
tants élus; _il est nécessaire que ceux-ci aient derrière eux, une 
association étudiante active et intéressée. 

* * • 

URUGUAY —En accord avec son programme de travail de cette année, 
l'Union nationale des étudiants d'Uruguay a décidé de Teni'orcer les 
contacts avec la classe ouvrière et surtout avec la population pauvre 
du pays. On a mis en marche une campagne en faveur des chômeurs 
habitant le faubourg El Cerro de Montevideo, où fut fondé un 
comité de travail en commun afin de résoudre ce grave problème 
6 oe i o l.' « — •— i • ■ ■ ■> i — i « — i 



contre la 
ségrégation 

Lors d'une courte mais éner- 
gique intervention au cours des 
délibérations de la FNEUC, Isabel 
Marcus, a demandé , l'appui de 
notre organisme 'dans la campa- 
gne que fait l'union des étudiants 
américains contre la ségrégation 
raciale aux Etats-Unis. 



Mlle Marcus, qui est vice-pré- 
sidente aux affaires internationa- 
les de la USNSA (United, States 
National Student's Union) a de- 
mandé à la FNEUC d'accorder 
fson support moral aux étudiants 1 
s américains en passant une réso- 
lution condamnant la ségrégation. 

Par un vote unanime, la FNE- 
UC a voté la résolution de l'Univer- 
sité , du Manitoba dans ce sens. 
Cette résolution était « secondée, 
par l'Université de Montréal. 

Au cours de son allocution. Mlle 
Marcus a brièvement défini la po- 
litique de l'USNSA: travailler par 
tous les moyens possibles à assu- 
rer la pleine égalité des droits de 
tous les étudiants à l'éducation, 
travailler à la bonne entente mon- 
diale par un échange d'étudiants 
et porter secours aux étudiants 
dans le besoin par une aide maté- 
rielle appropriée. 

En ce qui regarde la ségréga- 
tion aux Etats-Unis, elle a souli- 
gné que la campagne entreprise 
par la USNSA sur la question a 
déjà rapporté des résultats sur- 
prenants. Elle a d'ailleurs fait re- 
marquer que le support des autres 
unions d'étudiants avait beaucoup 
aidé et qu'une lettre de la FNEUC 
à tous les Etats ségrégationnistes 
aurait sûrement une influence ap- 
préciable. 



Ait Chaalal, président de l'Union Générale des étudiant* ■ 
mans d'Algérie (UGEMA), s'est vu empêché d'assister au eeejîï 
national des étudiants canadiens à Saskatoon par suite des dér 
apportés à l'émission de son visa. ^* 

Chaalal, que la police française avait arrêté le printemps der»». 
sur une charge de collusion avec le FLN, s'est subséquemraentelf 
en Suisse alors qu'il était en liberté provisoire en attendant 
procès. II est actuellement bloqué a Bonn, dans l'attente ri* SO n vS 
pour venir au Canada. Le délai apporté à l'émission de ce visa emoéA 
de fait Chalaal de se rendre a l'invitation de la FNEUC et d'as 
au congrès national des étudiants canadiens. 

De plus, d'aorès les renseignements que nous avons obtenu, a». 
officiels de la FNEUC et de ceux de l'USNSA (United State* tiZm 
Student's Association) il semble que les difficultés qu'a rencosfo 
Chaalal dans l'obtention de son visa signifient plus qu'un £3 
délai administratif. Des renseignements échangés entre le FBI en! 
Police Fédérale canadienne indiqueraient que le visa dont chaabi 
s'est servi lors de sa précédente visite au Canada te printemps deraï 
était contrefait et avait été obtenu par lui au marché noir. En somm» 
le Canada refusera probablement l'entrée du pays à Chai.nl iw 
façon définitive. Les autorités américaines pour leur part lui ont Z 
fait savoir qu'il ne serait pas admis aux USA. ^ 

Que l'attitude du gouvernement canadien soit due en tout on a 
partie à des pressions des diplomates français à Ottawa, elle ne! 
demeure pas moins une implicite approbation de sa part de 1 
politique du gouvernement français envers les étudiants algériens 

La politique du gouvernement canadien envers Chaalal nuit és* 
mément à la réputation du Canada et à la position de la FNEl C enven 
les Unions nationales des autres pays. La FNEUC vient d'être élue du 
un vote d'une majorité sans précédent. comme membre du comité fc 
contrôle international de la Conférence Internationale des Etuduau 
(CIE) 

A la suite de cette affaire, la commission internationale de h 
FNEUC a envoyé un télégramme à Chaalal exprimant les regrets fc 
la FNEUC pour son absence; un autre télégramme fut envoyé a 
ministère des affaires extérieures pour demander des explications m 
le refus d'admettre Chaalal au pays. La FNEUC a aussi protesté 
contre les paroles de M. Fleming en Chambre, lorsqu'il a qualifié I» 
étudiants algériens de "rebelles". 

Ait Challal s'est rendu au Canada le printemps dern'er afin it 
négocier un programme de bourses pour les étudiants algériens exilét 
C'est avec l'Université de Montréal et l'Université Laval principale 
ment que ces négociations furent entreprises, en raison de leur sutnt 
d'universités de langue française. ^^ 

Aucun arrangement définitif n'a cependant été fait et cette anaée 
aucun étudiant algérien ne fréquente nos universités. 



D'APRÈS UN INDONÉSIEN 



Le rôle de la presse étudiante 
en Amérique 

Voici dans ses grandes lignes^ le résultat d'une enquête menit 
par M. Alwin Dahlan, rédacteur d'un journal étudiant en Indonétie 
SUT iî li de to P resse étudiante américaine. Nous le publions, est 
semblable enquête menée au Canada, nous le croyons, donnerait i 
peu près les mêmes résultats. 

Le journaliste étudiant typique doit travailler davantage que l'éta- 
tudiant normal: il doit chercher du matériel d'information, respecter 
les détails et, en plus, continuer ses propres études (qui soufest 
sont négligées). Il doit souvent tenir compte de la censure, où rt» 
trole, et malgré tout, rédiger des reportages intéressants; il doit eut 
le porte-voix des étudiants et doit, en outre, rendre compte do poiat 
de vue de l'Université. Pourtant, le poste de rédacteur étudiant est 
un des postes les plus désirés de l'Université. 

Pourquoi les étudiants s'intéressent-ils à remplir une fonction dus 
le journal? Une enquête à cet effet montre que le prestige vient ei 
première place, suivi par une autre notion abstraite: l'influence » 
la politique de l'Université. Ces deux raisons ont été données par 
80% des rédacteurs étudiants qui furent interrogés. 

Quinze rédacteurs n'ont pas trou- , pas trop comment c'est arrivé". Ef- 
vé dans 1 interrogatoire les raisons I feetivement, la presse étudiante 
concluantes. "Vous ne parlez pas ; offre, à l'étudiant qui aime écrire. 



de l'expérience," écrit l'un d'entre 
eux, et un autre dit: "Pour moi, 
comptent seulement les joies et 
les satisfactions que me donnent 
ce travail". Un autre rédacteur a 



de grandes possibilités. Il doit J 
fournir un travail intensif de U 
première à la dernière édition; il 
doit continuellement être au cou- 
rant de la situation» aller à 11 



résume tous ces commentaires de chasse aux nouvelles, trouver des 
la façon suivante: "C'est comme titres, choisir les informations jus- 
une liaison amoureuse, on ne sait I (suite à la page 5) 



<***■ 



i 



I 



rn 



AUTRICHE — Les étudiants autrichiens sont décidés à faire la grève 
si les débats actuels sur le budget ne donnent pas satisfaction aux 
exigences de l'Union nationale des étudiants autrichiens. Les autorités 

académiques voient d'un bon oeil ces projets. 

* * * 

ALLEMAGNE — Trente-cinq projets de construction de maisons 
d'étudiants ont été exposés à Hanover, en raison d'une décision p*rise 
il y a deux ans, par la troisième conférence internationale des étu- 
diants en architecture. A la quatrième conférence tenue au début 
du mois, un orateur déclara que le problème du logement des étudiants 
existe plus ou moins dans toutes les villes universitaire- ^-> n 



■ 







m 




îu 6 tS^SSmiCtSl L 'So e ; r HeV o e n C ' S£*W** > FNEUC. Pierre Desro.iers, p.llif» ftlgg 

I'Oumi. (Univ. de Sotkorchewon): "«•<>"«■ sortent de charga, «t Bruce Rewson, président reg.oi.ol * 



«aWfer l'eeinlea des d- 
t^tms, 1» réduire an si 
zLft forte est, ans yeux 
JTtest chrétien, un atten- 
£t «a droit Bâtard de 
rbenme. une violation de 
éordre du monde tel que 
Keul'a établi/» 

Pie XII 







,-rAiRi FAcr 



L'âme Invincible an mi- 
lieu des supplices s'ap- 
plaudit de jouir de la 
liberté qu'on veut lui ra- 
vir. 






-,-,-■.. 



v#l . XXVIII, No 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



_ 






Le 29 octobre 1959 






CONSTITUTION 









MANUEL 



' ♦ ■ "• ■ . ■ 



par Michel Beaubien 

t LE CONSEIL NE PREND PAS POSITION SUR LE 
MANUEL DES ÉTUDIANTS. 

La question du "Manuel de l'étudiant" a rebondi avec 
farce à la dernière réunion du Conseil de la Fédération. Les 
chefs des étudiants se devaient de prendre officiellement 
position. On avait chargé M. Arnold Amber de présider un 
comité visant à connaître les opinions des étudiants. 
Invité à prendre la parole, celui-ci déclara: "Les étudiants se 
rendent compte crue l'Université avait le droit de lancer un 
règlement. Cependant on était généralement d'avis que" plu- 
sieurs des articles étaient trop sévères. Quand ils étaient pris 
à la lettre, surtout les articles visant à réglementer les ac- 
tivités au! ont lieu hors du campus. Certains se sont même 
Insurgés contre les limites dans lesquelles le campus ''était 
compris. Os conclurent que le "Manuel de l'étudiant" était trop 
sévère. Les autorités semblaient considérer l'étudiant plutôf 
comme un enfant que comme an étudiant de niveau uni- 
versitaire. ! ."_ 

'•Comme j'enquêtais auprès i torités de l'Université. Il admet- 
des étudiants, de continuer M. ) tait le droit indiscutable qu'avait 
Amber, plusieurs de Ceux-ci son- l'Université de publier un tel man 
niaient intimidés par le fait que | uel mais il n'en voyait pas l'uti- 



i 



les autorités pouvaient revenir 
contre leur opinion. J'ai senti 
que c'était très mauvais et pour 
tes étudiants et pour te§ ,0 fcutori- 
tés de* l'Université. I don't 
think we should live in a police 
state at the University of Ot- 
tawa." Tel est en substance le 



Iité. Il alla même plus loin, dé- 
clarant que les autorités semblai- 
ent manquer de sérieux en trai- 
tant les étudiants de cette façon 
l On tenta de lui apporter des 
objections en signalant que ce9 
articles devaient être pris en bloc 
et non pas mot-à-mot. Ce à quoi 



rapport que M. Amber a soumis , M. tafrance répliqua: "Ou bien 
ta Conseil de la Fédération des i il faut suivre ce code, ou bien il 



ne faut pas le suivre. Si nous 
le suivons, il nous faut prendre 



Etudiants de l'Université d'Ot- 
tawa. 

La discussion s'ouvrit âpre et 
.„• r. i -j les articles un après 1 autre, si 

belliqueuse. On a vu le président . ^LJz r 

dt la Faculté des Sciences s'élève' j nou s nc ,e suivons W n ' en E? 

contre le geste posé par les au- 1 Ions plus." 

Il faut cependant avouer que la majorité des présidents 
ne se roulaient pas à l'idée de M. Lairance. La plupart avaient 
pris l'attitude le m'en foute, en ce sens qu'à leur avis, la 
meilleure solution était d'agir comme Bi ce code n'avait pas été 
publié. Finalement la position officielle de la Fédération vis- 
à-vis du Manuel de l'étudiant ne fui pas pas prise. Aucun 
▼ote en faveur d'une motion quelconque ne fut pris. En 
résumé, ce rot une discussion qui a servi ae préambule à la 
question à jcnrvris célèbre de la constitution. 



LA FEDERATION PATRONNE UNE CLINIQUE 
DES DONNEURS DE SANG 



Dimanche dernier, la F.E.U.O. s'est décidé à emboiter 
le pas à la suite de toutes les universités canadiennes 
en patronnant une clinique des donneurs de sang. En 
effet, tous les membres du Grand Conseil ( excepté le 
président de Commerce, qui s'est _abstenu "ne voulant 
Pos compromettre sa faculté) ont accepté d'organiser, de 
concert avec la Croix-Rouge, une clinique à l'Université 
même. - - -~ 

Celle-ci aura lieu les 9, 10, 11, 12, novembre dans 
le gymnase de l'Université. 

'L'exécutif de la Fédé espère que tous les étudiants 
•e rendront à cette clinique. En plus d'être un geste 
hum anitaire, ce sera^ausei une façon de m anifester 
l'esprit de corps qui doit animer ÈÔuïTë" groupe étudWU 
car II y a plusieurs trophées en ieu. Le premier est 
d ®«tiné à la faculté ou école qui aura fourni le plus 
ojand pourcentage de donneurs de sang. Le second 
•■t mis ra Jeu entre les Universités d'Ottawa et de 
Carleton. Quand au troisième, n'importe laquelle des 
universités canadiennes peut se l'assurer. 

De plus amples détails sur cette clinique seront com- 
muniqués d'ici quelques lours par les responsables de 
la clinique. 



COMITE DE 
COORDINATION 

Toute activité organisée 
par les étudiants, qu'elle 
provienne d'un organisme 
de la Fédération ou non, 
doit être enregistrée au 
COMITE DE COORDINA- 
TION, sinon l'activité ne 
sera pas reconnue par la 
Fédé et ne pourra pas 
non plus obtenir l'appro- 
bation du D.A.E. 



Responsable: Gilles Gre- 
, 'île'* 

Heures de bureau: Les 
mercredis et vendredis,, 
de 12.30 à 1.30 p.m. 



Octrois 



statutaires 
bientôt. 



Le Gouvernement provincial 
accordera bientôt des octrois 
statutaires. l'honorable Paul 
Sauvé s'engage "à verser des 
octrois suivant un mode défini 
et à des intervalles définis." .... 

Voilà ce qui ressort du dis- 
cours prononcé par l'honorable 
Sauvé à l'Université de Montréal, 
en fin de semaine dernière. Le 
Premier Ministre a déclaré qu'une 
loi serait passée à cet effet dès le 
début de la prochaine session du 
Parlernent provincial. 

Ces octrois seront assez sub- 
stantiels' pour permettre de rédu- 
ire les frais dé scolarité demandés 
aux étudiants De cette façon 
tous les étudiants ayant les ca- 
pacités nécessaires, pourront 
poursuivre leurs cours avec l'aide 
des bourses que leur accorde le 
ministère du Bien-Ktre Social et 
de l'Aide à la Jeunesse. 

Tous les détails de ce nouveau 
plan d'aide à l'éducation ne sont 
pas encore publiés, mais il semble 
que le tout sera très favorable 
aux étudiants en général. 

Le Gouvernement a accepté, 
dans les grandes lignes, les sug- 
gestions que lui soumettaient de- 
puis I plusieurs années les Univer- 
sités, les étudiants et tous les 



autre s groupements intér es s és à 
l'éducation, dans la Province de 
'Québec. 

Ces décisions augurent bien 
l'avenir des relations entre Uni- 
versités et Gouvernement d'une 
part, et d'autre part, entre ce 
dernier et les étudiants, relations 
-qui étaient plutô^tendues depuis 
quelques années. 



par Jean Carrière 

• ON ESPÈRE L'APPROBATION DE LA CONSTI- 
TUTION. 

L'Exécutif de la Fédération a échoué dans sa tentative 
de retirer des mains des Autorités de l'Université, la Constitu- 
tion qui leur avait été remise pour approbation, en irars 
dernier. 

C'est ce qui ressort de la réunion du Conseil de la 
Fédération des étudiants tenue dimanche dernier à la Maison 
des étudiants. 

La Constitution de la Fédération des étudiants ...de l'Uni- 
versité d'Ottawa rat remise à l'Administration par le Conseil 
de l'an dernier, après que celui-ci eût passé de longs mois à 
l'établir. _ 



. 



•> 



\ 



D'autres ne semblèrent pas 
approuver la motion de lTxé- 
cutif . "Si nous retirons la Con- 
stitution, affirma Jean-Claude 
Lafrance, président des Sci- 
ences, cela signifie que nous 
désavouons les dirigeants de 
l'an dernier". 

La motion présent?e par l'Ex- 
écutif se lit comme suit: "Que 
la Fédération des étudiants, par 
son grand Conseil, retire des 
mains de l'Administration, la 
Constitution qui fut présentée au 
R. P. Léonard Ducharme le S 



le vote, l'opinion générale du 
Conseil. 'Si nous retirons la 
Constitution maintenant, nous 
détruirons tout*» nn> année d'ef 
forts affirma Tom Swabey, pré 
sident de Common Law. 

Ouellet répliqua: "La consti- 
tution ne sera jamais acceptée 
par les autorités telle qu'elle est": 
Le représentant des Sciences le 
releva aussitôt — 'Si nous reti- 
rons la Constitution maintenant 
pour l'adapter au Manuel, nous 
nous enlevons le droit de décider 
pour nous même des choses qui 



- ' 



r 



mars dernier". ^concernent l'étudiant. Cette ac- 

Le président de la Fédération^ tion^bivaudrait à accepter de 
M. André Ouellet, souligna qu'il raains du DAE - une Constitu- 
n'était pas question "de jeter la tion <toute faite ' c l ue nous *i 
Constitution au panier et d'en rions ^«^ de reconnaître com- 
pondre une autre". "Il s'agit^ fa H accompli". 






simplement, continua t-il, de 
l'ouvrir à toutes les possibilités 
du campus, .de l'adapter au 
Manuel des étudiants, -et de 
l'améliorer afin de résoudre les 
problèmes administratifs auquels 
faisons face actuellement." 
Et ce fut, tel qu'exprimé par 



Caron invite 
les jeunes 
rtistes 



- Charles Caron, étudiant à la 
faculté des Arts, tente actuel- 
lement d'établir une société de 
jeunes artistes sur le campus. 
Caron, lui-même un sculpteui ac- 
compli, convoque tous les étu- 
diants* ^qui- font - de^ la- peinture, 
scultpture, céramique etc . . . 
Il espère organiser des réunions 



on se montrerait ses dernières 
oeuvres. On se met en communi- 
cation avec Charles Caron au 
soin de "La Rotonde." 



Cette opinion semblait pré^ 
valoir chez la majorité* des mem- 
bres du Conseil. On passa en- 
suite au vote, La motion fut 
rejetée. 



y 



La Corne au 
Trésor s'en~ 
vient 



Mary Francis Norcott s'occu- 
pera, cette année de la*Visite de 
la Corne au Trésor. Ainsi en 
lut-il décidé à la dernière .féu- 
nion de, E.U.M. le 2L- octobre. 
On nous apprends aussi que MM, 
Enrico McAllister et --José, fin'-' 
tauspas prendront charge de 
l'organisation qui s'occupera de 
trouver sur ls Campus des fonds 
pour le plan international de 
E.U.M. M. Blanke essaiera 



otr~l*bir parlerait boutique et où- pou r , ~sa — part - d' org ani ser des 






soirées de films dans le but de 
renseigner les étudiants sur le 
travail de E.U.M. et du Club de 
L Fraternité-Internationale. . 



Au moment d'aller sous presse, nous apprenons 
que Paul LaRocho, le directeur de "La Roloride" à 'ddres- 
sé sa lettre de démission à M. André Ouellet, président 
de la Fédé, et au Conseil Exécutif. Paul LaRoche, dans 
sa lettre de démission, allègue que la direction du 
Journal et ses études en première année de Droit Civil 
ne peuvent se concilier. Toute-fois, il ajoute qu'il de- 
meure toujours intéressé aux associations étudiantes de 
l'Université, et il se déclare toujours prêt à offrir sa col- 
laboration. *0 



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LA ROTONDE 



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U 29 octjjig uft 






611, rue Cumberlond 



Téléphone: CE 3-6095 



ta ROÎOND€ 



JOURNAL FRANÇAIS DES ETUDIANTS DE 
] L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de la Preue universitaire canadienne 
Tirage minimum: 2,000 copias. 



Directeur Paul LaRoche 

Rédacteur en chef Jean Carrière. 

Chef des nouvelles Michel Côté r 

Editorialiste Michel Beaubjen, Juliette Pineau 

Page artistique Gérard Gravelle - responsable. 

Robert L'Heureux, Richard Gaudreault 
Page sportive Pierre Lavergne, Jean Campeau, André LedUc 
Correction d'épreuves .... Jacques Brunet, Lise Thomas 

Dactylo . Jacqueline Dinelle, Danielle. Houle, Christine Plouffe 
Gérant des annonces .-., Jean-Claude Giguère 

Autorisé comme- envoi nostal de deuxième classe, 

ministère dei postes, Ottawa ■ — L_ 









•es. 



LE CIVISME 
EST UNE FOULE 



DE PETITES CHOSES 



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On oublie trop facilement que c'est dans l'accomplissement 
de petites choses, fort simples quelquefois, que l'on re- 
trouve les véritables grands hommes. Parlant de petites 
choses que l'on oublie de faire à l'université, il en est une qui 
ne manque pas de nous frapper. Comme toute mauvaise 
habitude, elle a commencé petit à petit. Je veux parler ici 
du dépotoir qu'est en train de devenir la salle attenante au 
cafétéria. 

Si l'on considère le fait au point de vue esthétique, les gens 
" même de mauvais goût,admettront que le fouillis de papiers et de 
déchets que l'on y retrouve manquent de savoir-vivre. D'un autre 
côte, si l'on accepte en partant l'obligation* qu'on les habitués du 
cafétéria de passer par cette salle pour aller placoter entre les cours, 
nous devons*au moins leur, laisser un petit .espace pour qu'ils réussis- 
sent à se glisser jusqu'à leur endroit de prédilection. Car si cela 
continue à se salir de plus en plusa~chaque jour, il n'y a aura plus 
de place pour passer (la salle risquant de se trouver grempli à. 
capacité de ces déchets) et ils devront faire le tour par la bibliothè- 
que. (Ils risquent fort de ne pas réussir à entrer au cafétéria). 

Enfin, si nous considérons cette déplorable habitude du simple 
point'de vue de^'étudiant, il me semble que sans nous forcer, nous 
pourrions facilement nous en corriger. C'est ùhe petite chose, ou 
plutôt une foule de petites choses, si Ton considère le le nombre de 
paniers et de déchets que le9 employés ramassent à tous les jours, 
que l'on aurait profit de prendre en considération. 

MICHEL BEAUBIEN. 

• A la suite d'un éditorial concernant la situation déplo- 
rable des. étudiants vis-à-vis la question du logement, on lira 
ci-bas la lettre que M Bill Boss nous a fait parvenir à ce sujet 
Voici le texte intégral de cette lettre: 
M. Paul LaRoche, 
La Rotonde. 

Dans votre article au sujet du logement des étudiants qui 
— : — parait en page 2' de l'édition du 15 octobre, vous parlez des pro- 
priétaires qui demandent des prix exhorbitants aux étudiants pour 
des chambres "où la propreté ne règne pas toujours en maître". .... 
Serait un excellent service à rendre si les étudiants mal logés 
faisaient rapport à l'administration que leur propriétaire les traite 
injustement. Alors, nous prendrions les mesures nécessaires pour 
retrancher le nom de cette personne de la liste des logeuses dans Ce 
quartier. 

On pourrait adresser ces plaintes au Père .Ducharme, le doyen 
du personnel étudiant, qui actucllenient poursuit une enquête sur ce 
sujef. Les* renseignements qu'il accumule* aider-ont la cause dont il 
est question dans votre article — fc construction qu temps voulu 
d'une maison pour loger les étudiants. Cette enquête comprend la 
visite, par un représentant de Wniversité, des maisons de chambre 
et de pension, et les résultats obtenus serviront à établir et à main- 
tenir certaines normes pour 'le logement des étudiants. 

G. W, Boss, 
Directeur, Relations extérieures. 
En somme, cette lettre est très éloquente par elle-même. 
En fait, cela confirme le fait que les autorités sont toujours bien 
di sposées a a cc ept er et ù a'uii ' upe r dw s ugg esti ons aflqUM t nf 
des étudiants. Nous avons ici la meilleure preuve de cet es- 
prit de collaboration qui peut régner entre l'Université et le 
corps étudiant, en autant que* -no-us lierons notre part et que 
nous tenterons d'abord de rechercher des solutions aux prob- 
lèmes les plus urgents. Espérons que les étudiants vont ré- 
pondre en très grand nombre à cette offre de coopération et 
qu'ils vont collaborer au travail que le Père Ducharme effectue 
présentement dans le meilleur intérêt des étudiants. 

. . Paul LaRoche 



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9 A CHACUN SA FAÇQH 



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STATIONNEMENT 
deux heures 

C'est un fait que les 
étudiants de l'Université 
qui possèdent des auto- 
mobiles subissent eux 
aussi le règne de terreur 
qu'impose la force con- 
stabulaire de la cité d'Ot- 
tawa aux automobilistes. 
Combien d'étudiants. à 
leur sortie des cours, res- 
sentent cette grande joie 
de se voir gratifiés d'un 
de ces jolis petits billets 
de $4.00, gracieusement 
et généreusement distri- 
bués par nos ineffables 
gardiens de la paix , . . 

Aussi, ais-je une sug- 
gestion? Pourquoi la Fé- 
dération des Etudiants, 
'avec la coopération de 
l'Université, né deman- 
dent-elles pas à la cité 
d'Ottawa de mettre la 
rue Hastey à sens unique 
et de permettre aux étu- 
diants de stationner leurs 
automobiles des deux cô- 
tés de la rue? le suis as- 
suré que l'Université se 
ferait un plaisir de faire 
des représentations à ce 
sujet aux autorités poli- 
cières concernées. D e 
plus, je suis convaincu 
que a Fédération serait 
prête à faire imprimer des 
permis pour bien montrer 
que ce sont nos étudi- 
ants qui profitent de cet 
avantage et permis pour- 
raient être collés dans les 
pare-brise. 

En somme, faut bien 
se rendre à l'évidence 
que des mesures doi- 
vent être prises sans dé- 
lai, pour régler cette si- 
tuation qui empire de- 
jour en Jour. Alors, qui 
prendra la suite de l'in- 
itiative? Nous espérons 
que la Fédération fera les 
premiers pas. 

Paul LaRoche 



PUNAISE DE SACRISTIE! 



Il y a déjà un mois, "Notre Temps" publiait un article qui 
fit assez de bruit dans les Universités canadiennes de langui 
française. Un étudiant en Sciences sociales de l' université d« 
Montréal tentait de démontrer qu'il existe un anu-cléricalismi 
latent dans nos Universités. Exprimée dans une feuille d* 
choux telle que "Notre Temps", cette opinion n'a cependant 
surpris personne; cependant, cet hurluberlu en profite pour 
attaquer "La Rotonde" et les étudiants de l'Université 
[ d'Ottawa et il convient que nous examinions ses avancé». 

A la suite du cas Lâchante de l'an dernier, ''ce dernier 
manifestait impudemment sa haine et sa rancoeur envers b 
clergé, par des articles intitulés: "Camelote des Oblats, "Not 
bons papas les Oblats . . .", etc. dans le Carabin. EN DEPIT 
DES SANCTIONS RECENTES, A OTTAWA, LA ROTONDE 
PUBLIE QUAND MEME A QUELQUES MOTS PRES CES 
ARTICLES Et D'AUTRES DU MEME GENRE". D'abord, les 
"sanctions récentes" ont eu lieu l'an dernier, en octobre 1958. 
D faudrait savoir ce que notre illustre, confrère en tant qu'- 
étudiant bien sur, car aucun de nous n'oserait se hisser à la 
hauteur d'un journaliste si bien renseigné, entend par le terme 
récent. "Notre Temps" a-t-il perdu la notion du tempe? 

Ensuite, nous aimerions bien savoir. dans les quatre 
numéros de 'La Rotonde" parus à date,, quels articles «ont 
anticléricaux, quels sont les articles qui prônent "la haine et 
la rancoeur envers le clergé ... et autres du même genre". 
Si ce faux journaliste avait AU MOINS lu l'éditorial du 
Directeur de "LA ROTONDE" dans le numéro du YJ septembre 
1959, U aurait vu en toutes lettres que les étudiants désirenf 
ardemment la coopération des Autorités, pour la bonne raison 
que nous respectons l'autorité et 1* clergé, probablement 
beaucoup plus qu'une punaise de sacristie telle que M. 
Contant 

... 
Lorsque le grand homme et le grand conseiller universi- 
taire qu'est M. Contant aura lu l'éditorial du Directeur de "LA 
ROTONDE" du numéro du 1er octobre dernier concernant le 
logement des étudiants et qu'il lira la réponse de l'Université, 
par la voix de M. Bill Boss. à cette représentation, il verra 
que nous ne sommes pas anti-autorités. Bien au contraire. 
les relation» . Autorités-étudiants n'ont jamais été si bonnes 
que cette année. Même plus, en autant qup nous leur faisons 
des Suggestions pratiques et pour le bien commun, les Autori- 
tés se font un plaisir de bien considérer- nos demandes et de 
tenter le plus possible de nous favoriser. 

Avant d'accuser un groupe d'étudiants d'être anticléricaux 
et subversifs, de propager des idées malsaines et de saboter 
le travail de nos religieux, qu'on vienne donc voir sur lu 
lieux ce qui se passe exactement Au lieu de débiter « 
paquet de faussetés qui dénotent ni plus ni moins un mancrw 
d'honnêteté et d'information, qu'on vérifie ses dire. W 
conséquence, nous exigeons une rétractation de la part dt M. 
Contant 'Les étudiants de l'Université d'Otfawa, avec ta 
politique franche et honnête qu'ils pratiquent cette année, 
n'ont aucune raison de se laisser insulter par une gueule 
amère. "T~ 



_, ±. 



PAUL LaROCHE, 
MICHEL COTE. 



21 Octobre, 1959: 
Ottawa, Ontario 

M. le rédacteur sportif. 



C'est avec un grand désapointe- 
ment que je lisais Votre article 
dans le dernier numéro de "La 
Rotonde." Vous vous plaignez du 
manque d'intérêt chez l'étudiant 
en ce qui a traîl aux sports. 
Jusqu'ici, je suis bien d'accord. 
Là où je ne partage pas votre 
opinion, c'est lorsque vous prenez 
en exemple, nos représentants à 



l'association Athlétique. Les 

cartes de l'Association: Athléti- 
que n'om pas été distribuées a 
tem ps p e ut ê tr e ? — Peut - êt r e o n t - 



elles été mal distribuées?- Mais 
savez-vous que .notre faculté 
compte au delà dej 450 élèves? 
Savez-vous que seulement 360 
cartes furent remises à nos repré- 
sentants leur disant que c'était là 
tout ce dont on pouvait disposer? 
Ou croyez-vous que le manque 
intérêt se fait le plus sentir? 



Non, je suis dégoûté de 1* 
fac,on dont vous jugez la situation 
c'est malheureux. 



J'espère, monsieur le directeur, 
que dans l'avenir la situation 
saura s'améliorer. Sachez Q ue 
lorsque la critique se fera cou- 
structjve je serai le premier à 
vous en remercier. 

Votre tout dévoué 

JEAN-CLAUDE ROY. 
(Président des Arts).' 






^ 19 octobre 19*9 



LA ROTONDE 



Lettre au directeur 



— 



*• * ? 



MISE AU POINT 

Monsieur le directeur: 

A la suite des dernières acrobaties des dirigeants de la Fédé, je 
penae qu»? le peuple étudiant a droit à un éclalclssement tur la poli- 
tique de ses représentants. 

je me permets ici une explication des raisons qui ont poussé 
l'Exécutif à proposer unanimement une motion au grand Conseil, à 
l'effet de retirer la Constitution des mains de l'Administration. 

D'abord, cette Constitution présentée le 5 mars dernier, n'a pas 
encore été, après bientôt huit mois, l'objet de commentaires officiels 
de l'Administration. Par ailleurs, nous sommes en mesure de dire 
que plus eurs membres de l'Administration ont sur cette Constitution, 
des dos«*ers assez volumineux de suggestions et corrections. 

Or voici que dans l'attente, les étudiants ont reçu la bonne étoile. 
Oui, u» Manuel nous est né ! Coïncidence heureuse n'est-ce pas ? Mais 
toujours pas de réponse sur la Constitution; seulement un encoura- 
gement dans l'attente. 

Comment ne pas établir de relation, pour un étudiant éveillé, entre 
ie-eodedes étudiant* PAR ^ADMINISTRATION et te Code dès étu- 
diants I AR LES ETUDIANTS ? Evidemment, ce n'est pas pareil. Mais, 
il est tout de même un peu imbécile de croire que l'Administration va, 
aujourd'hui, définir ses cadres et déterminer ses exigences dans son 
Code, et demain, se. contredire en profitant, dans son intégrité, 
l'autre '"ode. 

. Alors, l'Exécutif qui croit plus en la contradiction chez les étu- 
diants que chez l'Administration, a considéré le noir et le blanc. 
Pert de sa politique diplomatique, il a fait les premiers pas pour 
obtenir la meilleure interprétation possible du Monuel, c'est-à-dire 
la plus avantageuse pour le corps étudiants. ; Le coup en a valu la 
peine et peut encore être très payant. _ 

Soucieux de mener à bien l'oeuvre commencée par l'un des plus 
brillants présidents à avoir dirigé notre Fédé, il a voulu mener 
.officieusement les corrections essentielles à 4a pontification, et indis- 
pensable à la bonne marche de la Fédé. Autrement dit, continuer la 
Constitution des étudiants par des étudiants. 

Il n'y a rien de destructif que d'avoir à coeur de faire progresser 
davantage une oeuvre de pionnier. L'Exécutif se croyait dans le bon 
sentier. . . - 

Mais non ! On a préféré 'écrire candidement au R.P. Ducharme 
pour lui demander de nous dire ce qu'il n'aimait pas dans la Consti- 
tution et s'il l'aimait, de ^accepter. Sûrement, on aura cette oeuvre 
d'AMOl'R rêvée et ce sera, en l'espace de quelques mois, le deuxième 
Code des étudiants PAR L'ADMINISTRATION. 

Bien à vous, 

André Ouellet 

— Président, FEUO 



LES MÉDECINADES 

Lors de la dernière réunion 
de la Société d'Escuiape les 
motions ï suivantes d'intérêt 
général furent acceptées: 

Etant donné e grand succès 
la réussite plutôt modérée du 
du "stag" annuel comparé à 
thé organisé par l'Association 
des épouses des étudiants en 
médecine, il fut décidé de lais- 
ser tomber le dernier en fav- 
eur du premier, comme occas- 
ion d'étabir un contact plus 
prsonel entre étudiants et pro- 
fesseurs et aussi entre les 
étudiants des différentes clas- 
ses. 



Un nouveau comité 



* 



Jean Néguéri 



(Méd.j 53 /déclare: 



G 






2ÂÇA 



■VT- 




Je prescris des doses massives d'argent 
pour tenir mon compte d'épargne 

en bonne santé à ... MA HANlIlll 



O organisera la projection 
d'une série de films d'intérêt 
médical pendant l'heure du 
midi, dans l'auditorium de la 
faculté. .. Les anciens se souv- 
iendront du succès de ces pré- 
sentations dans les années 
passées. . 



Le bal annuel de la faculté 
aura lieu le samedi 28 février 
au Château Laurier. Cet événe- 
ment laisse prévoir l'une des 
plus grandes réussites à cause 
de certaines' innovations dont 
on garde Jalousement le sec- 
ret.. Ont peut mentioner ce- 
pendant un petit divertisse- 
ment présenté par les étudiants 
sous fonro de "sketch", chan- 
sons, etc. . . . Tous ceux gui 
ressentent en eux quelque tal- 
ent qui ne demande qu'à s'ex- 
primer, sont priés de s'adresser 
a André Lafrance ou à Jean 
Labellè. 



L'Assçmply Hall du parc 
Lansdowne accueillait jeudi 
soir dernier, quelque** quatre- 
vingt couples en costumes div- 
ers, pour la deuxième danse de 
la faculté cette année. 

A cette occasion, Hugh- 
ette Perras fut choisie pour 
représenter la faculté de méde- 
cine au prochain "Homecom- 
ing Weekend". 



Les Jeunesses Musicales 
font partie de la 
Fédération. il 



y 



LA 5 COLONNE 

Croycz-le ou non, un éSudiant de 
l'Université s'est cassé un bras, der- 
nièrement, en dansant. 



La Fédération des étudiants de 'Université d'Ottawa a 
accepté d'endosser le mouvement des Jeunesses musicales. 
Lors d'une réunion tenue le «limancre 25 octobre, la Fédéra- 
tion s'engageait a fournir un dollar sur chaque carte de 
membre des J.M.C. acheté piar un étudiant de l'Université. 
Ce qui revient à dire que les cartes de membres des 
Jeunesses musicales exigeront un déboursé de seulement 2 
dollars au lieu de 3 dollars comme elles devaient se vendre. 

Le 6> novembre prochain. Michel Dussault, pianiste, sera 
l'artiste invité. Il s'agit d'une jeune artiste sur lequel on fonde 
les plus grands espoirs. Il fut l'élève d'Yvonne Hubert au 
Conservatoire de Musique de la Province de Québec. H fit 
ses études classiques au Collège S,t- Laurent. Al 2 ans, 

Michel Dussault fut la vedette du film tourné par l'O.N.F. sur 
les Jeunesses Musicales du Canada. A l'âge de 14 ans, le 
jeune artiste joue aux Matinées symphoniques de Montréal 
l'Allégro du' Concerto en ré mineur de Brahms et à 15 ans, 
la Ballade de Fauré pour piano et orchestre. Agé de 16 ans 
(soit pendant l'été 1959), Michel Dussault donne son premier 
récital au camp musical J.M.C. II effectue présentement sa 
première tournée de récitai, ' 

Le 11 décembre le Trio Ebert fera son apparition sur le 
plateau l'école Technique située sur la rue Albert. Le trio com- 
posé de deux frères et d'une soeur, WoHrang George et Lotte a 
étudié à l'Académie de Musique de Vienne chez les célèbres 
maîtres Fischer, Mainardi, Pirhoda et Schneiderham. Ils 
jouent sur des instruments construits par André et Pierre 
Guarnieri. En 1951, ils ont obtenu le "Prix de la critique de 
Vienne" L'Espoir, un journal de Cannes déclarait ceci à leur 
sujet: "Chacun des trois Ebert, deux frères et une soeur fait 
corps avec son instrument ... ils ont tous la même âge. 
C'est le trio parfait. Dans les deux cas c'est Gilles LefèvTe 
qui fera les commentaires. 



,1 ■ ♦■ 



Les deux existentialistes (du 
moins ils le prétendent) du campus 
s'amusent a se lire du Apolinaire 
tur la rue a deux heures du matin 
—C'est un début! 



Banque de Montréal 

fim U* Jùiéeâatê 

Commencer ♦*♦ à 



^2L1L 



SUCCURSALES À OTTAWA 

Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Connor 
2M, rue Bank 88, rue Rideau-^. 

Avenue Cecil et rue Bank __,. — -^ 

Avenue Laurier et rue O'Connor 

Chemin Montréal et boul. St-Laurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

Westboro : 285 chemin Richmond 

/v Succursale de City View," '1491 Chemin Merivale 



s. 



Le Manuel des Etudiants serait 
à l'index — pas d'imprimaturj 

Beaubien fait de la radio . . . 
"Et voici notre lionne frustrée ..." 



Le 5 février, Monique Linval. soprano et Jean-Christophe 
Benoît, baryton, seront les artistes invités. Monique Linval, 
élève de Ninon Vallin, et Jean-Christotphe Benoît premier 
prix de chant, opéra-comique et opérette du Conservatoire de 
Paris. Sont tous deux célèbres dans le domaine de l'opéra 
et de l'opérette à la scène, sur les ondes et sur disque. lia 
ont parcouru ensemble plus de cent villes, en tournée JMF 
pour illustrer l'histoire de l'opérette française. A l'étranger, 
ils sont considérés comme les ambassadeurs choisis de l'art 
français. Ils seront accompagnés au piano par Jean-Claude 
Ambrosini, 1 er prix du Conservatoire de Paris, et l'un des 
pianistes les plus réputés de France. 

Enfin le 1er avril, un claveciniste, Kenneth Gilbert, sera 
le -dernier artiste présenté sous les auspices' des Jeunesses 
Musicales. En 1953. M. Kenneth remporta le prix d'Europe 
pour l'orgue. Il étudia le clavecin à Paris et à Sienne durant 
son séjour en Europe. Au Conservatoire de Musique De la 
Province de Québec, il fut le titulaire de la classe de clavecin. 
n a déjà fait une tournée des Jeunesses Musicales. 



Dans ces deux cas, ces commentaires seront faits par les 
artistes eux-mêmes. Tous ces concerts auront lieu à l'au- 
ditorium de l'Ecole Technique situé sur la rue Albert 



* 



Ah! ce cher Vêtus, quel foetusl 



Le jeu de mots de la semaine 
—"Les pages rousses . du petit 
Larose." 



Certains hommes n'ont que ce 
q u il* méritent) — les autres *ont 



célibataires. 



Gravelle a pondu celle-ci: "C'est 
comme la bonne femme qui écri- 
vait a André Gide pour s'abonner 
a son journal . '. . 



Masochiste: homme qui flatte ses 
passions avec un râteau. Sadique: 
le râteau * 



- 




Au service des 

étudiants de 

t Université d'Ottawa 

depuis 19 1! 



74 RIDIAU SI 



.A-J.-, % 



OTTAWA 



Cette onnonce vous donne droit o 
10% d'escompte o notre magasin 




*■ ' \ ^ 






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LA ROTONDE 



JfaLîijfiSajfii I u i±£+'±w± 



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Philosophie 



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^ ■ ■j^ivg-jgaai 



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Cest ce soir que notre reine du football aéra choisie. Huit concurrentes se livrent 
bataille pour mériter ce titre qui sera accordée à la plus charmante du PEP RALLY 
qui aura lieu ce soir à la Salle Ste Thérèse, à l'angle des rues Cartier et Sorr.arset. 
Le reine du football est choisie à l'occasion du "Homecaming weekend" où notre 
équipe de football rencontrera l'équipe de Wateroo. Voici les concurentes et . . . 
bonne chance à toutes! , > 



- — . i 



HELEN RADAKIR 

1 — 19 ans 

2— 5'7 — 130 lbs. ^ 

3 — Ne sort pas régulièrement 
fpour le moment). 

4— ' . 

S— A part les hommes, aime 
la politique. Espère se 
marier d'ici cinq ans. 



. ' . 



Sciences 



* 



Domestiques 






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LE P'TIT 






COEUR 
APRÈS 



NEUF 



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HEURES? 




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FRAN BORDELEAU 



«■ ■ « Il | 



1 — 18 ans 

2-^5' 5" 

3 — Ne sort pas régulièrement 

4 — N'aime pas les rédacteurs 
de TOUS les Journaux. 

5 — Veut étudier et voyager 
avant le mariage. 



Commerce 




NANCY BAILLIE 

1—19 ans . 

2—5 3" — 110 lbs. 



3 — Ne sort pas régulièrement 

4 — Aime les grands hommes, 
les rédacteurs en particu- 
lier. 

5 — Veut devenir une épouse et 
un» femme, de maison utile. 



V 







— .- — * 

Sciences 




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cr^o, 



KASIA LYNCH 

1—17 ans 

2—5' S" — 110 lb«. 

3— Ne sort pas réguièrement 
mais le ferait si elle rencon- 
trait l'Homme. 

4 — Semble avoir un faible pour 
les Journalistes. 

5 — Etudier les sciences. 







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NOTRE DIRECTEUR 
UN ÉTUDIANT EN I 



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— - — i — •■ '■■■ . ■ ■» " " 



Tu vas au ° fl 
"cheerleaders" sontj 
(première rangée/^ 
deuxième rangée : 1* 
çoise Bordeleau 



CHARLOTTE 
DUBOIS 

1. 19 ans. 



-TT- k 



Jj U.-M * 









1 118 lbs- 5*6" 

3. L'idée me 
plairait. - 

4 Oui mais ça 
dépend ... 

5. Aime la mu- 
sique, la 
danse et dé- 
sirerait voya- 
ger. 






Nous avons posé les questions 
suivantes à toutes les concurentes 
— croyant que leurs réponses 
seraient if intérêt général. 






1 — Quel âge avex-vous? 
2 — Grandeur — pesanteur 
i — Sortez-vous régulièrement? 
1 — 4 — Aimez-vous les Journal- 
istes? (sans doute ) 
5 — Ambitions? 







Infirmières 






. i 



compréhensible si les 
d * gauche à droite 
l^ouatTerry Tappe; 
m Gaudreault, Fran- - 



■ -, r- 



Arts 











MIREILLE TESSIER 

1—18 ans 

2— 5' 6" — 115 lbs. 






3 — Ne sort pas régulièrement 
mais considère la question. 

4— Aime les nouvellistes en 
particulier. 

S — Désire terminer son bacca- 
lauréat et entrer en Droit. 



HUGETTE PERRAS 
1. 20 ans. 
I Il5 lbs. - 5' 2" 

3. Oui, depuis deux ans. 

4. Ca dépend.,. 

5. Aime les sports et désire- 
rait voyager. 



i à i j • 

Médecine 





* 



PAULETTE LEBRUN 



2— 5 # r - 102 lbs. 

3 — Ne sort pas régulièrement 
mais semble intéressée. 

4 — Semble aim^ f i es Tnter 



•,# •* 



vfeweurs. 



•. - 



• • • 



Sciences 
Politiques 




DAC- 



I 



TEURS! 



* 



11 »* 



C^è 



1—17 ans 
2—110Ib8 — 5*5' 
3— Non 



4 — Oui mais ça dépend . • • 
5 — Voyager et étudier 



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LA ROTONDE 



U 29 octobre 



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il y avait le sable 
le sable 
si blond 

« lisse - T- . uJBM'* ■■■■■ ■ * ■, 1 ^ 1 ! ,< , r--. 
si chaud 

le sable si blond si lisse si chaud 
• . - qu 'il donnait envie de s'y coucher 
cote a cote 
ils s'y couchèrent 
côte a cote *. 

et bouche à bouche 
h s'aimèrent 

• * * 

J y avait lu mer 
Ij mer 
si bleue 
si calme 

si belle m . ^_ 

la mer si bleue si calnfe si belle 

qu'elle donnait envie de s'y noyer 

côte à côte 

ils y entrèrent 

côte à côte 

et bouche à bouche 

ils s'y noyèrent Jerzual 



Monsieur Marin a été accusé "d'interpréter" le coutumier 
comme bon lui semble, de laisser une clique se former à la 
tête de la société dramatique, de ne pas monter des spectacles 
universitaires et de déformer les faits. Qu'y a-t-il de vrai dans 
tout ceci? 



HULOT-TATI 

Le Ciné-Club de- l'Universi- 
té présentait à salle comble, 
dimanche dernier le célèbre 
. film de Jacques Tati, Les Va- 
cances de M. Hulot. 

Jacques Tati, dit-on, a regé- 
* néré le film comique et lui a 
insufflé un esprit nouveau. Et 
pourtant, à ses prédécesseurs 
/Sennett. Chaplin, et autres) 
Tati emprunte sujets, gags, 
procédé etc . . . Mais aucune 
oeuvre n'est entièrement ori- 
ginale dans ses détails: ex ni- 
hilo nihil FIL C'est l'ensemble 
seul qui confère à l'oeuvre son 
originalité, ou sa non-origina- 
lité. Et ça, c'est une affaire de 
personalité. Celle' de Tati est 
riche d'humour et d'amour. 

Dans Les Vacances de M. 



On a ' pu lire dans le der- 
nier numéro de La Rotonde une 
tentative faite par M. Yves 
Marin, président de la Société 
dramatique, pour s'expliquer. 
Or une partie de ces expli- 
cations ne correspond pas aux 
faits. M. Marin déclarait: 
"Tout d'abord, disons que 
l'exécutif lors de la dernière 
assemblée de l'année avait 
autorisé le metteur en scène 
à tenir les auditions en juillet, 
à choisir des comédiens de 
l'extérieur et à commencer les 
répétitions durant l'été." Mais 
si on examine les minutes de 
cette assemblée générale te- 
nue au mois d'avril on trou- 
ve ceci: "Monsieur Herbiet 
précise que les répétitions de- 
vront commencer DES LA FIN 
DE L'ETE. Projet accepté en 
principe par l'assemblée." Il 
n'est nullement question d'au- 
dition en juillet, de comédiens 
venant de l'extérieur et de ré- 
pétitions se tenant durant l'été 
Qui aurait pris une telle dé- 
cision? 

M. Marin cherche-t-il à pro- 



téger quelqu'un? Nous serions 
alors en face d'une clique. 

Quelques lignes plus bas, le 
président de la Société dramati- 
que déclare, citant le coutumier: 
"Les acteurs sont choisis par le 
metteur en scène." C'est très 
bien % Seulement M. Marin semble 
oublier qu'à l'assemblée du 28 
janvier 1958, lui-même proposait 
un amendement à cet article; 
amendement qui stipulait que 
ces mêmes acteurs devaient être 
choisis "parmi les membres de la 
société.'' On approuva* cet 
amendement à d'unanimité. Et, 
selon le coutumier, sont membres 
de la société: "tout étudiant ou 
étudiante de l'Université ou d'une 
institution affiliée, , dûment en- 
registré chez le président." Or 
si nous jetons un coup d'oeil sur 
la liste des acteurs qui figureront 
dans le prochain spectacle des 
Précieuses Ridicules nous retrou- 
vons les- noms de M. Gilles I'ro- 
vost et M. et Mme Jean Herbiet. 
Tous les trois ne prennent aucun 
cours à l'Université. M. Jean 
Herbiet participe à son troisième 
spectacle, tandis que Mme Her- 



por Robert L'Heureux 
de Lo Rotonde 



biet et M. Provost en sont à leur 
deuxième. Le fait que M. Her- 
biet soit metteur en scène ne 'lui 
donne aucun droit de jouer dans 
ses spectacles. Qu'a donc fait 
M. Marin du coutumier? Et ce 
M. Marin, qui permet de. tels 
abus, est pourtant le même qui 
proposait le 28 janvier 1958i 
'^ut ks acteurs choisis par le 
metteur en scène' soient des étudi- 
ants et des étudiantes des facul- 
tés des Arts et Sciences politi- 
ques, membres de la Société 
dramatique." M. Marin voulait 
tellement restreindre les cadres de 
la Société que sa motion ne fut 
même pas secondée. ■ EK mainte- 
nant il accueille les non-étudiants 
à bras ouverts. D'où vient ce 
brusque changement d'attitude 
chez M. Marin? 



Jouer que les membres de cet- 
te Société tel que le stipula 
le coutumier et l'amendent 

du 28 Janvier 1959 LA SO 

CJTTE AUX ETUDIANTS. 

Pour terminer ses explica- 
tions, M. Marin ajoute: "U, 
spectacles doivent donc êtr, 
dignes de l'Université et p® 
leur valeur morale et par leur 
valeur artistique." Vous par- 
lez de théâtre universitaire. C« 
sont de biens grands mot»! 
Mais jusqu'ici, vous ne nom 
avez donné que des farces. 
Voilà donc de que vous ap. 
pelez du théâtre universitaire! 
Même si certaines de ces far- 
ces étaient du grand Molière 
tinet le répertoire? A quand le 
ne pourriez- vous varier un tan- 
théâtre de l'homme? A quand 



le théâtre de la condition 
M Mann, Pourquoi tant de k„«^.^o t\« 
... - T 7 - , I humaine? Devrons-nous at 

volte-faces? La réponse n est 



pas dans les solutions extrê- 
mes mais dans un Juste milieu. 
Les portes de la Société sont 
déjà ouvertes à tous les étu- 
diants de l'Université d'Ot- 
tawa et des collèges affiliés. 
Mais il s'agirait de ne laisser 



tendre le retour de Madeleine 
Gobeil pour avoir du Mont- 
herlant par exemple? Qui 
nous donnera du théâtre vrai- 
ment universitaire? Qui nous 
donnera du théâtre joué par 
les étudiants, pour les étu- 
diants? ~" 



POURQUOI PICASSO MET-IL DEUX 

NEZ À SES VISAGES? 



Hulot, ces deux aspects de Tati 
se manifestent par la rencontre 
se l'imprévu et du banal. Hulot 
arrive comme un -aérolithe sur 
une plage bourgeoise. Une plage 
bourgeoise comme tant d'autres 
où, deux semaines par année, les 
citadins vont se payer du soleil et 
de l'air pur. Et chaque àànée^oii 
retrouve les mêmes figures! 
militaires à la retraite, ronds-de- 
*euir, vieilles filles moustachues.' 
jeunes filles de bonne famille, 
sous-dreux grecs taylorisés qui 
font' jouer leurs muscles devant 
les badauds. -Et chaque année. 



on reprend les mêmes habitudes, 
on renoue les mêmes amitiés 
(ou inimitiés) on retrouve les 
mêmes passe-temps. La routine, 
quoi! Et malheur à qui oserait 
déranger tant soit peu ce sacro- 
saint encrassement! Sur cette 
plage où l'on s'ennuie surgit dans 
sa pétaradi(re surchangée l'inef- 
fable M. Hulofr qui vient 
tout bouleverser. Hulot est naïf 
Les habitudes, les routines lui 
sont inconnues. Le moindre geste 
est pour lui une expérience nou- 
velle dans laquelle il s'engage 

*^vec une innocence charmante 
Pou/ faire ressortir tout le 
ridicule, la cocasserie de la bana- 
lité des personnages et de la vie, 

. Tati accentue les traits, les gros- 



"Pourquoi les peintres de notre époque ne peignent-ils 
plus ressemblant?" Telle est la question que me posait un 
ami il y a déjà quelque temps. Je n'y ai pas répondu, ne dis- 
posant que de trop peu de temps pour le faire.. Depuis lors, 
ie n'ai cessé de me poser la question à moi-même. Je me suis 
surtout demandé le pourquoi d'une telle question dans un 
monde comme le nôtre. Serait ce de la part de cette person- 
ne et de beaucoup de gens à la fois, un manque total de 
compréhension à l'égard de notre époque, ou n'y aurait-Tl pas 
surtout un manque de connaissances de l'histoire de l'art des 
siècles passés? Peut-être y a-t-il aussi des deux à la fois! Ce 
serait par trop ambitieux de vouloir remonter aux sources de 
l'art pour en arriver à Justifier celui de nos contemporains. 
Disons seulement que l'art n'a peut-être jarrvais été aussi grand 
qu'à l'époque où les gens ne se demandaient pas ce qu'il 
était, ce pourquoi il était, ne soupçonnant même pas son 
existence. 






sit, nous présente une caricature 
assez poussée pour être drôle et 
pas assez pour être méchante. 
Car c'est ce qui nous rend Tati 
si cher. Son humour est tou- 
jours empreint d'amour. Ou plu- 
tôt l'un et l'autre se confondent 
dans un sourire , gouailleur et 
indulgent. 

Gérard Gravelle. 



On a dit déjà: "Ce que nous appelons "ressemblant", c'est 
l'apparence extérieure, celle que le miroir renvoie de nous-même." 
Les siècles passés n'ont cessés de recopier les miroirs. Avec l'avène- 
ment de la photographie, la peinture réaliste n'avait donc plus 
raison d'être: à quoi bon se servir d'un pinceau pour reproduire la 
nature dans son intégrité. Aujourd'hui, le peintre recherche les 
réalités au-selà des apparences. Il n'attend pas de la nature qu'ell 
soit un simple objet de reproduction, mais il lui demande de colla- 
borer à sa vision du monde. Et c'est en engageant le dialogue avec le 
monde et ses apparences, et en interprétant ensuite* la réponse à 
son interrogation qu'il fait oeuvre d'art. Si l'artiste tel que nous le 
définissons souvent doit s'attacher à exprimer, dans son langage qui 
est celui des images, les idées et les conceptions de son époque, 11 
arrive toutefois que le monde actuel ne le satisfaisant pas, il s'em- 
ploie à en créer un autre. C'est que n'entendant pas demeurer muet 
devant les réponses de la nature, il hausse quelque fois le ton, il 
hurle, il tonitrue jusqu'à quelquefois couvrir la voix des choses. 

Le plus grand mérite qye l'on puisse accorder à l'art abstrait 
c'est sans doute celui d'avoir abattu tous les anciens tabous et 
d'avoir ouvert toutes grandes les portes de l'évasion. L'occident qui 
s'était jusque là maintenu dans un réalisme suspect, si l'on compare 
le réalisme outrancier de sa* peinture aux évocations symboliques de 
ses religions, a soudainement reconnu cet abus systématique pour 
se lancer dans un abus contraire, jusqu'à nous faire croire à l'in- 
compatibilité du réel avec l'art. Il ne se trouve cependant pas de cas 
extrêmes en art c'est à dire, pour expliquer, de peintures qui soient 
exclusivement abstraites comme de peintures qui soient authentique^ 



ment réalistes. Le peintre le plus détaché de toute contingente ne 
peut faire autrement que d'insuffler à l'oeuvre quelque chose de sa 
personnalité et de sa vie intérieure. Et le meilleur moyen de le prouver 
c'est peut-être de comparer les oeuvres de deux peintres qui travail- 
lent dans un mêrrfe esprit, pour s'apercevoir qu'ils n'usent pas de 
mêmes couleurs dans des cas identiques. , 

Si l'artiste d'aujourd'hui n'exprime pas ce que nos yeux ap- 
pellent la réalité, mais plutôt cette réalité qui se cache derrière les 
choses, il n'invente pas pour ce faire un langage technique qui est 
propre. Beaucoup de gens à notre époque croient sincèrement que, 
chez tel peintre, une ligne rouge sera l'évocation d'un tel sentiment, 
alors que chez un autre, elle exprimera quelque chose de différent, et 
ainsi de suite. C'est être assez naïf que d'aller croire à des sornettes 
semblables, et je comprend leur désarroi en face de l'art contemporain' 
Mais alors pourquoi ne représente-t-il rien? Peut-être simplement 
parce que l'objet nuit à la peinture. Mais ce qu'il y. a de certain 
c'est que la peinture.se veut abstraite, abstraite comme la musique 
qui elle non plus ne représente rien. Si la musique s'adresse, para- 
doxalement, à ce qu'il y a de plus sauvage en nous, il en est de même 
pour la peinture abstraite. Nous remarquons cependant un? assez 
grande différence quant à l'intensité avec laquelle, d'une part et 
de l'autre, les ondes nous frappent: le son nous impressionnant da- 
vantage que, ne le font la forme et la couleur. 

Notre époque aura donc perdu quelque those en mettant le 
figuratif de côté et en misant exclusivement sur l'abstraction: 11 
peinture figurative s'adressant à l'esprit d'une part, et aux sens de 
l'autre. Par contre, elle aura réussi à lfb?rer entièrement l'image 
des compromis où elle s'égarait depuis des siècles, et lui aura donné 
le pouvoir d'être avec toutes ses ressources demeurées latentes jus- 
qu'ici. La peinture de notre époque vit une aventure, ce qui est bien 
l'apanage de notre siècle en maints domaines: elle tend à s'exprimer 
par la ligne et la couleur, pour agir plus directement *ur la 
sensibilité et provoquer ainsi chez le spectateur un remous intérieur. 

Ce qui par le passé faisait l'oeuvre d'art, c'était le pouvoir 
qu'elle avait de dégager maintes atmosphères différentes, et Richard 
Wagner l' a v ai t compris lo rs qu'il disait ; "c 'est le propre des oeuv r a 
vraiment artistiques d'être une source inépuisable de suggestions." ( 
Ce qui hier était presque un critère l'est encore aujourd'hui, et à 
plus forte raison lorsqu'il s'agit de peinture abstraite. 

Ne dénigrons cependant pas toutes les' peintures qui né savent 
nous émouvoir. Notre âme ne peut vibrer "à tout ce qui la touche, 
elle est comme la corrïe tendue qui ne sait répondre qu'à une 
resonnance identique à la sienne. N'oublions jamais que la vision 
n éveille en nous que ce que nous possédons déjà. 

■d* • 
. # Richard Gaudreault, 



LA ROTONDE 



«T1ITÉ5 



PISTE ET PELOUSE 



Nos représentants font 



igure 



Samedi le 17 octobre, l'Université d'Ottawa^ recevait cinq 
équipes de piste et pelouse au terrain Laurentian High School. 
Nos porte-couleurs se classèrent deuxième du tournoi- alors que le 
Royal Military Collège decfochait la première place. 



Trois records ont été abattus 
dont d«'ux par des coureurs de 
fUniversité. 

Raymond Nadon a réussi la 
course à obstacles (haut) en 17.3 
secondes et Bill Donnelly a lancé 
le javelot à une distance de 
159' 9". 

Il faudrait mentionner d'abord 
la brillante tenue des deux frères 
Shulman, deux nouveaux venus à 
l'Université, qui se sont mérité 
17 points. 

Ray Shulman (Education 
physique) s'est classé: . 
—troisième dans le 10 verges 
avec rQrf secondes, 
—premier dans le saut en longu- 
eur avec 19' 7" 

—premier dans le fr Hop, step and 
jump" avec 38' 7" 

Gary Shulman ' ( Education 



en 



physique) s'est classé: 
— deuxième dans le saut 
longueur avec 18' 11" 
—troisième dans le saut en haut- 
eur avec '^2" 

-r-deuxième dans le "Hop step 
and jump avec 39' 10". ., 

Raymond Nadon, une vedette 
de l'an dernier, est aussi premier 
dans le 120 verges 'high hardies' 
(17.3 secondes) et deuxième dans 
le 120 verges 'low hurdles' (29 
secondes*) . 

Bill Donnelly, médecine, a 
lancé le javelot 1 59' 9" pour 
l'emporter dans cette catégorie. 
avec. 103' 2". 

Enfin, notre équipe de course 
à relài s'est classée troisième. 
Participèrent, Ray Shulman, Ray 
Delage, Raymond * Nadon et 
Frank Subertycki. 



Toujours de lavant! 

La fin de semaine du 17 octobre a été des plus fructueuses dans 
le domaine des j port s pour PUnivvnitè. '"-V 'abord notre équipe 
de football a gagné sa troisième joute et cette fois au dé pend de 
l'Université MacMastr. Cette victoire de 15-14 nous classe en 
seconde position de la ligue avec deux points de moins que O.A.C. 
Il est intéressant aussi de noter que l'Université McMastcr n'avait 
jamais auparavant été vaincue sur son territoire à Hamitton depuis 
l'inauçttration de cette ligue en 1957. Notre équipe est donc 
encore une fois sur le chemin du championnat de la ligue Senior 
de l'Ontario ce qui pourrait le mener à faire le voyage à Halifax 
en novembre pour la partie "Atlantic Bowl". _ 

Dans le domaine de piste et pelouse, l'équipe de l'Université 
se classe en seconde place. Bien que les facilités pour la pratique 
de cette activité^ n'étaient pas des phts fav o ra bl es^ notre . é quipe 
a travaillé d 'arrache-pied pour obtenir ce' r?sultat. Il faudrait 
aussi remarquer l'effort particulier des deux instructeurs Fcrnand 
Landry et Arthur Sheedy qui ont en plus organisée la St m on t rfo ± 

Deux records pour cette ligue, ont été abattus au cours de 
cette rencontre, par les nôtres. M. Raymond Nadon a établi le 
record pour la course à obstacle dé 120 verges, avec 17.3 secondes, 
et BUl Bonncllv, le record du lancé du javelot par son lancer ae 
1$9'9'\ • - 

De plus, notre équipe de Tennis a remporté le tournoi inter- 
collégial à Kingston en remportant 13 victoires contre deux défaites. 
Bob Pépin, entraîneur, a su encourager son équipe dans une com- 
pétition des plus difficiles dont faisait partie Don McDougall classé 
comme le Ae meilleur jmteur au Canada (junior). Notre équipe 
a gagné treize parties consécutives pour perdre les- deux services 
8 faut souligner l'excellent travail fourni par M. George House, 
Common Law~~I, anciennement de l'Université Carleton, et de M. 
Normand larose, Common Law III qui s'est classé premier en 
vmple' dans la catégorie B. 

Enfin dans les activités de piste et pelouse, notre équipe s'est 
classée deuxième* samedi au Laurentian High Shcool alors qur\ 
l'Université était l'hôte de cette rencontre: 

Cette série de victoires nous montre bien qu'il y a de l'étoffe 
cfl cz naqs t et quoi qu'on en dise, si la participation était plus 
grande, » pourrait en être ainsi à toutes les fins de semaine. 
Félicitations à tous ceux qui nous ont gagné ces honneurs! 

Pierre Ijivergne, 
•*- 1 ! — ' — t - r Rédacteur sportif— 



L'ÉQUIPE DE FOOTBALL 

ÀURÀ-T-ELLE 

LE CHAMPIONNAT?' 

Victoire de l'UniversU^ 

Une brillante offensive 
aérienne dirigée par le 
quart-cerrièro Bill Hendy 
a permis à l'équipe de 
l'Université d'Ottawa de 
l'emporter par le compte 
de 34 à 14 sur les Mar- 
audera de MacMaster de- 
vant plus de 1,000 étu- 
diants à Hamilton : 
i 

Tony Malloy s'est sig- 
nalé pour les vainqueurs 
en comptant quatre tou- 
chés dont deux d'entre 
eux sur des passes du 
quart-arrière Bill Hendy. 

Pour leur part les Ma- 
raudera ont compté 
leurs deux seuls touchés 
dans les deux premiers 

quarts. 

«• 

La partie a été chau- 
dement disputée jusque 
dans les cinq dernières 
minutes de jeu alors que 
le pointage était de 20 à 
14 pour les Carabins. 

Cependant Tony Mal- 
loy est venu assurer la 
victoire aux siens peu- 
son quatrième touché. 
Earl Blackadder a camp- 



M Te"1é"aèfnîër loùcKe"aêV 
Carabins sur une autre 
passe de Bill Hendy. Don 
Myles ajouté 4 conver- 
tis au pointage de l'Uni- 
versité. 

Selon l'entraîneur Bud 
Archibald les recrues Bill 
Hendy, Earl ' Blackadder 
et Rick Hutchings se sont 
signalés tout particuliè- 
rement durant la partie. 
Ils ont été secondés dans 
leur fâche par plusieurs 
vétérans qui ont excellé 
à la défensive comme à 
l'offensive. : ,_-- — - — 



Pierre Lavergne 



*•*• l 





1 



~ — !~r 






• 



AU TENNIS 



LU de O défait "Queens" 

Notre équipe de Tennis remportait, les 16 et 17 octobre 
dernier, le tournoi de Tennis intercollégial à Kingston. Fai- 
saient parti de l'équipe: 

George House, Common Law L* M. Normand Larose, Com- 
merce IV; M. Frank Daigneault, Common Law III; M. Rodrigue 
Landriault, Common Law EL* et Jean-Claude Croteau, Edu- 
cation physique L M. Bob Pépin était l'instructeur. 
•"n. >-**■* S 

George House s'est classé deuxième dans les simples de 

la catégorie A après sa défaite aux mains de M. Page du 
R.M.C. 2-6 7-5 5-7. Cependant, Normand Larose s'est classé 
premier dans les simples de la catégorie B. L'équipe a aussi 
remporté le championnat des doubles en ne perdant aucune 
partie dans cette catégorie. 

Classement final 
- Université d'Ottawa 
Loyola Collège 
Royal Military Collège 
MacDonald Collège 
v S. G. W. a 

Collège Militaire Royal 






Bienvenue à tous les sportifs! 

■ VARSITY GRILL - 

• • P. Karam, prop. 

_ 

— ^ AHjie Kti%£ cawora ©t Somerset 



- 



JEAN-PAUL D'AOUST 



-, 
BIJOUTIER 



S> rue Nicholos, Ottawa 



CE 6 4218 



Classement 

PISTE ET PELOUSE 

K Points 

Royal Military Collège^ -6$ 

Université d'Ottawa 44 

Collège Militaire Royal 33 
MacDonald Collège 21 

S. G VVC 18 




L'étudiant avisé achète 



à la 

PHARMACIE BRÛLÉ 

(1929-1959) 

Maurice Brûlé, Phm.B. 
Fernand Bélanger, Phm.B. 

Coin Laurier Est er Waller 
Tél.: CE 3-6574 



La Reine 



C'est la reine du 'campus', et, veus 
l'avez deviné . ; . elle raffole du goût vif 
et froid du Coca-Cola. Elle sait que, 
n'importe quand, partout, Coke est le 
vrai rafraîchissement. Nous ne voulons 
pas dire que Cola-Cola est le secret de 
son succès . . . mais il y contribue ! 




SOYEZ BIBN RAFRAICHI . . . PRENEZ UN COKE ! 

DITES "COKE" OU M ÇOCA-COLA M — LES DEUX MARQUES IDENTIFIENT 
LE MEME BREUVAGE PÉTULANT— LE PRODUIT DE COCA-COLA LTÉE, ' 



♦ 










* 



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LA ROTONO! 



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Do gauche à droitej Mme Kenneth Fogarty, M Loui s Coderre. président-général 
le R. P. Arcade Cuindon, secrétaire de r Association des Anciens, Mme Kenneth 
néral de la section anglaise, et Mme Louis Coderre. 



de la section française, 
Fogarty, président-gé- 



• i 



■ ■» ; .f.Tg te 



Samedi dernier, le 24 octobre, avait lieu la réunion régionale annuelle des Anciens, au Man- 
ège militaire de Hull. Cette soirée très réussie a été organisée par un comité d'organisation sous 
la présidence de M. Roger Thibault. Parmi les personnalités présentes, signalons la présence des 
deux présidents généraux, M. Louis Coderre, président de langue française, et Mr. , Kenneth 
Fogarty, président de langue anglaise. En outre, on pouvait remarquer les deux présidents ré- 
gionaux, le Dr. Gaston Lafrenière et le Dr. Emmet O'Grady. Le T.R.P. Henri Légaré. Recteur 
de rrniversiU', AU)$LUUL\ .plusieurs autres Pèrvs, rehaussaient cette soirée de leur présence. 

La soirée a débuté par un çoquetel, où plu ieurs anciens éprouvaient la joie de se revoir et 
d'évoquer des souvenirs de jeunesse. Peu après, un buffet froid fut servi aux invités. Et pour dô 
ttirer la soirée,, des dizaines de couples eurent l'occasion dç danser aux accords de l'orchestre de 
Guy Desmarais. En somme, une veilléç des plus réussies, grâce au magnifique travail du RrP. 
Arcade Guindon, "l'âme" des Anciens. 






ACHETEZ 



VOS 



BILLETS 

DU 

CINE-CLUB! 



ATTENTION SOUS CADUEES 

DES SCIENCES DOMESTIQUES 

Le lieutenant d'avitation Janine 
Ipperciel sera a l'Université d'Ot- 
tawa le 2 novembre à 9 hres a.m. 
Elle parlera de l'importance de la 
diéeticienhe diplômée dant l'Avi- 
ation Royale Canadienne. Elle don- 
nera aussi un aperçu du program- 
me que vous offre l'ARC. 



V É T I L 





Vêtus est songeur cette semaine, 
car il est aux prises avec un grave 
problème. Les vieux lecteurs de 
.Vêtus, connaissant sa riche, person- 
MMlitt-, , connaissant le merveilleux 
équilibre qui règne entre toutes ses 
facultés, connaissant la façon dont 
il s'est débarrassé de son complexe 
d'Oedipe, se , demanderont sans 
doute comment une telle perfection 
est compatible avec un problème. 
Mais c'est justement la question. 
Vêtus n'a pas de problème, et il 
lui en faut. 

En effet, Verns est un intelletuel. 
Or, dans notre monde moderne, tout 
le rôle de l'intellectuel se borne à 
avoir et à pdser des problèmes Le 
progrès se manifeste surtout dans 
ie fait que nous avons abandonné 
la solution pour le problème. Et le 
pauvre Vêtus n'a pas de problème! 
Pas le inoindre! Un esprit d'une 
moins sublime excellence se serait 
découragé, mais le courage de Vê- 
tus, comme on le sait, cet a foute 
épreuve. 

Il s'est dit qu'une enquête don- 
nerait peut-être des résultats, que 
ses inférieurs pourraient lui dire 
comment ils ont fait, eux, pour ac- 
quérir des problèmes. C'est ainsi 
qu'il a demandé un rendez-vous à 
Yves Marin, car le vaste champ 



nage, qui s'étend des trayeuses à 
l'ACTA, devrajt être fertile en prob- 
lèmes. Malheureusement, tout ce 
qu'il a pu faire c'est de déclarer à 
Vêtus, en phrases vagues et pom- 
peuses, qui tout va pour le mieux 
lans le meilleur des mondes pos- 
sibles. Quant au président de la 
fédération, il s'est contenté d'ins- 
tituer un comité pour étudier la 
question. Le premier à éclairer Vê- 
tus, c'est le directeur de la Rotonde 
qui a précisé en termes non équi- 
voques que son seul problème 
"C'est le (censuré) de Vêtus?" Les 
autorités de l'Université ont égale- 
ment donné la même réponse. — ■ — 



THE NUN'S STORT 



d'activité de cet important person- 



Ainsi donc, l'enquête de Vêtus 
ne lui a pas révélé comment se 
créer des problèmes. Pourtant, ce 
n'est pas un échec, car- il s'est dé- 
couvert une fonction beaucoup plus 
noble et beaucoup plus profitable a 
la communauté étudiante. L'intel- 
lectuel vulgaire peut se contenter 
d'avoir un problème, mais il est 
réservé au seul et sublime Vêtus 
d'être un problème et c'est la son 
plus grand titre de gloire. 

Pour le mot de la fin, Vêtus cite 
encore une fois le professeur Li-Ki- 
San-Fou (Le non-être en devenir, 
marquant du dynamisme de l'être 
7e édition, p389): "Le trait le plus 
marquant du synamisme humain est 
l'inertie." ta * B . 



Ce drame authentique que nous présente The Nun's story n'est 
nouveau mais toutefois c'est un des premiers films vraiment religieux n • 
Hollywood nous offre. 

The Nun's Story est l'histoire d'une jeune flDe issue d'une fasnilU 
assez riche. Son père est un célèbre chirurgien. Elle entre an couvent ni 
en vue de devenir une bonne infirmière qu'une bonne religieuse. Postula» 
noviciat et un Jour eue fait ses voeux perpétuels. Après quelques vujl 
d'épreuves et de dévouement elle n'en peut plusl Elle manque si M)UVfc 
a l'obéissance qu'elle se voit dans l'obligeance de quitter le monastère. 

C'est la simple et bouleversante histoire d'une religieuse; une histoi. 
re simple parce que rien de sensationnel, pas un gros bruit, pas une sccm 
d'amour. Rien que les allées et venues trop silencieuses d'une soei 
longeant le mur. Une histoire toutefois bouleversante parce que le draan 
d'une vie. Cest l'orientation d'une âme et d'un corps vers la plus dure hu- 
nykté. La soumission entière à ses supérieurs, enfin ne voir que Dieu et 
Dieu est partout. 

The Nun's. Story, c'est l'histoire d'une religieuse mais c'est à tous 1m 
jours qu'un tel drame arrive! Chaque jour une religieuse sort d'un couvent 
chaque N jour des milliers de religieuses se posent le problème de leur f»! 
blesse humaine! The Nun's Story nous le montre d'ailleurs très bien. 
— ♦* Ce n'est donc pas un drame nouveau mais il est d'une réalité poig. 
nqnte avec tous les décors extérieurs et intérieurs, avec la musique douce 
avec les interprètes comme Audrey Hepburn (soeur Lyc) et Edith Evam 
(mère *OTpérieure). 

Certaines prises de vue côrftrne ces- rangées droites de capuchon 
blancs, ces visages ridés et morts, ces mouvements de corps dans un en- 
semble parfait. On est surpris par ces photos fidèles et d'un ton grave. 

Les dernières minutes du film sont très simples et très significative!. 
La porte s'entrouve, elle hésite, l'ouvre doucement; on aperçoit le Ioqi 
coorridor étroit et sombre qui mène à la rue.. Elle s'engage lentement 
comme ayant peur d'affronter le mode et ce n'est qu'au bout qu elle prend 
un pas plus décide et revient dans le monde. 

Voilà un film religieux américain de meilleure qualité que The BeDi 
of St. Mary avec Bing Crosby! Aucune religieuse ne joue dans les orches- 
tres de jazz, aucune curé ne joue au baseball. 

Cest un film religieux sensationnel, mais c'est un fthn ordinaire! 

Jeon-Yves Taéeerge 

-> i ■ » . r-^ i- __ 



-•- 




VETUS 






*£» — 



Le lieutenant Janine Ipperciel est la fille de M et Mme L. Ipperciel de Montebello P. 0- Elle est née a 
MontebeUo, non loin de la capitale, en 1933 et fréquenta les écoles primaires et secondaires de l'endroit. 
En 1953 elle fit un stage d'un an à l'Ecole Pjpvincale de Montréal où elle suivit un cours d'Art culinaire. 
De 1954 à 1958 elle étudia a l'école des Sciences Domestiques à l'Université de Montréal En 1955, elle 
joignit le corps étudiant de l'aviation à l'Université et puidant les étés 1955 et 1956 elle suivit les cours 
d'officiers de l'ARC a London, Ont., et à la station aérienne de Clinton, Ont. Elle débuta dans sa nou- 
velle carrière a l'été 1959. Après sa graduation en 1958 elle suivit un cours d'internat à l'Hôpital Général de 
Toronto jusqu'à juin 1959. Après cette date, le lieutenant Ipperciel fit un stage d'entrfiinement auNamsc 
et fut ensuite transférée a la station de l'ARC à Rodliffe. 



PANAMA — Les éditeur* du Journal étudiant "Vos Uni- 
vereitaria" ont protesté énergiquement contre l'adminis- 
tration rie l'Université de Panama qui avait essayé d'erripê- 
cher la mise sous presse d'un numéro du Journal étudiant La 
direction de la "Voz Unlversitaria' a déclaré quelle ne pouvait 
tolérer que les autorités de l'Université interviennent dans 1m 
affaires purement étudiantes. A l'avenir, le journal paraîtra 
toujours lorsqu'il sera important pour les intérêts des étudi- 
ants sans égard aux souhaits ou exigences des autorités ad- 
ministratives. fVoi Universitaria, Panama;. 

PAXAMA— A l'occasion de l'élection prochaine du recteur de 
l'Université de Panama, l'Union nationale des étudiants de Panama 
organisa une enquête auprès de tous les étudiants de l'Université 
pour savoir quelle était leur opinion vis-à-vis des autorité* 
directrices de l'Université, du recteur et de son doyen actuel, et 
aussi quel candidat ils proposaient au poste de recteur . . . En 
outre on leur a demandé s'ils étaient d'accord avec les proportions 
existant actuellement à l'intérieur du Conseil général de l'Universi- 
té, organe le plus élevé de l'Université où siècent en ce moment 
seulement 12 représentants étudiants à côté de 115 professeurs. 

(UEU Panama) 

SUEDE — Seulement 600 places dans les foyers d"étn« 
diants sont à, la disposition des 3,500 étudiants des hautt» 
écoles de Stockholm. Comme la plupart des étudiants à» 
Stockholm sont de la province, les associations d'étudianti 
compétentes se sont adressées aux communes natales de» 
étudiants et leur ont demandé d'aider leurs étudiants à ob- 
tenir du logement à Stockholm. Les communes promirent d'ex- 
aminer cette affaire avec bienveillance. Les experts de la 
construction de logements dans la capitale suédoise ont insiste 
avec énergie sur l'urgence de la création de logements pour 
les étudiants. (Gaudeamus, Stockholm;. 

MONTREAL— Le Quartier Latin de l'Université de Montréal 
rapporte: "La publicité du Prêt d'honneur (de la Société Saint 
Jean-Baptiste) tend à dépeindre les étudiants universitaires sous 
un aspect d'enfants pauvres mais doués. Et cela est partiellement 
faux. 

Avant de collaborer à la campagne du Prêt d'honneur, 
l'AGEUM devrajt exiger que la publicité se fasse autour des trois 
thèmes suivants: ....... * * 



1. L'accessibilité à des études supérieures est refusée à 

d'enfants doués dans la province \ l ■'" 

2. Seule une aide accrue et systématique de Pétat peuf 
• -remédier à la situation actuelle, 

3. Les étudiants réclament avant tout pourries absents et « 
non pour ceux qui sont à l'Université. 



Si nous ne pouvons transiger cela avec la SSJB, je considère 
honteux, disgracieux et injuste d'aller de porte en porte quêter de 
l'argent qui servira à endormir nos inquiétudes et à perpétuer une 
injustice sociale".. l 




"FAIRE rdcr 






U XXVIII, No 5 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Le 12 novembre 1959 









y * 



- > ■ -— . _ 



.t. a re 




Si le Grand conseil veut s'engager a soumettre 
département des Affaires étudiantes, avant le 
janvier 1960, des modifications satisfaisant à 
exigences, il accordera à la Constitution de la 
Jération des Etudiants une approbation immé- 
diate, valable jusqu'à la fin de la présente année 
iniversitaire. . ' 

• 
C'est ce qui ressort du texte de la lettre du R.P, 
jnard Ducharme, directeur du personnel étudiant, 
m secrétaire de la Fédération. 



Dans ses remarques concer- 
ant la constitution de la Fé- 
ération, le D.A.E. indique: 

les changements jugés né- 
cessaires avant l'octroi de 
l'approbation officielle; 

les changements qui per- 
mettront à l'univers i t é 
d'accorder une approba - 
tion sans clause de ré- 
serve; 

les changements et amé- 
liorations suggérés par le 
JUX 

Après avoir pris ' coïinais- 

îce de la lettre du R.p. Du- 

îe, et des remarques du 

|S& le Grand conseil ac- 

tft presqu'à l'unanimité, la 

)tipn suivante: - ■-> ■ — 

"Il est proposé que le Prési- 
ient de la Fédération prenne 
dispositions nécessa ires 
changements opportuns à 
^constitution et qu'il en fas- 
rapport au Grand conseil 
sa prochaine réunion en dé- 
cembre." 

Seul, le président de la fa- 
culté de philosophie s'est ab- 

1U. 



Le D.A.E. indique claire- 
ment sa position en ce qui 
concerne le décalage qui exis- 
te entre certains articles de la 
constitution et du Manuel 
des étud iànts (> lorsqu'il dé- 
clare: 



"Le Manuel des étudiants 
impose certaines restrictions 
à l'éligibilité des étudiants à 
certains postes au sein des as- 
sociations étudiantes ( art. 
53-54). Les membres au sein 
de l'Exécutif de la Fédération 
ont déjà fait la remarque que 
les expressions utilisées dans 
l'art. 53 peuvent prêter à 
équivoque et cet article ' sera 
refait. Mais le principe qui 
a inspiré ces restrictions res- 
te en vigueur et la constitu- 
tion de la fédération devra 
les adopter pour éviter que les 
étudiants soient partages en- 
tre deux codes opposés." 

En ce qui concerne les 
changements • qui permet- 
traient à l 'université d'accor- 
der* une approbation sans 
clause de réserve, le D.A.E. 
déclare:. . 



COMITE DE 
COORDINATION 

Toute activité organisée 
par les étudiants, qu'elle 
provienne d'un organisme 
de la Fédération ou non, 
doit être enregistrée au 
COMITE DE COORDINA- 
TION, sinon l'activité ne 
sera pas reconnue par la 
Fédé et ne pourra pas non 
plus obtenir l'approbation 
du D.A.E. 

Responsables: Gilles Gre- 
nier. 

Heures de bureau : Les 
mercredis et vendredis, 
de 12.30 à, 1.30 p.m. 



"A la lumière du premier 
paragraphe du chapitre 4 du 
Manuel (Relations entre l'u- 
niversité et les étudiants), 
certains passages de la con- 
stitution, slls sont laissés tels 
qu'ils se trouvent 'dans le tex- 
te "actuel, exigeront des réser- 
ves dans la formule de l'ap- 
probation accordée par **. 
D.A.E." ' 










j **"***" oes étudionts. le R.P. Roby, ami de tous, y va de son sang et 
•* l'un de* premiers o se foire passer l'aigu. Ile. 



Quant aux changements ou 
améliorations suggérés par le 
D.A.E., celui-ci indique que 
ses remarques "visent A amé- 
liorer la constitution de la 
Fédération sur des points im- 
portants, à des degrés divers, 
pour la .bonne présentation 
du texte ou pour le bon fonc- 
tionnement de la Fédération. 
Le refus du Grand conseil 
accepter ces suggestions n'au- 
ra pas d'influence sur la dé- 
cision du D.A.E. mais il nuira 
certainement à la bonne mar- 
che de la Fédération, ou à la 
valeur de la constitution". 

Dans ses suggestions, le 
D.A.E. s'en prend, entre au- 
tres, à l'expression "Jeune 
travailleur Intellectuel" men- 
tionnée à l'article 1 de la 
constitution. L'article 1 se lit 
comme suit : -. 

"ATTENDU que l'étudiant 
est un Jeune travailleur intel- 
lectuel; „ 

"ATTENDU que, comme tel, 
il doit à l'instar des autres 
travailleurs apporter sa con- 
tribution tant à la cité uni- 
versitaire qu'à la société ..." 

En ce qui concerne cet ar- 
ticle, le D.A.E. soutient que: 

"L'expression JEUNES TRA- 
VAILLEURS INTELLECTU- 
ELS est un abus de langage 
true bien p eu de diettonnaireg- 
français, s'il s'en trouve, vont 
accepter. Le mot TRAVAIL- 
LEUR, employé comme sub- 
stantif désigne quelqu'un qui 
accomplit un travail manuel, 
par opposition à un intellec- 
tuel. Cette expression comme 
le rapprochement avec "les 
autres travailleurs" sont d'o- 
rigine marxiste. Cet abus de 




t 



■ m 



Fred Cogan, responsable de la clinique de sang, est l'un des premiers à se 

faire transpercer. . , 



On Veut 
Du Sang 1 



• 



■4-J- — —; 






Voir en page 10' 



/ - 



& 



$200 à gagner 

POUR UNE CHANSON 

Les étudiants de l'Université d'Ottawa au- 
ront leur chant distinctif à temps pour le car- 
naval d'hiver. 

En effet, la Fédération des Etudiants lance 
un concours a l'échelle nationale en vue de trou- 
ver une chanson appropriée à l'Université d'Ot- 
tawa. Les étudiants de l'université de même que 
les Anciens sont surtout invités à y participer. 
Il suffit d'écrire une chanson, préférablement 
une marche, avec paroles et musique, en fran- 
çais et en anglais. . 

La Fédération accordera, semble -t-il, $100 
au gagnant et l'administration de l'université ac- 
cordera le même montant. C'est donc dire que 
celui dont la chanson sera choisie sera l'heureux 
gagnant de la somme de $200. 

La publicité »i l'échelle nationale com- 
mence déjà et un comité spécial composé de 
deux étudiants qui seront bientôt nommés, et de 
M. Bill Boss, directeur du service des relations 
extérieures de l'université, se chargera de trouver 
des juges et de choisir la date quand la chanson 
sera révélée au peuple étudiant. Onp croit que 
les résultats du concours seront annoncés pen- 
dant le carnaval d'hiver de l'université, en fé- 
vrier prochain. 

Invitation à tous les mélomaniaques — des 
renseignements plus précis seront communiqués 

dans les prochains numéros de La Rotonde. 









langage est assez commun en 
biAi des milieux et la saveur 
déplaisante qu'il doit à ses 
origines est en train de s'af- 
fadir. La présence de cette 
expression dans un texte 
comme la constitution prend 
des allures de cri de bravoure. 
Le rôle des étudiants au sein 



de l'université et de la socié- 
té gagnerait certainement à 
être décrit plus sobrement." 

■ Il semble que partout, on 
attende avec impatience le 
rapport du président de la 
Fédération qui sera présenté 
au Grand conseil en décem- 
bre. 



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LA ROTONDE 






U 12 novem t^ y 



UN TEMOIGNAGE 
DE SOLIDARITE 



Le Camp international de tra- 
vail des étudiants de Sakiet sidi- 
Voussef, Tunisie, qui était organi- 
sé par l'Union générale des étu- 
diants de Tunisie (UGET) et le 
Secrétariat de coordination (CO- 
SK(') est maintenant terminé. Plus 
de 100 participants venus de ton- 
tes les parties du monde sont ar- 
rivés en Tunisie à la fin de Juillet. 
Malgré les pressions exercées par 
le gouvernement français dans le 
but de les faire retourner chei 
eux, les étudiants se sont rendus 
à Sakiet-sidl-Youssef et ont entre- 
pris de reconstruire l'école qui 
avait été bombardée en février 
1958. 

Ils logeaient dans dix villas de 
cinq pièces, qui seront maintenant 
utilisées par les familles de Sakiet 
dont les maisons furent détruites 
par le bombardement. Il y avait 
beaucoup de travail pénible à fai- 
re, car les murs de l'école ont été 
tirés d'une double rangée de pier- 
re tendre qu'il a fallu tailler sur 



vaillant avec les ouvriers tunisiens, 
les étudiants taillaient des pier- 
res, portaient des baquets détri- 
ment et faisaient tous les autres 
gros travaux impliques dans une 
construction de base. Lorsque l'é- 
cole a' été presque finie, les parti- 
cipants ayant une spécialité quel- 
conque ont aidé les ouvriers spé- 
cialisés tunisiens à terminer le 
travail. 

Les participants ont apporté cer- 
taines pièces de l'équipement; une 
autre partie du matériel a- été 
transportée en Tunisie. Quelques 
unions nationales ont recueilli des 
fonds que Ton utilise pour ache- 
ter du matériel en Tunisie. C'est 
un gros effort de la part des étu- 
diants et l'école restera un symbo- 
le de la solidarité en un monu- 
ment, non seulement pour les 100 
étudiants qui ont -passé l'été en 
Tunisie mais aussi pour les cen- 
taines d'autres qui ont "demandé à 
y aller et pour les» Unions nationa- 



Suite de la page 9 

Il y a les Poètes et 



place et le toit a été fait de blocs les qui ont si généreusement col- 
de béton creux, tris légers. Tra- 1 laboré au projet. 



les grandes personnes 

Un grand nombre pratiqué un réalisme qui n'est pas sans poésie 
Mais la plupart ne savent pas échapper à une certaine fadeur, à 
une certaine insipidité. La chose s'explique facilement; tous leurs 
c/Iprts ont consisté à s'approprier les qualltts artisanales et, ces qua- 
lités une fois atteintes, voici que l'adolescent se découvre privé de 
la spontanéité qui caractérise les plus jeunes. Quarry Sidings de 
Michael Gilbert illustre les méfaits de la technique. Michael peint 
ce qu'il veut, mais ce qu'il peint ressemble à un dessin. commercial 
pour un illustré. Pour être ' juste, je tiens à dire que plusieurs 
oeuvres échappent à ce réproche. A Ram Caught in a Thicket de 
Wandy Seton et Hornsea Church de Peter Jobling, en des genres 
différents, témoignent d'un amour certain de la vie sous foutes 
ses formes. 

Certains déjà tentent des expériences pour se renouveler. Arthur 
McGeOwn fait un bon usage, avec Shipbuilding, du cubisme d'imita- 
tion: son tableau est bien structuré, charpenté, mais il est un peu 
froid. Guitar de Robin Smith est un excellent collage: avec des mor- 
ceaux de papier-journal il reconstruit une guitare, mais sa facture 
demeure très ordonnée. Du bon travail. Une nature morte de Brian 
Fox dissipe toutes les craintes que je pouvais commencer a entretenir 
à l'égard de la technique. Dans Melons, Brian Fox peint des fruits 
qui vous mettent l'eau, à la bouche. Le jugement fait peut-être 
petit-bourgeois mais ce que je veux dire, ,cé n'est pas que la toile 
de Fox est une vulgaire photo de la réalité, mais que ses melons 
ont de la vie ! Ils ont une saveur, une saveur picturale si vous voulez. 

(suite en page 4) 



iirirn ' 



MISSA 



• < 






-•- 



L'étudiant avisé achète 
à la 

PHARMACIE BRÛLÉ 

(1929-1959) 

Mourke Brûlé, Phm.B. 
Fernand Bélahger, Phm.B. 

'Coin Laurier Ett et Wallar 
Tél.: CE 3-6574 






N'oubliez pas 



RADIO-ETUDIANTE 

le samedi à 6 h. 40 

sur les ondes de 

CKCH 



LE COURRIER 
DE LA BOUTEILLE 

par Le Bouchon 



Bonjour, chers amis, ici Le Bou- 
chon qui vous parle. Je suis en- 
chanté de vous .connaître et si tel problème, .il y a bien deil 



"Allez-vous en, c'est 
Une fois de plus les tens 
entendus la messe. Ils revieo.I 
nent comme d'un songe. pJ 
sieurs, en ont profité wj 
penser à mille et une choj 
Certains, certaines ont tenté! 
de s'unir au prêtre. ChacJ 
dans son coin, ils ont assii 
à ce que 'l'Eglise appelle 
grand banquet d'action 
grâces. 

Éis très longtemps ij 
ns se réunissent 
résurrection du Chriftl 
cjes se sont succMfel 
e de vie a changé etl 
£ie s'est pétrifiée. Nom 
voici devanr*un"fltïï~ei qu'on! 
ne comprend plus. Devant 



*-• t 









%3e trouve excellente la façon dont la Compagnie 
Bell forme son personnel. J'ai passé les huit premiers 
mois de mon emploi dans la Division des ventes, où 
j'étais en contact avec les clients. Ensuite, je suis, 
devenu repféserîtant du service; cette fonction m'a 



■ 



.« ■* 



entraîné à répondre à la grande diversité des deman- 
des que nos abonnés nous font par téléphone. 
"Graduellement, j'acquis une idée d'ensemble du tra- 
vail de la Division des services commcn i;t»i\. Birntôt 
on me confia le poste de surveillant du service dans ,, 
un bureau nouveau. 

"Après plusieurs années tu serviee de la Compagnie 
Bell, j'estime que mes progrès sont très encours- 
. peauts. L'cjUruÙM'itM'ttt qui >m'a été dorme ct~fcs 
difjrmits postes que j'ai occupés ont été conçus en- 
Vu» de mm Jowhu une précieuse expéi ienec. 
"Bref, j'ai tn.uve k i ,it des jeûni 

diplômîi recherchent: un bon salaire, de la considéra: 
tinn Wf, par-dessus tant, l'occasion de jm au. 

fur et a mesure de l'expérience ucquise" 



.... 



Etudiants et- 
étudiantes en 
GÉNIE CIVIL 



ARTS. SCIENCES 

COMMERCE et 
ADMINISTRATION 

représentants >l> la 
Compagnie lit -Il 
s< re ndr ont b ie ntô t 



Demandez à votre service de placement notre hr 
chure sur les carrières qu'offre la Compagnie Bell. 



Ljfi UluVri itr. 






v ;.rr: ' 



-ï 




vous le voulez, nous serons des 
amis intimes d'ici la fin de l'an- 
née. 

Toutes J.es deux semaines, je 
viendrai jaser avee vous, de l'al- 
coolisme ou des problèmes jour- 
naliers causés- par l'alcool. Des 
boites à questions seront mises à 
votre disposition dans les diffé- 
rentes facultés de l'Université et 
vous pourrez y déposer vos opi- 
nions et surtout vos questions. Je 
suis prêt à vous donner les ren- 
seignements voulus et à discuter 
avec vous. 

Qu'estce que l'alcoolisme? No- 
tre . bon et fidèle Larousse nous 
dit que l'alcoolisme est une ma- 
ladie produite par' Pabtts des li- 
queurs alcooliques. L'alcoolisme 
chronique résulte de l'absorption 
habituelle de spiritueux et même 
de vins ordinaires au delà d'uv ■ 
litre par jour environ. Les acci 
dents, parfois tardifs, sont tes 
troubles digestifs, hépatiques, car- 
diaq%£&. rénaux, désordres ner 
veux et psychiques (delirivm tre- , 

wens, jolie il L'alcon W ara ,ns »Kn«f»a;ite pour "amei" 

rr beaucoup île YrïïTadies. ,lc ,,,•■■ qu'ainsi soit il? Amen veii 

que la criminalité. Par ré plutôt dire "je le crois, c'a! 

• sur la d< s,., ,</„„. ca " comme pour approuver!! 

incites, accidents en;U';>t> : , ■ _t_ ._ «„ - • - 

infantilisme, idUAteh 3 P * roIe de ' autre ' y adbém 

rr la rare. Voila la I . ._ „-. 
définition du bon Larousse, uni La nturgie vn prendre BD 
Français, qui n'appartenaU à an nouvelle voie, plus près 
rune association antialcoolique, nous, plus près du Christ. Ij 

Comme vous pouvez le COtWtfl- 
ter, chers lecteurs, l'alcoolisme. 



changements à prévoir eïj 
apporter. Déjà on peutreour- 
quer la fête de Pâques qu'on 
célèbre la nuit comme aia 
premiers siècles. La réforme! 
de la semaine sainte va en- 
traîner une foule de nouveau-! 
tés. On a"déjà parlé de la ré- 
forme de la messe. Le but d> 
cette réforme: une plus gran- 
de compréhension et une plus 
grande participation de il 
part des fidèles. 

On voit actuellement 1 
traduction plus sensée de eer- j 
laines expressions li 
comme "et cum spiritu W\ 
qui doit se traduire "avec tii 
aussi" où "toi pareillement"! 
et non par une expre 
aussi singulière et vide d<| 
sens que "avec ton esprit",] 
Y a-t-il une traduction plu 



période de l'aven t sera renou- 
velée. Il semble qu'on aun| 
qui commence par un petit verre I une messe propre pour cer- 



TftS'.xarrièros 



-■màgjgKftfiu 



pour être sociable et qui se mul 
tiplie à chaque fois que nous y 
trempons les hrres, est un des 
l'his grand fléaux qui frappent 
notrt^m n nde ac t ue l et le ruinent. 
C'est pourquoi. je vous invite à ve- 
nir causer avec moi. Ne vous.gê- 
nze pas, déposez vos objections, 
vos questions, vos "pour" et vos 
"contre", dans les boîtes à ques- 
tions: vous aurez une réponse! 

Vous l'avez peut-être deviné, vo- 
tre Bouchon est un membre de 
l'association Lacordaire et Sainte 
Jeanne d'Arc du Canada. 

Savez-vous ce qu'est le cercle 
Lacordaire? Une association on 
un groupe d'esprit bornés se sont 
réunis et ont fait la promesse de 
ne pas prendre une goutte de 
boisson? Mais non, c'est d'abord 
te avant tout un mouvement d'ac- 
t™n catholique, qui travaillé à la 
réhabilitation des gros biweurs et 
des alcooliques et qui fait en mê- 
me temps un travail de préven- 
tion chez les jeunes. Les moyens 
que nous prenons pour accomplir 
ce travail sont les suivants: d'à- 
bo r d et a van t tout l à prière et 
deuxièmement l'abstinence tota- 
le.. 

Chers amis, qui atrivez à la 
vingtième année de votre aventn 

re J e ,lï c * tre > n ' allez P«* croire 
quàtlâae universitaire on puisse 
mettre les problèmes de Valcoolis- 
me en vacance. Déposez vos ques. 
tions dès maintenant. 

Au revoir, je vous reviendrai 
dans deux semaines. 

Le Bouchon. 



tains jours comme on a du- 
rant le carême. 

Tous ces bouleversement» I 
heureux dans la liturgie « 
préparent actuellement et 
bientôt on aura un nouveiij 
missel avec une année litur- 
gique toute fraîche. A quarf 
la messe en langue vulgaire* 
pas pour tout de suite en toot| 
cas. 



Sur le clan universitaire: 
il' y a déjà deux semaines.! 
cinq représentants de PaxRo- 
mana, d'Ottawa rencontraient 
ceux des trois autres univer- 
sités du Québec, afin de discu- 
ter de liturgie. Comme résul- 
tat on tente de rendre la mes- 1 
se du dimanche plus vivante, 
plus intéressante. Déjà lecer-] 
c l e l it urg ique * 



ses du midi à la chapelle 
Arts. On vise à une participa- j 
Mon plus active de la P^ 
des assistants. 

Ce qu'il nous faut, c'est une! 
messe pour les étudiants, P* 
les étudiants. Une communal | 
té universitaire, ^jr* 

Jean-Yves Théberje 



-H 



•*\ 



^ 12 n ovembre \ 959 



- 



7T 



_U ROTONDE 



j^ fédérotion présentera 



Page 3 



il 



WHACK0! 



Une -nouvelle c o m é-d-i e musicale intitulée 
"Whacko!" dont l'action se passe sur le campus 
d'une université bilingue dont l'identité n'est pas 
révélée (en réalité il n'y en a qu'une) , sera présentée 
par la Fédération <es étudiants, en février prochain. 



Deux membres de la facul- 
té des Arts, le Dr Brian Rob- 
lûson et Gilbert Uubbaxd. 
tou-s les deux du département 
de l'anglais, sont les auteurs 
des paroles et de la musique 
de "Whacko!", que des étu- 
dltntfl f f des professeurs in- 
terpréteront. 

La Fédération a demandé à 
M. Hugh Bramwell Bailey, di- 
recteur et metteur en scène 
d'opéra et de comédie musi- 



le auprès de Psyché et de Ho- 
ney, chacune offrant le char- 
me qui la caractérise. 

On décrit Psyché comme 
"sérieuse, sereine et pas du 
tout. o impressionnante, mais 
-dotée de cils" fascinants". Ho- 
ney est "une véritable char- 
meuse, préférant ce monde à 
celui de ï'au delà". 

Déjà on a réservé l'audito- 
rium de l'Ecole Technique 



oale, d'évaluer cette oeuvre d'Ottawa, rue Albert, pour les 
avant d'en entreprendre la soirs des 11, 12 et 13 février 



représentation. 



il en donna une chaleureu- £££ ■ » ™», J 
se appréciation et offrit mô- M 
me ses services pour les 
répétitions lorsqu'elles seront 
suffisamment avancées. 



prochain, alors qu'on y don- 
nera les premières représen- 



L'intrigue, très fantaisiste, 
se rapporte au développenient 
culturel au Canada. Prof- 



CUiiuitti au o a ii a u a. nui- • ^ 

midis, un. jeune étudiant très A Drama Ouild. 



sensible, est convaincu d'a- 
voir écrit le grand roman 
canadien. - 

La force de l'ignorance lui 
fait obstacle, et s'incarne dans 
un éditeur au coeur de To- 
ronto et un club d'illustrés 
comiques. Prof undis se conso-. 



Un orchestre accompagne- 
ra les numéro^ de chant ..et 
de danse. Le directeur sera M. 
Hubbard, qui a souvent com- 
posé la musique et dirigé les 
musiciens pour l'University 



v. 



Il semble probable que le 
Dr Robinson, âgé de 33 ans 
et excellent musicien, tiendra 
le rôle du professeur Slosh, 
personnage "âgé, vénérable, 
portant la barbe, Joueur de 
clarinette swing, à la démar- 
che rythmée". 




■ 



~j- 






Lo Choral* de l'Université tout la direction du R.lk Jean-Claude Dubé. 



LE RETOUR DE P0QUELIN 



• LES PRÉCIEUSES RIDICULES 



La Chorale de l'Université se 
joint à. la Société Dramatique pour 
fêter Molière les 18, 19, 20 et 21 
novembre prochain. 

Par les années passées environ 
à la même date, la. Chorale accom- 
pagnée de la fanfare, temporaire- 
ment inexistante cette année, pré- 
sentait le premier de ses concerts 
qu'elle donne pour le bénéfice des 
étudiants de l'Université et du pu- 
blic de la région d'Ottawa. 




Sous la direction du R.P. Jean- 
Claude Dubé, O.M.I., la Chorale 
présentera des oeuvres choisies 
d'un célèbre compositeur du siè- 
cle de Louis XIV, Jtean-Baptiste 
Lully. Elle interprétera aussi des 
oeuvres religieuses du grand vir- 
tuose M. A. Charpentier. 

La chorale, en présentant des 
oeuvres de Lully, veut rendre en 
même temps hommage au génie 
de Molière pour qui le musicien 
avait une grande admiration. Le 
programmé comprendra: "La cé- 
rémonie du malade imaginaire" où 



Molière étale ses connaissances du 
latin (de cuisine); an extrait du 
3e acte du Bourgeois Gentilhom- 
me chantant l'amour et un choeur 
final tiré de .la même pièce. 

Deux autres mélodies de Lully 
seront exécutées par la chorale, 
ce sont: "Revenez amours, reve- 
nez!" et "'Répand Charmante nuit", 
oeuvres peignant bien la grâce et 
la mélancolie de l'auteur. 

Les oeuvres de Charpentier au 
programme comprennent "Gratis 
Tibi Deus, Chantons la Gloire et 
l'Uni sunt Coeli". Ces oeuvre* at 
testent de la grandiosité de la mu- 
sique de Charpentier et de la fine 
harmonie qui les règlent. 

La chorale a travaillé fébrile- 
ment à la présentation de ce con- 
cert depuis septembre dernier* et J 
l'on est assuré d'un très bon ren- 
dement. Un étudiant de l'Univer- 
sité. M. Cyrille Boivin, accompa- 
gnera au piano le choeur mixte de 
cinquante voix lors du concert 
présenté à la Salle Académique de 
l'Université. 



Les 18, 19, 20 et 21 novembre 
courant, la Société dramatique et 
la chorale de l'Université présen- 
teront une soirée Molière à l'occa- 
sion du tricentenaire de la premiè- 
re des "Précieuses ridicules". 

La chorale, sous la direction du 
R. P. Dubé, présentera des airs de 
Lulli et de Charpentier, tandis que 
la Société dramatique jouera les 
célèbres "Précieuses ridicules" de 
Molière. Le rôle de Catjios sera 
tenu par Claire Major; celui de 
Magdelon par Hedwidge Herbiet; 
celui de Mascârille par Jean Her- 
biet; celui de Jodelet par Jean- 
Louis Fujs (Arts); celui de Gor- 
gibus par Gilles Provost; celui de 
LaGrange par Jean Lefebvre 
(Arts) et celui de DuCroisy par 
Claude LeMoyne (Sciences politi- 
ques). Le metteur en scène est 
Jean Herbiet.. 

La première représentation, soit 
celle du 18 novembre, sera sous le 
haut patronage de Son Excellence 
M. Francis Lacoste, doyen du corps 
diplomatique. Pour ce soir là, des 
invitations seront envoyées. Les 
représentations auront lieu à la 
salle académique, rue Wilbrod. 



-V 



C'est com 

Quand on a l'âge pour aller à i'umversifé, 



ué: 



°n a. l'âge pour sortir avec les jeunes . 
filles. Quand on a l'âge pour sortir avec les 
jaunes filles, 'qu'a-t-on besoin de. l'université? 
Heureusement qu'ily a toujours le Coke. 




WTES-COKE" OU "COCA-COLA"— IES DEUX MARQUES IDFNTIFIENT 
l* MÊME BREUVAGE PÉTILLANT— LE PRODUIT DE COCA-COLA LTÉE. 



VETILLES 

Les arbres, grands animaux do- 
lents, ont mis bas leur portée de 
feuilles. Le vent a commencé à 
souffler d'une façon sérieuse et 
Vêtus s'est aperçu que l'air am- 
biont^+iesl jwfroidi; Vêtu* dont la 
claire intelligence n'a d'égal que 
sa puissance lyrique a accueilli 
l'automne par des strophes ana- 
pestiques dignes..des Anciens. 

Les autres étudiants, vils et 
sans âme, ont eux aussi faits leurs 
préparatifs d'hiver. Les mâles ont 
révêtu des costumes de laine et 
des tuques: les jeunes filles ont 
engaine 'leurs \fins bras blancs 
dans d'épais chandails. Le prési- 
dent des étudiants .a fait venir 
de chez lui ses skis grenats et gris. 
Vêtus apprend .avec douleur 
que sans même consulter celui 
dont le discernement et le goût 
sont connus, dans ; tous les éche- 
lons de la vie sociale mondiale, 
les étudiants ont organisé un con 
cours de beauté. Vêtus en a été 
blessé jusque dans la partie inti- 
me de lui-même. 

Mais lorsqu'il a- appris que, ce 
concours de beauté avait pour but 
û e . désigner, unf. jeune fitte- com- 
me étant la plus belle créature 
de Dieu sur le campus, l'étonné- 
ment et ^l'indignation de ,Vétus 
n'ont plus Connu de bornes. Passe 
encore pont des Béotiens de pré- 
tendre juger la Beauté, mais ai 
la, rechercher dans unejwtière 
transitoire, perverse et sans clé 
vàtion comme fa forme féminine] 
Autant vaudrait essayer de trou- 
ver cette fugitive Présence dans 
1rs édifices de l'Université. 



f 



(1) Voir Manuel des Etudiants 
pour définition. 



Carrières attrayantes 

au 

SERVICE PUBLIC FEDERAL 

Agents de la Commission du Service Civil 



Agents Juniors 



d'administration 



Economistes et Statisticiens 
Appréciateurs fédéraux 

des Douanes 
Agents du Commerce 



Agents du Service extérieur 
— Citoyenneté et 
Immigration 

Archivistes — % 

Agents de finance 



Ces postes comportent un travail intéressant, de nombreuses chances 
d'avancement et de généreux avantages supplémentaires. 

Traitements initiaux : $4,140 et $4,200 

Les étudiants .qui en sont à leur dernière année d'étude sont invités 
à s'inscrire. Toutefois leur nomination dépendra de l'obtention du 
grade. Le concours est accessible aux étudiants de toutes lès facultés. 

L'examen écrit aura lieu le samedi 14 novembre 

Vous pouvez obtenir dès. maintenant des précisions au sujet de l'exa- 



men, des formules de demandé- ainsi que des dépliants descriptifs au 

BUREAU UNIVERSITAIRE DE PLACEMENT 

ou à la 

COMMISSION DU SERVICE CIVIL 
à OTTAWA 

Si vous écrivez à la. Commission du> service civil, à Ottawa, veuillez 
indiqoer les catégories d'emploi qui vous intéressent et mentionner le 
numéro de concours 60-2650. 



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LA ROTO NDE 

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L. 12 noyem bg,,;, I uHj!?îî!!?t!5J9W 






LA ROTONDE 



•«»»-». 



En guise d'information 



LES COMMISSIONS DE LA FEDE 



COMMISSIONS 



Commission des Affaires extérieures — 
Directeur ; COGAN, Fred (Corn. 3) 
Comité F.N.E.U.C.— MeKINNON, Bruce (Çom. 4), 
Comité E.U.M.— TANGUAY, Peter (Med. 4) 

— — Comité P.E.U.C.C.— COUTU, Jean-Charles (Droit 4) 



Commision des Affaires artistiques — 

Directeur: MELOCHE, Gaston (Droit 2) 
Comité Ciné-Club— BLANKE, Clemens (Corn. 3) 
Comité Débats français— HARVE Y, Rhéàl (Droit 2) 
Comité Débats anglais— VINER, Walter (Arts 3) 
Comité Radio-Etudiante— ROY, Lise (C:B. IV) 
Comité C.A.E.U.C.— GAUDREAULT, Richard 

^ (Arts 4) 

Commission des publications — 

Comité "La Rotonde" — CARRIERE, Jean 
Comité "The Fulcfum"— AMBER, Arnold 



; . i • ■ 



*\ % V \ AJ "• — 



(Pol. Se. IV) 
Comité "Le Bottin' — Le Conseil exécutif 

(BOURBEAU, Jean-P.) 
Comité Ottaviensis— BEAULIEU, Isaac 

Commission de la Maison des étudiants — 

Gérant; GRENIER, Gilles 
Comité de coordination et de publicité — • . , 

— — GRENIER, Gilles 

Secrétariat de pressé — VEIT, Joanne (Com. 2) 



Le Congrès de la 
PUC à Laval 



Le congrès annuel de la 
Presse universitaire canadien- 
ne aura lieu à l'Université La- 
val cette année, même si les 
autorités de l'Université ont 
catégoriquement refusé de re- 
cevoir les délégués. ' 

L'Association Générale des 
Etudiants de l'Université La- 
val a autorisé Le Carabin 
à accueillir le congrès malgré 
l'opposition de l'Université 
qui refuse de contribuer un 
local, ou d 'offrir le banquet 
traditionnel; choses qui sont 
faites habituellement. 

Il semble que les autorités 
de la dite Université, n'aient 
pas prisé Une motion qui avait 
été /adoptée au dernier, con- 
grès de la PUC; à savoir que 
le congrès "condamnait les 
autorités de l'Université Laval 
pour avoir violé les principes 
de liberté de presse dans le 
cas de M. Normand Lac hari- 
té." 



IL Y A LES POÈTES . . . 



(suite de la page 2) 






Arrivant enfin au dernier groupe, celui des quinze et seize an 
je constate qu'il est quasi impossible de. le juger dans son cnseS 
qui est fort disparate. Les oeuvres n'ont comme seule caractéristim 
commune que .d'être différentes. ' que 

Signalons encore ici l'abondance des dessins: Hopeful and j a \ 
Relaxes d'Ann Wright, excellente étude d'animaux au repos t£ 
de Jean Ramsey, qui n'est pas sans rappeler certaines estamr»! 
japonaises; Woman wlth Headscarf de Robert Rende!, qui, ma j 
certains défauts de proportion, est une étude précise. Un de&sin 
remarquable de John Twettle, Substance, rappelle les gravures 5K 
par Gustave Doré pour illustrer le Rhyme of, the Ancient Marin*! 
de Coleridge. r __ - ^ 

Un navire dans un port abandonnée l'eau qui croupit, 1 humidité 
qui réduit tout à une substance informe. * 

Encore beaucoup d'oeuvres -pseudo-réalistes qui ne sont on» 
des photographies, 4 

Plusieurs jeunes, évidemment, évoluent vers des styles plus rë. 
cents. The Building Site de Ruben Archer est une excellente apoli 
cation des principes cubistes. En partant de l'élément géométrique il 
recompose un édifice en construction. Belle rigueur, mais style un 
peu froid. L'abstrait le plus intéressant, à mon avis, est Abstract 
Waterfall de,, Marsden Hammant. Ce dernier décompose le dyna 
misme d'une chute en rectangles et en triangles, quijserablent tomber 
et s'entrechoquer. Hammant ne se sert que de quelques couleurs 
promaires mais qui ont une intensité lumineuse qui semble venir 
de l'intérieur de la toile. 

Et maintenant, il faudrait conclure. . .. Mon but n'a pas été de 
critiquer les oeuvres en elle-mêmes, mais plutôt de rechercher 1m 
caractéristiques communes qui nous puissent permettre de mieux 
comprendre l'enfant, son comportement et sort univers. La chose 
s'avère assez facile pour les moins de sept ans. Mais elle va se S 
pliquant à mesure qUe le niveau d'âge varie. Les plus jeunes sont 
poètes; leurs gestes sont naïfs, originels. L'apparition de la technique 
complique les choses et empêche les jugements faciles. Les jeunes 
sont ils gâté> par la technique ? ou bien perdraient-ils leur don de 
Créateur en vieillissant ? Ceux qui sont gâtés par la technique sont 
ceux qui déjà s'éloignaient du monde merveilleux de l'enfance Ce 
qui justifie le mot de Cocteau: "Il y a les poètes et les grandes 
personnes". En" rencontrant le métier, ceux-là deviennent les créateurs 
de génie, ceux-ci des "peintres de la réalité". Dommage quand même 



r*"' M .v"' 



• 



T - 



'* LETTRE AU DIRECTEUR 



iiuite de lo poge 6> 

passés de son ami (référence à 
l'article "Pourquoi Picasso met-il 
deux nez à ses visages, 29 oct. 
1959) «t de beaucoup de gens à 
la fois les empêche de réaliser 
ce qui est beau — est-ce cela qui 
justifie les atrocités que l'on nous 
impose aujourd'hui? Justement la 
connaissance de l'histoire de l'art 
et la - compréhension de notre 
époque nous, obligent à réfuter 
dites oeuvres d'art. Le mo- 
dernisme et l'abstraifde nos. jours 
nous rappellent les styles finis 
des périodes antérieures de dé- 
cadence. Citons en exemple, le 
déclin de l'art représentatif après 
l'effondrement de la- civilisation 
égéepne^wyis l'an 1500 avant J.C. 
Les a'rtîsles de cette époque vi- 
vant dans la période de manque 
d'imagination du style géométri- 
que, dessinaient la forme' 'Humai- 
ne en triangles isocèlés> . . Les 
gens d'aujourd'hui semblent croi- 
re qup tout'Co qu'il s'agit de faire 
est de jeter de la peinture sur 
une toile, lui donner un titre 
exotique et courir chez le ven- 
deur pour s'en débarrasser. Ce 
n'est pas de Part! Où est la tech- 
nique? 









Vous pouvez achever vos études universitaires et commencer votre 
carrière d'officier de marine dès maintenant. . v 




L'officier de marine appartient à une profession passionnante et 
pleine d'avenir, à laquelle l'étudiant d'université peut accéder en 
qualité de cadet de la marine. | . . , . 



. Pour ce qui est de la réalité, qui 
se cache derrière les choses, si 
les représentations que l'on nous 
donne aujourd'hui sont vraies, 
j'aimerais, autant n'en rien con- 
naître. C'est vrai qu'elles provo- 
quent un "remous intérieur", 
mais dégoûtant! Il .est vrai aussi 
que |'objef nuit aux peintres mo- 
derne* — dnn<r lr chaos inteîîeTT 



tuel ils vjvent, ils ne peuvent que 
représenter un genre de cauche- 
mar. * L'ancien ta"bou -qui a été 
abattu est la technique, et si l'ar- 
tiste s'emploie à créer un autre 
monde c'est que celui-ci est déjà 
trop chaotique. L'abus systémati- 
que a été créé par des artisans 
comme nous en retrouvons dans 
■les euildes d'il y "a quelques siè- 

- des qui, lorsqu'on les compare 
aux autres de leur époque, n'ont 
guère changé depuis, à moins que 
L'on fasse une chaussure san£ se- 
melle! Si la peinture d'au jour 
d'hui ainsi que la musique mo^ 
derne s'adressent à ce qu'il y a 
de plus sauvage en nous, nous 
sommes pire que des primitifs, si 

^nous l'acceptons, puisque le Cro- 
Magnon^nolre ancêtre, était plus 



• emploi d'été 

• officier de Sa Majesté 



Le Programme d'instruction pour la formation d'officié ri des 
Forces régulières, section Marine, est maintenant offert aux 
étudiants qui préparent un baccalauréat comportant l'étude 
du calcul infinitésimal et deux ans de physique. Ce Program- 
me conduit à l'obtention d'un brevet permanent dans les 
forces régulières. Les bénéficiaires reçoivent l'instruction na- 
val* de base, une solde et des allocations s'élevant à $128 




~r^ 



par mois durant l'année universitaire, plus des prestations 
pour défrayer la scolarité, les livres et les instruments. La 
Marine fournit les. uniformes, L'instruction d'été comprend 
des croisières à l'étranger. Congé annuel de 30 jours, sans 
retenue de solde. 



r é aliste — dans * se» oeuvres — d*art 
que lesdits artistes d'aujourd'hui. 
Quant à Wagner, il avait raison 
mais il a épuisé son sujet, et s'il 
entendait l'interprétation qui est 
dopnée de ce qu'il a dit, il réagi- 
rait de la même façon que Haydn 
dans l'interprétation de sa sym- 
phonie dite surprise que lui donne 
le Concert Hoffnong. 



Les étudiants désireux de se faire une carrière dans la Maripe feraient 
bien de prendre rendez-vous, par l'intermédiaire du bureau d'emploi 
de leur université, avec l'officier de liaison de la Marine, à sa prochaine 
Xisite. __. 

préparez vot re carrière • . 






CARRIÈRE D'OFFICIER, 

QUARTIER GÉNÉRAL DE LA MARINE, 

OTTAWA, CANADA. 



^^-cn as» 5 



v«« 

n*ntt com 



illtt m'odrmutr, tant *ngogem»nt d* ma part, d*t r*n»Ign*- I 
mplm'.t $ur la carrier» d'offk.er </• la Marin* royal» dy Canada. ! 



Nom 



I Ad fin potlalm ... 



...» 



maintenant ! 

Pour plus amples renseigne- 
ments sur la carrière d'officier 
de marine adressez-vous au 
bureau d'emploi de votre 
université ou a l'officier-ré>l- 



Foculti 



„.. Wiphw*.„. 
...Anne» , 



dent des forces armées, sinon 
déposez à la poste le coupon 
ci-contre, à l'adresse indiquée. 



Charles A. CARON. 





flBanaBnBanaBnBnnnnsnsnsi 



Poge 5 




•toi de ttecU 

V 



■ 



B 



tout te teleit? a 



ave c Jean Paul SABOURIN 
Album-souvenirs ou "Yearbook" 

II jfHB arrive souvent, autours 
A> u ne conversation, d'être obligé 
de s'arrêter pour chercher l'ex 
pression juste. Quelques fois nous 
ne la trouvons pas et pour aller 
au plus pressé, nous utilisons une 
expression anglaise. Très souvent 
«Ile et n'est pas juste mais tous 
l'acceptent. 

H semble quF" les choses se 
soient passées ainsi pour cet al- 
bum-souvenir qu'on laisse pares- 
seusement appeler un "Year- 
book". Pour un étudiant de lanque 
française, cela ne veut rien dire. 
Aussi durant l'été, .M. René de 
Chantai nous a envouè de France, 
une expression d'une exactitude 
et d'une simplicités déconcertan- 
tes. Il appelle cela-un album-sou- 
venir. 

Maintenant nous le savons! 



x X 



Dimanche dernier, à l'émission 
de télévision "Opinions", cinq 
étudiants du nord de V Ontario 
discutaient leurs problèmes de 
survivance, en tant que Canadiens 
français. Il semble que du , beau 
travail ait été accompli jusqu'à 
.présent comme l'Université de 
"bury en témoigne. 



Mais la situation semble tou- 
jours assez critique. La vie socia- 
le oblige à l'anglicisation, de mê- 
me que le besoin quotidien de 
gagner. La plupart des journaux 
émissions de radio et de télévision 
sont en anglais ou de caractère 
anglais. 

Du côté, culturel, les activités 
sont presque nulles. Aussi les 
étudiants ont mentionné le besoin 
qu'ils ont de nous, de notre aide 
culturelle. Ils veulent que le Que 
bec \ftwr, envoie ses artistes, ses 
créations théâtrales et surtout son 
appui moral. Peut-être pourrait- 
ou leur prêter les "Précieuses ri- 
dicules" pour, quelques jours ? 

Il faut se rappeler que les Ca- 
nadiens français de- la région d'Ot- 
tawa ont déjà été dans la même 
situation. Etsi nous qui connais- 
situation. Et si nous, qui connais- 
dons pas, comment. les Québécois, 
plus éloignés et plus occupés à 
jouir de leur culture, pourront-ils 
le faire? Le Canadien français de 
la région de Sudbury survivra, 
bien sûr, mais pourquoi ne pas 
lui aider à vivre plutôt? Vivre est 
teUçment plus intéressant que 



survivret" 



UNE SOCIÉTÉ QUI M É R I Tt 

NOTRE APPUI! 

N'OUBLIEZ PAS, LES 18 ET 19 NOVEMBRE ! 

LA CAMPAGNE DE LA ^5T-VINCENT-DE-PAUL 
* UNIVERSITAIRE 

t Tu vas danser samedi soir ? £5 



• Peut-être iras-tu au cinéma ou au théâtre 1 

t Sais-tu que certains étudiants, comme toi, ne peuvent 
se permettre ces dépenses? — — 

Pense à eux mercredi et Jeudi prochain ! Donne 
ton 25 sous ! 

N.B.— - La Fédé vient de voter $200.00 qui iront s'ajouter 
au fruit de la quête faite dans les classes. 

: 
_ ; ,__ X± ■ _ 



Marie Tournel 

■* 

(Musique, 52) déclare: 







J'ai toujours la note juste dans mes finances 
quand je paie mes dépenses à même " 
,. , mon compte de chèques personnel à . . . Wfl jjMjjjjjl 

îjjjflj 
Banque de Montréal 

■ COinm>fwr «A. A Ai pn *., m*i In pfjniaf PO» v»" '• » ucc>t 



lt«f-t» 



SUCCURSALES À OTTAWA 



Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Çonnor 
294, rue Bank 88,- rue Rideau.. 



Avenue Cecil et rue Bank 

Avenue Laurier et rue O'Çonnor 

Chemin Montréal et boni. St-Laurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

Westboro : 285 chemin Richmond 

Succursale de City View, 1491 Chemin Mèrivale 



LES ÉTUDIANTS ET 

LA POLITIQUE 

INTERNATIONALE 

Plus de 100 délégués et ob- 
servateurs venus d'universités 
canadiennes et américaines 
assisteront à une conférence 
sur les affaires mondiales 
(M.C.W.A.) organisée, pour la 
troisième année consécutive, 
par l'Université McGill, et qui 
se tiendra du 17 au 21 novem- 
bre. 

Cette conférence compren- 
dra quatre journées de dis- 
cussions {comités, sessions 
p 1 é n i èr e s et discussions- 
panel) sur les problèmes des 
pays sous-développés afro-asi- 
atiques. 

Trois hommes d'Etat de ré- 
putation internationale pren- 
dront la parole aux sessions 
du soir et au banquet: l'hon. 
Lester B. Pearson, chef de 
l'opposition à Ottawa, " prix 
Nobel, ancien ministre des 
Affaires' extérieures, qui par- 
lera le mardi soir, 17 novem- 
bre; le Dr Arthur Smithies, 
expert, américain sur les pro- 
blèmes de l'aide à l'étranger, 
autrefois à la tête de la sec- 
tion économique à Harvard, 
qui sera l'invité du 19 novem- 
bre, et M. Leslie Munro, an- 
cien président de l'Assemblée 
générale des Nations-Unies, 
actuellement représentant de 
la N.-Zélande à Washington, 
.qui sera le conférencier au 
banquet de clôture/ 

On prévoit également, pour 
la soirée du 18, une discus- 
sion-panel qui -réunira des 
journalistes en nue et des re- 
présentants du 'monde de 
l'éducation. 

Le comité exécutif de la 
conférence, sous la présidence 
de Stuart Smith, étudiant en 
médecine, est déjà au travail 
pour assurer à cette réunion 
un succès sans précédent. Des 
invitations ont été lancée à 
toutes les universités impor- 
tantes du Canada et des 
Etats-Unis et on a insisté 
pour que des étudiants afro- 
asiatiques soient, si possible, 
membres des délégations. 

Ces conférences McGill, 
inaugurées il y a trois ans et 
les premières du genre au Ca- 
nada eurent pour thème: 
(1ère année:) Quelques as- 
pects dècfa politique -extérieu- 
re du Canada; (2e année:) 
Problème des relations cana- 
do- américaines. Cette fois, 
le thème est encore plus vaste 
et plus complexe, mais si per- 
sonne ne prétend apporter 
une solution définitive à la 
question afro-asiatique, tous 
espèrent que l'on pourra pro- 
jeter quelque lumière sur ce 
sujet, à la faveur de cette im- 
portante conférence. 



DES CONFÉRENCIERS 
DE MARQUE 



Le R.P. Henri Gratton, OMÏ, pro- 
fesseur à la faculté de philosophie, 
traitera de "Psychanalyse et exis- 
tentialisme" mercredi prochain. 

Présenté par LES CONFEREN- 
CES UNIVERSITAIRES, l'exposé 
du R.P. Gratton aura lieu à l'audi 
fcwium du Centre "Sedes . Sapien 



tiae", 223, rue Main, à 8Ji. 30 du 
soir. 

Le 25 novembre, Claude Aubry, 
conservateur de l'Ottawa Public 
Library» traitera de "Votre biblio- 
thèque publique", en la salle 135, 
édifice de la faculté des Arts, 165, 
rue Waller, à 8h. 30 du soir. 

Le grand public est cordiale- 
ment invité à toutes les conféren- 
ces des CONFERENCES UNI- 
VERSITAIRES. 

J~1. 



Ça "barde" 
à l'U. de M.! 



DEMISSIONS 

SUR 
DEMISSIONS ! 



Hubert Reid, président de 
l'Association Générale des 
Etudiants de l'Université de 
Montréal, a été sommé de dé- 
missionner par quatre direc- 
teurs de commissions. On 
l'accuse d'être sans politique, 
incompétent et amorphe. 

En fait, le tout tourne au- 
tour d'une. Incompatibilité 
d'esprit entre Claude Des- 
champs directeur de la socié- 
té artistique et Hubert Reid. 
Reid accuse Deschamps de 
mauvais esprit dans la direc- 
tion de son comité et de refu- 
ser de collaborer avec l'exécu- 
tif, et d'autres directeurs. Les 
accusations et contre-accusa- 
tions ont volé de toutes parts. 
Enfin une commission a été" 
nommée pour étudier le pro- 
blème et son rapport vient 
d'être rendu public. 

M. Claude Deschamps doit 
démissionner pour le bien de 
l'AGEUM et son intérêt per- 
sonnel ! Telle est l*avis de la 
commission et Deschamps dé- 
missionne. 

Et on continue. Pierre Mar- 
tin, Robert Shapiro et Gérald 
Martin, tous des directeurs 
démissionnent en bloc, parce 
que l'exécutif a pris un mois 
pour porter une plainte au- 
près de la SSJB. On voulait 
changer le ton de la campa- 
gne du Prêt d'Honneur. La 
SSJB s'y est opposé prétex- 
tant qu'il était trop tard et 
que la campagne était trop 
avancée. Les directeurs dé- 
missionnaires concluent à 
l'incompétence de l'exécutif 
parce que celui-ci a trop tar- 
der d'agir auprès de la SSJB. 



Les journalistes 
étudiants 
prennent la 
vedette ï— — 



/ 



Plus de 40 participants venus de 
19 pays se sont réunis à Oxford, 
Angleterre, à la neuvième Confé- 
rence internationale de la presse 
des étudiants. Les rapports pré- 
sentés par les délégués montraient 
la grande diversité des* conditions 
dans lesquelles les rédacteurs étu- 
diants doivent travailler et reflé- 
taient les différents pays d'origine 
de chacun. Les sessions se sont 
souvent prolongées tard dans ta 
nuit et la Conférence a adopté des 
résolutions sur un grand nombre 
de sujets. En particulier, elle a 
élaboré une déclaration de" princi- 
pes devant servir de guide aux 
journalistes étudiants et a adopté 
un Code d'éthique qui sera soumis 
à la considération des journalistes 
étudiants. 

En ce qui concerne les services 
de presse déjà fpurrtïs par le CO 
SEC, elle a demandé une extension 
de ces^ services pour faciliter l'é- 
change d'articles entre les rédac- 
teurs étudiants et l'établissement 
d'archives de ces articles. Un ser-T 
vice de ce genre devrait être ex- 
trêmement utile aux publications 
étudiantes et le Secrétariat étudie 
actuellement la façon la plus sa- 
tisfaisante de mettre cette résolu- 
tion en pratique. 

La Conférence a pris en consi- 
dération un certain nombre de cas 
d'atteintes à la liberté de la pres- 
se étudiante. Elle a condamné en 
termes absolus toute atteinte de 
ce genre et en particulier la cen- 
sure arbitraire des publications du 
COSEC par le gouvernement de 
l'Afrique du Sud. 

Outre une analyse détaillée des 
publications du Secrétariat, la Con- 
férence a considéré le travail ac- 
compli par leMiroir des Etudiants 
et a entendu un rapport sur le 
centre de documentation de l'As- 
semblée Mondiale de la Jeunesse 
(WAY). 

Deux spécialistes de la mise en 
page du Daily Mirror se sont 
adressés à là Conférence et ont 
ainsi fourni une soljde base de dis- 
cussions aux participants. Le pré- 
sident de l'Union Nationale des 
Journalistes, M. R. Venmore-Rôw- 
land, a parlé de l'éthique du jour- 
nalisme. Un certain nombre d'ac- 
tivités parallèles étaient égale- 
ment prévues, parmi lesquelles 
une réception à l'hôtel de ville et 
la visite dés Presses universitaires 
d'Oxford. 



T— 



' ^ 






X. 



GRADUES DE i960! 



LE SERVICE CIVIL FEDERAL 



LE PLUS IMPORTANT EMPLOYEUR AU CANADA^ 

a besoin 



D'INGÉNIEURS CIVILS, D'INGÉNIEURS-ÉLECTRICIENS ET* 
D'INGÉNIEURS EN MÉCANIQUE 

Si en 1960 vous'comptez obtenir un grade en géçie civil, électrique ou 
mécanique, une carrière intéressante et enrichissante vous attend peut? 
être au service de l'Etat' ies nouveaux gradués dans ces domaines 
seront employés dans divers centres du Canada et travailleront à des 
projets stimulants d'intérêt vital, dans les domaines de la recherche 
appliquée, du travail, de création "et de perfectionnement, de la cons- 
truction et de la production. * - 

LE TRAITEMENT INITIAL EST DE $4,740. On versera des alloca- 
tions à ceux qui poursuivent des études postuniversilaires pertinentes. 
LES CANDIDATS DEVRONT SUBIR UN EXAMEN ÉCRIT DE 
CARACTÈRE GÉNÉRAL ET OBJECTIFÀ 9 HEURES DU 
MATIN LE SAMEDI 14 NOVEMBRE. ° 

Les "précisions touchant l'examen, les formules de .demande 'ainsi 



que les circulaires et dépliants d'information peuvent s'obtenir au 

BUREAU UNIVERSITAIRE DE PLACEMENT 

Centre Catholique — 1, rue Stewart 
ou à LA COMMISSION DU SERVICE CIVIL, OTTAWA 






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Correction d'épreuves: 
Dactylo: 

Gérant des annonces: 



Liberté, 



•—— < — 1_ ...... 

Tous, M*mbh*-t-il, ont exprimé leur opinion sur 
le Manuel des étudiants que les autorités de l'Uni 



versité ont publié en octobre dernier. 

Lors des crises passées, l'Administration n'a pas 
cédé d'un pouce devant l'opinion étudiante qui 
grondait contre elle. Pour ce faire, il aurait fallu 
perdre la face, il aurait fallu admettre qu'à Ottawa, 

1 .* n«kéornilîcmo rk'ÂI'iit r% •« c m#\fl I mm antArîlÂc n'nnf 




LA JtOjriONDE 



l_: 



1» 12 «ovembr ^i^ I u T2 novembre 1959 



Téléphone: CE 3-6095 



ta RQ to*fo€ 

JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 

L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de la Presse universitaire canadienne 
Tirage minimum: 2,000 copies. 

• « " I 

Jean Carrière 



Michel \ Côté 

Michel 'Beaubien 

Paul LaRoche et Juliette Pineau 

Jean-Paul Sabourin 

Gérard Gravelle, responsable; Robert 

L'Heureux, Richard Gaudreault et 

Claude LèMoyne. , * 

Pierre Lavergne, responsable; Jean 

Campeau et André Leduc. 

Jacques Brunet et. Lise Roy. 

Jacqueline Dinelle, Louise Côté, 

Danielle Houle et Christine Plouffe. 

Jean Claude Giguère. 



Autorisé comme enxoi postal de deuxième classe, 
ministère des Postes, Ottawa*. 



Lettre ou directeur 



FACE! 



et le manuel des étudiants 



M. le directeur 
Lo Rotonde 

Depuis que Richard Gaudreault 
a cliqué pourquoi deux nez ^ t s cst ven|| dc prendrc posit i on en face du Man„ . 

SS* q q u^ef r^rso ro nî ***?* s'est tue pendant un mois ne rapportant^ 
valables quand on considère ce faits. On a cru que c était la solution la plus sage en f ace Z 
qu'est une véritable oeuvre d'art, geste posé par l'Université. Nous avons été harcelés d'un côû 

Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art? «t<le l'autre pour que nous exprimions l'idée des étudiants No! 

Une représentation de la réalité confrères journalistes attendaient notre réaction pour essai/ 

qui plait aux sens — un souffle de nous emboîter le pas devant un geste quils considérait ! 

de vie qui caractérise quelque comme une atteinte à la liberté. * 

chose telle que la beauté, la 

gajeté., la .tragédie, etc., Mais Nous n'avons pas peur d'exprimer notre opinion en fa* 

pour qu'une chose soif belle elle des faits nmls nous attendions certains développement*. 

doit être bien ordonnée Le de- nous auraient scrvi dc tremplin pour atteindre une obierLu 
sordre ne pla^pas-ni aux sens £t ^ W£ f de prend re ^ 

ni a la raison. L'ordre est la ;. • # . «-„ M „. 1 V- .. . ' preuare posj. 

première loi de l'univers, maire* "Zi^Jr^tt^uA^ i "F? t?'* ^ ?°? "«P^tàl 
ordre doit être resplendissant et «PUq«« notre atitude qui semble bizarre à plusieurs. 

significatif C'est pourquoi lartis- Si le journalisme se résumait à tempêter contre tout rett, 

te ne doit pas se limiter à ce bo n ou mauvais posé par les autorités, nous n'en finirions nh 
qu'il voit, mais plutôt s'appliquer Les autorités de lUniversité ont écrit leurs règlements ils^n. 
a sortir ce souffle de vie qui che x-eux et ils en ont le droit. La Rotonde est partie de ce S 
existe dans ce qu .1 contemple et véquipe éditorialiste aurait facilement pu déehlqaeter Imïï 
le transmettre dans son ouvrage. dlmUntni , e drt code sur certains points. Nous ne iT.o^t 
M. Gaudreault prétend que le f a it Nous savons qu'il était plus sage de nous taire attend™ 
manque de compréhension et le rapport que devait publier un comité chargé d'étudier T 

' code étudiant en ses moindres détails. Or pour des raisons q De 
je ne connais personnellement pas, nous n'avons eu aucun* 
trace du dit rapport, à part le discours de M. Amber à un* 
réunion du Conseil. 

Dans le numéro suivant, nous avons simplement rappor- 
té les faits, gestes et attitudes du conseil de la Fédération des 
Etudiants: la réaction ne* semblait guère favorable. C'est alors 
que les choses se sont précipitées. Notre directeur, M, p aa ] 
Laroche nous annonça qu'il remettrait sa démission, alléguant 
qu'il ne pouvait concilier le poste de directeur de La Rotondr 
à ses études. Nous avons donc publié le dernier numéro sans 
que certaines oplrilons soit émises. 
Suggestion: que les autorités, par le D.A. E., ' 
invitent trois étudiants membres du Conseil de C'est aujourd'hui que nous prenons officiellement posi- 

la Fédération, à participer à la ré-édition du Manuel tion devant le monde étudiant M Jean Carrière s'est « 
des étudiants pour J^n' prochain Nous savons que chargé d'émettre l'opinion de "La Rotonde" Nous esnerZ 
étudie présentement 4. question, d'un par cet article, exprimer à nos lecteurs quHs sont lèvent 



l'ignorance 



de .l'art 



des siècles 






ments que nous éprouvons en face du Manuel de l'étudiant 



comité conjoint. 

Fe^ïei^lïsm'eTi^ é Cert ? é in 4 s artides du Code prêtent ! à plusieurs _ ^...— - . .• • é 

pas cédé; personne ne l'aurait fait dans ces condi- interprétations; nous n'y toucherons pas croyant wo "S cro>ons sincèrement que le temps est venu, après 

tj ons# qu'il est inutile de chercher la petite bête parce mures réflexions, de regarder les faits en face. 

que ces articles, nous le croyons, ne seront mis en 
vigueur que dans des cas spéciaux. 



Si par ailleurs, on avait étouffé ces crises, si 
on avait consenti à ne rien laisser sortir de l'Uni- 
versité, il aurait été possible d'en venir à une 
entente avec les autorités, et tout serait rentré 
dans l'ordre, sans bombes, sans interdictions, sang 
avis de non-admission. 

Mais l'affaire du Manuel est sortie. On en a 
parlé à tort et à travers, et on a même dit à la 
télévision que Paul LaRoche démissionnait du 
poste de directeur de La Rotonde pour "protester 



Michel BEAUBIEN. 



C'est ,ainsi que.J'article 36 qui dit: 

"Il est strictement interdit aux étudiants d'avoir 
- ou de garder en leur possession, de consommer 

ou de servir des liqueurs alcooliques (bière et 

vin Compris) sur le campus de l'Université." 
cet article, dis-je, n'empêchera pas Pinson Lafraise. 
par exemple, étudiant à la faculté de Droit et 
majeur depuis deux ans de prendre son verre de ^ 
bière quotidien en étudiant, même si le sieur 



contre les amendements apportés à la constitution — •«» 

des étudiants" à la suite de la mise ©n vigueur du Lafraise demeure en chambre oui en appartement 

Manuel, alors que ces modifications n'étaient même " dans les limites du Quadrilatère fatal. Canal Rideau- 



pas connues. Dans certains milieux, on a interprété 
le silence de La Rotonde en ce qui touche le 
Manuel, comme une peur de représailles de la 
part des autorités. 

Que les chercheurs de scandale se le tiennent 
pour dit: des représailles, il n'y en aura pas; des 
attentats à la liberté de presse, non plus; tant que 
La Rotonde demeurera un journal responsable, 
objectif, honnête. 



Car les autorités de l'Université d'Ottawa ne 
sont pas les petits dictateurs que l'on pense. Us 
ont leurs intérêts, d'accord; et ce ne sont pas 
toujours les mêmes que ceux des étudiants. Et 
quelquefois ce sont leurs intérêts, ou plutôt ceux 
de la communauté universitaire qui passent avant. 
Ce sont des choses qui arrivent II s'agit alors de 
' revendiquer éloquemment nos droits", comme 
nous le disait l'an dernier le secteur, "sans toute- 
fois perdre de vue nos obligations". Et ces revendi- 
cations seront écoutées; notre droit de les exprimer 
sera respecté. 

C'est Bill Boss, directeur du service des relations 
extérieures de l'Université qui nous a répété à 
— *-= maintes reprises qu'il "défendrait le droit que nous 
avons d'exprimer notre pensée dans nos colonnes 
éditoriales". C'est ce que -jrtms faisons en ce mo- 
ment, ep disant que les^utoTités de l'Université, 
sans avoir entièrement tort de publier un Manuel 
des étudiants, s'y sont pris d'une façon qui laisse 
fort à désirer. 



Le D.A.E. dor 
sa réponse 

m .ZllJ n A c % rlain A e anxiété, les on admet que les articles 53 et 54 

à celui que je ?^ br f s du Grand conseil de la du Manuel de l'étudiant sont équi 

être reformulés Luîi • i e .. lcn i, la réponse voques et qu'en__ conséquence, ils 

ènt. pouvons-nous relative a la lettre qu il avait fait seront, modifiés pour éviter tonte 

es que nous ne f. 3 ™ ,f ux 9™**™!* A e la ambiguïté et pour qu'ils puissent 

mp„, vïi e K a r iele 5, Ult P arfa,te " to mber en accord avec les change- 

* SS? 1 ! < l uan 4 d "2>nnais- ments demandés en ce qui concer 

IfnV n" r *?*,?% ^géants ne les articles de la constitution. 
étudiants, lequel état d'esprit avait 

été influencé par deux facteurs: La deuxième partie veut que 

r> * j • , . * 1 ~~ la discussion âpre au sujet du certains changements soient *o- 

tommentons donc deux des articles du Code Manuel de l'étudiant; *-la propo portés mais si "L chansemenU 

que nous jugeons inutiles, trop sévères ou ambigus, sion inattendue faite par l'exécutif constitut^onnl s ne sont S! faï 

quitte a continuer toujours d'une façon construc qui voulait retirer la constituïion ru^iiersHé ne ïeiettera pi S 

tive; dans les prochains numéros de La Rotonde des mains des autorités. . Constitution. Seulement le D AE 

Article 29 rir, ».*» t: i , ,. . conserve le droit d'inclure certai- 

* wlcle a . 0n ava,t finalement décidé d'en- nés clauses de réserv e. C'est ici 

- -Une conduite jugée repréheÂiblc d'après les a>s^S?r%^.Si/n 1 în <, S Part î in S n î qU ° ' La " Rot °ndc" conserve une 

normes de la morale chrétienne sera passible de Jp ,„'„ tro , ia : ntcs dans le but certaine appréhension et cela pour 

sanctions appropriées même si les infractions ont l' a dnXtr"auon .1" deUX raiS ° ns: 

^^^^ê^^S^^àM SSF^V^ * t*** .ne les changent 

avec la qualité d'étudiant uliv^rsKTpS Tés depms orUTfi ÏÏ2 3Ut ° ri - ™5£&»°±*X°L l m ^^! S S 



dans les limites du quadrilatère fatal, Canal Rideau 
Stewart Henderson-Mann, qui forme le campus tel 
que défini à l'article 7. Les articles de ce genre 
qui font bondir à première vue, il faut les voir 
dans une optique appropriée sans leur trouver des 
significations qu'ils n'ont pas. 

Plusieurs articles semblables à celui 
viens de mentionner, devraient 
parce que très ambigus. Comme 
honnêtement jptiquer des articles que 
comprenons pas ? 

T 



jeter cru discrédit sur l'Université". 



Article 33 — para. 2 



façon dont il a' été présenté aux étudiants, et de 
critiquer certains articles qui n'ont pas loju'r place 
dans ain tel Code. Les autorités s'attendent d'ail- 
leurs à de telles critiqués puisqu'elles ont déclaré 
que le Manuel sera réimprimé l'an prochain. 

Notre grief principal vient du fait que les auto- 
rités n'ont pas demandé la participation de la JuJ^^riTi tïm' 



collective aurait pleinement satisfait les deux par- 
tis. L'établissement d'un Code de vie étudiante 
auquel auraient collaboré des étudiant» dûment 
élus par le peuple étudiant aurait été plus facile 
à digérer. D'abord parce que les étudiants ont été 
choqués de se voir imposer, sans consultation, une 
série de règlements qui régit leurs., activités para- 
scolaires et même leur conduite personnelle; en- 
suite parce que des représentants étudiants auraient 
apporté à certains articles du Manuel les mêmes 
objections, ou à peu près, que nous leur apporte- 
1 ron» ici. 



...... . • . *•***" *-*«; owjuuii» aux auiori- -»«s6««c3;j4Utt»4ssez importants ci 

peuvent tes depuis presque 6 mois saro-^HHiS-Toiichent ccrTSrhw-pnînts * 
que celles-ci ne donnent signe de" taI s de l'activité étudiante. 
Cet article a sa place, surtout en ce qui concerne vie o »,„„ „,.. « , ■ ^ 

vfrs^^^^^ :« f ~ a?!2 M finale- ££M~ m ~jM 

Gérées c^ KfiSfr SgVSgg ' -^ ^n 1 inSér f CS fel*. la t ^^ itUti0D t 

d'étudiant universitaire". * buîïïSKSS a T*?* S?^ £2 Sf la Federatlon nc * 

le ie représentant de la faculté de consultée. 

D'abord si des infractions ont été commises hors C'^^j^^L: 5 '" 1 , abà A enu <^e Nous ; u gg èrerions ~ la Fédé- 

sujet de 
pportées né 
précaire, 
le béni- 
vie privée ne concerne que lui rt m iimm'r où? aDs i enti °n motivable par un désac- i' ce au doule au P ère Duc ,W 

cord, non pas d'idée, mais de nar- e sens flUe nous avons l 

tisanerie. tion que le directeur du person- 

nel étudiant avait prévu des ren- 
Le père Ducharme semble avoir contres entre le D.A.p. et les re- 

"Un étudiant mis en état d'arrestation par les STn/om^im^ 1 * c le lo - ur de for " f résentants QfficieIs de la Fédéra ' 
rrspntant« Ho. 1» ini ^iviio o.f im^A^i.. *._* . F . ' J e. Sa réponse est »°n 

*. d'une compré- »._" A __._, > 4 . . téM . *l 

que par le D A E" "" " C "°I U " ^nane OU prdbfém» n..«> La unième p aiti e de - ce tt s r » 

représente la constitution. 



Cet article n'est pas juste. D'accord qu'un étu- r*u n a l l . amé Uorations suggérés par 1< 

diant pris dans -une telle situation^erai^reinsuSé trS^LSS°!!S „ e,t divisée en P^SL.'*! ^s autorités laisse 
par le D.A.E. si trouvé non coupable, Mais ce n^est mî„t ÏÏ n -. ?UL î° nDent clalï * e " Ï S ? tudlants parfaitement libres 
pas juste de le suspendre alors que la lof civile nr^iJr K2r2 du . D ; A K En de fal ? Ce qu ' ils veu,ent !&£ 
le considère innocent jusqu'à ce qu'on le trouve 8o„T %t£ ' v,enne , nt les eondi- suggestions que nous considéroni 

™..t,oki« ,t« r» a ^ __ , * J__. «vuve uons sine qua non" qu'imposent comme parfaitement inoffensives. 

En résumé, on semble en voie 

be à l'amiable. 

lequel "La Ro- 

•empêcher d'ap- 



C^TT" 35T" "*œ queues ciart- i"«ue 
fient la situation. Au troisième! plaudir. 
changement exigé par le D.A.E? 



*v 




el BEAUBIEN. 



i-A ROTONDE 
Les étudiants russes 



Rendez à César 
ce qui est à César! ILS NOUS FONT 



Poge 7 



RENDEZ A CESAR CE QUI EST A CESAR ! 

Dans sa nouvelle poUtlque, '«La Rotonde» a l'intention d'apouver 
à fond de train certains organismes universitaires dont le but lui 
semble plus que louable. Cela ne veut pas dire que nous aurons un 
parti prts sur toutes choses, mais nous allons essayer de rendra à 
César ce qui appartient à César. Nous nWns pas l'intention d'être" 
toujours dans l'opposition mais aussi d'emboîter fortement le ns 

JJSR ZSSTEJS. ^ C ° nSidér0nS COmme ind ^nsab P les 

Ceci nous amène à parler d'une société qu'il ne faut absolument- 
pas reléguer au second plan et cela sous aucune considération 
Nous voulons parler ici de la société St-Vincent-de-Paul Tron 
souvent, on ignore 1 utilité concrète d'une tetie association dans nos 
«"•i c "î franchement regrettable parcequ'elle demeure une des 
sociétés dont l'activité s'attaque à l'innifeTBat. Elle fait face à la 
réalité parfois tragique devant laquelle se retrouvent plusieurs de 
nos confrères. 

Peut-être ^n'avez-vous jamais pensé que % certains étudiants de 
l'Université £ Ottawa ne mangent pas à leur faim, au moins" une fois 
par mois? Vous ne me croyez pas? Alors le Père Raby, notre au- 
mônier, pourrait certainement vous renseigner à ce sujet II ne vous 
donnera pas de nom mais je suis assuré qu'il appuiera mes- affirma- 
tions. Ce n est pas mon intention de vouloir décrire l'étudiant comme 
un ho mme doué e t qui doit se mortifier à l'année longue pour pouvoir 
continuer ses éiUder Mais trop "souvent on oublie et cela dans le 
milieu étudiant même que de tels exemples existent! 

Notre St-Vihcent-de-Pâul, dirigée par M. Jean Besner tente pré- 
sentement de remédier à la situation. On lancera une campagne les 
18 et 19 novembre prochain. On escompte atteindre l'objectif fixé 
i 1,000 dollars. Ce n est pas un montant exorbitant et c'est un place- 
ment qui mérite d'être fait par vous. La Fédération des étudiants 
votre Fédération, a décidé d'emboîter, le pas à cette société et cela 
d'une façon que nous qualifions de magistrale. A l'unanimité le 
Grand Conseil de" là Fédération a voté un montant de 200 dollars 
à la St-Vinceot-de-Paul. 
* * ' „ ~ 

Il serait normal que les étudiants eux mêmes suivent leurs pré- 
sidents respectifs, Nous aurions alors un geste de solidarité étudiante 
que je considère comme nécessaire dans une université comme la 
nôtre. Si vous avez l'argent nécessaire pour vous permettre- de 
passer une année scolaire sans aucune préoccupation pécuniaire, alors 
il est de votre devoir de leur donner un coup de main. Nous suggé- 
rerions que chacun de nous donne 25 cents à cette oeuvre 



BARBE! 



PAR PAUL UNTERBERG 

Cet article est le premier d'une série écrite 
spécialement pour la Presse' Universitaire 
Canadienne par Paiïl Vnteroerg, qui a déjà 
écrit pour Le Quartier Latin et The Georgian 
il a profité d'un séjour en Russie, cet été, 
pour écrire des articles sur les villes qu'il a 
visité. 



-^La Rotonde" .endosse l'oeuvre de cette société parce qu'elle se 
rend compte que son oeuvre est absolument nécessaire. 



Michel BEAUBIEN. 






Ce que toute jeune fille 



Alors qu'une poignée d'étudiants cana- 
diens ne consacrent que quelques heures par 
semaine à l'étude de la langue russe, plu- 
sieurs étudiants de l'URSS passent tout leur 
temps à étudier' l'anglais dans 4fis écoles de 
langues distribuées à traverstouteï'UKSS. 

L'institut Téléologique de Moscou est l'une 
de ces écoles. 

T 

L'Institut Téléologique de Moscou est ré- 
parti dans différents immeubles de la ville. 
La section d'anglais occupe les quatre étages 
d'un bâtiments situé sur le Raspokinski Pros- 
pect, 'dans le quartier Sokolniki. C'est la 
banlieue de Moscou, les rues sont très larges, 
bordées d'arbres et tranquilles. Mais à l'in- 
térieur l'Institut bourdonne d'activité. 

La doyenne m'expliqua tout d'abord que 
rinstitut Téléologique ne lait pas du tout 
partie de l'énorme université Lomonosoff de 
Moscou. Les sections de langue en questidh 
sont d'un niveau beaucoup plus élevé que 
l'Institut. Les étudiants diplômés qui en 
sortent sont parfois admis-à- Lomonosoff s'ils 
ont obtenu de bonnes notes au concours 
d'entrée extrêmement difficile. 

«■ «. 

•Un étudiant entre à l'Institut Téléologi- 
que après avoir terminé ses dix ans de collè- 
ge. Il y a beaucoup de demandes pour une 
seule place disponible et l'admission dépend 
du succès aux examens d'entrée, de type 
concours. - y . . 



canadien connu : Dyaon Carter, auteur de 
"Fatherless Sons") Tous les étudiants par- 
laient de ces auteur avec une autorité prove- r " 
nant d'une connaissance approfondie. Plus 
d'un élève d'une université canadienne ou 
américaine aurait été fier de posséder leur 
connaissance de la littérature anglaise. 

Je voudrais toutefois faire remarquer 
avant de procéder plus avant que tous ces • 
étudiants ne faisaient absolument pas par- 
tie de groupes choisis pour impressionner le 
visiteur étranger. La moyenne me menait de 
salles en salles et parmi les groupes Je choi- 
sissais et questionnais au hasard plusieurs 
étudiants. . 



/- 



Les étudiants sont capables de maintenir 
ce standard élevé en partie parce qu'ils n'ont 
pas de soucis matériels. Un étudiant de pre- 
mière année reçoit environ- 220 roubles. Après 
avoir payé sa chambre, sa pension, les frais 
de transport et quelques extra, il ne lui reste 
pas grand-chose. C'est là que le programme 
de stimulation entre en jeu. Au fur et à me- 
sure qu'il monte de première en cinquième 
année, sa bourse augmente de 220 à 290 rou- 
bles. De plus, s'il obtient d'excellentes notes, 
il reçoit une prime de 25 pour cent. Les meil- 
leurs élèves .se voient accorder une bourse 
Staline de 700 roubles. Or, leurs dépenses 
étant à peu près les mêmes que celles d'un 
étudiant de première année, puisque les 
assistances médicales, dentaires et optiques 
sont gratuites, les livres et les billets de théâ- 
tre très bon marché, les bénéficiaires des 
bourses Staline roulent littéralement sur l'or. 



: 



devrait 



savoir . . . 



Le "Salon des Dames*-", voilà le dans Monsieur Teste, écrivait: '-Di 
seul coin de la Faculté des Arts, re, redire, prédire, contredire, mé- 
qui soit réservé exclusivement dire, voilà toute la conversation. 
aux étudiantes. Lo moment est En otUt^Xidée s'adapte trop sou- 
venu, ehers cons-frères de vous li- vent à notre milieu féminin, 
vrer notre secret. Du reste, vos" . . • ; - | 

regards indiscrets dirigés de ce côté La P'"P ar t <*es étudiantes, ayant 
à maintes reprises trahissent dé- eu l'occasion de participer à ce 
jà votre curiosité. genre de manifestation, connais- 

sent le sort qui les attend, qui les 

Cette salle a été instituée, je menace même. Aussi, c'est avec 
pense, comme lieu de repos et dc un regard souvent anxieux et un 
détente. Ce n'est" donc pas, corn- sourire inquiet que chacune pi'nè 
me le prétendent les plus antifémi tre au sein de ce groupe. Pres- 
nistes, dans le but d-'induire a une qu'instinctivement, l'on, .scrute une 
certaine ségrégation, que cet en- ame sympathique et compréhensive 
droit nous a été décerné. Pourtant vers laquelle on peut diriger ses 
une vagué dégradation s'y infil- P as - Cest 'a môme impulsion qui 
trë un neii maluri^ nnu« Coït» «al- pousse parfois à fixer' un point 



a différents moments.' la bibliothè- 
que, les classes, le cafétéria. , Toutefois, en opposition à ^e 

froid qui nous sépare les unes des 

. L'on a dit des femmes qu'elles autres, il semble exister un sans- 

«laient faites pour parler inuti- * êne <* ui nous umt P n L fa,t un 

lement Dans la salle des dames, échange de notes et de bouquins 

/•'art U.'!_. • • . - . _. oiui/i un nncinlarnccnmont cavnm- 



c'est hélas! parfois un" peu vrai On' avcc un désintéressement savam 
s'y rassemble en 'de petits grou- ment calculé, Ce n'est plus un 
|*s pour épier scrupuleusement Prêt; -c'est tin placement, plus en- 

adversairo, la rivale. L'on juge, core « cVt une protection. Tacite^ 

on commente, Ton improvise, s'il ment - ,on souhaite que celles qui 
'e faut, les traits distinctifs de n'oseraient pas endommager un 
chacune. Dans un esprit qui-re- ,ivre - ^"^" f P ar -I e "terne esprit 
Cherche l'ultime perfection des de conservation des espèces a res- 

Potinages." l'on avance des corn- P wter ce c l ue chaîne a de plus 
Paraisons, l'on se permet de pro- chcr ' sa personnalité. 
P°ser les améliorations nécessai- Au f ond> jj ne s ' ag j t pas ici de 

es- Quiconque désire ««-vraiment donner libre cours a une imagina- 
fi e connaître davantage, n'a qu'à tion' parfois fugitive, maes. bien 
se dissimuler derrière un fauteuil! d'encourager autant au salon Jit 

Toutefois ..no «« • ♦ v û- des dames, comme partout ailleurs 

uieiois, une enregistreuse habi- dàns notre unive rsité. un esprit de 

, ^ment c a m ou fl ée pourrait r end r e; civisme et 'd'affabilité. L a vie ét j i- 



- — -p 

On ne s'amuse pas à l'Institut. Un étu- 
diant assiste au moins à cinq heures de cours 
par jour. Le travail minimum requis est 
d'une heure par heure de cours, mais la plu- 
part des élèves étudient davantage. Résul- 
tat : une moyenne d'environ douze heures 
par jour. Le samedi, cours toute la journée 
et séances de travail. Le dimanche, repos en 
théorie seulement. L'année commence le.Jer 
septembre et se termine le 30 juin. 10 heures 
par jour, 6 jours par semaine et 10 mois par 

an. Quelle comparaison avec notre système ! 

Au cours de leur première année, les étu- 
diants ont vingt heures d'anglais par semai- 
ne. Ceci comprend grammaire, phonétique, 
etc. A cela s'ajoutent deux heures d'histoire 
et de géographie des pays de langue anglaise, 
deux heures de latin, quatre heures d'histoire 
soviétique et quatre heures d'éducation phy- 
sique. XT 

Bien que les examens soient très difficiles, . 
le pourcentage d'échecs, même en fin de pre- 
mière année, est très -bas car les étudiants 
travaillent dur afin d'éviter les conséquen- 
ces de cet échec: ne plus avoir le droit de 
poursuivre leurs études le Jour. 

Les étudiants de deuxième année font 
moins de géographie, et d'histoire mais, plus 
do psychologie et de pédagogie afin de se 
préparer à leur futur métier de professeur 
dans les écoles russes. Les étudiants de 
troisième, quatrième et cinquième années 
apprennent l'anglais de façon très pratique: 
tous les cours, sans exception, se font en an- 
glais* Voici un problème intéressant si l'on y 
réfléchit : combien- de' canadiens dont la 
langue maternelle est l'anglais seraient ca- 
pables de suivre des cours de pédagogie en 
russe ? \ ' 



Durant leurs deux mois de vacances, cha- 
que été, les étudiants travaillent rarement, 
sauf comme volontaires, quelques semaines, 
au moment des moissons. Un comité spécial, 
élu"' par les étudiants, attribue les places ré- 
servées pour Institut dans plusieurs stations ' 
touristiques, se -basant sur les besoins et les 
revenus des familles. Ainsi un étudiant peut 
choisir entre un séjour à la Mer Noire, une 
maison de repos à la campagne ou même un 
voyage au bord de la Volga. Sa candidature 
n'est pas toujours retenue mais est au- moins 
considérée et, si le comité décide que la fa- 
mille de l'étudiant n'a pas les moyens de lui 
offrir des vacafices, sa demande a de grandes 
chances d'être acceptée. 

Après avoir teçu leurs diplômes, quelques 
uns des meilleurs étudiants poursuivent leurs 
études à l'université, mais la plupart passent 
leur brevet de professeur et commencent à 
enseigner dès la rentrée. L'idée, trop répan- 
due icirque les professeurs ne peuvent choi- 
sir leur poste en URSS est inexacte. D'un 
autre côté ils n'ont pas non plus rentière 
liberté de choix. Le ministère de l'éducation 
envoie à l'Institut une liste des postes à 
pourvoir. L'étudiant qui a obtenu son diplô- 



* 



me avec les meilleures notes choisit le pre- 
mier. ,J) ncor e u n- autre stimulant pour le 
travail. 



a moins de peine, d'innombrables diante nous donne l'occasion de 

services. Dans la même optique, promouvoir de ces lions sociaux 

certaines ont récemment décou- qui rendent agréables les moments 

ve 1 un nouveau stratagème. Après que }'on partage. Sachons-donc sa- 

ur »e sortie imposante et digne, il voir en profiter. Ceux que vous 

Sa 8»t de se précipiter à l'intérieur voulez étouffer survivront sans 

J moment le plus inattendu. Ain doute en dépit du destin que vous 
Sl . saisir un flagrant délit, c'est-îeur souhaitez. -Ce n'est "pas par 

■WJ doute atteindre au paroxys- snobisme que nous fréquentons 

"je de la méchanceté mais ce peut une université, à nous de le 

Étr e aussi très révélateur. Valéry prouver. 



Pour chaque sept étudiants on compte un 
professeur. Bien que très peu d'entre eux" 
aient franchi les frontières russes, ils v par- 
lent en bien des cas, si parfaitement l'anglais 
qu'ils pourraient sans difficulté passer pour 
canadiens. Leur salaire varie entre Ï500 et 
160Q roubles par mois. (Un ouvrier gagne de 
800 à 1000 roubles). Un chef de section ga- 
gne plus de 2Q0O jroubièiL Le titulaire d'une- 



^ 



Au programme des cours de littérature on 
trouve Chaucer, Milton, Shakespeare, Dic- 
kens, Thackeray, Galsworthy, Hardy, Wilder, 
Cronin, James Aldrich, Priestley, George Ber- 
nard Shaw, Graham Greene, Howard Fast, 
Dreiser, Jack London, Steinbeck, Hellrnan, 
0*Neill et bien d'autres. (Un seul écrivain 

S.. 



chaire reçoit à partir de 3000 roubles. Une 
prime de 550 roubles est accordée à tous ceux 
qui ont des diplômes en science. On ne peut 
qu'être frappé par cette impression d'un or- 
ganisme qui a réussi, dàns'sa volonté de for- 
mer chaque année un plus grand nombre de 
professeurs de lr.ngue, extrêmement compé- 
tents. Il y a plusieurs de ces Instituts à 
Moscou et dans tout autre ville russe de quel- 
que importance. 



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LAROTOKDl 



Le 12 nove^ nb^ I lff n ombre 1959 



FNEUC LANCE UN 
CONCOURS DE 
PHOTOGRAPHIE 



CONCOURS DE PHOTOGRAPHIE DES UNIVERSITES 
CANADIENNES^ ' ** 



r 






4e- concours annuel 
, $800.00 en prix 
Ce concours est sous les auspices de la FNEUC, et 
se terminera le 30 novembre 1959. 

La Fédération Nationale des Etudiants des Universités Ca- 
nadiennes est l'organisation nationale qui veille à l'améliora- 
tion du bien-être étudiant et au développement d'une meilleure 
entente entre les étudiants des Universités canadiennes. 

En 1958, à Ottawa, lors du 22e congrès national, l'orga- 
nisation du concours de photographie est confiée à l'Université 
McMaster. 

Au cours des années passées, sur notre campus, les étudiants 
n'y ont porté que peu d'attention mais, cette année, et pour 
les années à venir, on espère que l'enthousiasme transformera 
ce concours en l'un des principaux événements de l'année uni- 
versitaire. ' 

.' 

Les intéressés pourront se procurer tés règlements et les 
formules d'inscription sur le campus. 

Pour plus de renseignements, consulter:. 

Tom Dufour — Médecine, 

Jean Mair — Science; 

Diane Laval-Fraser — Ecole' des infirmières, 

Nancy Baillie — Sciences domestiques, 

Dennis Baxter — Arts, Commerce, 

Glen Kealey — Droit. 



PARLANT . . 



La faculté des Sciences or- 
ganise une grande danse le 
.samedi, 14 novembre au club 
Chaudière. Durant la soirée 
on couronnera la reine de la 
faculté qui sera la candidate 
au titre de reine du carnaval 
cet hiver. 

On est en train d'organiser 
la Société des ingénieurs chi- 
mistes. Le but proposé de cet- 
te association est l'étude des 
problèmes propres à cette di- 
vision du génie. Le but proba- 
ble, plier le coude. 

♦ * * 

Les membres du "Chemical 
Institute of Canada" ont or- 
ganisé une excursion à la 
Brasserie O'Keefe, vendredi 
le 30 octobre dernier. Après 
la visite de l'établissement, 
il y eut une période d'appré- 
ciation du produit de rendrait. 
D'après l'opinion de tous, ce 
fut une expérience rafraîchis- 
sante. 



l'aide de circuits électriques, 
de simuler le cerveau. ; On 
chuchote que l'aiguille électri- 
que du* Dr Vladykov est gênée, 
elle refuse de déchargera ■ 



* 



Innovations en recherche: 
Jacques Therrien essaie, à 



L'Institut des Sciences pures et 
appliquées offre des prix annuels 
de $25 chacun aux étudiants qui 
se classeront premiers en deuxiè- 
me année à la faculté des Sciences 
pures et appliquées de l'Université. 

Les prix de l'Institut iront aux 
étudiants de deuxième année qui 
auront obtenu les moyennes géné- 
rales les plus élevées au cours de 
l'année en sciences pures et en 
sciences appliquées. 

Le président, M. Roger Saint- 
Denis, dans une lettre au Dr Pier- 
re-R. Gendron, doyen, disait/ 

"Ces prix sont offerts en témoi- 
gnage de reconnaissance du très 
beau travail que l'Université d'Ot- 
tawa accomplit dans le domaine de 
l'enseignement en général et, plus 
particulièrement, du magnifique 
travail accompli par là faculté des 
Sciences pures et appliquées tant 
dans le domaine de la recherche 
que^aanïTerul de l'enseignement." 

On décernera ces prix pour la 
première fois en mai prochain. 



; i ft-» T 



Derniers jours 
de lo grande 
Vente anniversaire ï 

JEUDI 

VENDREDI 

SAMEDI 



Au service des 
étudiants de 



I 'Université d'Ottawa 
depuis 1911 






* 



'•«** 



"<*V 



74 RIDIAU SI 
OTTAWA j 

Cette annonce vous donne droit à 
10% d'escompte à notre magasin 



La Fédé refuse 

$100 à la Société 

Dramatique 



Les étudiants semblent vouloir 
se dissocier de plus en plus de la 
Société Dramatique-. Depuis le dé- 
but de l'année, une mésentente se 
dessinait; dimanche, le tout a re- 
bondi devant le Grand Conseil qui 
a clairement manifesté son oppo- 
sition à ladite* société. 

En effet,, dimanche dernier, là 
FEUO a été saisie d'une résolution 
en vue d'acheter une annonce dans 
un programme publié par la So- 
ciété Dramatique à l'occasion de la 
présentation des "Précieuses ridi- 
cules". Cette annonce aurait coû- 
té $100.00. 

La plupart des membres du 
Grand Conseil s'opposèrent à la 
résolution vu que la société, sem- 
ble-t-il, n'est pas une société ex- 
clusivement étudiante. 

# * "* 

Le président des Sciences poli- 
tiques demanda ensuite aux' mem- 
bres du Grand Conseil de leur ac- 
corder au moins $25.00, mais sa 
résolution fut battue. 

La FEUO a donc pris ferme- 
ment position à l'égard de la So- 
ciété Dramatique, à la suite d'une 
série d'articles parus récemment 
dans ce journal 



ÉLECTIONS 



A la vice-présidence 



Dimanche dernier, Paul La- 
Roche, ex directeur de La Rotonde, 
était élu vice-président français de 
la Fédération des Etudiants. Etu- 
diant en Droit, Paul Laroche 
avait démissionné de son poste de 
directeur de La Rotonde, alléguant 
qu'il lui était impossible de conci- 
lier ses études avec, une fonction 
aussi exigeante et régulière que la 
direction du Journal. 



■ 



Quinze 



compagnies 



interviewent des 
étudiants 



Au cours des mois de novembre, 
décembre et janvier, des repré- 
sentants de 15 sociétés nationales 
intervieweront des étudiants de 
l'Université d'Ottawa, futurs di- 
plômés iiejnaLp roçhain. ^_ 



Ces sociétés s'intéressent aux di- 
plômés des facultés des arts et 
du commerce, des sciences pures 
et appliquées; deux d'entre elles 
s'intéressent aux ingénieurs en 
chimie_ et deux autres aux ingé- 
nieurs en électricité 

Les étudiants désireux d'avoir 
des interviews avec ces maisons 
commerciales, ou avec d'autres 
qu'on fera connaître plus tard, ont 
été invités à s'inscrire au. bureau 
de placement de l'Université. 



.-„-i 



A Lo Roronde 



A la dernière réunion du Conseil, M. Jean Carrière 
était accepté comme directeur de La Rotonde. II avait 
été élu auparavant par le Conseil exécutif, mais son 
élection devait être ratifiée par le Grand conseil. 



CINE-CLUB 

1 , ! : 

2e représentation 

Dimanche - - - - - Littlc Elgin 

IVAN LE TERRIBLE 



8 heures — ~ 

On pourra se procurer des çortes de membre à la porte. 

Prix : 52.00 



Les sociétés, qui enverront des 
représentants sur le campus au 
cours des trois prochains, mois, 
sont: Dominion Textile Company, 
le Conseil des recherchés sur la 
défense, Upjohn Company Of Ca- 
nada, Canadian General Electric, 
Massey-Ferguson, Shawinigan- Che- 
micals, Texaco Canada Limited, In- 
ternational Business Machines, 
Canada Packers, Impérial Oil, Bell 
Téléphone, Dupont, la CARC et la 
compagnie Coca-Cola. 



On mange 



toujours bien 



au 



CASSE- 
CROUTE 

(sous-sol des Arts) 



le baladin du monde 



occidental" 



de James Mlilington Synge 
présenté par ' 



sJte* 



o 



,<Z 



._ — »_ 






à l'auditorium du Glèbe Collegiate, avenue Carling 
SAMEDI, LE 5 DÉCEMBRE 



un autre specJacle théâtre -inter s . . . f 



ATTENTION ÉTUDIANTS!! BILLETS À LA FÉt>É ! ! 



Voir Lite Roy, ou téléphoner à CE 4-9575 



"IL Y A LES POETES ET 

LES GRANDES PERSONNES" 

frans la mesure où elle est une manifestation de ses aspirations 
D rof ondes, conscientes ou non ■ et, en autanf qu'elle n'est suscitée 
Jue par ce besoin de les manifester, l'oeuvre sortie des mains de 
l'homme le complète et 1 explique. C'est ce qui fait de l'expo- 
sition que j'ai vue au Salon des Formes utiles un document d'une 
s i grande importance: elle nous permet de découvrir, ou plutôt de 
redécouvrir le monde de l'enfance dont nous conservons la nostalgie 
Mais si nombreuses sont les oeuvres exposées et, parce qu'humaine 
^xûflipkxe la matière, que tout jugement global, pour fondé qu'il 
fût, risquerait de n'être que superficiel. Il s'Avère parfois difficile 
de délimiter la part du talent et celle de la technique, la part de 
la sincérité spontanée et celle de l'artifice qui triche. D'autant plus 
que l'âge des jeunes artistes va de cinq à seize ans. Il est néanmoins 
possible, en classifiant les oeuvres selon leurs caractéristiques et 
l'Ige des exécutants, de les diviser en quatre groupes. 

Commençons par le premier puisqu'il est recommandable dit-on 
de commencer par le commencement. Il serait faux de prétendre 
que ces jeunes de cinq à sept ans ont travaillé , dans la facilité sans 
se soucier de la technique. La disposition du' sujet, le choix des 
couleurs, et ont dû leur demander un travail énorme. Mais ce 
n'est qu'en, peignant qu'ils découvraient le métier; chez eux, l'inspi- 
ration précède la technique: aussi n'est-il- possible de parler 
i Jeur sujet de talent à l'état brut. Cette précieuse ignorance des 
poncifs est l'un des deux éléments qui déterminent le caractère de 
l'oeuvre: l'enfant voit l'objet, il s'enthousiasme pour lui et essaie de 
le reproduire, mais la matière lui résiste et se cabre; J'enfant 
supplée alors au métier par des simplifications hardies. Il crée. Par- 
fois, il s'ingénie à saisir le trait caractéristque. Mrs. Bail d'Ingeborg 
Tate en est un exemple frappant. Bile a dessiné au stylo-bille un femme 
dont le corps est bâclé avec désinvolture; le visage individualise le sujet 
les yeux surtout qui sont d'une précision remarquable. Billy Smart's 
Circus Corning to Woodhouse Moor de Charles Jenkins en est un 
autre exemple: le lion dans sa t cage no se reconnaît qu'à sa crinière. 
Animal à crinière, Achille aux pieds légers ! Enfance des peuples, 
jeunesse de l'homme ! 



LA^ ROTONDE 



Poga » 



VILLE 

Palimpseste des saisons et deg 
jours 

Alternant la lumière et le 
brouillard • ■ . 



VILLE 

Ville des oiseaux 
Ville des pigeons qui s'imaginent 
cigognes 



VILLE 

Matrice de foules 



VILLE -~. 

Proteuse de mots et de citoyens 
proscrits— „- 



VILLE 

Tendresse de brique 
Amours de béton 



par 



Gérard Gravelle 



Je parlais d'un autre élément qui inflUe^sur le caractère de l'oeu- 
vre: c'est le sujet lui-même. Les enfants sont frappés par tout ce qui 
bouge, par tout ce qui' brille, par tout ce qui est couleur, mouve- 
ment, spectacle. The Queen's Soldiers de John Whetton combine ces 
divers éléments: des troupes en tuniques écarlates défilent sous un 
balcon d'où une petite reine sympathique salue à bras déployés. 
Dans Trees on Fire, Paul Edwards conjure les maléfices du» feu en 
n'en voulant voir que la sauvage beauté; avec de longues raies 
d'orangé et de rouge striées de bleu, il évoque le dynamisme du feu. 

Toutes ces oeuvres sont empreintes de joie et de soleil. Plusieurs 
ont la fraîcheur d'un rire d'enfant. Je songe à cette toile, Teacher 
Playing the Piano, où June Clevitt s'est amusé à prêter à son modèle 
une énorme tête qui, telle un gros ballon, menace de l'enlever vers 
les hautes sphères. La joie se fait souvent moins débordante et plus 
calme: elle sourit. Mentionnons, par exemple, VVe Are the Three Kings 
de Christine Eaton. Mentionnons surtout A Çhurch Window où'Jamcs 
Law assure l'unité de sa vision polychrome par de larges cernes bleu 
de prusse qui délimitent les personnages et constituent un réseau 
qui soutient l'oeuvre. Ces jeunes, en somme, semblent tous possède* 
en commun une grande joie de vivre. C'est ce dénominateur commun 
qui leur permet dé réaliser cette fresque, The May Pôle Dance, où 
entrent 27 personnages peints par 27 enfants ! Chacun a peint un 
bonhomme de sa fantaisie qui ne ressemble à aucun autre. Et pour- 
tant l'ensemble est parfaitement proportionné et unifié. Si, à l'exem- 
ple des enfants, les hommes savaient retrouver leur goût du jeu 
et leur, joie de vivre, peut-être sauraient-ils faire de la communauté 
une oeuvre belle et ordonnée. •• 

Les enfants de huit à onze ans Ressemblent par certains traits 
à ceux de cinq à sept ans. . . et ils en diffèrent évidemment par 
certains autres. Leurs sujets et l'esprit, dans lçquels. ils peignent 
demeurent sensiblement les mêmes pour plusieurs. Je songe aux 
meilleurs dans ce genre: The Bird in the Gilded Cage, de James 
Morley PLAYTIME de Carolyn Haies, Statnpede of Eléphants de Barry 
Robinson et Stately Lady de Jacqueline Saunders. Ces oeuvres révèlent 
un métier- plus approfondi, évidemment, mai» elles manifestent encore 
fa fraîcheur et l'innocence <ies tout-petits, de* tout-petits qui Ont le 
talent de traduire leurs visions en lignes et en couleurs, comme 
James Morley et Barry Robinson. 



i 

Du 29 octobre au 11 novembre, l'Association de la Galerie 
nationale présentait une exposition d*art enfantin an Salon des 
Formes utiles. Cette exposition se composait de tableaux, de 
dessins, de marionnettes choisis' parmi lès oeuvres présentées 
lors de la onzième exposition nationale d'art enfantin organisée 
par le Sunday Pictorial de Londres. 



Ville des pas perdus 

Ville des adresses 'inconnues 



VILLE 

Espoir des saltimbanques 
Et de l'enfant au cerceau. 



GUY JOB. 



Les Concerts 

Tremblay 
désappointent 



... . 



Médiocre début pour les Con- 
certs Tremblay! Mardi le 3 no- 
vembre, l'on, nous présentait Mi- 
rharl Rabin, jeune violoniste pos- 
sédant t/rr certain talent. Ce con- 
ceri peut se résumer en quelques 
notes sublimes, malheureusement 
accompagnées de gentils grince- 
ments de violon, ce qui donne un 
certain piquant g. l'affaire. 

Toute la première partie était, 
Pour débuter, une sonate 
de Mozart où l'on cherchait en 
ni ni et une interprétation et Mo- 
zart. X'<; g de jeu qui est 
élémentaire pour rendre l'oeuvre 
de ce compositeur, était complè- 
te m eut absente. Une sonate de 
Fauré faisait suite. L'artiste affi- 
chait un manque de maîtrise; il 
ne semblait pas- sûr de ses capa- 
cites surtout dans le 3e mouve- 
ment qui a perdu tout sens mu- 
sical : '■ 



Mars déjà apparaît un souci du quotidien, de la grisaille de la 
réalité. People at the Bus Stop Je Michacl Thornley traite cependant 
le sujet avec un humour typiquement britannique (eh oui ! même 
chez un jeune de huit ans). Mais Skyscrapers at Night de John Conroy, 
The Crowded Hoùses of London de Linda Samuels^ et Factory Chim- 
nevs de Christine Watson trahissent un malaise-réel: celui de l'hom- 
me qui se sent écrasé, prostré, isolé entre de crands édifices mornes 
et gris. 

D'autres jeunes au contraire s'engagent résolument sur les voies 
de l'évasion par l'art. Ils se libèrent, inconsciemment il est vrai, des 
Contingences. Blackbird de Marilyn Peel est un dessin fignolé, un 
Joyau. Avec un patient souci des détails, elle reproduit toute la 
variété qui caractérise le plumage du paon. Chariot Race de Peter 
West se recommande par son sens du mouvement. Pour évoquer la 
violence des chevaux qui galopent, des Chars renversés, des attelages 
entremêlés, West pose ses lie-de-vin sur des gris pour en obtenir 
des contrastes. La poussière, qui enveloppe les divers groupes, sug- 
gère ce o.u'il y a de flou, d'indéterminé dans des mouvements aussi 
* g a loata e t i appeilç certaines esquisses fait e s p a r Pouosin pour L en- 
lèvement des Sabtnes >'•/*>' 

Cette tendance à l'individualisme s'accentue naturellement à 
mesure que l'enfant vieillit. Che les exposants de douze à quatorze 
»ns, il est surprenant de voir l'importance que prend le dessin, un 
«ent chez eux un désir d'extraire de l'objet sa forme essentielle. 
L espace me fait défaut pour parler en détail de tous les dess ,ns 
Je dois me contenter de souligner Landscape de Glendà Angel, ira n 
Crash de Colin Barry et Rooftops de Cynthia Madigan, qui. sont d un 
graphisme délicat, et do Brian Carter A Portrait of Sir, qui constitut 
une étude remarquable de précision.. 

""î "* imite en p«fl« 2) 



L' intermission a-t-elle réchauffé 
notre artiste puisque l'on a pu 

d*4i*H^ié\téJf .tiiiû - GilYlSilllLft ' finit? Llfl Tel • 

X_ """[''tiltr f '('"'t- ■ ■ '■ ■"»'/►*> tirftc*»'/»»! 

tionj Son "Poème", de Chausson, 
et ses rappels (2) nous,, ont prou- 
ve que malgré un début assez fdi- 
hle. M. Rabin possédait quand 
même certaines capacités pour 
\ apparaître— aux Concerts Trem- 
blay. 

Bref, il n'est pas régulier dans 
son ieu; il a pu nous faire com- 
munier à la Beauté, mais hélas, 
sei Ordonnances nous ramenaient 
trop vite dans la réalité. Un au- 
diteur faisait la remarque que 
L'artiste était jeune, ce qui per- 
mettait d'excuser certaines de 
ses erreurs. On peut trouver des 
raisons" pour excuser un amateur 
mais non un professionnel. t L'in- 
vité n'a pas réussi à franchir cet- 
te barrière qui existe entre artis- 
te, et assistance. L'asmosphère est 
demeurée froide presque conti- 
nuellement. 

Citons pour terminer une re- 
marque typiquement anglaise fai- 
te par un de. mes voisins; "It tCflfr 



ARTISTES 






et MODELES 



Dans le dernier numéro de La 
Rotonde, MV Charles Caron lan- 
çalfun appel à' tous les étudiants 
qui pratiquent les beaux-arts: il 
leur demandait de se joindre à la 
Guilde qu'il entendait fonder. La 
Rotonde, toujours soucieuse d'en- 
courager toutes les manifestations 
culturelles, s'est empressées de 
se renseigner sur ce nouveau 
mouvement dans le but de ren- 
seigner ses lecteurs. 

Qui est Charles Caron? C'est 
un étudiant en troisième année 
des Arts et qui vit parmi nous 
depuis deux ans. Il entretient de 
grands rêves et désire aller étu- 
dier en Europe l'histoire de l'art, 
l'esthétique, l'anthropologie et 
l'archéologie. C'est tout un pro- 
gramme! Mais Charles n'est pas 
un rêveur, il s'est déjà mis au 
travail. En effet, notre condisci- 
ple fait du dessin et de la pein- 
ture depuis toujours. Mais actuel- 
lement c'est à la sculpture \qué 
Charles consacre toutes ses éner- 
gies. Cela a commencé par un 
petit flirt, puis pan! ce fut le 
coup de foudre: Caron, qui au 
début ne voyait dans la sculpture 
qu'un mcjyen d'approfondir ses 
not ions sur ta~perspectlve Ct !â 
profondeur s'y donne maintenant 
corps et âme, et ce depuis deux 
ans. Il eut un excellent maître 
en la personne de Bill Koochin, 



dike^eating corn flakes at a turkey 
dinner." -X n 

Le 30 novembre, les Concerts 
Tremblay présenteront le célèbre 
violoniste russe David Oistrakh, 
qui saura certainement faire ou- 
blier ce piètre concert. La vente 
des billets sera annoncée .dans 
les journaux. C'est un spectacle 
à ne pas manquer. 

Claude Le MOINE 



doukkobore d'origine russe qui 
étudia son art en Europe et 
sculpta les figures d'acier du Pa- 
villon canadien à la Foire Inter- 
nationale de Bruxelles. 

La sculpture, explique Charles 
Caron, demande beaucoup de pa- 
tience, surtout la sculpture sur 
céramique. Inutile de dire que 
c'est là la spécialité de Charles. 
Pour la plupart des gens, la céra- 
mique n'est que l'art de la pote-* 
ria. Le grand public ignore 
malheureusement presque tout de 
la sculpture sur céramique, et 
pourtant elle est très populaire 
parmi les sculpteurs. 

L'usage des glaises naturelles 
comme colorants est une chose > 
que la majorité des céramistes 
pratiquent. Mais il faut s J assurex^= 
que ces glaises aient les mêmes 
caractéristiques, c.-à-d., le même 
coefficient de rétrécissement^ la 
même température de cuisson, la 
même malléabilité et la même 
plasticité. 

Sur l'une des photos, nous 
voyons Charles sortir une sculp- 
ture du four. L'autre photo re- 
présente une -tête polychrome 



faite avec .trois sortes de glaises. 
C'est une des nombreuses oeuvres 
qui ornent l'atelier de Caron. 
Justmeent à ce sujet, nous pou- " 
vons nous demander quelles sont 
les conceptions artistiques et es- 
thétiques de Charles Caron. Ce 
dernier déclare que son art estf 
un réalisme classique à la re- 
cherche de la beauté idéale. La 
Statuaire grecque a toute son 
admiration, quoiqu'il n'ait pas de 
préjugés contre certaines autres " 
écoles artistiques. Caron, par 
exemple, estime hautement la 
peinture impressionniste. Nous 
référons d'ailleurs le lecteur à 
la lettre de M. Caron dans ce 
numéro de La Rotonde: il y ex- 
plique clairement ses idées sur 
l'art. 

A part la sculpture, Charles 
Caron a un autre amour dans sa 
vie: La Guilde qu'il est en train 
de fonder. Plusieurs personnes 
[s 'y . intéressent et l'on dit que 
CAEUC tfôTt la chose d'un très 
bon oeil. Mais iî reste encore 
beaucoup de difficultés à abattre: 
iî faut réorganiser les cadres, re- 
cruter des membres, rédiger une 
constitution, etc . . . La Guilde n'a 
pas encore de budget. M. Caron 
aimerait obtenir un budget de la 
Fédération. Il n'est pas le seul à 
le désirer. Espérons que la Fédé 
lui prêtera une oreille attentive. 



■ 



# 
/"■ — 



y-. 



JEAN-PAUL D'AOUST 



BIJOUTIER 
5, rue Nicholas, Ottawa 



•i,-.-^; 



CE 6-4218 



v . . 




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• • 






'• * 



i 



1 



— 






Page 10 






—7 



LA ROTONDE 








V 



U 12 novem bre I Ujljg?l " bre 195? 



tA ROTONDE 



Poge 11 






< ' ';. 



AFGHANISTAN: on a vraiment bien compris l'impor- 
tance de faciliter l'accès aux études supérieures dans .ce 
pays. En plus de n'avoir aucun frais de scolarité à payer, 
les étudiants reçoivent le logement et la nourriture gratui- 
tement ainsi qu'une certaine somme d'argent de poche sup- 
plémentaire. Le gouvernement d'Afghanistan voit dans 
l'encouragement des études un pas important fait dans 
le sens de la modernisation du pays. Il faut croire que le 
Canada est vraiment très près d'atteindre .4» perfection en 
ce domaine. 



• ' 



■ -." 



LA SAIGNEE 
GENERALE SE 



i 






ALLEMAGNE DE L'EST: l'étudiant Bernhard Wolfram 
a été condamné. -à trois ans et demi de prison pour avoir 
exigé, dans une déclaration de principes, le libre choix de 
l'endroit où l'on veut faire ses études, et la dépolitisation 
des études.) En Allemagne de l'ouest, le Conseil "Allemagne 
Indivisible" a protesté violemment contre ce jugement et 
exhorté la jeunesse du monde libre à se, déclarer solidaire 
des efforts de liberté de la communauté étudiante d'Alle- 
magne orientale. 



POURSUIT JUSQU'A 
VENDREDI MIDI 





AUTRICHE: les professeurs d'université se sont déclarés 
é solidaires des étudiants lorsque ceux-ci ont déclaré là grève 
tout dernièrement pour protester contre l'insuffisance des 
^ soutiens financiers accordés aux universités par l'Etat. 



T 






ETATS-UNIS: un "programme de bienvenue" à été mis 
au point à l'Université de Boston pour aider les étudiants 
étrangers à se sentir moins perdus à leur arrivée aux USA. 
Dés qu'un étudiant étranger a été accepté par l'université, 
son adresse est communiquée à une famille qui l'invite à 
passer quelques Jours chez elle et tente de l'aider de toutes 
les façons possibles. ^ 



— f* 



AMERIQUE LATINE: Les recteurs et professeurs de 16 
des 20 universités catholiques d'Amérique Latine prirent au 
cours de leur troisième congrès une série de résolutions fon- 
damentales sous le nom de "Déclaration de Lim«". En voici 
quelques unes: 1 - l'Université a le devoir d'éveiller chez les 
étudiants une profonde conscience sociale qui les pousse à, 
agir pour le bien-être général: 2 - L'enseignement doit être 
organisé de telle sorte quTT respecte les droits de la personne 
la famille, de l'Eglise, de l'état et des institutions sociales! 



Le pourcentage de donneurs n'est pas très élevé 

Beaucoup ne se sont pas enregistrés à la 
Unique de sang 



Il faut le faire — c'est à la faculté de médecine 
du matin * jusqu'au soir 



. i 



Si vous ne pouvez pas donner du sang, 
enregistrez-vous pour hausser notre 



1 , ■ - 



pourcentage de donneurs. 



s 



ASS AS 

• On rapporte que 150 étudiants 



,. 





seront exécutés 



PUC— Cent cinquante étudiants hongrois seront pro- 
chainement mis à mort, à moins que les gestes de protes- 
tations du monde libre n'empêchent les exécutions. 



Les étudiants auraient été arrêtés en 1956, pour avoir 
participé à la révolution hongroise, et emprisonnés jusqu'à 
ce Jour afin qu'ils atteignent l'âge d'être exécutés "léga- 
lement", c'est-à-dire jusqu'à ce qu'ils aient 18 ans. 






Plusieurs réfugiés, récemment arrivés au Canada ont 
confirmé ces faits; ils ont reçu, disent-ils, des lettres' per- 
sonnelles originant de Hongrie. 

De plus, le directeur du Service d'information de la 
Hongrie catholique, M. M. Clauser, affirma que 30 jeunes 
,avatent été exécutés depuis le mois de juin, et que les jeunes 
fils de plusieurs familles hongroises étaient disparus.* 

Le premier ministre de la Hongrie nia toutes ces affir- 
mations: "Nous savons tous, dit-il, qu'il n'y a pas un mot 
de vérité dans toutes ees affirmations." Pour sa part, le 
ministère des Affaires extérieures au Canada n'avait aucun 
— en se ign e ment po u r c o i ruburer l ' accusation qu e 150 étudiants 
seraient prochainement mis à mort. 

Plusieurs universités canadiennes font présentement 
circuler des pétitions pour protester contre les exécutions, 
entre autres, l'Université de la Colombie-Britannique, l'Uni- 
versité de Toronto, du Manitoba et l'université McMaster. 
*- ». 

Dimanche dernier, le Grand conseil de la Fédé a décidé 
d'appuyer la F.N.E.U.C. et de s'intéresser au sort de ces étu- 
diants en détresse. Voici le texte de la pétition qui sera 
envoyée au premier ministre de Hongrie: 



• Le texte de la lettre qu'il faut 

; 

signer 



M. Janos Radar 

Premier ministre de la Hongrie 

BUDAPEST. 



Cher M. Kadar: 

Comme vous le savez probablement, il y a eu en Amé- 
rique du Nord des rapports à l'effet que le gouvernement 
hongrois aurait condamné à mort certains jeunes gens, trou- 
vés coupables d'avoir participé au soulèvement d'octobre- 
novembre 1956. On dit que leur exécution aurait lieu quand 
ils auront atteint l'â\ge légal. 

n*r,uiï US * 07npr ï ndrez aussi que de tels rapports sont sus- 
ceptibles de soulever la sympathie en faveur de toute jeune 
Personne qui pourrait se trouver dans une telle situation, et 
qu ils peuvent avoir pour résultat de faire encourir au gou- 
vernement responsable la défaveur des autres peuples. 

*u nom des étudiante de ^Université d'Ottawa (Canada), 
Z LIT deman * erions rassurer au peuple hongrois et 

ll?*L Q Z° e l? V0li " qu ^ Si Çlle 1ut cpJlp dp ™'" »— 

toâiïZ*'*?* ^continuée et que ces jeunes vie seront 
ZZ g T P Z% t Un "t* 6 CÔté > Ces ra ™ orts sont inexacts, nous 
rn^lf^/T^ QU mond e. qu'une telle inhuma- 
V avenir Pratiquée et qu'elle, ne le sera pas dans 



N.B.— 



/- 



Sincèrement vôtre, 

Le Grand Conseil demande l'appui de tous les 
étudiants afin que ce geste soit vraiment 
profitable. Cette lettre vous sera probable- 
ment présentée sous peu: signez-la tous ! 




V 



EMITES 





QUE DEVIENT LE SPORT 

: t 



AMATEUR? 






On se laisse rire au nez ! 

Certains incidents survenus 
\grs des deux dernières par- 
ties de football intercollégia- 
les disputées à Ottawa ont 
causé une certaine indigna- 
tion chez les fervents du sport 
imteur. 

Samedi le 31 octobre, l'Uni- 
versité recevait l'équipe de 
Waterloo. Or, durant l'avant- 
midi, le gérant général du 
"Central Canada Exhibition 
Association" J . Jack ClarkeA 
avertissait le directeur athlé- 
tique de l'Université qu'il se- 
rait absolument impossible 
d'utiliser le parc Lansdowne 
endroit habituel des rencon- 
tres de football. 

Au dire de M. Clarke, l'Uni- 
versité d'Ottawa n'a aucun 
"contrat" avec le CCAE, elle 
a cependant un "permi' f de se 
servir du terrain pour les par- 
ues intercollégiales. Il conti- 
nue: "nous gardons le pouvoir 
de contremander des parties 
quand les circonstances nous 
y obligent et ayant en vue, 
pour la semaine prochaine, la 
partie la plus importante de 
l'année, nous ne pouvions pas 
courir le risque d'endomma- 
ger le terrain". 

Cette nouvelle a causé quel- 
ques embarras chez les orga- 
nisateurs du- ^port, surtout 
quand it~ fut impossible de se 
procurer le t e r ra in dé l'uni- 
versité Carleton. Enfin, avec 



.1 



un peu de débrouillardise, on 
a pu utiliser un patc munici- 
pal en fort mauvais état. 

Cette fin de semaine, l'Uni- 
versité recevait R.M.C., la mê- 
me situation se présente: "Si 
les Ottawa Rough Riders ga- 
gnent, il est impossible de se 
servir du parc Lansdowne." 
Pour ne pas courir de ris- 
ques, les autorités doivent ré- 
server le terrain du Rideau 
High School. 

Est-ce que l'on se moque de 
nous pour ensuite s'en sauver 
avec un jeu de mots? En effet 
c'est plutôt rire des gens que 
de ne même pas courir le ris- 
que d'endommager le ter- 
rain alors que }es joutes en 
vue n'ont lieu que dans une 
semaine. En second lieu, 
pourquoi appeler "permis" ce 
qui est un contrat, puisque le 
dit "permis" nous a coûté $50 
et qu'il est signé de M. Clarke 
lui-même. CE PERMIS NE 
CONTIENT AUCUNE CLAU- 
SE QUI PERMET DE CON- 
TREMANDER DES PARTIES 
EN CERTAINES CIRCONS- 
TANCES. 

Est-ce que l'on se moque de 
nous? Bien entendu les quel- 
que milliers de dollars que 
rapportent les parties' p r o fes- 
sionnelles valent plus qu'un 
document signé! 

Pierre Lavergne, 
rédacteur sportif. 




Êtes- vous prêt ? 



La saison de hockey débutera 
bientôt 



Raymond Nadon 

Par suite de leur brillante 
ténue lors de la dernière ren- 
contre de piste et pelouse à 
Ottawa, Ray Shulman (Educ. 
Phy. I); Garray Shulman 
(Educ. Phy. I); Raymond Na- 
don (Educ. Phy. III); Char- 
les Thiffault (Educ. Phy. IV) 
et Bill Donnelly (Med. I) fe- 
ront partie de l'équipe étoile 
envoyée à Toronto par la 
Conférence Ottawa St. Lawr- 
ence. 



■■■ 



t-. 



"LU DE O. CONNAIT UNE 



BONNE SAISON 




Ven., 20 nov.: 
Sam., 21 nov.: 

Dim., 22 nov.: 

" Mar., 24 nov.: 

Ven., 27 nov.: 

Sam., 28 nov.: 

Dim., 29 nov.: 

ïlar., _a déc: 

Ven., 4 déc.: 

Sam., 5 déc.: 

Dim., 6 déc.: 

Mar., 6 déc: 

Ven., 11 déc: 



Sam., 12 déc: 
Dim., 13 déc: 



Commerce vs Médecine 
Droit vs Philosophie 
Sciences ys Sciences Po. 
Philosophie vs Médecine 
Droit vs Commerce 
Arts vs Educ. Phys. 
Arts vs Sciences Po. 
Droit vs Sciences 
Commerce vs Educ Phys. 
Arts vs Médecine 
Sciences Po. vs Droit 
Sciences vs Philosophie 
Educ. Phys. vs Sciences To. 
Arts vs Commerce 
Médecine vs Sciences 
Sciences Po. vs Philosophie 
Philosophie vs Educ. Phys. 
Arts vs Droit 
Commerce vs Sciences 
Médecine vs Educ. Phys. 
Droit vs Educ. Phys. 
Sciences Po. vs Commerce 
Philosophie vs Arts 
Médecine vs Sciences Po. 
Commerce vs Philosophie 
Educ Phys. vs Sciences - 
Médecine vs Droit 
Sciences vs Arts 
«Médecine vs Commerce 
Philosophie vs Droit 



REGLEMENTS EN VIGUEUR 



par JE AN CAMPE AU 

L'Université d*)ttawa s'est trèsj-. 11 est done intéressant de remar- 
bien classée dans la saison de foot- ' quer le progrès de l'équipe avec 
«H tjui vient de se terminer. chaque année. 

Il s'en est même fallu de peu Bill Mclntyre a fini premier 

pour que l'équipe gagne toutes ses compteur de la ligue avec 66 

Parties Quelques erreurs coûteu- points. Il est suivi de Vînce Stei- 

«C5 lui en ont fait perdre deux et ner du R.M.C. qui a amassé 4Ï 

coûté la première position. points. Tony Malloy et Earl 




D Chaque équipe doit soumettre une liste permanente de se* joueurs 
d'ici le 10. décembre. Une équipe ne peut contenir phia de 21 
joueurs. 

2) Une équipe ne peut aligner plus de 15 joueurs chaque partie. 

3) Si l'équipe n.e se présente pas sur la glace dans les 13 minutes 
qui suivent l'heure fixée, elle perdra automatiquement par défaut 

4) Chaque partie sera divisée en trois périodes de 20 minutes chacune 
Les deux dernières seront "stop-time". 

5) Chaque équipe doit avoir un gérant. Celui-ci devra être préaent 
a toutes les parties. 

6) Un joueur recevant une punition de mauvaise conduite ne pourra 
pas jouer lors de la partie suivante. 

7) Tout joueur recevant une punition de match sera automatique- 
ment suspendu pour trois parties. 

8) Si une équipe désire faire contremander cm retarder une partie elle 
- doit en avertir un des directeurs une semaine à l'avance. 

1 9) Une équipe désirant mettre un protêt sur une partie doit le 
faire dans les 24 heures. . . • . 

NOTA BENE: Ces règlements sont sujets à modification sans avis 
préalable. 



^Ur 



Bill Donnclly 



LE ( OMU i; des DIRECTEURS; 
Aimé Aubin, Ce. 3, CE. 6-5582, 
André Soumis, Ph. Ed. 3, CE. .4-7333, 
Ed Cannon, Conim. 2, CE. 3-0489. 



Lors de la dernière joute 



jnait fons lencairqriies Carabins 
durant toute la saison et les quel- 
ques recrues. comme' les vétérans, 
«nt été a la hauteur de la situa- 
tion. 

Voici le record des parties ga- 
gnées pour l'Université durant les 
tois dernières saisons: 

1957-1958: 3 victoires et 4 défaites 

1-1959: 4 victoires et 3 défaites 

1969-1960: 5 victoires et 2 défaites 



OTTAWA 19 VS RMC 32 



pectivement. 

Les Carabins ont amassé le plus 
de premiers essais avec 131 .dont 
101 au 'sol et 21 'sur des passes. 
TIs ont aussi compté 188 points 
contre leurs adversaires et en ont 
alloué 104 pour finir la saison avec 
10 points dans le. classement. 

Si les statistiques- signifient 
quelque chose, le record de par- 
ties gagné» s aurait dû être môme 
plus élevé pour nos porte-couleurs. 



FOOTBALL: CLASSEMENT FINAL 

Les dernières parties de football n'ont rien changé au clas- 
sent final de la ligue Ottawa-St-Laurent. .Guelph, qui s'est 
[*nu en première position- durant Joute *îar saison, représentera 
la "gué à Halifax le 21 novembre en jouant contre l'équipe 
gagnante de la ligue de la Nouvelle-Ecosse. 



0-A.C. 



N Pr 



"''awa"""::: ; ; 

Ï^STER : 7 4 

K-M.C. 7 4 

WATERLOO 7 1 

CARLETON ..... ^'..". 7 

Sept. 28: Carleton 0; Ottawa -42; 
Oct. 3: O.A.C. 33; Ottawa 0; 
Oet. 10: Ottawa 45; R.MC. 20- 
«et. 17: Ottawa 34; McMaster 14; 
Oct. 24: Ottawa 29; Carleton 0; 
Oct. 31: Waterloo 5; Ott«wa-*9; 
N <>v. 7: R.M.C. 32; Ottawa 19. 



Ji 



Q H6 > 19 



Cr Pts. 

14 



104 



L'université finit la saison 
de football en deuxième 
position de la ligue, mais 
perd sa dernière partie, 
19 à 32 aux mains du 
RMC. 

•Les Carabins, qui espé- 
raient en une victoire de Wa- 
terloo Mules sur O.A.C. pour 
ainsi s'emparer de la premiè- 
re place dans le classement 
final, ont dû se soumettre aux 
attaques puissantes du R.M.C. 
pour perdre au compte de 19 
à 32, et se contenter de la 
deuxième position. ._ 

Bill Mclntyre a été encore 
une fois le joueur le plus ef- 
ficace des Carabins en comp- 
tant trois touchés, dont deux 
au premier quart. J^e pre- 
mier, sur un plongeon de deux 



verges et l'autre sur une pusse 
de 30 verges effectuée par 
Bill Hendy. Le troisième a 
été compté dans le deuxième 
quart par une course de trois 
verges. Don Myles a botté un 
converti. 

Vince Stetmsra été l'étoile 
des Cadets avec trois touchés 
à son compte, N, 

Jusqu'au début du troisiè- 
me quart, l'université menait 
au compte de 19 à 12. mais 
R.M.C. par un regain de vi- 
gueur a su profiter des er- 
reurs des nôtres pour prendre 
une avance considérable. 

Les Carabins ont chaude- 
ment disputé la partie mais 
leurs échappés et les puni- 
tions ont permis aux cadets 
de venir de l'arrière pour 
remporter cette victoire. 



La ligue de ballon-panier 
commencera ses activités 
le 15 novembre prochain. 

Directeurs : Roger St- 
Pierre, Droit Coutumier I 
Jean Bordeleau, Droit Cou- 
tumïerX 



Prix spéciaux accordés 

aux étudiants 

chez 

STROLM A R K 
Men's Weor 



82, rue Bonk 



CE 6-3376 



Un paquet de cigarettes gratuit 



avec l'achat de cinq livrets de billets pour repas! 



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i 



VARSITY GRILL - 

P. Karom, piop. m ' 

4 
Angle King Edward et Somerset 



M I N T O 
Le patinage libre pour 

tous les étudiants de 
_ l'université, ■ — 



DIMANCHE DE 

9 h. 30 p.m. â 

1 1 h. p.m. 

Seuls les étudiants en 

possession de la carte 

de 'membre de 

l'Association athlétique 

seront admis soit 

comme patineurs ou 

spectateurs. 


















■ 



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ON LANCE LES CHANTIERS DEMMAUS ! 



7? 



wm—mÊÊÊmÊÊ—mmmm—Êma—m 

On juge une civilisation se- 
Ion le sens qu'elle a donné à 
l'homme, ou plutôt—selon le 
sens qu'elle lui a fait se don- 
ner, tant du point de vue so- 
cial et religieux qu'intellec- 
tuel et artistique. Elle aura 
pourtant négligé un élément 
essentiel si, consciemment on 
non, elle a mis au rancart le 
pauvre, le travailleur de cha- 
que jour, qui ruine peu à peu 
sa vie pour arriver très im- 
parfaitement à donner le pain 
à sa famille. 

Une civilisation comme le 
nôtre serait un recul malgré 
la démocratie, la technique, 
le personnalisme , l'épanouis- 
sement intellectuel qui en sont 
sûrement [es signes prépondé- 
rants, st dans son travail pour 
le pauvre elle en arrivait avec 
toute sa- te chnique aux seuls 
résultats d'Ozanam ou de 
Saint Vincent de Paul. Ces 
moyens techniques^ radio, 
Journaux et autres, sont mis 
au service du pauvre mais lais- 
sent entrevoir une cause, une 
prise de position devant un 
problème, .ils traduisent ,. une 
activité partant de l'intérieur 
de l'homme: 



Il y a eu une prise de posi- 
tion devant le .problème de 'a 
misère humaine, la vraie, et 
des hommes ont essayé d'ap- 
porter une lumière, dont ils 
nous faut considérer le con- 



1 facultés- supérieures de l'honir 
me, qui feront poser aux gens 
qui y habitent des actes hu- 
mains. Encore moins dans la 
société. Un homme se mani- 
feste comme individu et cha- 
cun de ses gestes peut avoir 
une portée sociale. Un hom- 
me qui n'a rien, n'ayant rien 
reçu, ne peut rien donner. 
Nous nous excusons de pdrler 
ainsi, mais ces hommes qui 
se sont donnés aux pauvres 
ont d'abord compris cette vé- 
rité élémentaire. C'est juste- 
ment là qu'ils ont dû se ma- 
nifester comme homme, to- 
talement. C'est par un acte li- 
bre qu'ils ont accepté de 
changer leur existence, pour 
poser des gestes qui cette fois 
seront à l'extérieur d'eux- 
mêmes. Au point de départ, il 
y a eu un acte humain. 

Qu'elle en est la portée, 
quelle lumière un tel acte 
peut-il apporter au pauvre? 
Cette lumière, elle ne résidait 
pas> dans une parole. Elle se 
situait dans une attitude fra- 
ternelle, elle la traduisait. Le 
pauvre a senti qu'il n'était 
pas seu\^au'il y avait quel- 
qu'un avec lui. Ce quelqu'un 






\ 









"APRES TOUT, L'ABBE-, PEUT- 
ETRE BIEN QUE SI LE BON 
DIEU EXISTE; C'EST CE QUE 
VOUS FAJTES." 

CETTE PAROLE DONT L'AB- 
BE PIERRE NOUS FAIT PART, 
NE VIENT PAS D'UN INTEL- 
LECTUEL, MAIS BIEN DE L'IN- 
TUITION D'UN TERRASSIER 
QUI VRAISEMBLABLE MENT 
VOTAIT COMMUNISTE. ELLE 
SYMBOLISE POUR AINSI DIRE 
L'ESPRIT QUI ANIME LES 
CHANTJERS D'EMMAUS A QUI 
ILS DOIVENT LEUR EXISTEN- 
CE. t)IEU EST AMOUR, EST CE 
DONT LES CHANTIERS VISENT 
A IMPLANTER DANS LE COEUR 
DES FAMILLES INFORTUNEES. 

SELON L'ABBE PIERRE 
C'EST: "CE QUI EST NECESSAI- 
RE AU COEUR DE LA SOCIETE, 
POUR QUE LE POUVOIR CES 
SE D'ETRE AVEUGLE ET QUE 
LA SOUFFRANCE CESSE 
D'ETRE ' IMPUISSANTE, C'EST, 
AU DELA DE LA FONCTION 
POLITIQUE, CE QUE J'APPEL- 
LERAI LA FONCTION PROPHE- 
TIQUE, C'EST LA PRESENCE 
DE QUELQUES PERSONNES, DE 
QUELQUES HOMMES ET DE 
QUELQUES FEMMES, QUI, VO- 
LONTAIRES DECIDENT DE 
S'EN ALLER, NON PAS PRATI 
QUER LA BIENFAISANCE, AS- 
SISTER CEUX QUI SOUFFRENT, 
MAIS SE PLONGER AU COEUR 
MEME DE LA SOUFFRANCE DE 
CEUX QUI SOUFFRENT. 



Les Chantiers sont, si l'on 
peut dire ainsi, le format étu- 
diant d'un tel apostolat. Son 
action se situe sur deux plans: 
familial et collectif. 

Sur le plan familial, la pre- 
mière étape consiste à entrer 
en contact avec la famille par 
des travaux matériels: pein- 
ture, tapisserie, menuiserie, 
etc; la seconde étape, plus en 
profondeur, nous conduit vers 
les véritables problèmes de la 
famille que nous essayons en- 
semble de résoudre, soit en les 
orientant vers les organismes 
spécialisés, soit, lorsque c'est 
possible,' en trouvant ensem- 
ble la solution. 

Sur le plan collectif, il s'agit 
de travailler avec un ensem- 
ble des familes (ceci n'a pas 
encore été accompli dans la 
région) : par des séances de 
cinéma, des cours du soir aux 
enfants, des réunions de chô- 
meurs pour discuter leurs pro- 
blèmes. 



ten u.» ■•" ~ '— — — ■— 

Des hommes, savants, intel- 
lectuels, prêtres, médecins qui 
par leurs fonctions étaient 
appelés à jouer un rôle de, 
premier plan dans la société, 
ont f énoncée à ces fonctions 
pour consacrer toute leur vie 
au service du pauvre. C'est 
l'élite, enlevons tout sens pé- 
joratif au mot, qui descend 
dans la rue, entre en contact 
avec lui et lui apporte quel- 
que chose. 

En regardant les actes du 
pauvre, sa vie, des hommes 
se sont demandés si le pauvre 
était un homme. Une telle 
phrase peut paraître simplis- 
te, car qui douterait de l'hu- 
manité d'un homme, quelle 
que soit sa condition. Travail- 
ler pour gagner son pain ré- 
vèle une noblesse. Pourtant, 
l'homme qui arrive avec un 
sac de vicjtuailles dans les 
bras ne se distingue pas telle- 
ment de l'animal, qui sentant 
la fatm, cherche de quoi vé- 
géter. Le travail qui ne serait 
fait que pour le pain, perdrait 
son sens, autrement dit. 

"La civilisation," écrit 
Schweitzer, "suppose l'homme 
libre". Tout progrès, tout 
avancement nécessite s chez 
l'homme un choix entre le 
moins bon et le meilleur. En- 
core faut-il savoir ce qui est 
bon et ce qui est meilleur. Et 
ceci exige tout de même un 
épanouisse ment intellectuel 
qui a dépassé le pur stage 
empirique, qui nous fait saisir 
ce qui est bon, ce qui est mau- 
vais, de façon purement ins- 
tinctive. Le progrès nécessite 
chez l'homme des manifesta- 
tions de son intelligence et de 
sa volonté sur ce qui l'entoure 
et sur ce qui est à l'intérieur 
de lui. , = 

Ce ne sont pas les taudis, 
où l'on dort entassés les uns 
sur les autres qui favoriseront 
les manifestations dès deux 




Enfin ! 

Enfin, les étudiants sortent de leur torpeur, 
se réveillent et prennent conscience qu'ils sont 
hommes parmi les hommes. Ils abandonnent 
leurs habitudes de caste — celle des petits co- 
chons roses bien nourris — pour remédier à l'af- 
freuse misère morale et physique de tant de 
frères humains. 

Ils veulent agir sur le monde pour le chan- 
ger. Les grandes .théories humanitaires, c'est 
bien; le geste de celui qui partage le pain, c'est 
mieux. Les Chantiers d'Emmaûs préparent les 
lendemains qui chantent. En marge de ce ré- 
veil de nos étudiants, La Rotonde publie quel- 
ques réflexions de M. Normand Tremblay sur 
le sens véritable de la charité chrétienne et de 
la justice sociale. 



■^H 



l'a nourri, l'a soigné, s'est oc- 
cupé de lui d'abord, de sa fa- 
duire à la prise de conscience 
de soi, de sa force de ses ca^ 
pacités. 

C'est là que le pauvre a vu 
nettement la condition dans 
laquelle il se trouvait. On lui 
demandait d'accepter que la 
société- l'ait publié, pour pour- 
suivre des causes plus impor- 
tantes, (Nous ne pouvons pas 
nier un certain infantilisme, 
toi, mais a" où vient-U? . . .) ait 
oublié qu'il était un homme, 
avec le droit d'être heureux, 
responsable, dégagé. Une telle 
attitude devant le pauvre est 
une véritable monstruosité. 
Demander , tacitement ou non, 
à un pauvre d'accepter sa 
souffrance, parce qu'elle est 
grande, parce qu'il est un 
nouvel immolé, parce que cet- 
te souffrance entre dans le 
plan de Dieu qui permet tout 
en laissant l'homme libre de 
faire des gaffes, c'est rnécon- 
naître tout christianisme. Le 
Christ a dit: Soyez parfaits 
commele Père céleste est par- 
fait", ce qui, est le simple 
point de vue humain, fait ap- 
pel à toutes les capacités d'un 
individu. La vraie souffrance 
du pauvre ne réside pas-dons 
ce manque de biens Maté- 
riels. C'est au plus profond de 
lui, la frustation d'un homme 
qui sait que jamais, en tant 



qu'homme, il ne se parfera 
Comme ces gens envient l'é- 
tudiant. Ils lui trouvent la vie 
un peu trop belle, mais ce 
n'est pas pouf cela surtout 
qu'ils nous envient: nous 
pourrons nous réaliser, alors 
qu'eux resteront au rancart. 
Demander à un homme d'ac- 
cepter comme le pendu la 
corde, de ne pas se réaliser 
c o m me homme, humaine- 
ment, c'est une monstruosité. 
Un chrétien qui prendrait une 
telle attitude devant le pau- 
vre mériterait la lapidation. 

Telle a été la lumière; des 
maisons confortables ont 
remplacé les taudis, des en- 
fants sont gais, des parents 
aussi, des enfants étudient, 
ont une vie normale. Ce ne 
sont pas les maisons que 
l'Abbé Pierre a construites 
avec ses chiffonniers qui ont 
provoqué en un si court temps 
un tel changement. (Test un 
appel fraternel d'homme à 
homme à toutes les forces de 
l'homme. 

Tout n'est pas fini, loin de 
là. Notre but n'était qu'une 
simple réflexion sur le conte- 
nu de ce geste pose par cer- 
tains hommes; si cet exposé 
pour certains devenait un 
appel d'homme à homme, au- 
rions-nous de quoi nous re- 
pentir de l'avoir écrit? . .'. 

Normand Tremblay 



Ces deux démarches de tra- 
vail doivent être consécutives 
dans leur élaboration mais 
peuvent se poursuivre parallè- 
lement grâce à des équipes 
différentes. En effet, la base, 
des Chantiers repose sur des 
cellules d'action que consti- 
tuent les équipes, formées de 
trois** ou quatre filles et de 
Irols ou quatre gars qui, en 
plus des motifs individuels 
avec lesquels chacun d'entre 
*wf, justifie son. action, pui- 
sent l'unité de leur effort 
dans les deux principes fon- 
damentaux de l'organisation: 
A) présence, contact person- 
nel avec la misère ; B) > avec 
ce que nous sommes et ce que 
nous avons, faire "quelque 
chose" avec ce que les misé- 
reux ont et sont. 

Ici, à l'université c'est Pax 
Romana qui se charge d'Ûn- 
planter le mouvement sur le 
campus afin d'offrir aux étu- 
diants et étudiantes une oc- 
casion qu'ils n'oublieront ja- 
mais. l^L. $ 

Cette esquisse incomplète 
de l'organisation / peut nous 
introduire la véritable pers- 
pective dans laquelle on doit 
envisager 1 e s "Chantiers" 
dans le contexte global de la 
vie universitaire. Même si par 
ses activités proprement dites 
et par T'origine" de ses mem- 
bres, elle dépasse les cadres 



universitaires, nous croyon, 
qu'elle correspond aux préoc . 
cupations et aspirations n« 
Urnes de personnes, q U j, p^ 
leur future profession, nt 
pourront pas ignorer le pro . 
blême de la misère dans tout, 
sa gravité et son étendne. 

A ceux qui veulent travail. 
1er avec les Chantiers, Hor.. 
ganisation ne propose pas m* 
théorie ni un idéal: elle offre 
une action eoncrète et déter- 
minée: en fait, une certain 
décantation des gestes nu. 
nuels avec le pinceau et k 
blanchissoire, une v certaine 
épuration des contacts son- 
vent pénibles avec la misère, 
feront bien jaillir, tôt ou tard, 
une théorie et un idéal; et i* 
auront beaucoup de chancei 
d'être vrais, parce qu'ils au- 
ront subi, l'épreuve de l'ac. 
tion. 

Il ne s'agit pas de tomber 
dans l'erreur "de l'action pour 
l'action", mais de faire parta- 
ger la conviction, fortement 
ancrée dans notre courte ex- 
périence, qu'aucune techni- 
que- conceptuelle, aucune dis- 
cipline scientifique ou scolai- 
re et même aucune "science" 
ne peut se substituer à l'en- 
gagement concret d'un hom- 
me conscient et libre. Cette 
insertion dans la réalité pé- 
nible que vivent certaines h- 
m milles nous fait prendre con- 
science qu'avant d'être un Ca- 
n a d i e n ou un Asiatique, 
qu'avant d'être un citoyen m 
un catholique et même avant 
d'être un homme libre U fut 
qu'un homme soit un homme: 
ce qui signifie que le fonda- 
mental en l'homme ne doit 
pas être écrasé sous la pres- 
sion des besoins de base, 
nourriture, logement, santé, 
etc. 

. 

Il est particulièrement tra- 
gique de penser que les hom- 
mes libres que nous sommes, 
se présentent dans une cer- 
taine perspective comme so- 
lidaires d'un système politi- 
que et économique qui suppo- 
se presque l'existence de p*'* 
sonnes qui ne sont pas libres 
Il faut être libre pour dialo- 
guer sur la liberté: et souvent 
il faut être rassasié pour par- 
ler de la Faim; mais ce pa- 
radoxe apparent loin d'être 
une limitation pour nous est 
un élément dynamique danf 
la formation d'une vraie con- 
science de solidarité et de 
charité envers ceux qui n'ont 
pas 1'" A VOIR" suffisant po* 
"ETRE"... des hommes I M 
Gérald HUDON 



* Les intéressés peuvent com- 
muniquer avec M. Hudon* 
soin de La Rotonde. 



♦•Présence, Mars 1953.» 







L£LR©ÎO(s>0€ 






Vol. XXVIII, no 6 



- — 



-F4IRE FACE" 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



- 



■ « 1 v 



Le 27 novembre 1959 



^ l'Université du Monitobo 



les étudiants manifestent contre 



>-■ 



leurs confrères communistes canadiens 



WINNIPÈG (PÛC) -^ Une réunion de la Ligue de la Jeu- : 
nesse Socialiste à l'Université du Manitoba aura lieu de nou- 
veau la semaine prochaine. La dernière réunion de ce genre 
a été marqué d'un chahut mené par une centaine de non- 
membres. 



Une centaine d'anti-communistes, en grand majorité des 
étudiants, ont envahi la salle de conférence de l'édifice de 
Génie où se tenait cette réunion. M. Jacob Penner, l'orateur 
de la réuion s'est vu couper la parole par des clameurs, des 
cris, des bruits de toutes sortes: il parlait "de "l'inévitable du 
communisme"." 



Un porte-parole des dé- 
monstrateurs a déclaré "que 
cette démonstration était une 
manifestation de protestation 
contre le "Student Marxist" 
qui avait attaqué Dave Hum- 
phreys." 

Le "Student Marxist", un 

organisme de la SJS s'en était 
pris à Humphreys parce que 
ce dernier avait publié un 
interview avec Ed Sullivan. 
Humphreys est le directeur J 
dujournal étudiant "The Ma- 
nitoban". Dans cet interview, 
l'étoile de la télévision décla- 
ra que le gouvernement îion- 
grois était coupable en m... 
en ce qui concerne l'exécu- 
tion de 150 étudiants. ~ 



A partir de ce moment, la 
foule devint incontralable..On 
se criait des injures de part 
et d'autres. M. Penner, l'ora- 
teur de la soirée dut se re- 
tirer. 

Les incidents s'envenimè- 
rent dans la presse. Les deux 
partis en causé se livrèrent 
une bataille spectaculaire. Les 
communistes ne purent em- 
fÇècher la publication de pho* 
tos prises au cours du dérou- 
lement de cette petite révo- 
lution. 



Québec a-t-il 
trouvé son 
sauveur? 



par Michel Chevrier 



Au cours de la réunion, les 
démonstrateurs vêtus de 
manteaux, de chapeaux de 
poils firent irruption dans la 
salle en chantant: "Russie, 
Russie, Russie, terre de liber- 
té! • 

Quelqu'un cria : "Commu- 
nistes, retournez chez vous". 
Un partisan se leva et hurla: 
"Capitalistes, fermez - vous". 
D tira un . coup de pistolet 
dans les airs. 



Voyant qu'ils n'avaient au- 
cune prise sur la presse lo- 
cale, ils décidèrent de s'atta- 
quer à la FNEUC. Ils réclamè- 
rent l'abolition de cette pé- 
tition en faveur des étudiants 
hongrois. 

Le plui drôV^de l'affaire, 
c'est que les manifestants ont 
l'intention de se rendre à la 
prochaine assemblée. 



Un accord serait intervenu 
entre Québec et Ottawa ! 

D'après des informations 
en provenance d'Ottawa, le 
Premier ministre du Québec, 
M. Paul Sauvé, et le ministre 
des Finances, M. Donald 
Fleming, en seraient venus à 
un accord relatif aux uni- 
versités du Québec. L'enten- 
te serait intervenue au cours 
d'un entretien entre MM. 
Sauvé et Fleming. Le gou- 
vernement du Québec pren- 
drait à sa charge ces octrois 
de un p. 100 aux corporations 
québécoises. En retour, le 
gouvernement consentirait à 
ces corporations une exemp- 
tion égale à l'égard de l'im- 
pôt fédéral. 




-~ 



d ' 



Francine de Niverville tente de vendre le premier objet d'art au 
T.R. P. Henri Légaré, recteur. 



U directeur du Carabin suspendu 



autre directeur 
journal en 
ômage 



Jean-Paul Gagnon, direc- 
teur du "Carabin", a été sus- 
pendu par le comité directeur 
m l'Association des Etudiants 



** l'université Laval; Ir est et les politiciens. Il en conclut 



M cusé d'avoir laissé publier 
°n article injurieux à Pen- 
dit de la hiérarchie catholi- 
que du Québec, intitulé: "La 
collusion des deux pouvoirs". 

l'article conclut à une col- 
«sion entre les universités et 
es pouvoirs civils par un si- 
lence onctueux. 

** Grand Conseil de l'A.G. 
E -L. dit que l'article n'était 
Pas nécessairement faux, 
ma 's qu'il était injurieux 
I* p ce qu'il comparait l'Etat à 
Un organisme mâle et la hié- 
rarch,e catholique à un or- 
ganisme femelle. 



L'article incriminé est de 
Rémi Savard Celui-ci étudie 
et analyse k ^oblème des re- 
lations entre les universités 



à. une pression politique de la 
part de l'état, et à une tolé- 
rance craintive de la part des 
autorités universitaires. 

M. Savard accuse le 'gou- 
vernement québécois de pen- 
ser Jl'éducation en termes 
élej/toraux. et ainsi obliger les 

eteurs à jorar leur jeu. 

Selon lui l'Université aurait 
du faire face aux' menaces, 
publier ses besoins- et refuser 
du s'allier à J'oi)portunismo 
électoral du gouvernement. Il 
cite en exemple la Maison 
Montmorency qui en soule- 

( Suite en p. 5) 



Il est donc maintenant 
presque certain qu'un accord 
sur le financement des uni- 
versités qui est rattaché di- 
rectement aux problèmes des 
subventions est en voie de rè- 
glement. Des informate u rs 
sérieux rapportent qu'une 
formule de règlement soumise 
par M. Sauvé aux autorités 
fédérales recevra bientôt une 
solution satisfaisante. Mais 

par ailleu rs, nul n'a voulu se_|_g£ ra nt des annonces, 
prononcer sur l'accord en 
principe de ce règlement. 
D'autre part, le Premier mi- 
nistre québécois a avoué que 
pour le moment, il se refusait 
à diseuter la question publi- 
quement, parce que, dit-il, 
cela pourrait gêner les négo- 
ciations ultérieures. 



A la suite de ces déclara- 
tions, il est intéressant de no- 
ter que déjà certaines réac- 
tions se produisent. En ef- 
fet, le procureur de la Colom- 
bie-Canadienne aurait décla- 
ré que si Ottawa adopte cette 
attitude envers la province de 
Québec, il n'y avait aucune 
raison pourquoi il ne ferait 
pas de môme envers les au- 
tres provinces. 

A ceci, on ne peut s'empê- 
cher de hote£ q.ue ces mêmes 
provinces, qui hier parlaient 
de ' l'autonomie québécoise 
comme d'une arme de politi- 
cien, commencent déjà à por- 
ter un certain intérêt à cette 
heureuse -initiative du Qué- 
bec . . . 

■ ■ ' ■ > ■'« ' / ■ 



Enfin I Album 
Souvenir fait embryon 

Après plusieurs semaines de discussions, il est enfin dé- 
cidé que les étudiants de l'Université d'Ottawa auront leur 
Album-souvenir. Le Conseil exécutif, à la suite de pourpar- 
lers avec l'équipe de l'Album-souvenlr, se prononça en fa- 
veur de la publication d'un Album aussi volumineux que celui 
de l'an dernier et d'aussi bonne qualité. L'Album coûtera plus 
de six mille dollars, dont cinq mille viendront des ventes, 
et la balance de la réclame. ... -- . 



. 



ARTS-PREMED: Jean Serge Le- 
L'équlpe de l'Album-souve- | bel. 

nir se composé comme suit: 



Isaac Beaulieu, directeur gé- 
néral; David Casey, assis- 
tant-directeur; Larry Tunney 
qui coordonnera le travail fait 
par les équipes de facultés; 
Ramona Paplauskas, directri- 
ce des ventes; et Bill Auger, 



Les équipes de faculté ne 
sont pas tout à fait complè- 
tes; les intéressés sont priés 
de communiquer avec Larry 
Tunney PA. 9-1939. 



COMMERCE: 1 Edgar Watson, 
J. BBraun; 2 Tony Grîffiri, Paul 
Decoste: 3 Hodge Morrissey, Em- 
manuel Marcotte; 4 Tom Forbes, 
Paul Sheehan. 



Les photographies des gra- 
dués eront prises par un pho- 
tographe professionnel tan- 
dis que Richard Alexander 
(PA. 2-3165) s'occupera des 
activités du campus. 

Toutefois, les photos plus 
personnelles devront être cro- 
quées sur le vif par les étu- 
diants eux-mêmes. Ces gens 
pourront ensuite déposer 
leurs photos à la maison des 
étudiants, 611, Cumberland, 
aux soins de M. Isaac Beau- 
lieu. 

' On organise déjà la vente 
de l'Album-souvenir. On peut 
s'en réserver un des étudiants 
suivants: 

ARTS: 1 Cjaude Desrosier, Mi- 
kc McNa-lly, -2, Louis St. Maur, 
Guy Raymond, Normand Zadra, 
3 Mary Frances Norcott, Jean, 
l.iilande^ 4 Roch Veilleux, Guy 
Desmarais. 



SCIENCE POLITIQUES: 1 An 

dré Lorenger; 2 Georges Proulx; 
3Butch Bontempo, Pierre Bour- 
geau; 4 Arnold Amber, Ron Da- 
genais. 

SCIENCE: 1 Jac*^ Dupul 
Jacques Paradis, Michèle D'Aoust; 
2 Frank Van Der Pryt, Jacques 
Leprade; 3 Dave Deziel, Dave 
Unan, Lucille Thomson; 4 Ken 
Riopelle, Vida Kubillius; 5 Pablo 
Mulas. - 



MEDECINE PREMEDr 1 Eric 
Manning; 2 Jack Marleau; Méd. 1 
Matt Tomaioli; 2 A 1 . Taylor; 3 
André Lafrance; 4 Rocco'Vitac- 
câ, Hank R. Wriscins, Bob Little. 
— Get during Pub Health lecture 
on Friday. 

LAW: 1 .Robert Dénommé, Rol- 
ly GUimond; 2 Peter Thalheimer; 

3 Glen Kealey. 

DROIT: 1 Roger St. Pierre; 2 
Raymond Landry; 3 Lorne Molot; 

4 Paul Sabourin. 

SCIENCES ; 'DOMESTIQUES : 

Carmen Pharand. 

INFIRMIERES: Sue Slattery. 



EÇ. PHY.: 1 Louise Gagne; 2 
Fred Leroux; 3 André Leduc; 4 
Rolland Janon. 

PHILOSOPlflE: Reggie Poulin, - 
Richard Crevier, Charles . Murray. 



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LA ROTONDE 



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U 27 novmU 






^*- 






611. ma CymUriond 



TéléplMiitl CI 3-6095 




=sa 



o(s)oe 



JOURNAL FRANÇAIS DIS ÉTUDIANTS Oi 

L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de l« Presse universitaire canadiens 
Tirege minimum: 2,000 copia*. 



Directeur: 
Directeur -adjoint: 
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Editorialistes: 
Chef des nouvelles: 
Page artistiq ue: 
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Rédacteurs sportt/s; - 

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Dactylo: 

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Jean 
Michel 



Carrière 
Côté 



^i— 



Michel Beaubien 

Paul LaRoche et Juliette Pineau 

Jean-Paul Sabourin 

Gérard Gravelle. responsable; .Robert 

L'Heureux, Richard Gaudreault et 

Claude LeMoyne. 

Pierre Lavergne, responsable; Jean 

Carapeau et André Leduc , . 

Jacques Brunet et Lise Roy. 

Jacqueline Dinelle, et Christine 

Plouffe. 

Jean Claude Giguère. 



Autorisé comme envoi -postal de deuxième classe, - — *- 



ministère des JPostes, Ottawa. 



PARA-ÉDITORIAL 



M. le directeur: 

Dimanche soir, le Ciné-Club a 
présenté une autre séance. La cri- 
tique du film n'est pas nécessaire, 
je me bornerait à dire que ce fut 
magnifique. Pourtant je tiens à 
parler quand même dé cette séan- 
ce, non point tellement du film 
que de l'ensemble des spectateurs; 
car à cause de quelques têtes creu- 
ses, l'atmosphère qui devrait ré- 
gner dans un Ciné-Club, et qui 
avait régné jusqu'alors, fut conver- 
tie en celle d'une foire 

Remarquez qu'on n'oblige per- 
sonne à devenir membre dû Ciné- 
Club, et encore moins d'assister 
aux séances. Si le Ciné-Club a été 
institué, ce n'est certainement pas 
dans un but d'amusement. Ceux 
qui vont au cinéma pour faire l'im- 
■étita se sont trompé de porte di- 
manche soir, .et par leurs stupidçs 
interventions ont gâché cette soi- 
rée pour les intéressés. Non seule- 
ment une soirée qui aurait pu être 
réussie est-elle gâchée, mais ce qui 
est bien plus déplorable c'est que 
ces quelques oiseaux rares sont des 
étudiants. Nous avons l'air intelli- 
gent dans tout cela, d'abord l'ira- 

( Suite en page 4) 



En guise de protestation 






Le bilinguisme constitue nn fait 
d'expérience quotidienne pour l'étu- 
diant, citoyen canadien, qui nourrit 
l'ambition de se signaler dans son pays 
d'origine. D'où l'importance de bien 
clarifier le contenu de ce concept; l'idée 
que nous en avons dans notre intellect 
et de quelle façon nous l'appliquons 
dans la réalité chex l'individu, ou à 
l'échelle de la société universitaire. Le 
problème peut se formuler ainsi: le bi- 
linguisme tel que nous le concevons 
peut-il s'appliquer dans la réalité? 

Chex l'individu 

Voilà ce qu'on dit communément 
d'un individu dit bilingue : qu'il a 
la faculté de s'exprimer dans les deux 
langues, anglaise et française, qu'il a 
le loisir d'accéder, à l'une et à l'autre 
culture. Mais celui-ci peut-il indiffé- * 
remment user de l'un et TSatfe ' môtTe 
d'expression? Est-ce qu'il affecte la 
même disposition pour l'un et l'autre 
mode ? Ou n'a-t-il pas une langue ma- 
ternelle première, avec laquelle il peut 
donner la pleine mesure de son talent? * 
Je crois que tous, nous convenons de 
ceci étant donné que chacun de nous 
avons reçu une éducation qui a Joué 
plus fortement dans un sens ou dans 
l'autre. 

Et pourtant le bilinguisme est la 
coexistence de deux cultures, du moins 
en ce qui concerne la première notion 
que nous en avons. Et le mot "coexis- 
tence" implique qu'une langue ne l'em- 
porte pas sur l'autre, alors que nous 
avons démontré plus haut que chez un 
individu, il y a prédominance de l'une 
sur l'autre.' Aussi devons-nous conclu- 
re que le bilinguisme idéal chez un 

individu est une utopie. On dit bilingue 

celui qui maîtrise deux langues dont 
l'une est essentielle et l'autre, utile." 



pression et les cultures. On voit que 
nous avons renchéri le mot "coexisten- 
ce" du mot "harmonieuse" et ceci pour 
bien -signifier que ces deux groupes se 
fondent dans une activité universitaire 
commune, "harmonieuse" en autartt 
que les deux groupes agissent sur un- 
plan d/égalité. Il ne serait pas accep- 
table que l'un s'érige contre l'autre 
pour créer une atmosphère d'antipa- 
thie. 

Conditions d'existence 



Université bilingue 



A la lumière de ce que nous avons 
dit, nous verrons clairement ce qu'il est 
dans la société universitaire. Ici le phé- 
nomène demeure sensiblement le même 
mais s'accroît de façon. gigantesque. -Si.. 
l'on envisage ses conditions d'existence, 
ses avantages et ses inconvénients. 

Elaborons ici la définition que nou.s 
avons tentée précédemment pour la 
formuler ainsi: la coexistence harmo- 
nieuse de deux groupes d'individus 
ayant des origines ethniques différen- 
tes et différents aussi les modes d'ex- 



Dans une communauté universitai- 
re bilingue, on fait indifféremment le 
commerce des deux cultures. Pour cela, 
il faut que les deux groupes maîtrisent 
les deux modes d'expression de façon 
a ce que chacun des individus, étudiants 
et professeurs, lorsqu'ils s'adressent à 
un public, puissent s'adresser dans leur 
langue maternelle, la seule avec la- 
quelle ils puissent s'exprimer claire- 
ment et avec aisance, n importe aussi 
que la même importance soit accordée 
à l'un et à l'autre groupe indépendam- 
ment du nombre d'individus composant 
l'un et l'autre groupe. 

Notre bilinguisme, une utopie ! 

Considérant les conditions ci-haut 
mentionnées le bilinguisme dont on se 
réclame est une utopie. Le bilinguisme 
ne doit pas impliquer le fait qu'une 
langue est au service de l'autre et su- 
bordonnée «a celle-ci. Même si l'on pré- 
texte que l'une est essentielle, l'autre 
utile, de sorte que l'on ne peut imposer 
à un groupe d'être bilingue et à l'autre 
d'être de langue anglaise. Un bilinguis- 
me qui assure la prédominance de 
l'anglais sur la faiblesse des canadiens 
français, n'est pas un bilinguisme. Un 
bilinguisme qui impose à un professeur 
de s'exprimer dans une langue seconde 
qu'il ne maîtrise pas très bien, et qui 
ne lui permet qu'une demie - mesure 
n'est pas un bilinguisme, ji ne faut sur- 
tout pas d'un bilinguisme qui facilite- 
rait l'accès d'un seul groupe à l'univer- 
sité. — 

A vons- nous un bilinguisme qui ne- 
marche que sur un Jambe? Si oui, nous 
n'avons pas cette harmonie dans la 
coexistence qui ne divise^ pas, mais 
unie, qui ne crée pas un ^atmosphère 
antipathique mais sympathique. * 

Une enquête sur le bilinguisme ne 
manquerait pas d'intérêt pour ceux qui 
n'aiment pas les illusions. 

Martin Béliveau. 



JUSTICE 

Récemment le gouvernement canadien organisait un 
tème d'échange et de bourses dJétudes en faveur des pays J ys " 
développés du Commonwealth. Tous les étudiants canadi 
qu'ils soient d'expression française ou anglaise, se réjouLi^' 
de cet acte du gouvernement. u «Mnt 

On assistera maintenant à un échange d'étudiant* 
d'experts en éducation à travers tout le Commonwealth m ? 
puisque la langue anglaise est la seule qui soit d'un u*f 
courant dans tous ces pays, il est évident que cet échan 
n'intéressera que médiocrement les Canadiens d'exurpJf 
française. ' H Oùaion 

,0r lé Canada est un pays bilingue; les Canadien, 
français forment même le tiers de sa population et en ta» 
quel Canadiens, ils payeront une bonne partie des fraisa 
casionnés par ce plan, sans y être trop intéressé. 

■Pourquoi donc, dans ce cas, ne pas étendre les bénîfw* 
de ce plan -de façon à y. .intéresser tous les Canadien^ pT 
le plan déjà en vigueur, le Canada offre aux pays w 
développes d'obédience culturelle anglaise les bénifices A 
son savoir et de sa culture. Pourquoi ne pourrait-il créer Z 
plan similaire au "bénéfice des pays sous-développés d'ote 
dience culturelle f*a»caiae?-~ — ~ : ; * 

Déjà des centaines d'étudiants de ces pays viennent * 
perfectionner dans nos universités, d'expression francai» 
^..Canada_.enjÊUX-accordant son aide r démontrerait w 
façon tangible le bilinguisme qui, dit-on, l'anime Cette nriv 
de position lui serait avantageuse tant au point de vuJwT 
ternational que national. n " 

4 _. Au P° int de vue international, le Canada étendrait m- 
Influence sur tout un groupe de pays sous-développés 2 
venant de couper leurs liens avec la France, serait heum,, 
de pouvoir compter sur un autre pays ayant avec eux Z 
certaine parenté culturelle. ne 

Mais c'est surtout au point de vue national que cette 
--prise de, position «st- nécessaire En posant un tel geste l 
gouvernement fédéral démontrerait à tous les XaSauta 
de e Québec ngU ne * st *>** un Privilège de la seule province 

Libérai ou conservateur, le gouvernement fédéral a 
toujours été excessivement prudent sur cette question il 
présentement la chance de la régler une fois pour toute 

Pour ces*Taisons, les étudiants de l'université d'Ottawa 
verraient donc avec plaisir l'établissement d'un pian dé 

SSSmf *, b ? UrSCS détudea similaire à celui du Common- 
wealth, plan qui serait destiné aux pays sous-développés d'ex- 
pression française. . __ "^ * 

Et en exprimant ce désir, nous sommes sûr d'être appu* 
par tous les étudiants universitaires canadiens. 

Michel Coté 
Directeur-adjoint 



Quand on manque d'idées..: 



Tout est neuf, mais tout n'est 
pas rose à l'Université Càrleton. 
n semble même que la situation 
soit assez critique. 

Le club de football a lamenta- 
blement failli à sa tâche: au ca- 
fétéria on sert des "hamburgers** 
à la vitre; et une apathie paralyse 
les activités étudiantes. Un rédac- 
teur du journal "The Càrleton" 
■'est pas satisfait du système d'au- 



tobus et de l'assistance aux joutes 
de football. 

Mai pour ne pas se sentir trop 
solitaire/ il cite l'Université d'Ot- 
tawa et/exemple et prophétise que 
CarletoiK sombrera comme nous. 
Il faut dire qne l'animal a du cran. 
Je veux bien lui concéder que son 
sort n'est pas beau, mais quand 
il ose porter nn jugement som- 
maire, équivoque et tendancieux 
sur, votre Université, eh bieïi ! ce 



<C 



bonhomme n'embellit rien chez lui. 
Au contraire, au lieu d'aspirer se 
hausser à notre niveau, monsieur 
s'en prend à nous et veut faire 
croire que nous sommes aussi stu- 
pides que lui. 

Tout de même, il ne doit pas être 
méchant, ce petit rédacteur. Il 
avait seulement unéditorial à finir 
et il manquait d'idées. Alors il of- 
fre ce qu'il possède de mienx, son 
ignorance. J. P. Sabourin 



A propos de communisme 

Décidément les communistes canadiens n'ont pas de vei- 
ne! Les étudiants de l'Université du Manitoba ont décidé de 
leur rendre la vie dure. L'événement dont a été témoin la fa- 
culte de génie de cette université mérite certainement un en- 
couragement de notre part. On sait que la ligue de la jeu- 
nesse socialiste (Je parti communiste, sous un autre nom) a 
tenté de freiner l'élan de sympathie des étudiants canadiens 
envers les 150 étudiants hongrois que le régime communiste 
avait condamné à mort. 

Nos amis communistes avaient soigneusement préparé 
leur petite réunion. Le côté propagande n'avait pas été né- 
gligé: le plus drôle de l'affaire c'est que tous ces préparatifs 
se sont retournés contre eux. Il serait bon de s'arrêter un mo 
ment sur les conséquences qu'apportent cette manifestation 
anticommuniste. 

Tout d'abord, on s aperçoit de l'influence de plus en plus 
grande que prennent les journaux étudiants. Après les 
événements qui avaient comme fondement des articles pa- 
rues dans les journaux de ees deux institutions, ajourna- 
listes de I université du Manitoba ont sucité chez leurs lec- 
teurs une vague d'antipathie générale contre le communis- 
me. C est donc dire que l'opinion étudiante se réveille aisé 
ment devant les faits révoltants que leur soumettent leurs 
journaux. - . • 

Si des journalistes conscients et intègres demeurent a 
la tête de ces feuilles étudiantes, on pourra aller loin dans !' 
combat pour la vérité. Or ce même combat pour la vérité 
s est concrétisé de façon remarquable par cette démonstration 
anticommuniste. Le directeur du Manitoban, M. Humphreys. 
avait compris la portée de sort geste lorsqu'il entreprit la cam- 
pagne de sympathie envers les étudiants hongrois. Il devait 
savoir parfaitement que les membres de la Ligue de la Jeunes 
se Socialiste réagirait contre cette décision de blâmer ouver- 
tement eljL'une manière brutale même l'attitude dégoûtante 
du régime communiste envers ces 150 étudiants! Il se doutait 
que les étudiants canadiens ne manqueraient oas d'emboîter 
le pas. 

H a préparé de façon magistrale la violente manifestation 
que les quelques propagandistes communistes ont essuyé. U 
communisme a réussi à réunir eer tain s étudiants manito 
bains sous son égide. Ceux-efrunt décidé de pousser leurs can- 
didats à la tête des étudiants de cette université. Selon cer- 
taines sources généralement bien informés, on est d'avis 
qu ils seront encore une fois la risée des électeurs. 

EX le carroussel des événement continuent à tourner ver- 
tigineusement .. . L'Université du Manitoba, ou plutôt .'** 
étudiants qui en forment l'esprit ont démontré avec W*. 
que le communisme devrait demeurer chez-Iui. Ce n'est P* 
avec une idéologie que l'on veut vraie que l'on pourra trompe' 
une jeunesse qui cherche la Véritév 

Michel BEAUBIEN, 
rédacteur en chef 

y 



lf n jgggJB iys * 



jflL^Sv^ftLUkK 



2uU de *teu£ 

: 

4*U4 U éoted? 



avec Jean-Paul SABOURIN 

Molière est toujours rentable. 
L'assistance aux représentations 
de» "Précieuses ridicules" de Mo- 
lière a dépassé les plus grands 
espoirs des organisateurs. Tous les 
soirs la salle académique était 
pleine à craquer et on a même été 
obligé de refuser du monde. 

U semble que la vente des billets 
se soit faite avec entrain et enthou- 
siasme. Même il parait qu'on au- 
rait vendu plus de billets qu'il n'y 
avait de places disponibles. C'est 
pousquoi 11 était pénible de voir 
des amants du théâtre de Molière, 
auxquels on refusait l'entrée, ar- 
pentêrTe^jyeT du public, des bit 
jets pour sièges réservés a la main. 

Cette heureuse organisation est 
joeuvre^jje notre habile et dé- 
brouillard M. Marin. Nous ne 
pouvons que le féliciter pour un 
travail si bien fait. 

Le calme règne à l'Uni- 
versité de Montréal. Hn>_ 
bert Reld garde son poste 
de président, et les démis- 
sions des quatre directeurs 
ont été acceptées. Us sont 
remplacés et le travail con- 
tinu. 

D y a deux semaines les 
quatre directeurs quittaient 
leur postes pour manifes- 
ter leur désaprobation à 
regard du président Reld. 
De plus une commission 
d'enquête avait demandé à 
('lande Deschamps, direc- 
teur de la Société artisti- 
que, de démissionner. 

Aujourd'hui cela semble 
n'être qu'une victoire tem- 
poraire pour Reld, puisque 
Lucien Dansereau, le nou- 
veau directeur du "Quartier 



Latin" a décidé de conti- 
nuer l'enquête. Il a dit 
qu'il n'était pas satisfait 
de la tournure des événe- 
ments. Selon lui on a sa- 
crifié une équipe dévouée 
et capable au principe de 
l'autorité. 

La source même du con- 
flit viendrait d'un manque 
dans la charte. L'exécutif 
n'aurait pas de contrôle 
réel sur les comités et l'au- 
tonomie de ceux-ci serait 
vague. On parle donc d'une 
commission qui étudierait 
la possibilité d'une refonte 
de U constitution."' 



Dire qu'il y a des gens qui 
croient que de telles choses n'ari- 
vent qu'au Québec. Le bon roi Se- 
oud d'Arabie se leva et matin et 
décida de faire bâtir a Riad, une 
grande université avec des facultés 
de théologie, de lettres ej.des arts. 
C'est fait, il y a maintenant de la 
place pour 20,000 élèves. Tout ce 
qu'il faut maintenant c'est de trou- 
ver 20,000 personnes sachant lire 
et écrire de même que des profes- 
seurs. 

Mais les Arabes n'ont vraiment 
pas besoin d'éducation, car ils ont 
déjà les Américains. Qu'est-ce 
qu'un peuple peut vouloir de plus ? 
L'argent pleut sur l'Arable, et mê- 
me si des gouttières dirigent ce 
précieux liquide dans les barils du 
roi, le principe n'en est pas moins 
valable. On peut donc dire que 
l'homme d'affaires américain s'oc- 
cupe beaucoup de l'éducation des 
jeunes Arabes, tout comme il le 
fait pour les petits Canadiens d'ail- 
leurs. , 

_ Puisse- Allah toujours bénir ces 
grands mécènes et leur fournir 
éternellement notre docile désinté- 
ressement. 



1A ROTONDI 



•<v 



Pof 3 



Percy Sedan 

\rt dent., 1>8) déclare: 





,„H Conseil des étudiants de 
1 Université McMaster a approuvé 
une résolution qui a pour but de 
L*^®, enquête sur les possibilités 
d établir des échanges de fin de 
semaine avec l'Université d'Ottawa. 

., Le projet fut suggéré par Brian 
McCutcheon qui a déclaré: "Puis- 
que son importance et son prestige 
vont sans cess croissant, l'Univer- 
sité McMaster devrait établir avec 
une autre université, un système 
d échange défini et permanent." 

En raison de sa mentalité cul- 
turelle différente, le choix est 
tombé sur l'Université d'Ottawa 
où 80% des étudiants sont d'ex- 
pression française, affirme Mc- 
Master. Ces échanges de fin de 
semaine donneraient l'occasion de 
discuter de problèmes culturels et 
de partager les activités sociales. 



Un autre concours de photogra- 
phie? 

C'est que, a vrai dire, l'Album- 
souvenir a l'ambition d'être meil- 
leur encore que celui de l'an der- 
nier. Les dirigeants de l'Album 
désirent donc des photos croquées 
sur le vif, au cafétéria, aux danses, 
pendant les cours — ce sont les 
plus intéressantes. 

Le concours se divise en deux 
sections. Les photos croquées sur 
le campus à l' occ asi o n d'événe- 
ments tels que le carnaval d'hiver, 
l'initiation et ain«i de suite. La 
photo gagnante méritera à son 
auteur un prix de $20.00, en plus 
d'une photo en studio qui sera 
prise par Champlain Marcil. La 
photo gagnante sera agrandie par 
ce dernier et remise à son auteur. 

L'autre section est réservée aux 
photos prises sans occasion parti- 
culière. Le candidat n'aura qu'à 
inscrire son nom et son numéro 
de téléphone et faire parvenir le 
tout à: 

, Concours Album-souvenir 
Fédération des étudiants 
611 Cumberland, Ottawa. 



Le concours se termine le 29 
janvier 1960. Toutes les photos 
deviennent la propriété du comité 
de l'Album souvenir. Les photos 
seront jugées par Champlain Mar- 
cil, photographe professionel. 



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LE CORBEAU 



de G Henri Clouzot 



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Tél.: CE 3-6574 



Mercredi le 2 décembre, M. 
Jean Ménard, D.U.P., donnera 
une conférence Intitulée "Que 
faut-il penser de Françoise 
Sagan?" Cette conférence se 
donnera dans la salle 135 de 
la Faculté des Arts à 8 h. 30. 

Jeudi le 3 décembre, le doc- 
teur Robert Eeter, professeur 
d'histoire à la Faculté des 
Arts, donnera une conférence 
Intitulée "The Survival of pre- 
reformation Canon Law and 
Procédure in the Elisabethan 
Seulement". Cette conférence 
se donnera à 8 h. 30, à la salle 
135 de l'édifice de la Faculté 
des Arts. 



Jean-Pierre Bourbeau a été 
nommé directeur du comité dej 
publicité. Il entrait en fonc, 
tion le vendredi 13 novembre. 

On sait que M. Bourbeau est 
le responsable du "Bottin" qui 
vient d'être distribué. Nous 
nous empressons de le félici- 
ter pour ce beau travail et 
nous lui souhaitons bonne 
chance à son nouveau poste. 

Le nouveau directeur a déjà 
fuit valoir son esprit d'initia- 
tive en faisant afficher un 
peu partout des annonces énu- 
mérant les activités de la se- 
maine, avec tous lés détails 
pertinents. 

Les activités enregistrées au 
comité de coordination pour- 
ront se prévaloir des services 
du comité de publicité. 



Un mot des 
étudiantes 



infirmières 

Merci à toutes les facultés 
qui nous ont encouragées lors 
de notre dernière danse "d'au- 
tomne". Ce fut un succès sans 
précédent. 

Espérons que vous vous 
amuserez autant à notre pro- 
chaine soirée qui aura lieu le 
samedi, 5 décembre, au Cen- 
tre récréatif d'Eastview, (Che- 
min Marier, à gauche du che- 
min de Montréal), La musique 
d'Andy Berthiaume et son or- 
chestre vous fera oublier les 
examens" qui approchent à 
grands pas. Le prix: seule- 
ment $1.75 le couple! Donc 
n'attendez pas plus long- 
temps, procurez-vous vos bil- 
tets immédiatement en appe- 
lant Carol Ann Clarksoft, €E. 
6-4592, local 206. Ceux qui 
préfèrent acheter leurs billets 
â la porte pourront le faire. 

La danse se déroulera sous 
le thème "Merveilles hiverna- 
les". 

A tous les deux lundis, le 
groupe des étudiantes se réu- 
nit pour une "veillée < 5 ; famil- 
le". Un soir, c'est un conféren- 
cier (e.) invité; une autre fois, 
ce sera, une classe qui présen- 
tera films, sketchs ou musi- 
que. Récemment, la R. S.~ Mû- 
rie-Thérèse- Agnès, des, soeurs 
blanches d'Afrique (et soeur 
d'une étudiante) nous a pré- 
senté des films très intéres- 
sants sur sa mission en Afri- 
que. Elle^ retournait en mis- 
sion une semaine uprès. 

A la prochaine ! 



Un bijou en cadeau est toujours apprécié 

JEAN-PAUL -D'AOUST 

BIJOUTIER . , 



5, rue Nicholas 



CE 6-4218 



English 
news digest 

by Arnold Araber 

Cette rubrique, destinée aux 
étudiants de langue anglaise, ap- 
paraîtra désormais dans tous les 
numéros de La Rotonde. Rédigée 
par un rédaeteur du Pulcrum, elle 
offrira un résumé de toutes les 
nouvelles intéressants plus spé- 
cialement i les étudiants anglais 
En contrepartie, La Rotonde jouie- 
ra du même privilège dans chaque 
numéro dû Fulcrum. 

The newly created local cùapter 
of the Canadian Fédération of 
Catholic Collège Studenta will hold 
a spécial open mass followed by a 
Communion breakfast this Sunday 
at 10 a. m . in the University of Ot- 
tàwa's main chapeL The breakfast 
will be held in the Arts Basement. 



» i " 



Father Hervé Marcoux, o.m.i., 
B.A., L.Ph., B.Th. (Gregorian), 
will deliver thé sermon while Dr. 
Bmmett O'Grady, chairman of the 
Faculty of Arts, English départ 
ment, will be the guest of honour. 

Admission for the breakfast, 
which will include ail the trim 
mings, is seventy-five cents. Tic- 
kets are available from either 
Joanne Veit, Commerce II, or Ra- 
mona Paplauskas, Arts III. Stu 
dent Chairman of the local CFCCS 
is Glenn Kealey. Common Law III. 



* # * 



The sélection of this year's aub- 
ject for the In ter University Débat 
ing League compétition waa made 
this past weekend in Guelph at / 
the Ontario Agricultural Collège. / 
Représentatives of ail the univer- 
sités belohging to this debating 
group picked, "Resolved that the 
Canadian government should take 
steps to eurb the growing power 
of labour unions in Canada." 

Compétition will begin in mid 
January with the national finals 
taking place in March at the Uni- 
versity of Alberta. Walteck; Viner, 
head of , the English Debating So- 
ciety of the Students' Fedefatlon, 
reprèsented the University of Ot- 
tawa" at the Guelph meeting 

The entire staff of the Univer- 
sity ofi ^Laval's student newspaper 
— Le Carabin — last week quit 
in protest over the La val 's Student 
Council décision to pehqanently 
suspend the newspaper's éditer. 

Jean-Paul Gagnon. editor-in- 
chief, walked the plank after an 
article which appeared in the "Car- N^ 
abin" was termed "injurious to the 
respect of the Catholic hierarchy 
and jeopardizing the good naine of 
the Laval students," by the coun- 
cil They hâve assumed ail control 
of .the paper. — — 



^V 



The controversial article entitled 
'The Adventure of University 
Grants: The Collusion of Two 
Powers," was written by Rémi Sa- 
vard under the auspices of Gagnon. 
The story stated that this collu- 
sion was between the Church and 
the Québec Provincial Government. 

An informéd national student 
leader in Ottawa said that the 
issue over the dismissal was 
that the conservative élément 
at Laval did hot want to offend 
the Québec Government in light of 
the new "entente" between Pre- 
mier Sauvé and the universities in 
regards 1o fédéral grants. The 
"Carabin" has been known the 
past few years to tend towards 
the radical left > 

* m- * 

\ext Thursday and Friday, the 
University oi" Oitawa's Drama 
Guild opens its académie terni 
with a présentations of "Nero." 
The play will take place Dejc. 3 
and Dec. 4 starting at 8:30 p.m.. 
in the University's Académie Hall. 
A spécial matinée will also be held 
at 2:30 p.m-, on 'Thursday. 

Acting the title rôle will be 
Louis Tenace, fourth year political 
science student and président of 
the Drama Guild while Nicole Bé- 
langer, fourth year Arts student, 
will play Poppaea. ,, 

Tickets are free' for Arts and 
Commerce students and will be ob 
tainable at the Wicket in the Arts 
building next week. General du- 
cats for students of other faculties 
and the gênerai public will be 
available at the doorl They cost 
fifty cents each. 






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LA ROTONDE 



U 27 wovembre jog il ^i7 jiorembre 1959 



L'expérience de là grenouille morte 



Pour en commémorer le 
tricentenaire, la Société dra- 
matique présentait dernière- 
ment "Les précieuses ridicu- 
les". C'est un des spectacles 
les plus fignolés que j'aie vus; 
rien n'avait été laissé au ha- 
sard. Le plus grand soin fut 
apporté aux décors, aux cos- 
tumes et aux éclairages; il 
semble bien que l'on ait étu- 
dié en détail chaque scène, 
chaque réplique, chaque mot, 
chaque silence pour en tirer 
la plus grande intensité co- 
mique. 



somme, pour dire que la co- 
médie des Précieuses n'est pas 
une grosse farce. 



Ceci a valu aux spectateurs 
plusieurs, moments de franc 
rire. Mais, et il faut le dire, 
l'ensemble a été gâté par un 
détestable désir de faire rire 
à tout prix. 



Dés Précieuses ridicules M. 
Herbiet, le metteur en scène, 
a voulu faire une grosse far- 
ce. IL est loin de mes in ten- 



X 



tions de vouloir prétendre que 
les Précieuses soient, tel le 
Misanthrope, une comédie du 
plus pur comique. La comé- 
die a encore toutes les allures 
de la farce et elle ne rougit 
pas d'emprunter à celle-ci 
plusieurs de ses procédés co- 
miques, telle la bastonnade 
finale par exemple. Mais le 
gros comique est ici moins 
évident et les éléments qui re- 
lèvent de la farce sont plus 
légers, plus enlevés. Il est 
d'ailleurs à souligner que 
c'est la première comédie de 
Molière où se manifeste sa 
vision satirique des ridicules 
humains ou sociaux, - qui le 
caractérise. Tout ceci en 



Lorsque le metteur en scè- 
ne s'est trompé, au départ, 
sur le sens de la pièce, il est 
impossible de prévoir à quels 
excès l'entraînera l'erreur 
initiale. Non seulement je 
n'ai rien retrouvé dans l'in- 
terprétation qu'en donnait la 
Société dramatique de la co- 
médie telle que l'avait écrite 
Molière, mais, qui pis est, je 
n'y ai vu souvent qu'une sé- 
rie de "gags" d'un goût dou- 
teux. La pièce fut inutile- 
ment allongée, . déstructurée 
par des jeux de scène qui n'a- 
vaient aucun rapport avec 
l'intrigue et qui souvent mê- 
me lui nuisaient Je songe en 
particulier à cette scène où 
La Grange expose son strata- 
gème à Du Croisy. Ses pa- 
roles se perdirent dans le tin- 
tamarre produit par les Irrup- j 
tions soudaines du domestique 
ou de la servante. Des sur- 
charges de ce genre, tout au 
long de la pièce, en diluaient 
à ce point l'intrigue qu'il de- 
venait difficile d'en suivre le 
déroulement. La vérité psy- 
chologique fut bafouée; il 
était nécessaire d'outrer le 
jeu des précieuses et dé 
leurs deux soupirants, mais 
il devenait ridicule d'attri- 
buer tant de vulgarité à des 
personnages dont le péché 
mignon était justement l'ex- 
cès contraire. Enfin, je pré- 
fère passer sous silence cer- 
tains jeux de , scène d'une 






Le rire épais qui accompa- 
gna la projection d'Ivan le 
Terrible au Ciné-Club diman- 
che est typique de certaines 
gens qui apprécient les cathé- 
drales à leurs gargouilles. Nul 
doute que cette production 
étrange d'Eisenstein provoque 
chez le spectateur une réac- 
tion inusitée et un certain 
malaise, mêlé de curiosité et 
d'admiration, mais elle ne fait 
pas rire. 

Le choc brutal des hommes 
et de leurs aspirations mar- 
que toujours rétablissement 
d'une civilisation et sa- rup- 
ture, Jamais complète, d'avec 



grossièreté telle qu'elle cho- 
qua les moins délicats. 

La comédie que le public a 
pu voir à la Salle académi- 
que constituait peut-être un 
brillant exercice* -de — style, 



mais elle n'était certes pas 
très solide. Il semble que le 
metteur en scène se soit fixé 
comme but de faire rire les 
spectateurs à toutes les 30 se- 
condes, par tous les moyens. 
Il y réussissait la plupart du 
temps; mais le rire devenait 
de plus en plus nerveux, mo- 
notone, harassant. C'est un 
petit exercice qui rappelle 
l'expérience qui consiste à 
faire sauter une grenouille 
morte en la mettant en con- 
tact avec un fil électrique. 
Mais le public «'est pas une 
grenouille morte, et Molière 
se prête assez peu à ce petit 
jeu de laboratoire. . 

' Gérard GRAVELLE 



EPIQUE 

une tradition. L'unification 
d'une Russie féodale au XVIe 
siècle, par Ivan IV, n'échappe 
pas à cette loi, traduite par 
le cinéaste avec une force 
massive et écrasante. La mul- 
tiplicité des valeurs humai- 
nes engagées dans l'intrigue, 
malgré la sévérité de leur 
expression, donnèrent a l'oeu- 
vre un caractère réaliste et 
universel, qui n'a rien à 
envier aux drames occiden- 
taux d'une finesse souvent 
artificielle. La -brutalité des 
échanges humains, la vio- 
lence spontanée et peu nuan- 
cée des sentiments, les décors 
d'une grossièreté imposante 
et l'étrangeté des moeurs, par 
l'usage que l'image en fait, 
laissent— une impression de 
lourdeur et de force, signifi- 
catrice de cette époque de 
peine et de fer. 



JLa musique dense de Proko- 
fieff nous fait entrer dans un 
monde équivoque qui semble 
incrusté dans le temps et 
qu'une ......technique photogra- 
phique accomplie nous dé- 
voile. Des hommes vivent et 
refusent de mourir dans les 
salles immenses, écrasés par 
des murs de pierre froide sur 
lesquels ils projettent leur 
ombre gigantesque qui les 
noie. La flamme, confuse des 
torches n'arrive pas à dissi- 
per une pénombre qui. enve- 
loppe tout, mais ne cache 
I rien. 

m 



La 5e colonne 



— Son arbre aénéalogi<, u 
remontait jusqu'aux jours m, 
ses ancêtres vivaient j. 
dans ... 

xxx 

— Un professeur de bioio, 
logie à ses élèves : "Mainte- 
nant, mes . enfants, nous au 
Ions' étudier le singe; regar- 
dez-moi bien 



t • • 



xxx 

— Retour de voyage : qutl 
ques étudiants de la faculté 
des Arts, (trois filles, _q mtTe 
garçons) se sont fait couper 
court un voyage projeté à 
Massena. Morale, les doua- 
niers sont des salauds, ou 
est-ce . . .? 
t 



— Il elhit fou d'elle... elle 
se foutait 4e lui. 



xxx 



i — T Université d'Ottawa' 
selon un éditorialiste du Car. 
leton, organe de la dite uni- 
versité, est en train dénom- 
brer. On se demande à quel 
niveau les étudiants de Car- 
ie ton sont rendus lorsqu'il 
faut des étudiants de l'Uni- 
versité d'Ottawa pour écrire 
leur comédie musicale. 



X X X 



LETTRE AU DIRECTEUR 

maturité si souvent soulignée s'est 
avérée bien réelle ce soir-là. Com- 
ment voulei-vous qu'on nous res- 
pecte si nous nous conduisons en 
goujats, si nous ne savons pas ce 
que c'est que la bienséance, si nous 
ne sommes pas conscients ? Les 
preuves de ce que j'avance ne sont 
que trop évidentes; faisons une ré- 
trospective de la soirée. 



A quoi vous attendiez-vous ? A 
l'atmosphère d'un "Western" ou 
bien à celle que l'on voit dans la 
plupart des films américains trai- 
tant du moyen-âge. Mais c'était un 
film .russe et non américain. Ce 
fut donc une atmosphère russe et 
non américaine. Et ce fut trop 
difficile à faire; le trop d'igno- 
rance, a empêché quelques-uns 
de se transposer dans dans l'ai- 



I BM 






EST INTERESSEE A INTERVIOUER LES FINISSANTS DE L'UNIVERSITE 



DES COURS SUIVANTS : 

■ • >» - 



ARTS. SCIENCES. GENIE. ET COMMERCE 






POUR LES POSITIONS DE REPRESENTANTS DES. VENTES. DE REPRE- 
SENTANTS "DES SCIENCES APPLIQUEES ET D'INSTRUCTEURS (FEM1- 



LE INTERVIOUS AURONT LIEU AIL-BUREAU DE PLACEMENT UNIVERSI- 



TAIRE CENTRE CATHOLIQUE, 1 RUE STEWART LES- 9 ET 10 DECEMBRE. 



IL Y AURA PROJECTION D'UN FILM POUR LES ETUDIANTS INTERESSES. 
A LA SALLE 135 DE LA FACULTE DES ARTS. RUE WALLER, .LUNDI 
LE 7 DECEMBRE.' ^ 

LES ETUDIANTS SONT PRIES DE VOIR M. LAURENT ISABELLE AU 
ÊUREAU DE PLACEMENT POUR SE RENSEIGNER AU SUJET DES 
INTERVIOUS. ■ 



INTERNATIONAL BUSINESS MACHINES 
r h V ; COMPANY LIMITED 



mosphère moyenâgeuse du film, 
jel de ce fait, se sont employés à 
divertir ceux qui vivaient avec les 
personnages. Ainsi, à tout instanf, 
une remarque intelligente replon- 
geait l'auditoire dans une atmos- 
phère de foire. Un détail surtout 
frappant: le petit bébé qui pleu- 
rait, et fallait-il qu'un grand im- 
bécile dans un coin dise son âge. 
Sans parler de la cérémonie du 
couronnement; à quoi fallait-il s'at- 
tendre ? de la musique de tronu. 
pettes?? N'est-ce pas plus beau 
une voix d'homme qui implore la 
bénédiction du ciel sur un homme, 
non mais il fallait être trop béte 
pour ne pas saisir le symbole. 
Pourtant c'était un passage su- 
blime de simplicité et du sens pro- 
fond des paroles. Et il fallait en- 
core qu'un autre ne pouvant ré- 
sister, -fasse entendre un beugle- 
ment; il va de soi que le boeuf 
a essayé" d'être spirituel. D'accord, 
qu'il y a eu des détails pittores- 
ques dans le film, mais de là à 
faire le ridicule parce qu'on ne 
les comprend pas. . ". 

Il faudrait peut-être inaugurer 
le cercle du film pour enfants. . 
— — -^-Pnt\ MOSTOVAC, 

Sciences Politiques III. 



Dans cet univers pesant, 
Yvan a l'allure d'un dieu par- 
mi les hommes, plus grand 
et plus fort qu'eux, mais en- 
chaîné à leurs exigences ter- 
restres. Autre Prométhée li- 
vré au destin qu'il provoque, 
sa fierté brutale et tourmen- 
tée lutte «sans cesse contre 
l'accablement qui le ronge. 
Le personnage au long corps 
agité, parfois convulsionné, 
s'allie mal, me semble-t-il, au 
nom qui est sien et à la voca- 
tion qu'il s'est donnée. Son 
regard d'une fixité horrible 
voudrait percer les murs épais 
et lire dans les coeurs. 

Ce qu'il y Ut peut-être, des 
visages façonnés par l'ambi- 
tion, la volupté, l'amour et la 
haine nous le livrent. Leurs 
transformations sont les com- 
posantes de l'action, et c'est 
là à mon sens ce qui donne au 
fHm sa grande valeur. Mais 
si cette insistance sur la pho- 
tographie à son effet heureux, 
par contre elle accentue d'une 
manière fâcheuse certaines 
scènes et arrête le plus sou- 
vent la marche de l'action. 

La Russie actuelle vou- 
lait-elle, en tournant ce 
film, .créer un lien avec l'an- 
cien régime et ainsi marquer 
une contrariété historique ? 
L'hypothèse, si elle n'est pas 
vérifiée,, est. vraisemblable. Et, 
ici, je pense à la scène "dès 
revendications du traître! 



— Certaines étudiantet 
n'ont plus le courage de se 
présenter au salon des "da- 
mes" à la suite de la publi- 
cation dans La Rotonde d'un 
article intitulé "Ce que toute 
jeune fille devrait savoir". Le 
prochain article s'intitulera 
"la co-éducation ou l'Ecole 
des matis". 

X XX 



— La . . . "hic" . . . Ro; 
tonde, encourage le . . . "hic "' 
. . . bouchon^tlans toutes ses 
entreprises . . . "hic" . . . 

— ■ — - xxx 

— En philosophie de la na- 
ture, "air" signifié "air d'al- 
lée" selon un philosophe en 
herbe, de troisième année des 
Arts. 



Danse aux 
Sciences 

domestiques 



Samedi le 28 novembre aura 
lieu la danse annuelle organi- 
sée par la Faculté des Scien- 
ces domestiques à l'Hôtel La- 
fontaine à Eastview. 

On pourra danser à la mu- 
sique des "Flyirig Notes" de 
Ouy Desmarais. Les étudian- 
tes de cette faculté s'occupent 
de vendre les billets. La soirée 
commencera vers 8 h. 30. 

Kurbsky à la Tsarine, sous 
l'oeil mort et lointain d'une 
icône inexpressive. Le ciel se- 
rait-iï étranger aux destinés 
humaines? I 

Richard CREVfER 



François Tassé joue le rôle-titre 
dans le "Baladin du Monde Occi- 
dental" de J. M. Synge. Quand le 
T.N.M. viendra à Ottawa, ne man- 
quez pas ce spectacle dont la cri- 
tique Montréalaise à dit le plus 
grand bien. ' 



Ne manquez pot . . . 



LE BALADIN DO MONDE OCCIDENTAL' 
de John Millington Synge 

présenté par 



***** 



**- 



%^^ 



à l'auditorium du Glèbe Callegiare, avenue Carling 

Samedi, le 5 décembre 

voir Lise Roy, ou téléphoner à CE 4-9575 



(Suite de page 1) 
Un outre directeur . . . 

vant l'opinion publique a obli- i 
eer l'Union nationale à faire 1 
marche arrière. 

M. savard JCut blâmé pour 
son article mais la motion de- 
mandant qu'il lui soit défen- 
de d'écrire dans le Journal, 
f U t retirée, "rar contre M. 
Gagnon fut blâmé, trouvé 
responsable de la publication 
de l'article, et suspendu défi- 
nitivement pour l'année 1959- 

1960: 

M. Jean-Paul Oagnon ex- 
plique son côté de l'histoire, 
"j'ai été suspendu par l'exé- 
cutif de l'A.G.EX. Jeudi der- 
nier, le 4 novembre. Cette dé- 
cision a été ratifiée par le 
grand conseil^ lundi dernier. 
Le prétexte : parce que J'ai 
autorisé la publication d'un 
article jugé nuisible au bon 
renom des étudiants, de Éga- 
yai. Cet article traitait de 
la collusion entre le pouvoir 
civil et religieux, en rapport 
ayee le s octrois aux unlversl- 



U ROTONDE 



véritables sont : 

1. Le "Carabin" que je di- 
rigeais voulait être libre en 
regard de l'association de 
l'AGEL qui ne, vfcit pas qu'il 
le soit et veut le contrôler 
d'une certaine façon. 

2. Certains étudiants sont 
en désaccord avec les posi- 
tions du "Carabin" depuis 
trois ans. 

Certaines facultés, telles 
Commerce et Pharmacie, sont 
mécontentes du fait que la 
participation des facultés de 
l'est du campus telles Scien- 
ces-sociales et Droit, est .rela- 
tivement plus importante que 
là leur. En résumé, la droite 
est fatiguée de voir la gau- 
che conduire le journal. 

L'équipe de Jean-Paul Ga- 
gnon a refusé toute collabo- 
ration au "Carabin". Aussi 
le journal du 10 novembre 
dernier é£ait la responsabilité 
d'un directeur spécial, M. Re- 
naud gant— t. •. ■ -. 



INJROIBO AD ALTARE DEI 



Po9» 5 



On achève la construction 
de la nouvelle librairie 



M. Alexandre, le gérant de 
la librairie universitaire, nous 
apprend que la nouvelle li- 
brairie qu'on est en train de 
construire, rue Waller, près 
de l'édifice des Sciences do- 
mestiques, sera prête ■ pour 
Noël. Le Père Oiraud le lui 
aurait promis. 

L'architecte Jean Serge 
Lefort se propose d'en" faire 
un édifice avec extérieur en 
pierre à chaux de l'ïndiana, 



et façade de verre. 

On nous apprend que le 
nombre de livres sera grande- 
ment accru. Présentement la 
librairie vend des livres fran- 
çais dans Une proportion de 
40% et des livres anglais dans 
une proportion de 60%. De 
plus, pendant les 10 mois de 
cours, les clients se serviront 
eux-mêmes. 

Au deuxième étage, il y au- 
ra une exposition permanen- 



LMmanche prochain, comme 
dimanche passé et depuis un 
mois, Pax Romana a chargé 
un étudiant de préparer la 
messe du dimanche. Bernard 
Fournler trouve les étudiants 
nécessaires pour qu'on ait une 
messe intéressante. Ceux qui 
ont assisté à cette messe ont 
dû sentir et comprendre la 
participation des étudiants. 
Certains servent le prêtre, 
d'autres lisent soit l'épitre, soit 
l'évangile et un prêtre fait des 
commentaires tout le long de 
la cérémonie. 

Pax Romana ne se plaint 
que d'une chose: le manque 
d'étudiants. Non pas sur le 
campus, car on remplirait la 
chapelle plusieurs fois, mais 
chaque dimanche, trop peu 
d'étudiants se dérangent pour 
assister à leur messe. Com- 
ment se fait-il qu'à onze heu- 
res^il y ait si peu-oVétudiants 
à la chapelle principale? Sans 
doute, dit-on, les étudiants 
peuvent bien aller à la messe 
où il leur plaît, mais chaque 
dimanche on prépare une 
messe spécialement pour eux, 
avec commentaires et sermons 
(d'ailleurs très courts) appro- 



te de livres de référence, de 
philosophie et -d'autres des- 
tinés aux gradués. * 

• Quant à la possibilité d'une 
diminution des prix des li- 
vres, on nous apprend que ce- 
la est impossible et que la li- 
brairie devra continuer de 
vendre aux prix suggérés par 
les maisons d'éditions. 



priés. A part quelques excep- 
tions, en autant que la chose 
leur est possible, les universi- 
taires de langue française de- 
vraient venir à leur messe à 
la chapelle principale. D'ail- 
leurs après y être venus une 
première fois, ils n'hésiteront 
plus. Les habitués de cette 
messe sont d'accord pour dire 
que la cérémonie est intéres- 
sante. 

Selon Bernard Fournler, les 
étudiants sont prêts à partici- 
per à la messe, mais pour fa- 
ciliter cette participation, il 
demande a-ux étudiants de 
bien vouloir se placer en avant 
de là chapelle pour que tous 
les étudiants soient ensemble. 
Etant une messe communau- 
taire, on doit sentir, on doit 
voir le groupe prier enséniblé 
Si chacun fait sa part, loin 
d'être une corvée, la messe de- 
vient un plaisir. 



Si certains veulent aider, le 
responsable de cette messe, 
soit pour se joindre au comi- » 
té, soit pour lire un texte du 
l'autre, ou encore pour servir, 
ils n'ont qu'à se mettre en 
communication avec lui, à 
CE. 4-1791. 

Jean -Yves T'HEBERGE 



.#»-<( 



mm 

^^endant ma première année à la Compagnie Bell, j'ai apprécié le fait qu'on me 

confiait des travaux de plus en plus difficiles -à mesurr qu'augmentau-ut mes con- 
naissances pratiques. 



"Lorsqu'on me jugea 'prêt*, on me confia des taches I mpor tan te», telle l.i redistribution 
de réseaux de câbles days des quartiers entiers. . .travaux entraînant des dépenses 
de plus d'un demi-million de dollars. Mais tons offraient des aspects aussi divers 
qu'intéressants pour un ingénieur. 

"A mon poste actuel, j'assume la direction technique djun grand central (~>2,000 
téléphones). Cela nécessite l'affectation de deux ingénieur! diplômes, de deux adjoints 
techniques et d'autre personnel à la vérification et à l'attribution des plans. 
; "Mon travail me permet d'acquérir l'expérience p rat i qu e dont j'avais besoin et les 
.connaissances administratives que je désirais. A la Compagnie Bell, une telle expé- 
rience apporte généralement de plus grandes ret»ponsal>ilités et de l'avancement. 
Plusieurs de mes amis de collège — pas tous ingénieurs — sont également entrés à la 
Compagnie Bell. C'est une compagnie pour laquelle iKest agréable de travailler. 

Demandez à votre service de placement notre brochure sur ~~* 
les carrières qu'offre la Compagnie Bell. 



Léonce tJontambault, 

dipWmé en Génie CtpU, 

de l'Université Laval, 

en 1957, apprécia 

l'expérience technique et 

administrative. qu'Q 

peut acquérir à la 

Compagnie BeU. 



Le directeur 
du "Fuferum" 
se fait battre 

Mardi, le 17 novembre, Ja- 
mes S. Gordon de l'Université 
de Glasgow et Roger Tilbury 
de l'Université d'Exeter ga- 
gnaient leur seizième débat 
sur un total de vingt-trois 
dans une tournée des univer- 
sités du Canada. L'Université 
d'Ottawa leur opposait MM. 
Richard Van Sickle (médeci- 
ne) et Arnold Amber (scien- 
ces politiques). 

L'Université d'Ottawa sou- 
tenait l'affirmative dans ce 
débat intitulé* "Une conféren- 
ce au sommet devrait avoir 
lieu". Mais l'opposition a su 
remporter la victoire en prou- 
vant le contraire. 

Les étudiants britanniques 
ont mérité la préférence de 
deux Juges sur trois, en ame- 
nant de solides arguments his- 
toriques, un sens de l'humour 
corrosif et une habile prise de 
position; ils se sont identifiés 
comme les défenseurs des peu- 
ples opprimés et ont démontré 
que les conférences au sommet 
ont toujours nui à ces der- 
niers. 



Courrier de 
la bouteille 



Par Le Bouchon 

QUESTION: Je ne bois pas, le 
cercle Lacordaire n'est d'aucune 
utilité pour moi. 

REPONSE: Cher ami, je suis en* 
tièrement d'accord avec toi, tu 
n'as pas besoin du mouvement 
Lacordaire, mais lui a besoin de 
toi. 

Nous-~vonitms~ ferre xle toi un: — ***" 
apôtre, nous voulons que tu pries 
avec nous, que tu travailles avec 
nous, enfin que tu combattes 
avec nous ce maudit alcool, cause 
de tant de malheurs. 



Etudiants «t 
étudiant** an 
OÉNIC CIVIL- 
ARTS. SCIENCES 

COMMERCI at 
ADMINISTRATION 

Des représentants de la 

Compagnie Bell 

se rendront bientôt 

à votre université. 



....! 



Pris au dépourvu, ceux de 
l'affirmative ont dû composer 
une nouvelle attaque, riposter 
savamment et exposer leurs 
arguments dont le plus solide 
était emprunté à Albert 
Schweitzer, à savoir que ceux 
qui en ont la responsabilité J 
devraient régler le problème 
de la guerre froide. Comme di- 
sait Arnold Amber: "Ceux qui 
doivent se regarder entre les 
quatre-z-yeux et se parler, 
sont ceux qui Ont le pouvoir 
de déclencher une guen\ nu- 
cléaire." 

Les réparties et les mots 
d'esprit ont égayé ^'auditoire 
à diverses reprises. 

M. Gordon Boreham, pro- 
fesseur d'économie, présidait 
la séance. Les juges étaient 
M. Berger, M. Lynch et Mlle 
r-^-Kaizell. 



Si tu veux connaître les mise- , 
res morales et physiques que la 
boisson engendre au sein d.e la 
famille, pénètres dans le logis de 
l'ivrogne. : Tu verras là, un spec- 
tacle à émouvoir le coeur le plus' 
endurci. Qui viendra t'acoueillir? 
Une femme couverte de haillons, 
aux traits marqués par la douleur, 
les yeux encore rouge des der- 
nières larmes qu'elle vient d'é- 
ponger à sa paupière. Tu verras 
Ae misérables enfants, privés de 
pain, de chaleur et de lumière: 
la lumière de l'éducation surtout 
dont ils auront besoin demain, 
pour éclairer leur route dans les 
sentiers de la vie. 



Tu me dis que ce n'est pas pos- 
sible? Consultes les institutions 
de charité publique, les représen- 
tants de l'autorité civile et reli- 
gieuse, en contact avec les mis é » ^ 
res du peuple, et l'on te donnera 
une liste respectable d'adresses 
où tu pourras t'édificr. 

Tu me demandes: "Où est le 
père de famille?" Probablement 
à la taverne où il gaspille le sa- 
laire que Dieu lui réserve pour 
son soutien et celui de sa famille. * 
Il boit les larmes de son épouse 
et l'avenir de ses enfants. 

Côtoies, cher ami, les diffé- 
rentes classes de la société et tu ' 
verras que ces cas sont nombreux. 

Oui, le cercle Lacordaire a be- k 
soin d'une personne comme toi, 
qui ne boit pas. Tes prières, tes 
sacrifices . (surtout l'abstinence 
totale), ton travail aideront les 
gros buveurs à revenir dans le 
droit chemin et à former un foyer 
heureux. Ils viendront eux-mêmes 
te remercier pour ce que tu fais. 



' - 



QUESTION: Quelles sont les ori- 
gines du cercle Lacordaire? 
REPONSE: Le cercle Lacordaire 
fut fondé à Fall River^ Mass.^TL 



1911, par un religieux Dominicain 
d'origine française, le R.P. J.-A. 
Jacquemet qui, lors de son arrivée 
en cette ville, en 1903, ne pensait 
pas spécialement à ce genre de 
ministère- et n'y semblait pas non 
plu* particulièrement préparé. 

Mêlé tout de suite activement 
au ministère paroissial, il ne tarda 
pas à constater que lès boissons 
alcooliques étaient l'occasion de 
beaucoup de misères et que rien, 
à part la pratique de l'abstinence 
totale, n'avait beaucoup de chan- 
ces de prévenir le retour des 
mîmes' er'rfis et des misères qui 
en était Vbiêvitahle suite. 



Il fonda avec M. J.-C. Corrîvcau 
les. Cerclés Lacordaires et Ste- 
Jeanne d'Arc, qui s'est étendu 
plus tard à travers le Canada. 



LA COMPAGNIE DE TELEPHONE BELL vou, offre de brillantes carriara* ï 



Un paquet de cigarettes gratuit 
avec l'achat de cinq livrets de billets pour repas! 

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- VARSITY GRILL - 



P. Karom, orop. • 

Angle King Edward et Somerset 






•* - 



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1 



Nff é 



LA ROTONDE 



. . .- .. .... _.»__ 



U 27 «♦ymbr« U 5t I l^27 — — »bw 1959 



LA ROTONDE 







Vladimir Nabokov, inconnu pen- 
dant longtemps, occupe une place 
importante dans la littérature 
américaine depuis la publication 
de "Lolita". Ce roman, extrême- 
ment controversé, a été conspué 
par les censeurs, banni dans cer- 
tains Etats et lu par une foule de 
gens curieux de son contenu répu- 
té pornographique. Pnin, un ro- 
man antérieur à Lolita, sans éveil- 
ler cet intérêt a quand même pro- 
fité du nom de l'auteur C'est 
pourtant un ~toman qui mérite 
d'être lu. >. 



Nabokov, immigré russe comme 
le héros de son roman, possède 
pleinement sa langue d'adoption, 
l'anglais. Son style est très pur. 
très direct et très fourni d'images 
évocatrices. Il est maître de la 
description, art perdu- par la ma- 
jorité des écrivains contemporains. 
Plus encore que sa virtuosité ver- 
bale, l'analyse psychologique de 
Pnin nous surprend. Sans avoir re- 
cours à de' longues explications, U 
réussit à motiver dès personnages 
qui autrement n'éveilleraient chez 
nous que de l'annui. 

Le livre raconte l'histoire d'un 
désastre, la vie de l'émigré Timo- 
fey Pnin, professeur de langue rus- 
se à "Waindell Collège". C'est une 
•sérié d'incidents et de flashbacks 
un par chapitré, plutôt qu'une nar- 
ration suivie. 

Le premier chapitre nous pré- 
sente le persohnage avec toutes 
ses grandeurs et toutes ses misè- 
res. Pnin: tête d'intellectuel, torse 
d'athlète, jambes de fonctionnai- 
res. Le pauvre distrait s'est trom- 
pé de train et il file à toute vi- 
tesse, pas tout-à-fait en direction 
contraire mais ailleurs que vers sa 
destination. C'est toute l'histoire 
~ t. ~ de Pnin. Naturellement, pour cor- 
riger son erreur, il doit débar- 
quer, prendre successivement l'au- 
tobus et un taxi, avec une série de 
mésaventures assez comiques. 
Xprès cette introduction cocasse, 



nous nous demandons comment 
Pnin peut nous paraître autrement 
que comme une caricature. 

C'est là le talent ,de Nabokov. 
Ce qui nous fairt rire chez Pnin 
nous émouvera. Peu à peu, nous 
! découvrirons que Pnin est un de 
ces êtres que la vie bafoue, qui 
vivent dans un monde parallèle 
mais tout-à-faire celui des autres. 
Il ne comprend pas la vie ou plu- 
tôt il la comprend mal. Il se laisse 
i mystifier par la technique moder- 
I ne II peut passer des heures à 
j clamer les louanges de ses prothè- 
I ses. à jouer avec une machine à 
j laver, à y introduire des objets 
étranges pour les voir tourner dans 
Hmr- danse- fantastique Cette -in- 
! compréhension lui donne à cer- 
i tains moments une grande nobles- 
se: il apprend à chauffer une au- 
tomobile lorsque alité par le lum- 
bago, il réussit à faire le point en- 
tre une automobile réelle et son 
"concept" ' d'automobile (ceci à 
l'aide de l'encyclopedia america- 
na). .Ou encore, lorsqu'il faillit 
l'examen pour le permis de con- 
duire parce qu'il refuse d'arrêter 
aux lumières rouges ne voulant pas 
se livrer à l'emprise d'un condi- 
tionnement automatique. 

Cette mésadaptation au monde 
se manifeste encore par le combat 
que Pnin livre à la langue anglaise. 
Sa syntaxe est surprenante, sa pro- 
nonciation, incroyable. Waindell. 
Collège devient dans la bouche de 



| Pnin. Vandal Collège 

Mais là où Pnin se montre le 
plus incompétent, c'est en amour. 
Il a épousé à Paris une vague poé- 
tastre russe qui est mordue de 



Pniii a des amis russes. Le cin- 
quième chapitre nous montre le 
triste monde de l'immigré. Pnin, 
avec les Russes, éprouve une gran- 
de nostalgie du pays et des habi 



psychiatrie. Il passe avec cette tudes qu'il, a laissées; plus de tris- 
| femme quelques mois heureux jus- tesse à leur contact que de joie. 

qu'à ce qu'elle le quitte pour vivre La rencontre annuelle de ees amis 
1 avec un psychiatre Scandinave. Le , russes laisse Pnin désemparé pen- 

trio se retrouve aux Etats-Unis. ', dant des mois. 



Pnin en arrive à voir que Liza est 
stupide et méchante, mais il l'aime 
quand même, une passion pathéti- 
que. 

Pnin revoit Liza à Waindell Col- 
lège. Celle-ci, avec une cruauté 
inconsciente, vient quémander de 



Enfin, dans les deux derniers 
chapitres, la société se venge de 
Pnin. Il perd son protecteur à 
Waindell Collège, et partant, son 
poste. — 

Au dernier chapitre, il devient 
très sauvage. Il ne répond plus 



l'argent pour son fils, l'enfant du au téléphone, ne salue plus ses 

; psychiatre "Scandinave. Pnin,' fia-' amis. 'Pnin a enfin appris que 

; turellement. le lui accorde. C'est là i les hommes sont méchants, qujil 

| qu'il se rend compte alors que la , n'y a plus de loyauté qui tienne. 

visite de Liza l'a comblé de joie. Il sait qu'il a gâché toute sa vie. 

I qu'il n'a rien, qu'il ne possède rien. Et, alors qu'il peut encore rtuver 

| Cette prise de conscience colorera j son personnage par une certaine 

I le livre et nous montrera Pnin j é'égance de geste, Nabokov le con- 

I comme un héros tragique. : damne, la dernière fois que nous 

Mais la pureté de coeur triom- i voyons Pnin, c'est à son départ. 

phe. Pnin rencontre le fils de Liza, Il chauffe sa vieille automobile 

un jeune homme de grand talent, ' toute pleine de valises bondées. Le 

et en fait un ami. C'est le seul l corps droit et raide. et les yeux 



être qui accepte pleinement le 
pauvre professeur. -Leur dialogue 
est étrange: Pnin ne comprend pas 
totalement les aspirations de l'a- 
dolescent et Victor ne souscrit pas 
complètement aux idées surannées 



humides, il quitte ignominieuse- 
ment la scène de sa plus récente 
défaite. « 

Qu'est-ce que le personnage de 
Pnin signifie pour nous ? 

D'abord, l'insolite du personna- 



de Pnin. Mais ils acceptent tous les ! gc nous choque, nous réveille de 
deux Leur solitude et deviennent notre sommeil. Tout n'est pas or- 
amis, donné, tout n'est pas connu s'il 



peut exister au monde une éûiv* 
comme Pnin. Il nous force K 
mettre en question nos critèrei *v 
ciaux. A traVers quelle faille d 
système s'est-il glissé? C'est h 
question que l'existence de piu 
nous pose. 

Ensuite dans sa personalité mê- 
me, dans son être de victime. 
Pnin nous apprend la noblesse h 
dignité de l'homme. Dans tous'i* 
malheurs, il est bon, presque bo- 
nasse. U ne se débat pas contre 
ceux qui lui {ont mal, H accepte 
avec fatalité les événements, il 
donne l'impression ' de vivre d»w 
le malheur et d'en être enrichi 
non en le dépassant, comme do»! 
vent le faire les chrétiens, mai» en 
l'intégrant à sa personalité. U 
malheur donne à Pnin une autre 
dimension. Et Pnin accepte le 
malheur comme la seule chose qui 
lui appartient. Une fois seulement 
au départ de Liza, cherchent-ii 
à oublier en buvant du "visenous 
and sawdust" (whisky & soda). 

Autrement, sa doctrine est une 
doctrine de courage pessimiste 
Pourquoi ne pas laisser à chacun 
ses tristesses personnelles? U 
tristesse n'est-elle pas la seule 
chose qui nous appartient en pro- 
pre ? 

C'est peut-être le message que 
Nabokov nous livre. 

André JODOUIN, 
Droit Chrll II 



DE PICASSO AU DÉLUGE 



• Réponse à Coron et aux 



auti 



Une rencontre sur le champ de Part entre un esthète et un artiste 
est parfois révélatrice de la nature de l'oeuvre d'art. Mais si une 
rencontre sur le même terrain a lieu entre un homme à qui la véritable 
expérience esthétique est étrangère et un autre qui, affublé de la 
blouse de l'artiste, se soustrait aux exigences fondamentales de la 
création, on parlera de tout, sauf de l'oeuvre à juger. M. Caron, sculp 
leur, dit-on, reçoit ici réponse à sa lettre qui posait un refus Incohérent 
de l'art moderne. On ne peut imputer le reproche de n'avoir pas 
compris à celui qui se tait; mais celui qui prétend créer et ne fait 
qu'imiter est justement condamnable, surtout s'il se présente hardi- 
ment en législateur. Ces lignes s'adressent aussi. Indirectement, à ces 
gens pour qui l'art pictural, en particulier, est un prétexte à l'éclosion 
d'effusions littéraires. II est inutile de remonter au déluge, pour juger 
du cas Picasso. Les réflexions, livrées par un artiste sur l'art, laissent 
souvent entrevoir la portée réelle de son oeuvre . . 

• L'oeuvre d'art est une événement 



EXPOSjTION 
ETUDIANTE I 

Coeuc vous invite à participer j 
à une exposition étudiante de 
peintures et dessins qui se 

tiendra sous peu à l'édifice des i 

• 

Arts. Communiquer avec : 



— U R.P. Raby 



— Richard Gaudrcault 



CE 4-1921 



— Charles Coron, CE 4-3987 



— Paul Mostovac, CE 2 3652 



CENTRE DE MUSIQUE 

• Chants et disques français 

• Guitares, accordéons, violons 

• Pianos et orgues 

• Réparation d'instruments 

• Accords de pianos et orgue* 

• Enregistreuses et tourne -disques 
o Instruction musicale 

241 Rideau — 339 Dolhoutie 
CE 4-0291 CE 4-0240 

Remise aux étudiants! 



J»a conception que nous nous faisons de fart détermine le plus 
souvent notre attitude dans l'expérience que 1 nous avons de l'oeuvre. 
L'oeuvre d'art, parce qu'elle est le fruit d'un processus créateur, est 
un EVENEMENT introduit dans le monde, elle est une chose nouvelle 
qui se présente à nous avec son contenu significatif. Elle peut heurter 
un héritage culturel dont nous vivons, s'y opposer même, elle le doit. 
Car de son essence même elle est le témoignage d'une vérité mysté- 
rieuse, perçue par son rréateur en soi ou dans les choses. Elle est un 
message de caractère symbolique; si ce message est nouveau, les signes 
qui nous le rendent perceptible seront aussi nouveaux. Des signes 
conventionnels ne peuvent alors suffire. Il faut créer un nouveau 
moyen d'expression. 

Le contenu d'une tradition humaniste, l'histoire de l'art, et, surtout, 
l'idée qu'on s'est faite de l'art qui est le nôtre, ne sont pas et ne doivent 
pas être les critères du jugement artistique; l'oeuvre d'art seule et 
la fidélité à l'esprit de l'artiste le sont. Un jugement métaphysique, 
qui voudrait faire des choses ce qu'elles ne sont pas, mentirait. Et seul 
le métaphysicien en souffrirait. De même juger une oeuvré à partir 
uniquement de données préexistentes, c'est l'asservir, en faire ce que 
nous voulons qu'elle soit. C'est en définitive lui refuser de transmettre 
le message qu'elle est et qu'elle veut livrer. 



• L'oeuvre d'ort est une invocation 



L'oeuvre créée est un appel, une invocation. Elle demande la 
communication. Et celle-ci n'est possible que par une reconnaissance 
de l'activité singulière du créateur et du produit de son génie. La 
communication nous fait vivre du secret' de l'autre, nous livre l'orien- 
tation profonde de sa subjectivité. Si l'oeuvre traduit une expérience 
NOUVELLE et SINGULIERE, une perception ORIGINALE de l'hom- 
me, il sera honnête de la laisser parler, ou, plus justement, de laisser 
dire à l'artiste ce qu'il a à dire par l'intermédiaire de sa création: 
se soumettre à la vérité qui dans l'oeuvre et par elle nous fait rejoindre 
une nouvelle vision de l'univers. Et pour cela, intelliger l'intelligence 
du créateur et reconnaître le foyer d'intelligibilité qui donne son 
sens à l'oeuvre. .l'entend*- ici l'intelligence sensibilisée, caractérisée 
par sa portée intuitive. . • u - 

L'artiste a peut-être quelque chose à dire et ce qu'il dit est cette 
vérité incommunicable par les voici de communication coffhhunes, mais 
que son génie réalise dans un produit à la fois sensible et Spirituel. 
Nous sommes dans le monde de l'inconceptualisable, du mystère, et seui 
le signe vécu peut nous y faire pénétrer. Le monde de la création 
artistique étant mystérieux, il convi ent de voir l'oeuvre non comme 
un problème ronflé à l'analyse, mais comme une entrée spirituelle au 
monde de la vie et non de la pensée abstractive. Le poème de ffciu 
delaire, "Correspondance" nous découvre assez bien la signification 
et l'origine de cette vérité que contient l'oeuvre d'art. 



/. 



• "Connaître, c'est CONNAITRE" 

• 

A l'origine de son inspiration créatrice, l'artiste est un visiouuire 
de la realité. Cette vision première d'une donnée sensible déternuae 
le sujet de l'oeuvre à faire. La réponse de l'imagination à cette vision, 
à ce stimulus, permettra sous la direction de l'entendement, l'infor- 
mation de l'oeuvre. 

Le rôle de l'artiste n'est donc pas d'imiter servilement la réalité 
mais de traduire en signes sensibles et concrets l'intuition vitale. 
qu'il a eue de soi ou des choses. Le caractère spirituel et chargé de 
mystère de cette perception explique le rôle symbolique, intentionnel. 
de l'oeuvre qui en est la transmission. Elle le joue en expliquant celui 
qui la crée, comme les êtres naturels de la création expliquent Dieu, 
par leur existence propre et le noyau d'intelligibilité qu'ils renfer 
ment. L'oeuvre d'art existe en soi comme symbole, et cela indépen- 
damment du spectateur. Elle permet à celai qui l'observe, qui accepte 
de 1 entendre de rejoindre l'homme et le monde dans une expérience 
nouvelle et une joie intense. Et cela grâce à l'expérience d'un autre 
homme qui accepte de nous faire participer à sa "CO-NAISSANCE" ai 
monde. L'obtention d'un tel résultat est fondé, on le voit, sur le m 
sentement de tout l'être. Alors il sera possible, par cette réponse fidèle 
a I invocation, de juger de la valeur du témoignage. Le jugement artis- 
tique sera alors de droit intransigeant. 

C'est la marque d'un esprit stérile que de rejeter une oeuvre dont 
il n a pu vivre, faute d'une soumission attentive au message nouven 
qu eUe portait en eUe. L'impossibilité à créer pour un homme se 
justifie pas qu'il nie ce qu'O est incapable de faire. 

♦-7 La peinture est forcément abstraite 

L'oeuvre d'art est une création. Par définition, créer c'est faire 
de rien quelque chose. Dans le cas de la peinture, par exemple, faire 
d un non-ordre dans des matériaux donnés un ordre. Ordonner, alaii 
compris, c'est séparer, c'est situer tes matériaux dans l'espace. Ceri 
dire du peintre qu'il ABSTRAIT. Une oeuvre pictural^ parce quelle 

I est lur! S COm^T 1TE ' * *"* **'"' ¥?* mdividué <* eB * 
Il serait bon de faire intervenir ici une distinction méconnue, à 
savoir celle qui existe enlrè un TABLEAU et une IMAGE. Un tableau 
est ' une surface plane, recouverte de couleurs selon un certain ordre, 
assemblée afin de plaire à l'oeil". Une image est une représentation 
quelconque ajoutée parfois au tableau. Habituellement, pour le con» 
mun des gens, le nom de peinture évoque aussitôt celui d'image. Pour 
ceux qui croient que, cette image même est toujours une représentation 
je la réalité déjà connue, je- .cite un témoignage de Vasari, recueilli par 
Mienne Gilson dans "Peinture et réalité" (Paris, 1958). Piero di 
«HELu 8, nplntrp M «> te Renaissance, à la vue de crachats sur ira mnr, 
peignit une toile sur laquelle s'enchevêtraient chevaux et cités 
fantastiques. Il y a loin du motif d'inspiration à l'oeuvre. L'image 
22ÏS nen , aM lab » ea «. elle ne lui ajoute rien essentiellement. Que 
f^j;"' 1 " couleurs et les formes consiste dans la représentation 
„vTi JX îï e fai ï ,lère « u mythologique, cela est possible. Mais ce 
n est pas là qui donne au tableau sa valeur. 

t a iJ« e L repr ° ,, ! lctlons de P eint " r e. elles, quoiqu'en disent les publia 
pSZL rlT P aceront Jamais l'oeuvre. Elles ne nous en donnent q* 

nou 8 ■ iSîi. DC £ eut s ? subs «t«*r au tableau, qui. seul, livré i 
nous a toute sa portée artistique. 

• Conquête de l'art moderne 

o„i S?t 3£2 S f^ P as à ''originalité et ne sont pas le a* 
de l'art ^JSSV actUel de lart ' dlt ^strait, et celui, éternel. 
oenJ? !£££& F ° U I, «*«" V"i 'ont fi des préjugés devant l'art ou b 
Uin— i^ I 5 hlqUe d r e éco,e - J* ,als ** »» P*™le à Jacques Mar. 
55£1BL*»NJ enquête de l'art moderne et de la poésie moderne, 
oWmHÏ^'"^ UB de,{ré n0n atteln * Jusqu'alors, conscients 
Raison7p%> dU myStère spirituel enveloppé en eux". (Ratafia. 

Richard CREVIER 






-as- 




LA SAISON DE BALLON-PANIER 



- r-r^ 



EN PLEIN E5SOR 



L'ouverture de la saison de hockey au Minto. De gauche à droite, 
Soumis, directeur, Arthur Sheedy, directeur athlétique, M. Aimé 
Perron, Commerce. 



Rénald Simard, médecine, André 
Aubin, R. P. Raby, oju.1., Denis 



MENS SAN* IN CORPORE SANO . . . 



■ .■'-_. 



ALLONS-NOUS? 



Le Hockey 

se met en 

branle 



De façon assez étrange, ces deux mots semblent incom- 
patibles à l'Université. Ceux qui participent aux activités 
sportives sont en très petit nombre. Ici il faut entendre 
sport, non seulement comme activité organisée .par l'assq- 
ciation athlétique, mais plutôt comme une activité qui ajou- 
te à l'épanouissement intellectuel et moral auquel nous nous 
attendons à l'Université d'Ottawa, l'épanouissement physi- 
que qui rendra possible les deux premiers. Le "mens sana in 
corpore sano" n'est pas si vieilli qu'on le pense. On pourrait 
même dire que, en ce qui concerne les sports, Je campus se 
divise en trois parties inégales, bien distinctes aux lignes 
de démarcation très claires; la minorité qu'on pourrait sur- 
nommer les "maniaques" du sport auquel tous leurs efforts 
sont concentrés, ou encore le, groupe opposé, ceux pour qui 
le mot sport est un tabou, enfin une grosse majorité d'in- 
différents. Malheureusement ceux qui savent faire le par- 
tage des choses sont très peu nombreux mais il y en a tout 
de même. 

Pourtant, s'il y a un endroit où un individu devrait 
avoir une vie complète c'est bien sur un campus étudiant. 
5! effet, l'étudiant a l'avantage d'avoir à su disposition tout 
ce qui lut %st nécessaire pour une vie intellectuelle assez 
intense, des activités sociales et physiques organisées et une 
' direction spirituelle. De façon générale les activités intellec- 
tuelles, sociales et morales sont assez bien traitées^ du moins 
on s'en pose le problème, mais pour ce qui est de l'effort 
physique, c'est trop demander à l'étudiant bourgeois. Le 
sport c'est fait pour les athlètes, il ne faudrait tout de mè- 
ne pas s'abaisser à ce niveau, mais, je crois que la peur 
de l'effort et l'insouciance s'ont a la bat-- ju problème. Est- 
ce que le sport n'est qu'un effort physique exténu ant ? Gcux> 
Qui s'y connaissent le moindrement et ceux qui y ont goûté 
Quelque peu y ont découvert un monde entièrement nou- 
veau. Nécessairement le sport implique un ejfort physique 
nais cet effort est récompensé par un plaisir unique et 
souvent indescriptible. Cette rémunération varie de la sa- 
^faction de l'expert jusqu'à la simple récréation du débu- 
tant amateur. En effet, comme la littérature peut offrir- une 
récréation le sport donne à celui qui y participe un moyen 
de se reposer pendant un moment des difficultés de la rie 
Pour ensuite- lui donner la force de les affronter. 

Enfin, l'hiver apporte tout un changement dans les uc- 
Uvités sportives, nous espérons que tous les étudiants sau- 
ront en profiter, inêjjte ceux qui ont des rêves d'immortalité. 

PIERRE LAVERGNE 
rédacteur sportif 



Après deux semaines de 
pratique, les équipes de Com- 
merce et de Médecine inau- 
guraient, vendredi le 20 no- 
vembre, une cédule de 28 par- 
i Mes -de hockey. 

Commercé a défait Méde- 
cine 6 à 1. Le même soir, le 
Droit a remporté une victoire 
de 9 à 1 sur la Philosophie. 

Samedi le 21 novembre, les 
Sciences blanchissaient les 
Sciences politiques 16 à et 
la Médecine l'emportait de 
Justesse au compte de 5 à' 4 
contré la Philosophie 

Dimanche le 22 novembre: 
Commerce 8, Droit 2. 
: Education physique4. Arts2. 

Avec une cédule aussi eGBx- 
,-pléte r «race à ^'acquisition du 
Minto. nous espérons que nos ; 
joueurs se perfectionneront 
et que l'an prochain -il sera 
possible d'avoir une équipe de 
calibre in ter- universitaire. 

Bienvenue aux spectateurs, 
I venez encourager votre équi- 
pe. 



Dimanehe le 15 novembre 
avait lieu l'ouverture de la 
cédule de ballon interfaculté. 
L'équipe de la faculté de droit 
a écrasé les sciences politi- 
ques au compte de 73* à 15. 
La vitesse, l'expérience et 
surtout la grandeur "des jou- 
eurs du droit ont été les fac- 
teurs prédominant de cette 
victoire éclatante. 

Meilleus compteurs: Geor- 
ge House, 18 points; Dick 
Barch, 15 points; tous deux 
du droit. ' 

Cette même journée, l'équi- 
pe de l'éducation phys i q u e 
remportait une victoire par 
défaut sur les sciences. 

Mercredi le 18 novembre: 
Médecine, 53; Arts, 39. Pen- 
dant cette joute, les Arts ont 
dû jouer avec seulement cinq 
joueurs alors que la Méde- 
cine en alignait dix. ê 

Meilleurs compteurs: Jean 
Labelle (Méd.) 13 points; Guy 
Démarais (Arts), 15 points. 

Vendredi le 20 novembre, 
Commerce, 58; Arts, 24. 

A remarquer dans cette 
joute que Martin Swords, de 
Commerce, a compté 24 
points à lui seul dont 20 dans 
|*ia première moitié. Swords 
est champion interscplasti- 
que de ballon-panier pour les 
High Schools d'Ottawa '58-'59. 
Earl Blackadder, des Arts, a 
compté 10 points. 



A la seconde jouté du 20 
novembre, Common Law ont 
défait les Sciences, 52 à 28. 

A noter que quatre joueurs 
des Sciences jouent dans l'é- 
quipe intercollégiale de ballon 
panier. 

Meilleurs compteurs: Dick 
Barch, 17 points (Common 
Law) ; Jean-Marc La brosse. 
potntsr-tCommon Law; ; 
Roger St-Pierre, * 10 points 
(Common Law) également. 

Dimanche le 22 novem- 
bre: Education physique dé- 
classent - les sciences politi- 
ques, 124 à 12. 

Meilleurs compteurs: Garry 
Shulman, 30 points; Ronald 
Lemon, 22 points et J.-G. 
Ouellette, 19 points." 

Les sciences perdent par 
défaut contre Commerce. 



— » — »- 



\ 



Positions des équipes ou 
hockey 



Commerce 
"Sciences 
Ed. physique 
Droit 
Médecine 
Arts 

Se. Politiques 
Philosophie 



PJ PK PP PS pts 



1 i 



Meilleurs compteurs: 

B. A T 

! Raymond Cadieux (Com.) 5 3 8 

; Roger Ricard (Se.) 4 4 8 

M.- André Joyal (Droit) 4 2 6 

Pierre Joanisse (Droit) 2 4 6 




Bonne chance ! 

Notre équipe de ballon-pa- 




■ 



nier iritércoïlégiale-se prépare 
depuis .déjà six semaines sous 
la direction de son entraîneur 
Arthur Sheady, pour la pro- 
chaine saison qui débutera 
samedi le 28 novembre con- 
tre l'université Carleton. 

L'équipe de cette année a 
été complètement renouvellée 
et promet plus que celle de 
l'an dernier qui n'a pu rem- 
porter une seule victoire. 

Notre équipe jouera une 
partie d'exhibition, dimanche 
le 5 décembre contre Oneonta 
State Têacher's Collège (N. 
Y.). 



Pourquoi éclate-t-il? 



Le blé d'Inde à éclater contient de l'eau. Quand l'eau SStlSSfli 
chaude, les grajns explosent. Résultat: du blé d'Inde éclate". 

Nous ne communiquons pas cette information à titre^ 
de renseignement. Mais notre but esj; toujours 
le m£me. 



BUVEZ 



C'est que le blé d'Inde donne soif à la plupart 
des -gens, l'ar bonheur, quand les gens ont soif, 
ils ont envie du bon goût du Coca-Cola. 

"N'avez-wm:; pas envio de blé d'Inde éclaté 
maintenant? Allons, décidez- vous I- 



(fca& 



SIGNE DE BON GOÛT 



■ 



OfTES "COKr OU "COCA-COIA'-IES DEUX MARQUES IDENTIFIENT 
IE MÊME BREUVAGE PÉTULANT— IE PRODUIT DE COCA-COLA ITÉE 



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LA ROTONDE 



t* 27 novembre 1o$o 



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Gai, Gai, Gai 
Marions-Nous ! 

T 

par Mireille, Arsenault 



Un n'y a pas longtemps, un 
événement prenait la man- 
chette des plus grands jour- 
naux du Canada et attirait 
l'attention du public même 
au-delà des limites du pays. 
Cet événement était les 100 
mariages de la JOC. Cette 
cérémonie, ce congrès, tout 
en étant spectaculaires, fu- 
rent une prédication du ma- 
riage chrétien et ce fut la 
naissance du SPM (Service de 
Préparation au Mariage). De- 
puis 20 ans, le SPM a fait du 
chemin. 

Ces cours se donnèrent ora- 
lement dans les paroisses. 
Puis, afin de rejoindre le plus 
grand nombre de jeunes gar- 
çons et de jeunes ..lilles....ifi_ 
Centre catholique proposa 
d'organiser un -service de 
cours par correspondance. Le 
succès ne se fit pas attendre. 
Le 22.000 ème étudiant "vient 
d'ê t r e enregistré ! Mainte- 
nant, on se prépare au 'ma- 
riage par le SPM non seule- 
ment en Amérique, mais en 
Asie, en Afrique, en Austra- 
lie, en Indes, aux Philippines, 
en Nouvelle-Zélande. De plus, 
le Père. Jean Moncion, o.m.i., 
aumônier du SPM, vient d'en- 
treprendre un long voyage 
dans une autre direction : 
Amérique centrale, Amérique 
du Sud et Europe. 



\ 



— 



i 



Cependant, ce n'est que de- 
puis trois ans que ces cours 
sont donnés aux étudiants de 
l'Université d'Ottawa. La pre- 
mière année, 20 ont suivis le 
cours; la deuxième année, le 
nombre augmenta., de 10, et 
cette année, 45 se préparent 
au mariage par le SPM; 
45 ! n'est-ce pas là un chif- 
fre surprenant ? Il est possi- 
ble pour un jeune homme et 
une jeune fille de suivre les 
mêmes cours "séparément". 
L'un assistera aux cours don- 
nés oralement; l'autre suivra 
les mêmes cours par corres- 
pondance. 




Pierrette Larocque et Pierre Bergeron préparent consciencieusement leur avenir 

matrimanial en méditant sur les leçons qu'ils viennent de suivre au cours de 

Préparation au mariage de l'Université. 



A qui s'adresse ces cours ? | 
Ils s'adressent tout spéciale- ; 
ment aux étudiants qui envi- ' 
sagent de se marier dans i 
l'année. Au cours des 15 réu- j 
nions proprement dites du 
SPM , toutes les questions { 
sont abordées : psycholo g 1 e, | 
accord des person n a 1 i't é s, < 
amour, vocation chrétienne 
du mariage, ce qui est per- 
mis et défendu dans lé ma- I 



riage, anatomie et- physiolo- 
gie, attente de l'enfant, pre- 
mier temps du mariage, etc. 
Ces gestions sont discutées 
par des prêtres, dés profes- 
sionnels: médecin, compta- 
ble, avocat,- une ga«rde-:ma- 
lade et des couples. Quel est 
le but de ces cours ? Connaî- 
tre à fond la doctrine du ma- 
riage sous tous ses aspects et 
surtout se connaître, se com- 



prendre l'un l'autre. 

"Ce .cours m'a aidé à réflé- 
chir; c'eçt-à-dire à penser à 
ce que ce "OUI" veut dire. 
L'amour dans son vrai sens 
nous est expliqué et ensei- 
gné comment il doit, se vivre 
car l'amour n 'EXISTE' pas; 
l'amour se FAIT". Voilà ce 
qu'en pense un étudiant de 
l'U. d'Ottawa qui a suivi le 
cours l'an dernier. 



■ 



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LA DANSE DE L'ANNEE 



La faculté des sciences éco- ; 
nomiques politiques et socia- j 
les est bien décidé à présen- 
ter la danse de l'année sur le \ 
campus. C'est \e 4 décembre 
prochain que sous ses auspi- j 
ces aura lieu une danse genre ! 
"Beatnik". Le conseil de la 
faculté a décidé de rompre 
avec la tradition et de se lan- 
cer dans une aventure qui 
promet d'être** intéressante. 

Le seul mot de "Beatnik" 
en dit assez long. On a l'in- 
tention d'oublier les conven- 
tions tout en demeurant dans 
les limites du bon sens. Lesl 
responsables nous affirment 
que le port de la cravate ne 



Entre deux cours . . . 
■— . visitez le 

CASSE-CROÛTE 

•sous-sol des Arts) 



t'rruiroif où toujours ilh 

Sèryicë prompt et un large 

sourire vous accueillent" 



sera même pas toléré. Il fau- 
drait souligner que les costu- 
mes genre bohème sont les 
bienvenus. Il est à remarquer 
que c'est la seule façon de 
créer l'atmosphère que l'on 
veut. Il est inutile d'ajouter 
qe la tenue vestimentaire de 
ces dames devra aller de pair 
avec celle de leur compagnon. 
On suggère _que vous vous 
rendiez à la salle Saint-Char- 
les si cela vous intéresse. Il 
y aura là l'orchestre de "Car- 
men" qui tentera de vous fai- 
re danser, pour récapituler, 
vendredi le 4 décembre à 8h. 
30, coin Beechwood et chemin 
Marier. Pour les billets, ($1.- 
50 le couple) voir André" Lo- 
renger, Georges Proulx, Pier- 
re Bourgèair, Armand Bon- 
temps, Paul Labbé, Claude 
Larouche et Marc Régnier. 

Décès de 

Mgr Charbonncau 

Mgr Joseph : Charbonneau 
est décédé jeudf'le 19 novem- 
bre à Victoria en Colombie- 
Britannique. Il ét'ajt âgé. de 
67 ans. 

Né à Lefaivre en Ontario, 
Mgr Charbonneau fut. le Ter 
évêque de Hearst: Il a fait du 
ministère à fointe-Gatineau; 
Buckingham, Hawkesbury et 
i Lefaivré. Il a aussi enseigné 



VETILLES 

Non, Vêtus n'est pas en co- 
lère. De vulgaires* inférieurs 
ne peuvent sûrement pas \ t 
faire se départir de son im- 
passibilité olympienne: ce se- 
rait impensable* Vêtus ne 
nourrit aucun ressentiment 
envers ces incapables de Ui 
Croix-Rouge qui, ayant ac- 
cepté le sang grenat du pré- 
sident de la Fédération, on 
refusé le sien et lui ont'mo- 
queusement conseillé de s'a- 
dresser à la Commission des 
liqueurs. Vêtus leur pardonne 
car ils ne savent pas ce qu'ik 
font. 

Quant à l'offense du direc- 
teur de la Rotonde, cet indivi- 
du au veston vert, elle est plus 
grave. Mû par une jalousie 
des plus basses, cet iconoclas- 
te infect ne perd pas une seu- 
le occasion de mutiler les su- 
blimes productions du génie 
de Vêtus, de les amputer par- 
■fots- de ffl "motffr"ëT"^ T fnc»er 
les typographes-barbares à y 
cultiver la coquille. Cette fau- 
te est grave, non pas qu'elle 
soit une insulte à Vêtus, car 
cet écrivasseur de bas étage 
n'est pas digne d'insulter Vê- 
tus, mais pafee que priver les 
lecteurs d'une seule parcelle 
de cette grande sagesse cons- 
titue un crime impardonna- 
ble. 

Quant au Bouchon qui, avec 
son érudition de Petit Larous- 
se illustré, vaudrait priver Vê- 
tus de la base de sori régime ■ 
d'alimentation, Vêtus le lais- ' 
se à ses boites à joujoux: fl 
est inoffensif. 

D'ailleurs, tout cela n'em- 
pêche pas Vêtus de s'amuser 
follement au grand spectacle 
gratuit de la bêtise humaine. 
Il s'est particulièrement ré- 
joui d'apprendre que certai- 
nes ingénues avouent genti- 
ment qu'elles se sentent vi- 
sées par un certain article 
paru en page 7 de la dernière 
livraison de la Rotonde'. 

Vêtus a aussi- remarqué 
avec plaisir qu'il faut main- 
tenant définir le campus 
comme un endroit ou l'on fait 
des campagnes. Mais cela 
n'est pas encore assez car tant 
d'autres bonnes causes, tant 
de sociétés dont l'importance 
est encore plus vitale, atten- 
dent toujours leur campagne: 
la SPBP (Société protectrice 
des bibites à patates), la SPV 
(Société protectrice de Vê- 
tus), la SAVSi -(Société des 
amis de la veuve du Soldat in- 
connu) et la NDLR. Il serait 
aussi fort à propros de clô- 
turer cette série par une cam- 
pagne en faveur des étudiants 
apauvris par les camp agnes . 

Oui, Ll-Ki-San-FoH avait 
bien raison quand il écrivait 
(Masochisme et vie, p. 187): 
"Certaines raisons que nous 
nous exposerons au chapitre 
XII nous obligent néanmoins 
à rejeter définitivement cette n 
opinion." 

XKTVS 



fs*r 



. . .V ==î 

la philosophie au Séminaire 
de philosophie à Montréal. 

L'Université d'Ottav/a lui a 
décerné" un doctorat honorifi- 
que en théologie et en 1934, 
il était nommé principal de 
l'Ecole normale de Hull. he 31 
août 1940 il devint archevê- 
que de Montréal. Il se consa- 
cra à cette tâche pendant 10 
ans. 



// 



On demande une 

Glamour Girl' 

~- pour lo comédie 






musicale, 



3 corrtsa 



^——— 



AUX DEUX 

JEUNES FILLES QUI 

SE SONT INSCRITES 

AU CONCOURS 

DE BARBE . . . 






! 




NOC 



Vo i. XXVUL no 7 



—~ ■—— — — 



"F Al RI FACf 



1 






LONGUE, VIRILE 

ET 

VIGOUREUSE. 



-iX. 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



■ * ) ' ' 



pédant qu'on bouffe . . . 



Le 14 décembre 1959 



i 



f 



Eux crèvent 

Dans un des hôtels étudiants que gère l'Union générale 
des étudiants d'Algérie, 200 étudiants sont entassés dans 37 
chambres sans aucune des commodités nécessaires. Ils man- 
quent de tout; crayons, papier, encre, plumes et cahiers. Mal- 
gré cela, personne ne se plaint. 



Le Secrétariat de Coordination des Unions nationales des 
.étudiants- du- -monde, pr o ton d émen t-emu pa*--*a- situation de 
ces étudiants algériens, désire lancer un appel spécial en vue 
de recueillir des fonds et autres secours poui permettre à ces 
étudiants d'améliorer leurs conditions de travail. 

On a un besoin urgent de livres de texte, qui doivent être 
en français ou en ara/be. Ceci est de première importance. Le 
Secrétariat sollicite des dons, particulièrement en espèces, 
pour que l'UGEMA puisse acheter le genre de livres dont 
les étudiants on t- le plus besoin pour continuer leurs études. 
Lé besoin est grand. Ces étudiants travaillent dans des con- 
ditions très pénibles, et Te Secrétariat lance un appel aux 
Conseils étudiants de toutes les universités canadiennes afin 
que l'on fasse tout ce qui est en no,tre pouvoir pour les aider. 
Envoyez $onc vos dons, en espèces ou en nature, au Secréta- 
riat lé plus tôt possible, les besoins étant extrêmement ur- 
gent. On peut les adresser an soin de la FNEUC, édifice Le 
Droit, 375, rue Rideau. 



C*/ I aix dur la terre 



n 



~/l l occiiMon de l'oit 

En cette saison de famille, les religieux qui dirigent 
Université souhaitent aux étudiants et au corps professoral 
on Noël et une nouvelle année qui soient des temps de bon- 
heur et de paix. 

De concert avec les étudiants, nous espérons 
réussir dans l'accomplissement de deux tâches 
qui nous incombent; la formation de profes- 
sionnels compétents, et ressort de notre uni- 
versité. 

Il est réconfortant de se rappeler que la 
fin de l'année n'est qu'une étape dans l'année 
scolaire. Il n'est pas trop tard, à ceux qui ont 
perdu des occasions, pour reprendre le temps 
perdu et exploiter les quelques semaines avant 
les prochains examens/ 
Après un heureux Noël, donc, une année pleine de succès 
I tous ! 

Henri-F. Légaré, O.M.I., 
Recteur. 








•K . 



e^9 






Le président de la Fédération, au nom de son Conseil et en son 
»©m personnel, vous souhaite à tous» étudiants et étudiantes de 
Université d'Ottawa, un Noël heureux, une vacance reposante, et 

une année des plus enrichissantes tant 

pour vous que pour votre Fédération; 

L'année qui s'éteint témoigne des nom- 
breuses réalisations qui grâce à vous tous, 
se sont réalisées. Votre président de 
même <yue le Conseil en qui vous avez 
placé votre confiance, von»- en remercient. 
Nous savon» que l'année qui naîtra 
sera témoin du fruit des longues heures 
de travail caché accompli par plusieurs 
d'entre vous. C'est grâee à cette ardeur, 
-'** ^^ à cet esprit de collaboration qui sans être 
Wrfaits, s'améliorent de jour en jour, que nous pourrons faire de 
la Fédération des étudiants, un organisme des plus puissants^ digne de 
nue institution. 

André OUELLET, 

Président, FEUO 











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aux hommes 



de bonne volonté... 



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Et 



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II 



JS. ^«diants 'de l'Université 
auttawa étalent leur habilité à 
manier le pinceau aujourd'hui, 
alors que i a Guilde des artistes étu- 
Ï55? e «Pose le» oeuvres de ses 
W'érents membres. 

Quelque 25 peinturer à l'huile, 
aquarelles et pastels exécutés par 
m sous-gradués sont exposés à la 
«ambre un de l'Edifice des Arts. 
SE position est présentée con- 
JO'ntement avec le Conseil des 
yw des Etudiants des unive«i. 
■■ du Canada. 

Le vernissage se fait officielle- 
"*« <* soir à 4:30 p.m, lorsque 



le Très Révérend Père Henri F. 
Légaré, ojn.1., recteur de l'uni- 
versité, coupera le ruban tradi- 
tionnel. Le corps étudiant ainsi 
que le public peuvent venir exa- 
miner les toiles de mardi à ven- 
dredi soir inclusivement. Les heu- 
res de visite sont de 9.00 a.m. à 
9.30 p.m. 

V ...» 

Le» tableaux seront jugé» par 
une personne d'Ottawa qui fait au- 
torité en matière d'art et dont les 
décisions seront annoncées avant 
la fermeture de l'exposition ven- 
dredi soir. — 



Affiliations 

possibles 

à la Fédération 

On chuchote dans le» milieux; 
intimes que plusieurs facultés 
qui ne font pas partie dç la 
Fédération, verraient d'un bon ; 
oeil leur affiliation à la seule 
s organisation vraiment représen-ï 
j tative dc$ étudiants de l'Univer- 
sité, y 
Plusieurs étudiants à la mal- 
trise et au doctorat, aux Arts v 
;et aux Sciences politiques sem-^ 
blent tout à fait en faveur de { 
i l'idée. De Jplus, nombreuses; 
isont les étudiantes du Collège 
: Bruyère qui se sentent exclues \ 
! des activités étudiantes parce j 
j qu'elles ne sont pas représen- 
s tées au Conseil de la Fédéra- i 
: tion. "-' f~Tt 
ï C'est là une lacune qui, au- 
s dire de certaines, devrait être.. 
( corrigée. - On dit même que les\ 
: étudiantes de l'Ecole normale, 
i verraient avec plaisir leur voix: 
\ s'ajouter à celles de leur con-) 
soeurs des Sciences domesti-\ 

• ques et de l'Ecole dès infirmiè-- 
i res à la table du Conseil. 

[ Quoiqu'il en soit, c'est uni 
1 problème que la Fédération de-; 
) \rait étudier si elle veut deve-- 
\ nir réellement la voix de TOUS r 

• les étudiants de l'Université y 
] d'Ottawa. \ 



la TOiifo ife ïam iïifi 



"En ce temps-là . . . Jésus 
vint sur la terre à la rencontre 
des hommes. Il venait de si 
loUï^pTFuif nous aimer de plus 
près; il venait parmi noua 
pour nous apprendr à nous ai- 
mer entre nous. 

Sa route était celle de l'ami- 
tié. . . , 



-T 




Le R.P. Louis Roby, O.M.I. , 
aumônier d«s étudiants 



Et maintenant, le chemin 
qu'il a fait "en ce temps-là", 
Il le refait *en ce temps-ci". 
Après vingt siècles. Noël est 
demeurée la fête de l'amitié. 

Et ici, à l'Université, la joie 
que l'on voit dans tous les cor- 
ridors sur tous les visages, in- 
dique que tous se préparent à 
refaire la route de L'amitié. 
Bientôt, par tous les „ trains, 
étudiants et professeurs re- 
gagneront leui foyer, leurs 
parents, leurs amis. Et dans 
la joie des rencontres amica- 
les, des réunions familiales et 
du grand rassemblement de la 
messe de . minuit, . ils r e d é c o u - 
vrh-ont, je le souhaite, le. che- 
min qui conduit à Jésus. 

Après votre départ de l'Uni- 
versité, je penserai aux Noëls 
qui vous attendent et prierai 
pour qu'ils soient vraiment la 
fête de la rencontre avec le 
Christ, afin que- l'immense 
Joie quf descend sur la terre, 
habite en vos coeurs et y de- 
meure à jamais. -» 






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Ton aumônier. 






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LA ROTONDE 



LT 14 déc« mn- 



^ 1 4 décembre 19S9 



j-A ROTONDE 




W RÔTO(S)0€ 



"...Il e*t non «etilerrfent un Atoll mal» bien un devoir pour un journaliste 
de publier, «es opinion* . . ." 

Directeur: Jean Carrière 

Comité éditorlal: Mirhcl Côte, Directeur-adjoint ; Michel Beaubien. Rédacteur 
en Chel ; Jean-Paul Sal.ourin. Chef des nouvelle» ; Paul La Roche ; 
Juliette Pineau. 

Npu»*Uea et reporta**.: -Michel- Cite vn*r, M.r-,11- Artjm.ult. Isabelle Michaud. 
» e Pierre Sabourin, Victor Parisien, Pjerre Raymond * 

Pa*e artisUaue: Gérard Grawvlle — flesponsahle, Richard Oaudrault. Claude 
LeMôyne, Richard Crévier. 

Rédacteurs sportifs: Pierre I.avervne. Jean Campeau 

Correction d'épreuves: Jacques Bmn'et. Lise Roy 

Secrétaire* à la rédaction: Jacquelint Dinelie, Christine Plouife, Daniell* Houle 
Gérani dm annonces: Jean-Claude Giguère. 



Les fesses tremblantes 
motion, La Rotonde vous 
souhaite à tous, bonne et heu- 
reuse, et espère pour la nou* 
velle année, un tas de choses 
tels que Constitution pour et 
par les étudiants, l'acquiesce- 
ment général à la volonté 
immuable de Vêtus, autono- 
mie non-dirigée pour la Fé- 
dération, une allocation du 
gouvernement de $300. par 
mois à tous les étudiants, un 
Manuel des Etudiants dans 
lequel nous aurions un mot à 
dire (même plusieurs), un bi- 
linguisme qui cesse de boiter, 
et surtout . . . beaucoup de 
lecteurs qui ont soif de vérité 
avec un grand "V." A Tan 
prochain ! 



**4 LE ROLE D'UNE ASSOCIATION seBKnŒŒEŒKnmmnsHFa 
£ ETUDIANTE \\ g <?,w J* „*„/ S 



Poge 3 



Le bilinguisme en perd 
à l'Université d'Ottawa 






Même s'Jl n'y a qu'un seul élève d'origine Que faire des facultés de Sciences et de Méde- 









anglaise dans la classe, le professeur doit don- 
ner son cours en anglais; ce qui fait que les 
professeurs, anglais et français, doivent être 
très généreux quant à la forme littéraire des 
écrits de leurs élèves". Cette déclaration, for- 
mulée lors d'une réunion des "Amis du De- 
voir", est d'un professeur de l'Université d'Ot- 
tawa. 

"Lorsque j'étais employé au journal "Le 
Droit", je n'ai jamais pu gardé un seul finis- 
sant de l'Université d'Ottawa car ils ne sa- 
vaient pas leur français." Celle-ci, formulée à 
la même réunion, est de M. Clément Brown, 
ex- éditorialiste au journal "Le Droit", et cour- 
riériste parlementaire au "Devoir". 

Toutes deux sont lourdes de signification. 
Elles indiquent bien que l'Université d'Ottawa 
qui revendique l'appellation d'université bi- 
lingue, ne l'est pas tout à fait. Elle sera vrai- 



cine où l'on n'entend pas un seul mot de fran- 
çais, et cela pour tous les cours de sciences ? 

Tout ceci n'aide pas à la mentalité du 
groupe étudiant, on n'a qu'à jeter un coup 
d'oeil sur la semaine d'initiation du début de 
l'année pour voir combien le français y a fait 
piètre figure. Que doit-on attendre du carna- 
val d'hiver? Et que dire de la pauvreté hon- 
teuse du français de l'Album-souvenir de l'an 
passé? Ce ne sont que des cas particuliers 
mais qui reflètent, de conpert avec la forme 
atrophiée- que prend le bilinguisme des pro- 
grammes académiques, une tendance à l'angli- 
cisation de l'Université d'Ottawa. 



Le dernier numéro de "Présen- 
ce" nous présentait un article qui 
peut facilement donner lieu à une 
prise de conscience. M. Yves Pa- 
pillon tentait de définir exacte- 
ment le rôle que doit jouer une 
association étudiante. Il est évi- 
dent que ce ne sont que des con- 
clusions très générales et qu'il n'a 
pu s'intéresser à tous les problè- 
mes particuliers qui se, posent dans, 
une université. Cependant, M. Pa- 
pillon fait ressortir un aspect gé- 
néralement assez négligé par la 
plupart de nos' associations étu- 
diantes. 

En premier lieu, dit-il, nos asso- 
ciations devraient se préoccuper du 
problème numéro un de tout étu- 
diant: les études. C'est donc dire 
qu'elles ont à coeur tout ce qui 
regarde le perfectionnement des 
instruments nécessaires aux étu- 
des tels que bibliothèques, labora- 
toires, etc . . . De plus, nos asso- 
ciations devraient étudier à fond 
les problèmes que suscite la ques- 
tion d'argent tant à l'échelle de 
l'université qu'à cellç de l'indivi- 



du. En coopération av#c^^to^T9m«ratt-V~OTvntr- si ces rwpoj 



rites universitaires et les corps 
professoraux elles pourraient en- 
suite soumettre à qui de droit les 
réclamations qui s'imposent. x 

Comme on le voit nos associa- 
tions sont en présence d'un champ 
d'action qui mériterait ' d'être 
mieux exploré. Il faut l'avouer, 
ici à OttaWa, * nos associations 
n'ont pas encore fait beaucoup 
de travail en dans ce domaine. 



Non moins importante est U 
conde tâche qui incombe au, 
sociations étudiantes: celles T * 
présenter la classe étudiante» î 
la jeunesse en général en f, 
des autres groupes qui faJS 
notre société. Comme le dit i 
Papillon, "elles sont concerna 
par tous les problèmes ™ 
d'envergure au même titre mi! 
les Chambres de commerce et \1 
associations ouvrières. Nos J? 
dations doivent être à K-J5 
de de la jeunesse, être son Z 
parole et lui donner les direS 
nécessaires. " 

A cause de cette responsabiiifi 
qui retombe sur les association! 
étudiantes, elles sont presque m 
miroir par lequel on juge de ton 
te la jeunesse. On se base sur ]m 
réalisations des associations fe 
diantes puor porter un jugement 
sur l'état de la jeunesse en géné- 
ral. 

Ceci montre bien l'importance 
et les responsabilités qui pèsent 
sur les associations étudiantes £ 



g 2ctûi de *te< 



abilités «ont comprises et accep- 
tées de nos associations. Peut4tre 
aurions-nous alors besoin de revi- 
ser plusieurs, .de nos attitudes! En 
effet ou bien nos associations 
jouent leur rôle ou bien «lies « 
le jouent pas. Si cette dernière 
alternative J'emporte, ce oui sem- 
ble être le cas, il est plus que 
temps de corriger cette situation 
Michel Côté 



-V 



UN MEMOIRE RETROGRADE 

La Chambre de Commerce du Canada a récemment pré- 
senté un mémoire au gouvernement fédéral. La Fédération 
ides Travailleurs du Québec l'a aussitôt déclaré rétrograde, 
antisyndical et fascistes Le Congrès du travail du Canada 
affirme que l'on veut la fin de la liberté syndicale. 

On n'apprend rien à personne en disant que les patron* 

A ceux qui nous diront qu'il est bon pour sont ligués, et que les ouvriers se liguent. Ce n'est pas pour 

ment bilingue lorsque i i étudi |S étudiants d'expression française de suivre ;rien! Des deux côtés on sent le besoin d'être fort. Les patrons 

école ou tSS*^X^^^& Ë 2T2i£ WL2LSS micux appren / fcSS IT plu ? et paye l m T 01ns £ ouvrlers veulent m 

le cours .français et. le cour anglais; ce qui i DO J™c f hmi t f concitoyens nous ré- moins et être mieux payés. Les buts ne sont donc pas la 

pondrons qu il ^ faut aussi et d'abord appren- ; mêmes et on peut dire que les ouvriers sont ligués contre 

les patrons et les syndicats contre les associations patronal*. 

Les industriels et les commerçants sont les piliers de 
l'économie nationale. Les ouvriers sont l'économie nationale. 
Jusqu'à présent en pays capitalistes les possesseurs des In- 
dustries et des commerces ont le dernier mot. Cela ne fait 
pas nécessairement l'affaire des ouvriers qui ne peuvent que 
revendiquer, alors qu'ils voudraient accomplir, entre autres 
choses, des réformes économiques. En un mot les syndicats 
veulent faire déjà politique comme les patrons en font. Ds 
veulent lutter sïïrTes fronts économiques et politiques pour 
les droits des travailleurs à la justice, pour la sécurité et le 
bien-être de la nation. 

Les syndicats disent que les gouvernements actuels sont 
entretenus par les patrons. Cela ne leur donne pas beaucoup 
de chance de se faire entendre. Aussi sont-ils obligé de se 
lancer dans l'arène politique. Quand on sait que la majorité 
de l'électorat canadien est ouvrier, on conçoit qu'ils puissent 
réussir à former un Jour un gouvernement. Ce n'est qu'une 
question de temps et d'éducation. 



n'est pas près de se réaliser. 

Martin Béliveau disait avec raison dans le 
dernier numéro de LA ROTONDE, qu'un "bi- 
linguisme qui impose à un professeur de s'ex- 



dre sa propre langue. Il faut se rappeler que 
la pensée est limitée par la langue, et que cha- 
que langue représente un mode de pensée 
différent. Ainsi, à force de suivre des cours 
primer dans une langue qu'il ne maîtrise pas j en an £ ,ais > nos étudiants finissent par' adop- 
très bien, et qui ne lui permet qu'une demie tcr ,e mode dc Pensée anglais. S'ils essaient 

ensuite de s'exprimer en français, il en ré- 
sulte un décalage entre la pensée et la langue. 



mesure, n'est pas un bilinguisme". Combien 
en voit-on de ces pauvres professeurs qui ba- 
ragouinent leur cours dans une langue qu'ils 
oni peine à employer? Et combien en rencon- 



Ce métissage du processus intellectuel produit 
ces phrases boiteuses et incorrectes qui font 



w»«* pi»<- m, «uyivjci i i,» lumuicii en rencon- ■ ■. ■• w * »«vvuw;ics qui ioni 

tre-t-on de ces étudiants qui ont peine à sui- passer ,es étudiants pour des barbares, en dé- 
pit de leur science. 



vre un cours en anglais, cours qu'ils n'enten- 
daient pas suivre car ils avaient cru que l'Uni- 
versité d'Ottawa était une université vraiment 
bilingue ? 

Décidément, il y a un problème . . . 



Sans verser dans des déclarations patrio- 
tardes, on doit convenir qu'il est évident que 
c'est l'élément français de l'Université qui 
souffre le plus. D'abord parce que les cours 
qui groupent les deux éléments culturels ne 
peuvent se donner qu'en anglais; ensuite par- 
ce que dans certaines facultés, TOUS les cours 
ne se donnent qu'en cette langue. 

Mais ce qui est plus *rave, c'est que ce 
supposé bilinguisme, en endormant noire souci 
de survivance française (l'expression est lour- 
de et vieillie mais pas moins vraie) risque de tin*!™™ ét » diant » M» non-identité cultn- 
^ j i x t. .7 „, „ ' reI,e » au métissage du processus intellectuel 

conduire à l'assimilation du groupe français, qu i n'amène que la confusion des idées 
assimilation qui fera des finissants de l'Uni- 



Passe encore pour les étudiants dès facul- 
tés graduées; ils ont déjà eu une formation 
solide au niveau du baccalauréat. Le problè- 
me se pose surtout chez les sous-gradués qui 
sortent des écoles secondaires., 

Mais nous ne sommes point séparatistes. 
Nous ne voulons guère deux universités sur le 
même campus, encore moins la disparition de 
l'un des groupes ethniques du campus de l'U- 
niversité d'Ottawa. Il y a cependant un tra- 
vail énorme à abattre avant que le bilinguis- 
me à l'Université cesse de boiter; travail dans 
les sens d'organisation de cours, de formation 



versité d'Ottawa, des individus à culture non- 
identifiable — des gens qui, avec deux moyens 
d'expression, seront dépourvus d'une culture 
authentique. Le mal se fait déjà sentir en ce 
sens que l'on en rencontre de plus en plus de 
ces gens qui ne peuvent dire deux mots sans 
passer d'une langue à l'autre, et cela d'une fa- 
çon fort Imparfaite. 



Il est vrai que l'Université fait des efforts 
pour établir, dans la mesure du possible, des 
sections anglaise et française pour un grand 
nombre de cours.. C'est ainsi qu'il y a deux 
séries de cours en philosophie, en histoire, en 
religion, et autres. Mais que faire du Com- 
merce où les cours spécialisés, à très peu 
d'exceptions près, ne se donnent qu'en anglais? 



La classe au pouvoir n'est pas aveugle. Elle voit les dan- 
gers pour elle. Aussi elle contre-attaque. Le mémoire de la 
Ghambre de commerce en estnm exemple. La vraie solution 
serait de créer de meilleures conditions de travail, de se tenir 
au courant des besoins ouvriers et de participer d'avantage 

de sections françaises dans diverses fac^l'tés" fLlï'îî? 5?% !**** n0U ^ sommes toujours en pays capita- 
Nous ne disons pas que l'Université ne fait rien «I *£♦ J** a / fail * s -*WU. les affaires. Les bailleurs de fonds 
en ce sens, simplement qu'elle le fait trop len ! '"? %Z J*™ ô .* re les P r , emiers servls car * base de notre 
tement. Chaque année de retard peut vouer '^ économl£ J ue <*t ni plus ni moins l'ambition de gagner 

Quand l'ouvrier aura voté conservateur une fois et en- 
suite libéral (ou vlce-versa) et qu'il n'aura obtenu- que des 
mots, il se tournera ensuite vers le parti ouvrier pour le _ 
porter au pouvoir. Aujourd'hui les affaires vont bien, et le 
pays est riche mais qui nous dit que cela-continuera. L'hom- 
me de la rue a tendance à laisser faire quand tout va assez 
bien. Mais quand arrivera une crise quelconque, il se tour- 
grimpent sur le dos"; si telle en est l'internré rT^T* 18 le parti qu,il crolra .capable de régler le problème 
tatlon, c'est que le mal est déjà trop avancé. LeS Chances son ^ ue ce s ^a le parti ouvrier": 

Les syndicats n'ont r»as tort de mousser leur idée 



Et surtout, qu'on n'Interprète pas ces li- 
gnes comme une attaque contre nos confrères 
anglophones qui, au dire de certains, "nous 



C'est que les étudiants s'enlisent sans même 
s'en rendre compte. C'est, au contraire, la bon- 
ne entente que nous désirons. Cette coexisten- 
ce, "harmonieuse" comme le disait Martin Bé- 
liveau, ne se réalisera que si les Canadiens d'o-, 
rigine anglaise conservent leur allégeance cul- 
turelle, et que les Canadiens français font de 
même. Les deux cultures doivent marcher 
côte à côte, tout en conservant leur caractère 
propre. Il faudra faire vite avant que la mar- 
che ne devienne trop pénible. 

Jean CARRIERE 
Directeur 



n'ont pas tort de 'pousser leur — 
de faire de la politique. S'ils réussissent, on verra ce qu'ils 
peuvent faire et. sinon, ils auront toujours eu l'utilité de 
pousser les gros partis à agir davantage en fonction du peu- 
ple et tin peu moins à l'avantage des grands propriétaires 
d industries: Pour le moment la lutte continue; les syndicats 
vont revendiquer) plus de libertés jusqu'à ce qu'ils les ob- 
tiennent, ou qu'ils prennent le pouvoir. Les patrons vont s'op- 
poser à la liberté syndicale pour conserver ce qu'ils appellent 
I2în ♦ î. té ^ P roduire Plus et mieux. Quel qu'en soit le 
résultat final, l'influence du syndicalisme se fait déjà sentir 
et ie gouvernement se voit obligé d'accéder à leur volonté, 
seulement, les ouvriers trouvent que cela se fait trop lente 

SI Sîff QU » q ï en réalité °n Peut' remarquer une accélération 
de cette tendance. 

J. P. Sabourin 



û<mu te éalecl? 



H 



fi 



por Jean-Paul SABOURIN 



. ^otr* célèbre homme d'affaires, tre; mais, bonne -mèpe r tf-iw -faut 



Vi Marin a encore fait v une gaffe. 
Après «voir vendu plus de billets 
iu'il n'y avait de places disponi- 
bles à la salle académique lors 
d'une représentation des "Précieu- 
ses", voilà notre héro qui "s'em- 
barlicote" avec les - photographes 
de la région. 

En effet, notre génial organisa- 
teur s'est assuré les services d'un 
photographe renommé pour qu'il 
capte les instants les plus mémo- 
rables de la pièce mentionnée 
plus haut ... Il a réussit à en trou- 
ver quarante-huit! _1_ 

Aujourd'hui, le petit photogra- 
phe, qui 8 mordu à l'hameçon, se 
voit obligé' oe garder fles- photos, — t» 
et de courir après le cinq piastres 
qu'on lui avait promis pour qu'il 
se dérange. En fait, il circule par- 
mi ses amis photographes, faisant 
l'éloge de notre impayable M. Ma- 
rin^ ' 

Si Te' méchant photographe pour- 
suit notre brave M. Marin et le 
fait mettre au violon, nous pro- 
mettons solennellement de lui ap- 
porter des poires, et de faire une 
souscription- publique pour lui 
acheter deux livres qu'il pourrait 
lire avec profit: "L'Art de se faire 
deramis et de réussir en affaires". 

D'ailleurs cette petite retraite] 
lui ferait du bien et . . . à nous 

aussi. 



pas faire de farces avec cela! On 
ne doit pas faite ehanter les gens. 
On n'est pas en politique ici, 

I/incident peut être minime; sa 
portée est grave. De tels incidents 
nuisent à la bonne formation dé! 
étudiants. On ne s'est pas dit: 
"C'est mal, donc je le fait". Non, 
seulement sans y penser trop, on 
[agit ainsi quand l'occasion se pre- 
ssente. C'est plus facile, ça deman- 
de moins d'eforts, et malheureu 
sèment ça réussit. J'admet que 
pour réussir on doit quelquefois 
utiliser des moyens expéditifs, 
ïfiais tout de même il ne faudrait 
pas aller plus vite que le violon. 



Un certain professeur a trouvé 
le moyen idéal pour concilier les 
besoins de la "Drama Guild" et le 
travail de ses élèves. ^~~ 

Cest très simple, il les fait 
chanter. Il leur dit: "Vous vendez 
cet billets d'admission et je voua 
retire un travail que je me pro- 
posais de vous faire faire pour le 
début de janvier". 

Ils ont très vite compris qu'il 
fallait vendre, ou travailler le sty- 
le. Seulement moi j'ai compris 
qu'on se payait ma tête. Aussi je 
me demande si on a ledroit de 
jongler ainsi avec les élèves. Ce 
n'est pas le but de l'affaire qui 
m'agace mais plutôt la méthode. 
Elle est gênante et déplaisante. 
Ce n'est pas le genre de relations 
qui existent habituellement entre 
professeurs et élèves. 

. Le but à atteindre est bon, i.e. 
faire que les gens aillent au théâ- 



Le temps de Noël est une pério- 
de de joie et de compréhension. 
Pour certains étudiants, c'est un 
temps de travail car, malgré que 
nous venions tous de familles mil- 
lionnaires, il faut .que certains 
d'entre nous travaillent. Les bud- 
get ont besoin d'être renfloués. 



Mais comme on ne peut tou- 
jours choisir son travail et qu'on 
doit le prendre quand il vient, 
cela demande de la part de l'étu- 
diant un petit jeu de passe-passe 
avec ses cours. Aussi un petit re- 
lâchement de la part des autori- 
tés en ce qui regarde l'assistance 
obligatoire aux cours serait gran- 
dement apprécié. 

En fait, tout ce qu'il faudrait, 
c'est que les professeurs négli- 
gent alors de prendre les présen- 
ces. Cela ne serait pas difficile 
et très utile. La constitution éco- 
nomique de l'étudiant ne s'en 
porterait que mieux et ce serait 
un bel exemple de compréhension 
mutuelle . . . 



Lo Conférence de l'Université McGill 

Problèmes des peuples 

sous-développés 



(par Claude Piché) 






N.D.L.R.—M. Claude Piché, de 
Sciences Politiques IV, avec M. 
Rod Flahcrty, de Common Law I, 
•■tint délégué de ^Université d'Ot- 
laaxi à la Conformée de PUniver- 
n%ê McGill sur les affaires mon- 
linh-x tenue le mais rlpmier ^ 
Montréal 



Une centaine de délégués originai- 
res de quatorze différents pays 
dont beaucoup des pays sous-déve- 
loppés, venus de quelques vingt- 
Cinq universités canadiennes et 
ricaines, assistèrent à la troi- 
sième des Conférences annuelles 
de l'Université McGill sur les" af- 
mondiales. Ils y discutèrent,, 
trois jours durant, les divers as- 
pects des problèmes qu'ont à af 
fronter les pays sous-développés 
du bloc afro-asiatique. C'est à qua- 
tre séances de discussions sous for- 
mé "round table" que se fit le gros 
du travail Les délégués purent 
assister à des confé rences don- 

arson, le 
Dr Arthyr Smithies, économiste 
de Harvard, et Sir Leslie Munroe, 
chef de la délégation de la Nou- 
velle-Zélande ajix Nations unies. 

Les deux délégués de l'Universi- 
té d'Ottawa préparèrent conjoin- 
tement une courte étude des con- 
séquences sociologiques impliquées 
par l'application de nouvelles struc- 
tures économiques aux modes de 
vie traditionnels des peuples afro- 
asiatiques. Le travail fut présenté 
par M. Rod Flaherty dans son 
groupe d'étude. 



La Rotonde offre ie« meilleurs 
voeux à l'équipe infatigable du 
journal "Le Droit" qui, malgré 
nos requêtes quelquefois sau- 
grenues, continue de publier le 
journal des étudiants d'expres- 
sion francoise de l'Université 
d'Ottawa. 
t 



— DIPLÔMÉS DE 1960 — 

des sections du baccalauréat et des gradués 



UN POSTE D'AVENIR 

s'offre à vous dans les domaines de 4a 



SCIENCE et de lo RECHERCHE SCIENTIFIQUE 



A 



au 



SERVICE PUBLIC DU CANADA 

Si vous comptez obtenir un grade à la section des gradués ou à 
la suite d'un cours de spécialisation dans l'un des domaines 

suivants l 



CHIMIE 

PHARMACOLOGIE 

TECHNOCHIMIE 

PHYSIQUE 

GÉOPHYSIQUE 

TECHNOPHYSIQUE 



GÉOLOGIE 

GÉNIE GÉOLOGIQUE 

GÉNIF 
MÉTALLURGIQUE 

MATHÉMATIQUES 

ÉLECTRONIQUE 



îtn'est pas facile de résumer en 
un- court article l'aboutissement 
plus ou moins logique de trois 
jours de discussions sur des pro- 
blèmes aussi complexe? que ceux 
posés à dès pays sous^éveloppés 
cherchant avec effervescence à re- 
joindre par de nouvelles structures 
économiques, politiques, sociales 
et culturelles, le degré de civilisa- 
tion de la communauté mondiale 
du vingtième siècle. .^ 

En général, ces populations ont 



certaine efficacité si l'on constate 
le nombre croissant de pays qui 
possèdent déjà ou marchent vers 
leur indépendance. Pour en citer 
quelques-uns qui ont déjà acquis 
cette nouvelle indépendance: l'In- 
de et «Indo-Chine en Asie, le Ma- 
roc, la Tunisie, l'Ethiopie, la Gui- 
née, le Ghana en Afrique. En 19GÛ, 
au moins quatre pays obtiendront 
leur pleine souveraineté: le Nige- 
ria, les deux Càmerouns et la So- 
malie italienne. 

L'industrialisation est un des 
-nouveaux phénomènes économi- 
ques (le plus important) qui a sus 
cité des problèmes sociologiques 
cruciaux: le déplacement de. gran- 
des masses de population du vil- 
lage ou de la tribu à la ville occa- 
sionne la rupture de ces popula- 
tions d'avec un. système social et 
des valeurs morales traditionnel- 
les pour de nouvelles structures 
auxquelles il-leur. est long pt afH|, 



de s'adaptej. 

L'urgence de sortir leurs peu- 
ples de la rtfisère relative provoque 
par des problèmes de surpopula- 
tion et le manque d'une technique 
d'exploitation rationnelle des res- 
sources naturelles obligent les gou 
vernements à appliquer le remède 
d'une économie bien organisée, di- 
rigée par un état soirvent forcé de 
négliger les exigences les plus 
élémentaires du système démocra- 
tique. Il y a donc tendance généra- 
le vers le communisme que les 
progrès économiques dans le do- 
maine de la production de masse 
de la Chine communiste ne font 
qu'encourager. 



VETILLES 



Vêtus, en feuilletant hier sa 
"Vie en images du Marquis de 
Sade" s'est mis à penser au Ma- 
nuel des Etudiants Vêtus est d'ac 
cord avec le*s énoncés du Manuel; 
il loue en toutes choses le Législa- 
teur mais il ne peut s'empecfier 
île trouver une lacune à ce code 
presque napoléonien. Pourquoi, en 
effet. Vêtus n'est-il pas obligatoi- 
re pour tous, ou, du moins, QQWT 
les noneeaux' > Vêtus en conclut' 
que les autorités ne lisent pas 
Vêtus M cela le chagrine. Passe 
encore pour un étudiant de ne 
pas s'abreuver à- la source ' vtvi- . 
fiante de cette chronique, mais 
les autorités!!! Si iamais ils ve- 
naient implorer Vêtus pour des 
conseils quant à la conduite d'une 
université, le grand homme serait 
justifié de leur refuser accueil. 
Mais que le prolétariat étudiant 
ne craigne rien. Vêtus ne con- 
damne pas les autorités à se pas- 
ser de sa quasi divine sagesse. 
Devant cette attitude, toju&ne peu 
vent que remercier (^seigneur 
[gui a donné à Vêtus une si grande 
magnanimité. 

Yétns se-rfçmanrfe <& qtœllf t s^ec'~~ 



Le besoin de ces pays d'une aide 
extérieure économique et techni- 
que les oblige à une attitude plu- 
tôt neutre vis-à-vis les deux blocs, 
communiste et occidental. Cette 
neutralité leur permet de pouvoir 
opérer une sorte de chantage qui 
force les pays des deux blocs à 
intensifier leur aide pour se pro- 
curer la sympathie du bloc afro- 
senti avec urgence la nécessité de I asiatique en relations Internatio 
se débarrasser de la tutelle des | nales. 
puissances colonisatrices. Le sen 



timent d'être exploitées, la con- 
viction que les puissances posaient 
elles-mêmes les barrières à leur 
émancipation provoquèrent un peu 
partout à travers l'Afrique et 
l'Asie des foyers de nationalisme 
souvent tumultueux, mais d'une 



Le bloc afro-asiatique est le 
poids qui fera pencher la balan- 
ce du destin mondial. Représentant 
plus de la moitié de la population 
du globe, ces peuples sont un ter- 
rain où la propagande sera fertile 
de conséquences. 



Ça nous vienf de l'hôpital . . . 



PROPOS D'INFIRMIERE 



par Isabelle Michaud 
de "La Rotonde" 
Dans un décor "Merveilles hi- 
vernales", les étudiantes infirmiè- 



res tenaient, le 5 décembre der- d'excellence en religion il y a 



La 



— votre exemplaire de la circulaire d'informa- 
tion 60-1500 au bureau de placement de 
votre université. . . 

— aux possibilités qu'offrent les domaines qui 
vous intéressent. . « 

— fiux avantages que procure un emploi, au 
Service public du Canada. 

DEMANDEZ ^- à votre Agent universitaire de placement de 
vous" réserver une entrevue avec J'EQUIPE 
DE SELECTÏON pour emplois SCIENTI- 
FIQUES, laquelle" se rendra à votre univer- 
sité en janvier 1960. 



nier, leur deuxième. danse de l'an 
née. Grâce au concours d'Andy 
Bcrthiaume et son orchestre, et 
du maître de cérémonie Sunny 
Jim Terrell, la soirée fut, au dire 
de plusieurs, des plus réussie. 
Nous rem ercion s tous les étu- 
diants qwt'OTJt bien voulu encoura- 
ger cette activité et nous espérons 
les revoir, ainsi que plusieurs au- 
tres, à la danse du 5 janvier pro- 
chain. 



tations et nos prières pour que 
la force de la grâce demeure tou- 
jours en elle. 

Lilly s'était vue mériter le prix 



En effet, mardi dernier, une jeu- 
ne étudiante de première année, 
Lilly Sun, par l'eau du baptême, 
devenait la fille élue de Dieu. A 
notre nouvelle petite soeur, nous 
offrons nos plus sincères félici- 



deux ans. Les grands convertis 
du vingtième siècle sont parmi 
nous. 

XXX 

C'est dimanche dernier qu'avait 
lieu la cérémonie de la prise de 
coiffe. Les élèves de ^première-an- •■] 
née voyaient couronner les ef- 
forts dé trois longs mois d'étude. 
Enfin les soeurs cadettes porte- 
ront légitimement le nom de "gar- 
des", leur coiffe devenant un sym- 
bole d'autorité professionnelle au- 
es t r tve c n t msl A'près du patient. Souhaitons aux 



nouvelles infirmières tout l'en- 
thousiasme, l'ardeur et le dévoue- 
ment de leur patronne qu'elles 
ont évoquée en prêtant le ser- 
ment d'allégeance à Jeanne Man- 
ce. 



te nébuleuse le Bouchon est-il le 
prophète? Quelle déviation~de l'es- 
prit a conduit ce pauvre étudiant 
à professer une doctrine si vaine- 
ment sacrificielle? Vêtus croit que 
le Bouchon s'apparente spirituel- 
lemtnt aux sorciers de la tribu 
Ouraganda. Cette tribu a établi 
des tabous très stricts sur les bi- 
bites à patates, et adore un vieux 
manuel de géographie politique 
tombé par hasard entre leurs 
mains. (Ceux que la chose inté- 
resse pour -ornt satisfaire leur cu- 
riosité en lisant le rapport qu'en 
a fait en 1847, à la S.P.B.P.. le 
célèbre explorateur malais, Lud- 
ger Boissonnault.) 

Vêtus salue sur le campus ' le 
6e porteur du veston grenat. Vê- 
tus, lui souhaite d'avoir une vertu 
aussi bardée de fer que sa sensi- 
bilité esthétique qui ne semble 
pas totalement bouleversée par ce 
costume. 

Bientôt, le carnaval. Vêtus ne 
doute pas que les sachems et les 
chefs de la fédération le pétition- 
neront d'exercer son sublime dis- 
cernement pour choisir la jeune 
fille qui devra crystalliser, symbo- 
liser l'idéal du prolétaire étudiant 
■moyen. Vêtus, dont les absolus 
sont quelquefois tempérés par des 
contingents, acquiescera gracieu- 
sement à cette inévitable deman- 
de. Mais Vêtus trouve quand mê- 
me curieux un système où les 
reines sont élues, alors qu'elles 
devraient régner spontanément 
par la bmuté, la gracilité, le dy- 
namisme, la douceur, le pneuma- , 
tisme de leur corps. C'est ainsi 
que Vêtus voit les femmes. Elles 
plaisent par l'intégration harmo- 
nieuse de chacune de leurs par- 
ties à un tout capable d'anima- 
tion autonome, beaucoup plus que 
■par leur valeur intérieure. .C'est 
un intérêt mécano-esthétique. 

Vêtus dénonce sur ce point, l'o- 
pinion d'un révolutionnaire qui, 
à l'instar des Grecs de l'époque 
décadente, .admet que la femme 
puisse avoir une âme. 

En terminant. Vêtus se permet 
la jouissance de citer le Grand 
Mandarin Li Ki San Fou de Lua. . 
Dans "Métaphysique et Pugilat",, 
oeuvre de jeunesse écrite -alors 
que l'auteur ne possédait qu'un 
nombre limité des caractères de 
sa langue maternelle, (c'est le cas 
des typographes de cette chroni- 
que), le Grand Mandarin nous 
laisse cette parole ' émouvante: 
L'Avenir est à ceux qui hivernent; 
les ours hériteront du monde". 

VETUS 



1. Voir définition dans le Ma- 
nuel des étudiants. 



-^^*ai&ttittœy&ttttmy&ittttttioamtti&tttt*am*xœttœœttitt 









COMPLIMENTS DE LA SAISON 

GRAND HOTEL 

' v . . . 

L. Delorme^. propriétaire 



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angle Sussex et Besserer 



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LA ROTONDE 



Lp 14 décembre ! o^ I ^ 1 4 décembre 1959 



LA ROTONDE 



LE COURRIER DE LA BOUTEILLE 



QUESTION: Pourquoi 



éclairées et au dévouement de 
' tout apôtre laïque ou clerc. C'est 



*~± 



I vous plaît, mais, restez^en là. 

. ' r INCREDULE. 

REPONSE: Cher ami, tu sais 
coi\me moi qu'il y a différentes 
sortes d'alcool, il y en a qui sont 
des poisons et qui méritent d'être 
maudits parce que beaucoup trop\ 
•' .'■"' ." de gens s' en servent comme bois- 
son. maintenant, il y en a d'autres 
qui peuvent être c6nsommés mo- 
dérément ■ 

Comme toute créature de Dieu, 
nous pouvons nous en servir pour 
le bien ou pour le mal, mais il 
faut une éducation dans l'utilisa- 
tion de ces créatures. Prends le 
sexe comme exemple: le sexe est 
bon, mais il faut une éducation 
; , qui précède l'usage du sexe. C'est 
précisément cela que le cercle 
, Lacordaire essaie de faire à l'Uni- 
versité, chez les étudiants, c'est-à 



naissante que nous bénissons ceux 
qui par la parole et surtout par 
l'exemple se consacrent à suppri- 
mer la cause du mai." 

Chez les gros buveurs, lesrtû' 
cordaire font un travail de réha- 
bilitation et si tu voyais, cher 
ami, les malheurs causés par ce 



tour ce liquide qui est la cause de 
beaucoup de malheurs. 

LE BOUCHON. 



Nouveau conseil 
athlétique 



annonce aue 



Le deuxième numéro de Présen- 
ce qui «ère en vente à partir du 
lundi 14 décembre a été préparé 
par une équipe d'Ottawa. 

On y trouvera des articles de 
quelques professeurs tels Jean- 
Guy Lemarier, o.m.i., Louis Theu- 
bet et Louis Sabourin. Une étu- 
diante» Lise Roy et quelques étu- 



de Miss Rotonde-Fulcrum sera ré- 
vélée vers le milieu du mois de 
janvier. 



maudit alcool, tu maudirais à ton diants entre autres Jean-Louis Ma- 



dire éduquer et prévenir les élu- plus grande autorité au .direc- 
dtants en ce qui concerne l'usage teur des sports, M. Arthur Sheedy. 
des boissons L'alcool est un ins- ^ Harbi administrateur ad . 

^^iS^^^^JV^L^^oint des édifices du campus, et 



jor, Louis Gravelle et Jean-Yves 
Théberge y ont contribué. 

Ce numéro de "présence" a pour 
thème: "Face au monde". Quel 
attitude devons-nous avoir face au 
monde? Qu'exige le fait de notre 
présence, dans le monde? Notre 
prise de conscience face aux pro- 
blèmes internationaux! Tous ces 
^L'Université d'Ottawa vient de ! problèmes et plusieurs autres se 
former un nouveau Conseil athlé- 1 ront analysés dans le prochain nu- 
tique à la suite d'une réorganisa m *ro de Présence. De plus il y 
tion des sports qui confère une aura ,a sui *e de l'enquête commen 






"ïetéffHs X'sVe?" " ^^Tyui, depuis vingt cinq ans'a Je* 
ses e ijets nêjas t e s. 1 _ ^ours participé à la vie sportive 

Si tu ne sais pas te servir desl de l'Université, occupe le nouveau 

boissons enivrantes tu es destiné •. P° ste d'administrateur financier 



cée dans le premier numéro "pour 
une doctrine étudiante". 

N'oubliez pas d'acheter votre 
exemplaire! 






à devenir un intempérant, et de 
cette- façon, tu risques de devenir 
un alcoolique. Le 13 septembre, 
1956, Pie XII dirait ceci à un 
.groupe d'Irlandais: "L'intempé- 
rance dans la boisson, conduisant 
si souvent à l'alcoolisme, est de- 
venue aujourd'hui une menace an- 
goissante et une véritable tragé- 
die spriituelle pour des milliers 
d'àmes rachetées par la Passion 
et la Mort de Jésus-Christ. C'est 
un mal social et une ruine spiri- 
tuelle qui font appel aux études 



des sports, tâche qui s'ajoute à 
ses autres fonctions. 

Le nouveau Conseil athlétique, 
préside* par le R.P. Her vé Mar- ' vàTd'friver. 
coux, o.m.i., comprenc! sept mem- 
bres choisis parmi le personnel en- 
seignant, l'Association des Anciens 
et les divers départements de l'U- 
niversité. Les étudiants pourront 
soumettre leurs suggestions et 
commentaires au Conseil par l'in- 
termédiaire . d'un avocat étudiant, 
qui est le président des repré- 
sentants d'un réseau qui s'étend 
à chaque faculté, institut et école, 
(suite à la page 8 > 



Les organisateurs du carnaval 
d'hiver annoncent ces jours-ci que 
toutes les organisations du cam- 
pus, reconnues par la Fédération, 
auront droit à un char allégorique 
pour !a grande parade du carna- 



La présentation d'un char allé- 
gorique accordera en même temps 
la permission de présenter une 
reine au grand concours pour le 
titre .de "Reine des étudiants ". 

La reine d'une organisation de- 
vra avoir fait partie du comité 
qu'elle représentera. La Rotonde 
cnnonce avec fierté qu'elle a dé- 
jà choisi la. sienne en collaboration 
avec "The Fulcrum". L'identité 



M. René Lévesque, commenta- 
teur à la radio et à la télévision, 
nous parlera . . . mardi le 15 dé- 
cembre, lors d'une conférence qu'il 
donnera au Château Laurier dans 
le cadre de la Société d'étude et 
de conférences d'0ttawa-Hull. 
Pour plus de renseignements, on 
peut s'adresser au secrétariat, 223, 
Knox Crescent, ou téléphoner à 
CE: 4-3848. 



Mardi le 15 décembre à 8h. 30 
"P-jn., une discussion en anglais 
aura lieu à la salle 135 de l'édifi- 
ce des Arts. Le, sujet portera sur 
le rôle que "joue de nos jours- le 



L'éducation q u 
Manitoba 



Une Commission 



royale 



d'enquête sur l'éducation ai 
Manitoba croit que "i e but 
Xondamental de l'éducation 
n'aura pas été atteint si ^ 
connaissances acqu^ 
cours de longues années d'é- 
tudes font du diplômé un cri- 
minel encore plus habile."' 

Aussi dans son rapport fl. 
nal, la Commission croit q M 
pour atteindre le but de l'é- 
ducation, Le. la formation dû 
caractère, "l'enseigne ment 
des diverses religions de no- 
tre population est un moyen 
pratique d'y arriver". 



"La Commission croit au&i 
%n£k G ar pat a O"' 11 faût les ««sources «aor. 



"High School". Prendront part : 



ten, directeur de l'Ottawa Colle- mes et le pouvoir du système 
giate Board, .et M. Charles Vis- d'éducation publique pour al 
gale, professeur adjoint au Dépaf- lf _ „ , H puur * 

tement de. Philosophie ~4o 4a- -Fa- QgilJLg&Jlse .et la famille dan* 



culte des Arts. 



leurs efforts 
l'homme". 



Pour civiliser 



La Commission recomman- 
de donc au gouvernement 
d'offrir son assistance à tou- 
te école qui satisfait aux nor- 
mes établies. 



^r 










- -*►» 









s\^ xx 



e\v 





La Chorale de l'Université fera 
sajieuxrème apparition à la télé-: 
vision samedi le 19 décembre. 

L'émission qui sera télévisée en 1 
direct des studios de CBOFT pas- 
sera de 7h. 45 à 8h. 00 p.m. et 
sera consacrée à la fête de Noël 

On sait qu'au mois d'avril der- 

ner, la Chorale avait donné un j n 4 „ " ,--,*, - j , 

concert d'une demi-heure au mé > ■ n a me ^bres faisaient 

me poste à l'occasion de la fêteJ3arti de cette — Commission; 

de Pâques. d t } professeur R O Mac 

Le programme de samedi pro-/"-. \t % , *:^ 

chain sera le suivant: 1) Sainte farl ane de l'université Carie- 
Nuit U thème), 2) il est né, 3) I ton, et le R. Frère Joseph R 
saw three ships. 4) Vite levez- B *" ul 

vous, 5) Hacia Belcn. 6) Los anges ,Burns ' dlr ecteur des écoles de 
dans nos campagnes. Saint-Boniface. 



CONCOURS CHANSON-THEME 



rons également qu'il pourra np 
porter l'épreuve du temps pu 
sa qualité, de façon à devenir ex- 
tradition à l'Université." 



Les étudiants de l'Université 
d'Ottawa offrent un prix de $200 
pour la composition d'un nouveau 
chant universitaire. 

àe^étud^^Atrl^*^?" * "f concottrs 8 ' ou ™ auJo«inrk«i 

ues étudiants. André Ouellet, an- et les insn-intion. A n i«»„è : 

nonçant l'ouverture d'un concours nir au Sfte l»*uJSE 
pour un chant bilingue, déclan» , Jacq UeS TKST 611 rue l4^ 

g». «! *g.-Jg«™j servir à Janvier 1960. On peut obtenir b 
1 occasion d'événement* sportifs, i règlements du concours de! 
de ralliements d'étudiants et en. PUnte concours de m. 

d'autres circonstances. 

>us ont précédés ne sem- J** 1 " 0118 soumises par les conçu 



» 



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4 \ 



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□ 



D 



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! MVSjiïXiâ LuL vH^S 



qui nous ont précédés ne sem 
blent pas avoir réussi à composer 
un ehant qui s'est maintenu." 

"Nous espérons en avoir un 
pour notre carnaval d'hiver — en 
février prochain — et nous espé- 



rents, et le gagnant parmi m 
trois concurrents sera choisi a 
cours d'une audition, lors d'un ral- 
liement des étudiants un dimanche 
après-midi au début de février. 



a a 



/ # 



WHACKO' 



Répétition samedi, le 19 décembre 
à 2.00 p. m . 



SOYEZ PRÊTS POUR UNE 
LONGUE RÉPÉTITION 



SOUS-SOL DE LA 
FACULTÉ DES ARTS 



«O-^'-N 







es 



Des représentants dn bureau d'emploi 



HeJa rompagmeTtell seront à l'université 



v^ 



les lundi et mardi 
18 et 19 janvier 



POUR LES ÉTUDIANTS 



Inscrivez-vous h votre service de placement et 
demandez nos brochures explicatives 



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traversée seulement 
Pour )inforrriations: 

BUREAU DE TOURISME FNEUC 
ÉDIFICE LE DROIT, OTTAWA 

fédération Notionalc des Etudiants des Universités ComAmMS 



- ' ! 



--L. 



Pq y» 5 




Notre conte de Noël 



Un Noël plein d'amour 






et de lumière 

V 

'■ • . ■ 

(par Jean-Louis Major) 

Spécial à La Rotonde 



mm 






J ai raconté, il y a quelques an- 
nées, ma soirée de Noël en compa 
gnie d'un petit prince. Peut-être 
celui qu'avait connu Saint-Exupé- 
ry, au Sahara . . . Cette année, 
| on m'a demandé de vous en par- 
ler encore. Mais je n'ai pas revu 
, mon petit prince, Il ne «n'est res- 
i té qu'un souvenir bien tendre et 
, bien cher qui me revient aux jours 
: de tristesse. Et on ne raconte pas 
; ces souvenirs-là . . . 

A la place, je pourrais peut- 
être vous dire comment j'ai dé- 
couvert, un Noël, que les petits 
princes n'arrivent pSs tous des 
autres planètes . . . l'histoire re- 
monte, loin. 



autres .sachent qu'on est heureux. 

! Ah oui ! surtout dire qu'on est heu- 

; reux, parce que ce jour-là person- 
ne n'a le droit de ne pas être 
heureux. Mais moi, j'étais triste 
au fond, et je devais rire bien fort 

: pour dire que j'étais heureux. 

: Parce que j'étais un homme à pré 
sent . . . 

, Et je vécu comme ça des Noëls 
bien tristes, où je riais, pour dire 
que j'étais heureux. 

Jusqu'au jour où je décida: que 

.J'en avais asses. Au lieu de me 
rendre à la messe de minuit avec 

i les autres, j'étais demeuré à la 

. maison. L'arbre était là, dans le 



i'UmntrtHé compte encore des ortistet poritti ses étudiants C'est ainsi que 
nous evoni vu Paul Motfovoc, à gauche, remettre une de ses peintures au 
secrétaire de la Fédération, M. Jacques Plante. On nous apprend que cette 
peinture ornera le mur de la salle des conférences o la maison des étudiants. 



Une nouvelle découverte 






v 



MARIE-CLAIRE BLAIS et 
"LA BELLE BETE 

(par Juliette Pineau) 



'// 



Marie-Claire Biais, un nom que ou de jalousie, d'où ressort une im 
l'on rencontre actuellement dans la ; pression morbide. 
plupart des pages littéraires des • 

journaox. D'où vient une telle po- Chacun des personnages porte 
pularité? Les Presses de l'Insti- extérieurement la marque qui le 
tut littéraire du Québec lançaient \ P erd - ** d *stin s'empare d'eux 
en septembre dernier, La Belle ! P^ or Ies ««M» vers la mort. Pa 
Béte. 



Une entrevue présentée le 7 
septembre dernier au réseau an- 
glais de Radio-Canada, nous a per- 
mis de mieux connaître cette jeu 



Quand j'étais petit garçon (il 
n'y _a pourtant pas bien long- 
temps) j'aimais bien les Noëls. Il 
me semblait que ce jour-là toutes 
les choses prenaient un air qu'el- 
les n'avaient pas les autres jours. 
Même le vieux marchand du coin 
oubliait de grogner et il avait un 
drôle de sourire pétillant aux 
coins des yeux, en me tapant dou- 
cement sur la tête, lorsqu'il venait 
faire sa visite chez nous. Moi, je 
renversais la 4ête par-en arrière 
pour regarder ce petit sourire, et 
lui, ne me demandait pas ce que 
je voulais, comme au magasin, 
mais simplement me tapotait la 
chevelure avec un peu plus de pe- 
santeur dans sa grosse main.. _ 

Pourtant le plus beau de Noël, 
c'était pour moi, la messe de mi- 
nuit que je devinais merveilleuse. 
Puis le retour . - . . Avec l'arbre 
de Noël, là, dans le coin, tout en 
lumières et en cadeaux. Mais ce 
n'était pas encore ma joie la plus 
précieuse. Avant de toucher un 
seul ruban, je donnais le mien, 
mon cadeau, .que j'avais préparé 



c oi n , a v«c «es -lumières.- ses p ré- 



trice, cette belle béte sans âme, 
mère égoiste dans ses préoccupa- 
tions d'esthétisme mais il nourrit , 

à la fois un sentiment de haine '. longtemps a l'avance; j'étendais 
dans l'âme d'Isabelle Marie, sa les bras bien S rand et j'embrais- 
■«.- ... _ . . . , . saus bien fort tous ceux qui étaient 

soeur laideronne. La beauté phy- , , à en , eur disant . .. Vous savez je 

m romancière canadienne. Ci- 1 sique est Ia 8eule sauve $ arde de vous aime bien " Et j'étais heu- 
toyenne de Québec, Marie-Claire «* ldlot - ■ connait un bcsoin in ^eux, parce que je les aimais .. - 

tense de retrouver dans l'eau le W ai vécu comme ça. des Noels 



sents, et moi j'étais là, bien triste. 

• parce que je ne pouvais donner 

t le seul présent qui m'importait 
vraiment. — — — 

Pendant que ie songeais ainsi. 
j'aperçus un peut minois qui s'é- 
tait collé contre la fenêtre. Telle- 

i ment qu'il en avait le bout du ne/. 
tout aplati et tou blanc Je trou- 
vai ça bien drôle. Pour ne pas 
] 'effaroucher, je fis semblant de 
rien^jne. levai £tme rendis à la 
porte. Il m'y attendait. 

-^"Où est mon Noël?" me lan- 
ça -t-il d'un air à la fois doux et 

[. cabré. 

—"Quoi?" Franchement la 
question avait besoin d'être éclair 
cie. 

— "Mon Noël . . . c'est mon 
chien. Il s'appelle Noël parce que 

1 je l'aime et qu'il est tout ce que 
j'ai. Il s'est égaré." 

— "Entre", lui dis-je. Il y avait 
vraiment de quoi s'étonner et je 
voulais en savoir plus long. 

A. la lumière, ce petit bonhom- 
me, dans un manteau qui paraissait 
taillé* pour un autre, cligna des 
yeux un peu, mais ne parut pas 
le moins du monde intimidé. Il 
pouvait avoir au plus sept ans, 
avec des cheveux noirs tout en 
broussaille, et de grands yeux 



| Alors, je lui dis: 'Petit bon- 
homme, toi aussi tu es bien triste". 

| Sans hésiter, d'un trait, il me cqn- 

! fia: "Avant, je donnais un cadeau 
à mon Noël; je lui/disais: 'Je t'ai- 

j me bien*, en le caressant. C'était 
un peu' triste parce qu'il ne pou- 
vait ime répondre, mais j'étais 
heureux. Pourtant j'ai cru que 
("autres étaient plus heureux que 
moi. Alors, j'ai regardé à travers 
beaucoup de fenêtres. Et j'ai vu 
partout des gens qui riaient, mais 
personne qui était heureux. Quand 
je suis retourné pour trouver 
Noël, il était parti. Maintenant, 
il faut que je cherche dans tou- 

t tes- les mais o ns po ur le tro u ver. 

I Parce que je l'aime bien." Déjà, 
il était rendu à la porte pour sor- 
tir. , 



— "Tu ne peux partir comme ça. 

Il faut que tu manges. Il fait 
i froid dehors. Attends un peu ..." 

De nouveau il me regarda avec ses 
' grands yeux noirs. "Tu asbeau- 
! coup de chaleur et beaucoup de 
; quoi manger, toi, mais tu es triste. 

Par*e que tu n'as personne à qui 

dire que tu l'aimes." 

— "Mais je suis 
moi 



un homme, 



—"Mon chien non plus ne peut 
dire qu'il aime. Et c'est un peu 
triste. Toi, tu peux le dire, et 
c'est pour ça que c'est bien tris- 
te." 

Je, .-ne comprenais pas toute ^a 

I logjque, mais je me penchai vers 

| mon petit bonhomme, je le pris 

; dans mes bras et lui dis comme 

! autrefois je disais: "Tu sais, je 

t'aimes bien."' Il mit sa tête ^u 

creux de mon épaule et me dit: 

"Moi aussi je t'aime bien." Puis, 

"maintenant laisse moi partir. Il 

i faut que je retrouve mon Noël 

i pour lui dire que je l'aime. Par- 

1 ce que lui aussi doit être triste." 

Et je le laissai partir dans la 






Biais est une découverte du Père 
Georges-Henri Lévesque, O J». Cest 
loi qui, après s'être enthousiasmé 



pie et original. Quinze jours plus 
tard, La Belle Béte était oeuvre 
terminée. Une rédaction si rapide 



pleins d'amour et de lumière . . . 
reflet de sa propre image. Pour- . J^^ ,. année ou je suis m au 

tant l'être qui provoque la vulgari- collège. 

à la lecture de quelques-uns de ses I lé et Ie crime ' nc comprend rien Cette année-là quand nous som- 

auBUscrito lui suecéra de cotisa ' du nM™ *" l>ncnaine. Ceux qui ! «es revenus après la messe de mi- 
■uurasenu, rai suggéra ne cotisa- , f . , . „ .. . ... . . nuit, je m'avançai pour donner, 

crer à la rédaction d'un roman sim- Passent a I action délirante, agis- \ comme à toutes les autres ann ées. 

sent spontanément sous l'impul mon présent: mes bras ouverts et 

sion irrésistible d'une passion De étendus. Mais ils feignirent ne 

part et d'autres une impression P a * m'avoir vu. et allèrent tout 

i j. „.i;,x u «„««. ^- a*«» .«„ c droit aux cadeaux, en me glissant 

doitelle nous scandaliser? Peut- d a «»mahté subsiste. Ces êtres sans à rorejlle: « Tu ^ un homme main . 

être? Surtout au point de vue de ; ^"e 8 ■• BOUS ^»«i»ent guère par i tenant." Je ne répondis pas; je 
U construction du roman chez un ce ««»»» ne sont que. les victimes i sourjs, mais je ne comprenais pas, 
msi jeune auteur. Quant aux per- ! » « ftallté Hs ne réagissent pas; " et^Ut, b^^iu tod. 
sonnages et à l'atmosphère, U est l'évasion seule offre un mode d ou- , adu]te et ^ apprhr qae Noë| ^ 
certain que l'imagination les a ! D "* ' u * Mli en niesure de justifier i un j our ou Vo n donne des cadeaux 
créés avec le temps, d'autant plus 1"""» mouvements. Un moment, la j à ceux qui «us en donnent, où il 
qae nous savons que les goûts de beauté extérieure suscite l'amour. ' faut nre^e t chanter pour que les 
Mademoiselle Biais se sont portés Toutefois, lorsque Patrice est dé-l 
wr des écrivains tels que Edgard fi * uré a la suUe d ' une méchanceté j 
Poe, Lautréamont, Baudelaire, Ber | d'IsabeUe-Marie, sa mère le refu- ; 
Mnos et Claudel. ! ■* de la même façon qu'elle est | 

hantée elle-même par cette tache 



- hoirs, si oo tixVaW gllssaléhl sur 
tout. 

"Où sont tes parents ? Où de- 
meurcvtu ?" Mes questions étaient 
bien logigues. Pour, toute répon- 
se, il me dit: "Tu es donc si tris- 
te"? 

C'était vrai; mais j'étais un hom- 
me, moi, et je ne pouvais l'avouer: 
"Mais non, c'est Noël." Ses yeux 
devinrent plus noirs encore: "Je 
t'ai regarde longtemps par la fe- 
nêtre. Pourquoi es-tu si triste?" 

Je n'avais plus d'issue. Pour en 
sortir je lui offris des petits ca- 
deaux, qui étaient là pour les cou- 
sins qui viendraient peut-être. 
'Tes cadeaux sont bien beaux, me 
dit*il. mats je ne veux pas de 
cadeaux quand je n'ai personne à 
oui dire que je l'aime. Mon Noël 
s'est égaré." 



Huit. Ca r je sa v ais qu'il av ai t 
raison, mon' petit bonhomme. 

Je retournai m'asseoir, (mais je 
n'étais plus triste. Je songeais 
à ce petit prince au manteau taillé 
pour un autre, qui ne pouvait ac- 
cepter de cadeaux parce qu'il 
n'avait pas dit à son Noël qu'il 
l'aimait. Je songeais à moi qui 
n'étais plus triste parce que j'a- 
vais dit à un petit bonhomme: "Je 
t'aime bien." 

Et vous, si jamais vous êtes 
triste à Noël et que vous rencon- 
trez un petit bonhomme aux che- 
veux en broussaille, aux grands 
yeux noirs, avec un manteau tail- 
lé pour un autre, et qui' cherche 
son Noël, prenez-le dans vos toras 



» 




et dites lui: "Tu sais, je t'aime 
bien". 

Jean-Louis MAJOR 



Qôe penser des rapprochements 



«vec Françoise Saga n? L'auteur 
elle même nie le lien de parenté 
«ec Françoise Sagan. "Nos per- 
sonnages," nous dit elle, ne sont 
Pas les mêmes. Chez Marie-Claire 
Biais, l'incompatibilité d'être co- 



qui enlaidit sa figure. 



Si l'intrigue présente certains 
éléments stupéfiants, elle révèle 
en même temps une imagination ri- 
che qui apporte beaucoup d'origi- 
nalité. La facilité d'expression, la 
existants, constitue le thème gé- poésie des images, chez Marie- 
néral. Ceci se manifeste par des Clair** Biais, rendent très agréa- 
mouvements passionnés de haine ! ble la lecture de ce roman. 



THEATRE DU PONT NEUF 

U T.P.N. » 
présente au Grenier 

ESCURIAL de Michel de Ghelderode 



* 






LA CANTATRICE CHAUVE d'Eugène lenesco 
les 16, 17, 18, 19 et 20 décembre 

Billets: $1.00 — Etudiants: .75 

S'adresser au Grenier à PR 1-1641 ou à 
Pierrette Vachon, (Arts III) à CE 4-0398 




AVANT-GARDE AU GRENIER. Aimex-vous sortir dei sentiers battus, secouer les poncifs, faire peau neuve t 
Etes- vous capables ae regarder les choses neuves avec des yeux neufs? De laisser de côté vos préjugés pour es- 
sayer de comprendre ou de sentir le message de l'art contemporain ? En un mot, acceptex-vous que Kart soft 
révolution et renouvellement ? Si oui, venex voir le spectacle d'avant-garde que vous propose le Théâtre du Pont- 
Neuf. A l'affiche: LA CANTATRICE CHAUVE d'Eugène Ionesco (mise en scène de Maurice Gauthier) et 
ESCURIAL de Michel de Ghelderode (mise en scène de Maurice Gauthier et Gérard Gravelle). Les metteurs en 
scène ont voulu donner une interprétation originale à des oeuvres originales. Sur la photo, nous voyons MtA. Ethior 
Biais et Raymond Grenier dans une scène de LA CANTATRICE CHAUVE. 






, ., , . 



.1 . 



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Page 6 







LA ROTONDE 



■ » ' 



"PHILOSOPHIE 



• 



±~m 




Aide aux universités 



U 14 décembrejoj» I ^ u décembre 1959 



APPEL A L'INDUSTRIE 

Le Dr Pîerre-R. Gendron, doyen de la faculté des sciences 
pures et appliquées à l'Université d'Ottawa, a lancé derniè- 
rement un appel aux industriels et aux commerçants^ les 
priant de se rallier afin, d'apporter leur appui aux études 
supérieures par une contribution annuelle d'un pourcentage 
fixe de leurs profits, f k 

Le Dr Gendron qui donnait la II s'ensuit, je le crois, u.ne obliga 



La 5e colonne 



IA ROTONDE 






- CCRCL.C V»C»€U* 



.. 



_■_:- 



LES TORTS DES ETUDIANTS DANS 
L'AFFAIRE DU BILINGUISME 



A l'endroit des ennemis de ,„ 
Rotonde: -Quand on fera £* 
les touillons, toi, tu ne sera* ri 
à l'orchestre". as **» 

* * * 

Pour tirvr le plus arand profit 
du commerce des femmes, il f a , 
avoir les sangs chauds et la tttl 
froide. . te 

* .# * 

Quand une femme du monde ' 
dit non, cela .signifie: peut-être' 



En page éditoriale de ce numéro, La Rotonde critique les auto- 
rités de l'Université en ce qui concerne le bilinguisme des programmes, 
académiques. Mais les étudiants ont leur grande part de torts; nous 
demandons une réaction de la part de la Fédération. 



Nord se sont vues dans l'obliga- .J L *» r ,? e ^ ron * g que la gj C'est comme la bonne fera, 
tion de pratiquer la "politique du ^ a ' T S* eff ace est le *'^ui parlait 'de la symphonie?* 
bord de l'abinie» - abîme » creu- e JJ ple - ¥**> ? m f llleui ? A moycns " 
se par l'insuffisance des édifices, i ? f . fcrts à * entreprise privée pour 
des bibliothèques, des. laboratoires ' ? a, , ro connaltre J son développement 
et d'un personnel compétent. J g J e ""^se du pays et lui faire 

- évaluer ses profits, serait de par- 
En déclarant que la Russie "ga- ticiper plus largement au soutien 
gne la paix", le Dr Gendron disait: l financier des études supérieures. 
"Qu'ils s'en rendent compte ou .,, __ , .. ,' , r 

non, les taicouns des affaires et -- Les universités invitent le mon- 
les capitaines de l'industrie seront i de €ommepe «l et industriel à de- pensabl 
vraiment des généraux dans la tac- 1 mo , ntrer <ï u e "leurs aptes répondent la montre: 
tique de la guerre idéologique qui. i a leurs P aroIes | Rédacteu 

probablement dans un avenir rap- i "Nous admettons que le monde 
-prêché, déridera du genre de" 'Bon- - ' ronrnwrç!aT"~it"""ftr monde "Indu s 
vernement auquel nous serons sou- ; trie! ont fait énormément pour 



concertante. 

* * v * 
"Quelques définitions: 

Tombe: lieu où on étend les morts 
pour y attendre l'arrivée des 
étudiants en médecine. 

Humilité: attitude souvent appa- 
rentée au sous-vêtement— indis- 
pensable, mais indécente si on 



T 



L'Université est-elle bilingue ? 

Le français est-il relégué au niveau de langue se- 
condaire à l'Université ? Un étranger serait porté à le 
croire en contemplant les multiples affiches, circulaires 
et autres écrits du même genre qu'on peut voir à l'Uni- 
versité. Pour un mot de français, on trouve cinq mots 
d anglais. Il y a pourtant plus de 60% d'étudiants de 
langue françoise dans cette même université. 

Le Manuel de l'étudiant, accepté par la Fédération, 
exige que "Toutes les communications affichées publi- 
quement dons les édifices de l'Université soient bilin- 
gues . Il semble que cet article a été bel et bien, oublié. 
Quel malheur ! C'est un des seuls qui n'ait pas suscité 
de controverses depuis la parution du Manuel. L'aurait- 
on tout simplement jeté aux oubliettes ? 

A qui la faute ? Cela reste à voir. Il faut cependant 
remarquer que les onnonces affichées par l'administra- 
tion sont fidèles aux prescription du Manuel. Les plus 
a blâmer sont les organisateurs des diverses danses et 
les responsables de quelques organisations étudiantes. 



mis et du raonfle dans lequel nous aider les universités au cours des 
aurons à vivre. dernières années. Ce geste a été 

"Dans notre monde libre, les I ï n pa , s dans , ,a b , onne , voie - Mals 
universités ont à envisager un gra- " ^ s le . s annecs a venlr - € * ^ ni 
ve problème. L'accroissement des d f s cn J ambe ?s qu'il faudra faire 
inscriptions, le besoin urgent &é- < ct non P»s. de simples pas. Nous 
difices. de bibliothèques et de la, ! a J ons besoin dune «"«>- plus *>- 



personnage 
qui "jette autour de lui l'éclair 
fracassant H 1er foudres vtm: 
reuses de la réprimande jus- 
qu'à ce qu'il ressemble à un pa- 
quet de pétards attaché à la 
queue d'un chien . . . répand m 
volonté sur le papier^ et la dé- 
coupe ensuite en morceaux de 
longueur voulue — de temps à 
autre, on entend, derrière 'k 
vqiU du tcinplc. la voix du chef 
d'équipe demandant six centi- 
mètres d'humour ou six lignes 
de méditations religieuses". 



* * * 
'Si rare que soit la vérité,.. 



H faudrait peut-être que le Conseil de la FEUO se 
charge de reprimer ces abus. C'est le seul organisme 
étudiant qui oit l'autorité de le foire. D'ailleurs sa cons- 
titution l'oblige expressément. Espérons qu'il y verra. 

M.C. 



boratoirés, ainsi que l'implacable 

nécessité d'augmenter le person- ' "Au lieu de donner forcément 
nel enseignant, rendront encore au gouvernement en taxes, qui 
plus aigu le besoin de nos uni peuvent aussi être données en per- 
versités pour vos, dollars et vos tie par le gouvernement pour les 
sous - « - -i études, pourquoi l'industrie ne \fre en est toujours plus grande'que 

"Les universités fournissent au" consacr e:t- e, fe Pf« "ne partie de la demandé.» ^Dommage que la 

mnn ,„ universités lournissent au ses profits à aider les études su- Rotorule n'ait pas un tirage plu. 

monde commercial et industriel prieures? Je crois qu'il est vrai considérable pour faire balancer 
le personnel nécessaire, et de plus de dire que les compagnies n'utili- * * * 

la plupart des recherches fonda- > sent pas dans toutes les limites du . c y nif iye: Goujat gui, en raison 
mentales qui leur sont indLspensa- possible les avantages offerts par 
I blés, se font dans les universités, la loi de l'impôt sur le revenu." 



ENTENDU A UNE REUNION DES 
"AMIS DU DEVOIR" 

• ■ •■" ■■■ - - - ^ 

Le bilinguisme à l'Université sitions de la hiérarachie catholi 



d'Ottawa est venu . sur le tapis 
lors d'une réunion des "Amis du 
Devoir" tenue à Hull le 29 no- 
vembre dernier. 






- 



'-LL. 



— — ■ >«^ « ,^ /r ' " • — 





Au service des 

étudiants de 

rUnlversili d'Ottawa 



depuis 1911 



■ ■ ' ■■ i 



74 RIDIAU %J 
OTTAWA 



Cette annonce vous donne droit à 
10% d'escompte à notre magasin 



que dans l'enseignement. "Il faut 
déloger démocratiquement la hié- 
rarchie ile_,sei_posilions._dAns.-l'£n: 

Un professeur de l'Université * e * nem « nt ' «cclara-t-il. "H est 
d'Ottawa semble déplorer le bilin temps que Ie la,cat P re nne ses 
guisme unijambiste qui existe dans ' responsabilités. Ce changement a 
cette institution. "Même s'il n'y a I commencé il y a dix ans se fera 

tm^^â^fâsfc luimê r àa Tr tie généra 

donner renseignement en anglais, t,on car " y a déja une Pénurie 

et cela jusqu'en quatrième année de Prêtres. Les laïcs seront obli 

du cours". "Cest pour cette rai- gés de remplacer les prêtres dans 

son, c eottesa^fl, que les profes- l'enseignement, de la même façon 

seurs d'expression anglaise comme au . rpiIY Z fur « n * ^i „ A A , 

d'expression française, sont très q eUX * C1 -. . rent obl,gés d assu 

généreux quant à la forme Htté- mer "**• responsabilité jusqu'à 

raire des écrits de leurs élèves. Posent. Les temps ont changé et 
Aussi les étudiants écrivent ils très! les rôles sent renverses™ 
mal le français". K 

M. Clément Brown, journaliste 
au Dévoir, renchérit en déclarant 
qu'alors qu'il travaillait au jour- 
nal "Le Droit", il n'avait jamais 
gardé un finissant dé l'Université 
d'Ottawa parce que celui-ci "ne 
savait pas son français." 

M. Brown passa ensuite à un 
autre problème, concernant les po- 



a vision défectueuse, ne voit 
pas les choses telle qu'elles de- 
vraient être, -mais telles qu'ellet 
sont. 

#~# * 

7/ faut distinguer trois sexes: 
les hommes, les femmes, et les 
étudiantes. 

* * * 

Les femmes amoureuses . sont 
moins honteuses que les hoin~mtt; 
elles ont moins raison d'avoir 
honte. 

# * * 



"Je pense, donc, je suis" —De* 
certes. 

"Je pense que je pense, donc 
je pense que je suis" — Veto 
Cartes. 
- * * * 

Danser: il y a plusieurs sortes 
de danses, mais celles qui requiè- 
rent l'a participation des deux 
sexes ont deux caractéristiques 
communes: elles sont visiblement 
innocentes et ardemment recher- 
chées par ; les vicieux. 
-*■#-* 

Education: ce qui révèle aux sa- 
ges et ~. dissimule aux sots, l eur 
manque de compréhension. 



MEDECINE 



t. 



5W5»aïs^ 



Meilleurs voeux v 
à l'occasion de Noël 



Cantine 



Branchoud 



Nos meilleurs souhaits à l'occasion de Noël 



RACINE & ROBERT LIMITEE 




260, rue Besserer 
Ottawa 



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5^82, rue Bank - - Ottawa! 

■BMM3WÉwàH0JÉI MM HM 



FUTURS 



MIS 



■ l 






'■ ■ 



F °y 7 



44*CL 







MESDEMOISELLES 



saison de ballon panier 



REVEILLEZ-VOUS! 

Quel fut le sort de toutes nos petites soeurs étudiantes 
qui étaient tellement désireuses de participer à des activités 
sportives, et athlétiques organisées, ces enthousiastes du sport 
qui se plaisaient il y a deux ou trois mois parce qu'on les 
négligeait dans ce domaine?' - 

Il faut peut-être admettre que ces jeunes demoiselles 
■avaient été jusqu'ici laissées décote, et avec raison, d cause de 
leur nombre. Mais voyons aujourd'hui comment elles savent 
profiter de toutes les facilités mises à leur disposition, main- 
tenant que leur nombre imposant, -tt^eiirTondtttcm larnem- 
table, exigent une certaine attention. 

Mesdemoiselles, vous êtes vraiment négligentes. Etes- 
v,ous arrivées à ce point où l'on doit, comme à plusieurs de 
vos confrères d'ailleurs, vous porter la cuillère à la bouche 
comme on le fait pour le jeune \\èbè? On vous procure un 
des plus beaux gymnases de la ville avec l'équipement né- 
cessaire et combien osent se montrer le -bout du nez? De- 
puis trois semaines jon n'y—voit que lès quatre mêmes étu- 
diantes. On vous réserve une heure de natation avec instruc- 
tion au Bain Ohampagne et seulement cinq ou six de nos 
aquabelles savent en profiter. Le Minto est réservé aux étu- 
diants de l'Université le dimanche soir pour le patin libre 
et les galants patineurs s'arrachent les trois ou quatre de- 
moiselles qui s'y présentent. En plus, seulement deujf de ces 
jeunes filles sont de l'Université. 

Quelle est la cause de se relâchement général chez nos 
étudiantes? Craignent- elles de trop gonfler leurs mollets dé- 
licats ou encore de nuire à leur constitution féminine? 
Pourtant, on serait plutôt porté à croire que l'activité phy- 
sique régulière, et bien dosée leur serait profitable et favori- 
serait l'épanouissement de leur physionomie, de leurs formes 
aérodynamiques, enfin de leur constitution physique générale. 
N'oubliez pas mesdemoiselles, et je m'adresse ici à celles qui 
se préparent de façon prochaine ou lointaine d la vie ma- 
trimoniale, que vos futurs seront aussi intéressés en votre 
physionomie générale, votre tenue, votre condition physique 
totale, qu'en votre diplôme et peut-être même plus. A vous 
d'y voir, les occastons de vous mettre en forme et de vous 
distraire en même temps, vous sont données: 

Jean-Marc Beàuàhesne 



Au gymnase du Lisgàr Collegia- 
te, une vingtaine de partisans des 
Carabins ont vu leur équipe de 
ballon panier plier devant les tac- 
tiques des joueurs de Carleton 
au compte de 56 à 38. Morley Ma- 
son a compte 15 points pour nos 
porte-couleurs tandis que Steve 
Staff ord en enregistrait 10. 

Jusqu'au commencement de la 
deuxième demi, l'Université a 
chaudement disputé la partie. Ce- 
pendant, la stratégie des joueurs 
dfLÇarlçton et aussi de nombreu- 
ses erreurs des nôtres furent la 
cause de cette défaite des Cara- 
bins lors de leur joute d'ouverture. 

Un jeu de passes erratique et 
une défensive trop souvent défail- 
lante n'ont sûrement pas aidé nos 
porte-couleurs durant cette ren- 
contre. 






Geo. Dupont 

(Génie, 55) déclare: 




Le collège Oneonta a déclassé 
l'Université d'Ottawa pa» le comp. 
te de 87 à 40 lors d'une partie 
amicale de ballon panier, jouée 
au gymnase de l'Université 

Nos représentants ont été lit- 
téralement écrasés et ont cédé à 
leurs adversaires de New York sur 
presque tous les points. Profitant 
d ♦* nombreuses interceptions et de 
nombreux attrapés sur rebondisse- 
ment, les joueurs d'Oneonta ont 
accumulé dès le commencement de 
la partie une confortable avance. 

Ce qui a fait la force d'Oneonta 
et qui, par contre, manque à nos 
porte-couleurs, c'est le jeu de po- 
sition. Nos adversaires savaient 
avancer le ballon rapidement dans 
notre zone par un jeu de passes 
et iis se repliaient rapidement 
dans leur zone lorsqu'ils étaient 
sur la défensive. 

Frank Read, joueur de centre a 
compté, à lui seul. 20 points, c'est 
à dire la moitié des points de 
son équipe. Steve Stafford a enre- 
gistré un total de 7 points.. 

L'assistance à la joute était d'en- 
viron 200 étudiants. Oneonta avait 
amené ses propres "Cheerleaders" 
et son propre orchestre qui ont 
su égayer cette partie amicale. 



(par Jean Campeau) 

Le Droit a difficilement vaincu 
le Commerce au compte de 42 à 
40 mercredi soir. Tom Swabey a 
enregistré 14 pointe et Mike Sy- 
ron 12 pointe, pour les gagnants; 
tandis que Martin Swords comp- 
tait 26 points à lui seul pour la 
faculté de Commerce. 

Les parties du vendredi soir 
ont été contremandées et seront 
jouées aprèsjes vacances de Noël. 

Dimanche sbir, le Droit rempor- 
tait sa deuxième victoire dans une 
semaine. Il a défait la Médecine 
par un pointage de 60 à 41. Geor- 
ge House et Jean-Marc Lab'rosse 
ont accumulés 14 points et 10 
points respectivement, pour le 



Droit. Gerry Weiss en a compté 
13 pour la Médecine. 

Le manque d'Intérêt dans la par- 
ticipation des sports pour les fa- 
cultés de Sciences et de Sciences 
politiques, s'est encore une (ois 
démontré. Les organisateurs de la 
ligue interfaculté ont rejeté les 
Sciences et ont accepté la démis- 
sion des Sciences politiques. 

Il est iort probable qu'après les 
vacances, une nouvelle soit mise 
sur pied. Ceci éviterait aux équi- 
pes intéressées à jouer au ballon 
panier, de se présenter au gymna- 
se devant une "équipe" compo- 
sée de ... un ou deux joueurs. 



HOCKEY 



Position des équipes 

Education physique 

Commerce 

Science 



Droit — ....: ,■!....;: :,., 

Arts ; : 4 

Médecine 4 

Sciences politiques 6 

Philosophie. 4 



PJ PG PP PA PP PC Ttl 

6 5 1 37 10 11 

6 5 1 33 14 11 

4 3 1 40 8 6 



25 30 

19 15 

7 29 

15 49 

9 28 






MEILLEURS COMPTEURS AU HOCKEY 

Bute Ass. 



Raymond'cadieux, Commerce" - ..."L...L..."." 

Roger Ricard, Science 

Rod Langevin, Ed. physique 

Jacques La vigne, Commerce 

Jean Boulanger, Ed. Physique 

Ron Verrai, Science 

Len Fuller, Science ^ 

Yvan Dupuis, Droit >, 

Charles Cotton, Ed. Physique 

Vaillanc(jurt, Science 



7 



ToL 



POSITION DES ÉQUIPES AU BALLON-PANIER 

PG PP PP PC Tôt 

Droit .' 5 283 161 lu 

Education Physique 4 124 12 8 

Médecine 4 1 136 128 8 

Commerce 2 2 127 108 4 

Arts 4 100 167 

MEILLEURS COMPTEURS AU BALLON -PANIER 



^ 



Martin Swords. Commerce 

Dick Barch, Droit 

Jean-Marc Labrosse, Droit 
George House, Droit 
Jean Cavarzan, Droit 



... 50 points 



— * — 



DOUBLEZ VOS 
CHANCES DE SUCCÈS 

En plus de poursuivre vos études universitaires, développez vos qualités 
de chef, acquérez de nouvelles connaissances technique^ et 
bénéficiez d'une aide financière en vous enrôlant sous le régime du 
Programme d'instruction interarrries pour la formation d'officiers des 
forces régulières (ROTP). Voici ce que vous offre ce programme: 




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allocation pour le vivre et le couvert, 
les livres et les instruments, 



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Il y a moins de tension et de rupture 
dans mes finances grâce à mon compte 

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Avenue Cecil et rue Bank \ 

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ministère de la Défense nationale,-, — 

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* et une carrière dans l'Armée canadienne. .' 

A'.nsi, au ternit de vos études, vous aurez non seulement la profession de ■ * 

choix, mais aussi un brevet d'officier de Arrière dans l'Armée 
caJto lîtenne avec tout le prestige et les avantages que cela comporte. 



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Il RESTE ENCORE QUELQUES PLACES DISPONIBLES DANS LE 
CONTINGENT DU ROTP RÉSERVÉ À L'ARMÉE. 



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mv intafrcs de ce programme. Pour de plus ample» renseignements, «dresse*- voui 
à l'officier auxiliaire de l'Armée de votre université. 



Capt W. M. Jcssop 






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LA ROTONDE 



H*Wfc*«*3S€ 



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Mil * ' i « I liii ' 



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— *_ 



n^y. 



' -v.—V 



Réduction chez 
Tip Top Toi lors 

Lors du dernier congrès de 
la FNEUC, on a proposé que le 
secrétariat général établisse un 
service de réduction aux étu- 
diants, sur un plan national. La 
réalisation de ce projet fut con- 
fiée aux Universités d'Ottawa 
et de Carleton. 

Parmi les magasins sollicités, 
TIP TOP TAILORS a accepté 
d'accorder une réduction de 
10 p. 100 aux conditions sui- 
vantes: 

1.) Cette réduction n'est pas 
applicable aux marchandises dé- 
jà réduites dans un but d'écou- 
lement; — — 



2.) Elle ne s'appliquera 
qu'aux objets d'utilisation per- 
sonnelle pour l'étudiant; 

3.) Une carte d'Identité devra 
être présentée. 

A ce sujet, on demande à 
tous les présidents de classe de 
remettre à Bruce MacKinnon, 
Bonnie Brothers ou Sid Horo 
vitz. une liste complète des 
noms de leurs confrères ainsi 
que les cartes non-numérotées 
des nouveaux. Le plus tôt ces 
listes seront remises, le plus 
tôt vous pourrez obtenir vos 
réductions! 



tourqûôl Jlllfcf ' *-— 7 

Les étudiants et les 
campagnes 

de souscription 

• - 

Un peu partout au Canada, les 
universités et les universitaires 
font appel à la générosité du peu 
pie, soit pour améliorer les édifi- 
ces, soit pour aider les étudiants 
à payer leurs éludes. 



Dernièrement, mille étudiants 
de l'Université de Montréal re- 
cueillaient $110,Ô(XX lors de la 
Grande Visite pour le Prêt d'Hon- 
neur. Le poste CKAC s'était mis 
de la partie et diffusait les rap- 
; ports à mesure, qu'ils arrivaient. 

A Québec, le même processus se 
répétait avec deux mille étudiants 
de la partie. Encore là, c'était pour 
le Prêt -d'Honneur. 

A Toronto, près de fïois mille 
otudltaU) put frafifié_ a_ujs portes 
| pour accumuler la jolie somme dé 
! huit millions de dollars, et ils 
| continuent leur campagne en vue 
d'atteindre leur objectif final qui 
est de $J8,000,000. Cet argent ser- 
vira à défrayer les dépenses immé- 
diates du nouveau développement 
de TU. de Toronto. 



NOUVEAU 
CONSEIL 
ATHLETIQUE 

(suite de la page 4) 

Le nouvel organisme qui exerce 
un contrôle sur tous les sports, 
sauf sur ceux qui font partie du 
cours d'études, entre en vigueur 
immédiatement. 

Le T.R.P. .Hjuri Légaré, o.m.i., 
recteur, déclare que cependant ce- 
la n'affecte en rien le rôle que 
jouent les activités sportives à 
l'Université. 

"Nous avons voulu créer un nou- 
vel organisme plus représentatif 
et par conséquent de nature à ap- 
porter un appui plfis solide à notre 
programme sportif, tant au point 
de vue organisation qu'autorité; 
nous avons aussi voulu ..départir 
plus également les tâches qui s'y 
rattachent. 

"L'importance que nous atta- 
chons aux- facteurs intérêt et en- 
thousiasme pour les .sports chez 
les étudiants, se manifeste par le 
statut accordé au Booster Club de 
la Fédération des étudiants qui 
devient partie intégrante de l'Or- 
ganisation sportive générale. 

"Mais cela ne signifie pas que 
l'Université va se lancer plus in- 
tensément dans les sports. Nous 
essayons simplement d'établir sur 
des bases plus solides les activités 
déjà existantes. '• 

Le Conseil athlétique- se compo- 
se, en plus du Père Marcoux, d'un 
représentant du Service de Santé 
à -l'Etudiant, d'un représentant du 
Département des Affaires étudian- 
tes, d'un représentant de l'Asso- 
ciation ydés Anciens, d'un admi- 
nistrateur représentant le tréso- 
rier de l'Université, d'un repré- 
sentant d'une faculté, et du direc- 
teur des sports. Un modérateur 
et un représentant du Service des 
Relations extérieures sont des 
membres sans' droit de vote. 



Chronique féminine 



Le 14 décemb gjjft 
"1 



orame- y soit qui 
mal y pense . . . 



i 



par Lise Dugal 



— i 



' Si l'on s'en tient à la définition 
sommaire de ces deux termes, le 
premier serait la charpente maté- 
rielle du second, c'est-à-dire du 
siège le plus précieux de notre 
plus précieuse acquisition; l'Intel- 
ligence. L'un et l'autre devien- 
nent donc d'une importance pri' 
mordiale, et l'on ne saurait parler 
de .l'intelligence comme d'une 
unité si l'on néglige l'un ou l'au- 
tre de ces aspects. (A savoir 
■\ianeur" et " cetvicieux" ) . 



deux pieds, et d'utiliser se s deux 
autres pour s'aider à penser. Mais 
voilà maintenant qu'il prétend 
être le seul à pouvoir émettre ses 
opinions, (c'est ici qu'intervient 
la liberté de ne pas écouter) ce 
qui ne fait qu'augmenter la gnù 
té de la situation. 



C'est alors que le fracas de son 
casque crânien (armure du cer- 
veau) l'avertit de l'énorme atten- 
tat qu'il vient de commettre à l'é- 
gard de sa propre nature. \\ ne 
Loin cependant de vouloir étu- peut supporter, à lui seul tout 1» 



dier le processus biologique dé lu 



matière grise ù fond, nous nous accepter au plus tôt l'aide bien 



ferons, ^philosophes que 
"nés, d'établir les rav- 



fardeau de la science. Il doit donc 



faisante du ".sexe fortlJàg.. 



conlenti 

nous sommes, d'établir les rap- que son cerveau, maintenanfmL 
ports possibles de cette matière à nu, n'enfle, ne se gonfle et 
visqueuse, odieuse et controver- 
sée entre deux spécimens de sexe 



ETUDIANTS et ETUDIANTES 
D'ORIGINE ACADIENNE ! 

On vous prépare une "veillée en famille* pour le 

16 janvier 

VOYEZ M. GEORGES MICHAUD — PR 7^4753 



Le R.P. Marcoux, 45 ans, a été 
directeur des sports à l'Université 
de 1942 à 1948. Natif de Saint 
Agapit, il passa sa jeunesse à Wel- 
land, Ont. Le "Père Tom" a été 
entraîneur pour la Ligue senior 
de ballon au panier et de football 
de l'Université et pour la Ligue 
intermédiaire de ballon au panier 
de la ville d'Ottawa. 

C'est pendant qu'il occupa le 
poste-de-ëireetetM' -des-- sports que 
l'Université reprit ses activités 
dans le football intercollégiâl. 

Ses principales fonctions toute- 
fois demeurent celles de profes 
seur d'éthique à la faculté de mé- 
decine et de professeur de philo- 
sophie à la - faculté - des sciences 
pures et appliquées. 

M. Harbic, un ancien de l'Uni- 
versité, où il a obtenu son BA et 
son BSc, s'est toujours intéressé 
activement à la vie -sportive de 
l'Université depuis qu'il était étu- 
diant en 1942. 



n'enfle encore pour bientôt s'ap 
parenter à la grenouille de la fo. 
différent. Ayant établi, avec tousrble. Il s'en faudrait de peu en 
les préjugés dont nous sommes j effet, que. départi de son air' cri 
capables, qu'il s'agit ici de l'es'neur, il ne devienne complète 
peçe humaine, nous verrons de ment écervelé. 
quel bois l'homme se chaujjej. ,_ ' __• ■•• 

pour faire éclater en minuscule Ceût P° Mr vous dire, messieurs 
crépitements inflammables, la su- **&* termes moins abstrait* (1f 
_xj j ... au * "* femme vous offre une cal 

penonte de sa 'cervelle de singe iaboration plniôt qJunc attè^e' 
sur notre cervelle d'oiseau. Muni à votre science. 1 que l'exagération 

de votre impotence n'est qu'un 
moyen de vous faire remarquer 
notre existence, et que d'accapa- 
rer {g domaine intellectuel n'est 
pas une marque de sa compréhen 
sion; mais une preuve de l'igno- 

nés et s'emparer des (en T™ ^ * on ******* car ''"*<< 

tv.w;^,,!,^ a*.. ».„«>..,.,„ ^ j__. :, Hgence ne fut jamais accordée 



d'un raisonnement taillé à coups 
de hache. Coco le singe* s'insurge 
devant , l'insolence de' Pit l'oiseau, 
s'agrippe aux branches de son ar- 
bre, et prétend bien qu'aucun oi- 
seau ne viendra ronger ses raci- 



à l'homme seul, mais à {oute l'es- 
pèce humaine. Inutile d'ajouter 



particulier des bananes) dont il 
se fait orgueil. Le commerce des 
bananes, ça lui appartient. Qu'est 
ce qu'un oiseau connaît dans «Té- ' ^ fa femme n ' €St pas ceUe P°* 
volution" de ces affaires P mécanique que Von, monte et 

que l'on fait gesticuler à souhait 

<>„ ne saurait cependant lut re- qu'elle a elle aussi ses ambitions 

procher son attitude, puisque ce] et ses capacités, et qu'elle ne co%- 

n'est qu'après un effort de plu- naît aucune raison valable (ayant 

sieurs siècles qu'on a ordonné à 



Vliomme de ne marcher que sur \ faire usage. 



considérÇ les vôtres) de n'en pas 



~lr. 



m 



Un bijou en cadeau est toujours apprécié 



JEAN-PAUL D'AOUST 

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Un paquet de cigarettes gratuit 
avec l'achat de cinq livrets de billets pour repas! 

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Edward et Somerset 






Le secrétaire 
démissionne 



Dimanche dernier, le se- 
crétaire de la Fédération 
des étudiants, M. Jacques 
Plante, remettait sa démis- 
sion de ce poste. La Roton- 
de sait que cette décision 
n'en fut pas une prise à 
là légère et que M. Plante, 
dans sa situation, ne peut 
que démissionner. Nous re- 
grettons le départ de' "Tit 
Jacques", le travailleur in- 
fatiguable, et nous lui sou- 
haitons un cordial "bonne 
chance" dans ses études. 
La Direction. 



PBT 



.* 






• 



Compliments 



d'un 
Ami 



; ■ :~. ■ 

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w et ixDnnè année g 

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I ' • 8 

g Maurice Brûlé, Phm.B. 

Fernand Bélanger, Phm.B. 

« angle Laurier est et Waller » 



Ils m'avaient pourtant prvv mu que 
fl «');i arriverait si je ne trouvais rien de 
transcendant à dire sur ]<> goût 
absolument unique du Coca-Cola. 
TputM monde n'est pas Shak.spearo I 
A, ors pas d'anjionce ... ça c'est 
ennuyeux ! Mais, il y a toujours le ( 



et c'est épatant *! 




«M* 



Signe de bci 



DITES "COKE" OU "COCA-CO.l A" HFo ^FUX MARQUES ttWNI I 

U MEME BREUVAGE PÉTItLANT-LE PRODUIT uï COCA-COU U* 






r AFFAIRE DE LA CONSltTUTION . . . 



■ " * . ■ 




REGLE 




■ 






— '-+— 







Réunion spéciale de la Fédé - Vote 
sur la constitution - approbation 
semble chose décidée 



ROTO<S)DC 



— 



"MU F4CT 



jonyJcr 



1960 



Grâce à Dagcnais et ses hommes . . 







Un carnaval unique dans 



C'est ce soir, eu réunion spéciale, que le Grand 
Conseil de la Fédération pourra juger du travail 
accompli par son président, M. André Ouellet, en ce 
qui concerne la trop fameuse Constitution de la Fédé- 
ration des étudiants. Les législateurs étudiants ont été 
convoqués par télégrammes hier soir, et ils devront 

ge rendre à la Maison des étudiants où ils adopteront, 

Vol. XXVIII, no 8 «emble-t-il, la Constitution telle que revisée par 
Ouellet à qui on avait confié la tâche en décembre 
dernier. 






*— :' 



Si' le Grand Conseil de la Fédération accepte la 
Constitution proposée par Ouellet, et que cette même 
Constitution est ratifiée par le Conseil d'Administra- 
tion de l'Université, il aura réalisé ce que des efforts 
de treize ans n'ont pu réussir. 



• C'est l'oeuvre des Amber, Auger, Lafleur, L'Abbé, St-Pierre, 



Kobillard et Louise Cornu — du bon travail. 



Par Michel BEA UBIEIS 

L'organisation du carnaval d'hiver va bon train. 
Les promoteurs semblent en voie de réaliser un véri- 
table festival /jui ne manquera pas! de demeurer a 
jamais célèbre dans les annales de la fédération de 
l'Université d'Ottawa. Comme LA ROTONDE n'avait 
pas ou à peu près pas entendu parler de ce fameux 
carnaval, elle s'est contenté d'attendre. Or notre 
patience s'est révélée fructueuse en ce sens crue les 
préparatifs n'ont pas été négligés. Tout a été prévu 
jusque dans les moindre détails et la formidable orga- 
nisation que M. RONALD DAGENAIS a min sur pied 
nous laisse bouche bée. Enfin, on peut savoir où 
Ton va. 



Nous avons interviewe M. I>a 
gênais qui a répondu avec assu- 
rance et patience aux questions 
nombreuses, et indiscrètes que 
nous lui avons posées. Nous avons 
eu l'impression qu'il ne restait 
que quelques petits détails à ré- 
gler, détails qui ne nuiraient en 
rien à la bonne marche du festi- 
val. D'ailleurs M. Dagenals nous 
disait avec franchise ce dont il 



n'était pas assuré. II ne faudrait 
pas oublier non plus que nous 
présenterons avec force détails 
le programme complet du carna 
val dans notre prochain numéro. 
Tout d'abord, on a l'intention 
de marcher sur le même princi- 
pe qu'à l'initiation en ce qui con- 
cerne la contribution financière 
des étudiants. Ce qui veut dire 
que l'on mettra en vente des car- 



tes au prix de $2.50 et qui donne- 
ront droit d'accès à toutes les 
manifestations. Ces cartes pour- 
ront s'obtenir chez tous les pré. 
sidents de classe et tous les pré- 
sidents de faculté. Pour mettre 
plus d'unité entre les divers par- 
ticipants, on a eu la bonne idée 
de mettre en vente des tuqués: 
cette initiative ne manquera pas 
d'ajouter une couleur locale au 
carnaval d'hiver. On pourra se 
les procurer à la maison des 
étudiants. 

JEUDI le 4 février 

Puisque nous sommes dans une 
université catholique, le carna- 
val sera officiellement ouvert par 
.une messe. Cette messe aura lieu 
à la chapelle de l'édifice central. 
L'heure exacte n'a pas encore été 
fixée. 

On élèvera un monument de 
glace sur le champ de football et 
on prévoit un immense feu de 
joie. Ce sera suivi de deux par- 
ties de ballon-balai qui mettront 

(Suite page 8) 



Bourses Reine 



Seul, Louis Cliché, président de la Fédération 
des étudiants l'an dernier, était passé près de doter 
la Fédération d'une Constitution qu'il avait fait voté 
par le Grand Conseil de la Fédé, mais elle traîna entre 



-■ _ 



les mains de l'Administration pendant plusieurs mois 
jusqu'à la publication par les autorités, du Manuel 
des Etudiants. Certains articles du Manuel entrant 
en conflit avec des articles de la constitution, celle-ci 
diï T'tre reprise (la raison du plus fort etc . . .) et 
on confia le travail à André Ouellet, président actuel 
de la Fédé. 



•r-^T 



On sait que la Fédération est maintenant sans 
statut officiel et que seule une Constitution ratifiée 
par l'Administration de l'Université pourra lui don- 
ner ce statut. On croit que la Constitution de Ouellet 
comprend de nombreux articles qui contribueront à 
renforcer la Fédération et le président a déclaré 
qu'il s'attendait à ce que la Constitution .soit adoptée 
par le Grand Conseil et par l'Administration. 

La réunion se tiendra à la Maison des étudiants, 
611 Cumberland, ce soir à 8 heures. 









A propos du discours Beaubien . . . 



Elizabeth 





B| H et Arlene Dick, choréographes pour la comédie musicale 
"Whacko!" •" (Voir article en page 8) 



On annonce que la date li- 
mite de remise des formules 
d'application en vue de l'ob- 
tention d'une bourse de la 
reine Elizabeth, approche à 
grands pas. Toutes les for- 
mules doivent être remises 
au Secrétariat général de 
l'université au plus tard lun- 
di prochain, le 25 janvier. 

Le gouvernement de l'On- 
tario *a établi ce fonds de 
bourses à l'occasion de la vi- 
site de Sa Majesté la reine 
Elizabeth II, en juillet der- 
nier. En 1960, dix bourses 
de $2,500. chacune seront dé- 
cernées à des étudiants tra-, 
vaillant à la maîtrise ou au 
doctorat dans des sujets tou- 
chants les humanités, les 
sciences sociales et les ma- 
thématiques. 

On demande de la part des 
candidats, au moins un bac- 
calauréat avec spécialisation 
ou l'équivalent. Auront prio- 
rité les candidats qui signi- 
fieront leur intention de se 
lancer dans l'enseignement 
au niveau universitaire, et 
les résidents de l'Ontario. 

Pour plus de renseigne- 
ments, s'adresser au bureau 
du secrétaire général de l'u- 
niversité. 



Mise au Point 



Lors d'un interview accordé à CKCH, M. 
'Michel Beaubien, réducteur cir chef d e "L a R(y 
tonde" a déclaré ce qui suit. Les membres de 
l'équipe appuient M. Beaubien dans les opinions 
qu'il a exprimées au congrès de la presse uni- 
versitaire, " • -_-,-.-■ 



"Peut-être me serait-il permis ici d'expri- 
mer clairement !a position de "La Rotonde" que 
je représentais asors. Les déclarations que j'ai 
faites à Québec ont été faussées en ce sens qu'on 
ne les a pas remis dans leur contexte. Il faut 
cependant avouer que les paroles répétées sont 
exactes dans la majorité des cas. Mais On à 
tenté de leur donner un sens que je ne voulais 
pas leur donner. '• • 

' Tout d'abord, on a cru que je m'attaquais 
à l'Administration et au Conseil des Etudiants 
de l'Université d'Ottawa. Ceci est faux, com- 
plètement faux. Pour ceux qui veulent m'écou- 
te r avec une oreille impartiale, je déclare que 
ces-opinions étaient basées sur des faits qui s'é- 
taient produits à l'encontre de la presse et d'ex- 
pression anglaise et surtout d'expression fran- 
çaise. En ce qui regarde plus particulièrement 
"La Rotonde", nous proclamons hautement et 
avec fierté qu'aucune intervention ni de la part 
des autorités, ni de la part du conseil des étu- 
diants n'a été exercé sur nous cette année. Que 
les affamés de publicité se le tiennent pour dit." 



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LA ROTONDE 






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LA ROTONDE 



Directeur 



Jean Canlif 



■ 



Comité éditorial : 

Directeur adjoint Michel Côté 

Rédacteur en chef . Michel Beaubien 

Chef des nouvelles Jea»-Faui Sabourin 

Juliette Pineau 
Pare artittique Gérard Gravelle 

Rédacteurs sportils Pierre Laverqne. Jean Campeau 
Correction Jacques Bru net. Liée Roy 

Secrétaire-,^ la rédaction Jacqueline DineUe 

Gérant de la Publicité . Jean-Claude Giguére 

Autorisé comme envoi postal de seconde classe, 
Ministère des Postes, Ottawa. 



pour guérir tous les malaises, c'est 
prostituer cette gloire. Et c'est re- 
tarder l'avènement de solutions qui 
doivent être nouvelles. 

Et c'est peut-être aussi grande- 
ment nuire au clergé qui ainsi devra 
toujours, sous prétexte que son his- 
toire l'y oblige, allaiter une société 
chétive de chrétiens se refusant à 
mûrir. 

Normand LAC II A K III 



_i^_ 



-S», 



des étudiants sous-gradués. Chez ces <<< r 
niers, le filtrage n'a pas encore apporté 
les bienfaits nécessaires. 

Dans une collectivité,' il doit se trouver 
un noyau cohérent et dynamique auquel 
peuvent s'assimiler les individus qui vien- 
nent de parts et d'autres. Chez nous, com- 
me pour rendre encore plus disparates les 
éléments qui constituent l'ensemble, deux 
groupes rivalisent d'importance, l'un ori- 
ginant de la province de Québec, l'autre 
de l'Ontario. On sait à quel point ces deux 
provinces diffèrent par leur mentalité, et 
par leurs' méthodes d'éducation, indépen- 
damment du bilinguisme. 



U 22 jonvitrl oyi 

■ - 
Pourquoi la guerre? 



"C'est là la situation qui -exoir™.» i 
guerre" dit M. Chaalal, "i?y aTneT^ 
a ce qu'un être humain peut endurer •• 



Para-éditorial 






Le Quartier l/alin, journal dut étudiants da l'Uni- 
versât* de Montréal, »'»,! mirili relia année U trophée 
Hracken pour let meilleur» edilorutux dm tout Ut 
journaux unirertitauet au Canada. Nout reproduisant 
en édilorml l'un dtt texte» qui ont mérité le trophée 
au Quartier Latin. Lm texte ett da Normand Lâ c hât iti, 
un ancien . de Im Rotonde. 

La prostitution des 
grandes idées 

Spéculer sur les valeurs que la 
tradition ou le sens commun ont 
consacrées aux yeux des peuple*; 
tourner la noblesse et le dynamisme 
de ces v a leurs en obstacles- à l'évo- 
lution, voilà' ce qui a toujours été 
l'arme la plus puissante des réac- 
tionnaires. La plus fallacieuse. La 
plus cynique. 

Cela n'est rien moins que de la 
prostitution. 



- — - 



Le système des crédits 



LE PARASITISME 



.., 



XJt, cette tactique, ne pourrait 
être plus clairement illustrée que 
dans la présente campagne (elle ne 
date pas d'hier cependant) contre 
ce que l'on appelle "l'anticléricalis- 
me dans nos universités". Encore 
f»»t-4i pr éc i se r qu e c e m ot , dan s l o 



t 



langage de la presse qui l'utilise, 
s'applique aussi à des incidents sans 
référence directe au clergé: conflits 
d'autorité dans l'exercice de fonc- 
tions disciplinaires (v.g. Ottawa), 
conflits d'attitudes, vis-à-vis l'édu- 
cation par exemple, (Montréal). 

De même que par une certaine 
façon de crier survivance, on peut 
vite tuer le vrai patriotisme! de mê- 
me par une certaine façon de men- 
tionner le rôle éminent du clergé 
canadien-français dans le passé, on 
peut envenimer les problèmes que 
ce dernier se pose à lui-même et à 
la société. C'est cette façon à re- 
bours qu'une portion de la presse 
québécoise se complaît à utiliser, 
portion dont le plus noble représen- 
tant est sans doute "Notre Temps". 

C'est chose bizarre d'ailleurs que 
les pourfendeurs de ce soi-disant 
anticléricalisme soient plus nom- 
breux chez les journalistes que chez 
les clercs; ces derniers en traitent 
habituellement avec plus de réserve 
et de sérieux. La droite a souvent 
été plus catholique que le Pape. . 



Alors que le clergé est parfaite- 
ment conscient de son insuffisance 
numérique, de son incompétence, 
comme bloc, dans un grand nombre 
de disciplines universitaires, des dif- 



ficultés d'administration de plus en 
plus complexes et de moins en moins 
religieuses, de la précarité et de 
l'inefficacité de certaines Structures, 
les bien - pensants réactionnaires 
viennent rappeler à hauts cris la 
gloire des temps où la -plupart de ces 
problèmes ne se posaient pas. 

De sorte qu'aux critiques et aux 
propositions de ceux qui ont pris 
conscience du changement des cir- 
constances, (aussi bien étudiants 
que professeurs), on oppose des pro- 
testations scandalisées. 

L'insuffisance des moyens et des 
structures cause des manquements 
ou des anomalies dans l'exercice de 
l'autorité. En prendre conscience et 
le dire devient de l'insubordination. 

Demander des explications de- 
vient de l'arrogance. 

Suggérer des réformes devient du 
sabotage. —\. 

Le dévouement et l'efficacité de 
notre clergé en matière d'éducation 
sont définitivement une des gloires 
de notre histoire. S'en servir pour 
moucher les étudiants sincères, pour 
étouffer les prises de conscience, et 



On lit dans le dictionnaire Larous- 
se : "parisitisme : état ou condition 
d'un être organisé qui vit sur un 
autre corps organisé auquel il cm 
/ prunte sa nourriture." 

Plusieurs étudiants à l'université font 
profession de parasite. Ils fréquentent 
l'université dans le seul but d'y acquérir 
un diplôme. . EtanVdPTfjttbxes de la collec- 
tivité, ils doivent contribuer à son enri- 
chissement. Or le parasite tire sa subsis- 
tance du milieu où il végète sans songer 
a la contribution qu'il se doit d'apporter. 
Si le mal se répand, si-tous en sont frap- 
pés, il est probable que notre milieu uni- 
versitaire deviendra un formidable fois- 
sonnement de mauvaises herbes. 

La situation m'apparâît tragique. 11 est 
de toute urgence quç ceux qui gouvernent 
les destinées de la communauté u niv ers.- 
taire prennent les mesures " néeessdîresr' 
pour faire sentir à l'étudiant ses respon- 
sabilités de groupe qu'ils favorisent la 
cohésion, la solidarité, les échanges en- 
tre les étudiants. L'université doit être 
un foyer intellectuel, où chacun s'épa- 
nouit dans une atmosphère chaude et dy- 
namique, de recherche de la vérité. Elle 
n'est pas, sur la route de la vie, 'un poste 
d'essence, où on vient faire le plein. La 
vérité ne se satisfait pas de l'obtention 
d'un diplôme, elle exige la discipline in- 
tellectuelle et la culture générale. Est-ce 
que l'Université d'Ottawa, qu'on se plait 
à dire en pleine phase d'expansion, se 
préoccupe suffisamment d'assurer des 
fondements humains et intellectuels à la 
structure physique gigantesque qu'elle 
veut ériger ? 



Que ce système permette les pirouettes 
académiques les . plus inattendues, qu'il 
offre un éventail élaboré de diplômes, il 
n'en est pas pour autant, un facteur de 
cohésion dans la communauté. Il semble 
bien que cette façon de faire a l'américai- 
ne soit passablement superficielle. Il a 
pour avantage, l'obtention d'une spécia- 
lisation par un mode facile d'acquisition 
de la* science. Il permet de négliger l'es- 
sentiel pour sauvegarder le nécessaire. 
D'accès facile, il exige peu et semble per 
mettre beaucoup. La culture] la discipli- 
ne intellectuelle et la formation nbnt plus 
d'importance en comparaison de pouvoir 
brandir un diplôme spécialisé à la sortie 

de riinivprsit^ 

De ce système résulte des programmes 
d'étude souvent illogiques. On a vu des 
élèves faire sauter la culture latine pour 
la remplacer par l'étude d'une langue 
"plus" vivante, d'autres devoir étudier la 
métaphysique avant la logique, ainsi de 
suite Le système est la cause de l'irregu 
larité de nos horaires et de la confusion 
dey locaux Avec te beau résultat, que 
vous marchez toute la journée de votre 
domicile à l'université, de la salle de cours 
a la salle commune, et de celle-ci à la 
bibliothèque vous arrêtant ici et là poirr 
un cours sans suite avec le précédent et 
qui n'en n'aura pas avec le prochain, i^es 
salles de cours sont des cafétérias où des 



Depuis son arrivée au Canada, M Cha. 
lai s'est entretenu avec les administration," 
des universités de Montréal, Laval ott 
wa el Carleton, demandant des bours* 
pour ses compatriotes. 

La FNEUC entreprendra bientôt un* 
campagne pour créer le plus de bourZ 
possible au bénéfice des étudiants a ]j? 
riens. La campagne sera menée en colla 
boration avec les Conseils étudiants de« 
étudiants des universités de tout le p ay 7 

M. Jacques Gérin, président de l a pw 
EUC. a déclaré que la méthode de distri- 
bution des bourses n'avait pas encore été 
décidée, mais que probablement, l'argent 
serait perçu et distribué par JSsJrganW 
tion nationale. 

La part de» E.-U. 



Apparence et réalité 



Sous la plume du publiciste, l'Université 
d'Ottawa ne manque pas d'être attrayante. 
Bile «"impose à l'attention du public ca- 
nadien. On parle d'expropriation. Le 
campus est un chantier de construction 
qui, chaque année, voit surgir un nouvel 
édifice Le nombre des élèves ne cesse 
,de grandir. Cette communauté se décla- 
re d'un bilinguisme anglo-français et d'un 
cosmolitisme à la taille du monde. Cela 
ne manque pas de charme et d'intérêt ! 

Il est facile de jeter de la poudre aux 
yeux du grand public mais il n'en va pas 
de même pour l'étudiant mêlé à la réali- 
té quotidienne, qui prend conscience de 
son milieu, qui en saisit toutes les possi- 
bilités et les lacunes. Car attention au 
mirage ! Plus haut nous avons parlé de 
la mentalité parasite de certains étudiants, 
demandons-nous si la sécheresse du ter- 
rain que nous habitons ne favorise pas 
cette mentalité. Nous qui vivons la réa- 
lité nous sommes à' même d'en juger et de 
l'affirmer. "Ceux qui ont à dessiner des 
pays montagneux se placent dans la 
plaine." (Machiavel) 



-cuisiniers qui rte parlent pas la même lan- 
gue vous servent des repas froids. 

Il n'est pas surprenant que des étu- 
diants n'ayant pas saisi le rouage compli- 
qué de la machine, décident de rester en 
marge d'elle. 

Il ne faut pas être des conformistes pour 
acquérir de la formation à l'université, 
pour être des intellectuels. Nous de- 
vons transcender les exigences du profes- 
seur, voir plus loin que le diplômé pour 
pouvoir s'imposer un plan de' travail ne- 
srmnel visant' la format i. .ri par la disci- 
pline intellectuelle. Il faut une bonne dose 
de lucidité qui n'est pas le fait de l'étu- 
diant moyen. 

Je souhaite à celui-là beaucoup de cou- 
rage dans la solitude ! 

Martin Béliveau 



Reportage \\ 



"La France a une 
curieuse façon de voir 
la démocratie" 



La coexistence 



— 



Par Pat BENIIAM 

du Manitoban 

Mlle _Pat Benham est journaliste au 
Manitoban, journal des étudiants de 
l Université du Manitoba. Elle inter- 
viewait M. Ait Chaalal, président de 
l Union générale des étudiants musul- 
mans algériens (UGEMA) lors du récent 
congrès de la Presse universitaire cana- 
dienne tenu à Québec. 



L'Union nationale des étudiants des 
Etats-Unis a «déjà fait sa part en décer- 
nant 23 bourses aux étudiants algériens 
Dix-sept jeunes Algériens en ont déjà te 
néficié et étudiant aux Etats-Unis depuis 
l'automne. On s'attend à ce que les six 
autres débutent leurs études- aux Etats- 
Unis l'automne prochain. Pendant son se 
jour aux Etats-Unis, M. Chaalal s'est en- 
tretenu avec des politiciens, et les diri- 
gr.ints des universités et des unions ou- 
vrières. 

Commentant la possibilité d'une solu- 
tion au problème d'Algérie grâce aux of- 
fres récentes de De Gaulle, M. Chaalal 
déclara que l'UGEMA et le FLN sont plu» 
-optimistes qu'ils ne l'ont été depuis, cinq 
années. 

"Je ne travaille pas à l'obtention de 
ces bourses pour nourrir les industries 
des autres pays", dit-il. "L'Algérie a be- 
soin d'une population éduquée. et le.moa-^" 
de occidental a besoin d'une Algérie édu- 
quée." -* 7 

Beaucoup d'étudiants ont quitté l'Al- 
gérie pour étudier en Afrique du Nord, 
en France, en Belgique et en Suisse. La 
situation est passable pour ceux qui vont 
en France car on leur permet d'étudier 
sur le même plan financier que les Fran 
çais. Cependant, les Nord Africains sont 
constamment surveillés en France. 

- "Ils sont constamment victimes d'op- 
pressions de la part de la police; ils sont 
espionnés en tout, temps, interrogés dam 
les rues, leurs chambres foullces sans 
avertissement et ainsi de suite." 

"Là France a une curieuse façon de 
voir la démocratie", ajouta-t-il. 

La Suisse et la Belgique sont les deux 
seuls pays qui ont aidé les étudiants al- 
gériens. "Et si nous n'obtenons pas l'aide 
du monde occidental, où nous tournerons- 
nous sinon vers l'Est, en dépit -de notre 
haine pour les idées communistes." 

Après la guerre d'Algérie, TUGfcMA, 
organisation officielle des étudiants d'Al- 
gérie, a- 4ou jours refusé l'aide des pays 
communistes. Mais le monde occidental a 
mis trop de temps à répondre aux besoins 
des étudiants algériens, et l'UGEMA fut 
forcée de plier l'échiné pour s'assurer la 
survivance intellectuelle. 

"Si les anges me refusent l'aide néces- 
saire, et le-diaole me l'offre, fe devrai 
l'accepter", dit-ib. 

Présentement, le gouvernement de l'Al- 
lemagne de l'Est accorde 130 bourses aux 
étudiants algériens. 



L'Université d'Ottawa est fréquentée 
par des étudiants qui coexistent. Nous 
sentons nettement le manque de cohésion, 
de solidarité dan? le travail intellectuel. 
Les échanges sont "difficiles. Rares sont 
les^SeCasions de faire part de nos connais- 
sances, de nos découvertes, ou de nos ré- 
flexions. Ceux q ui travaillent intensé- 
ment ne se-aentent pas solidaires, ne se 
sentent pas* apptlyés dans leurs pérégri- 
nations intellectuelles. Us .sont souvent so- 
litaires. Ils passent même pour des ori- 
ginaux. L'étudiant à la mode dans nos 
universités est encore le joueur de foot- 
ball, non l'intellectuel. Enfin l'université 
est loin d'être ce foyer intellectuel auquel 
nous voudrions participer et au contact 
duquel nous voudrions nous épanouir. 

Les facteurs de désunion 

À quoi faut-il attribuer ce formidable 
désenchantement ? D'abord au caractère 
bilingue de la communauté. Il est inévi- 
table qu'entre des gens de culture, de lan 
gue, et de mentalité différentes, les échan- 
ges soient plus difficiles et la création de 
liens pratiquement impossible. Deux grou- 
pes à caractères distincts peuvent cœxis 
ter mais difficilement s'unir. Les étudiants 
étrangers sont bien gentils mais souvent 
inassjmilabies comme groupe. 

Autre facteur de division . les étudiant'- 
qui suivent dés cours gradués ont des res- 
ponsabilités, des goûts et du sérieux c,ui 
sont difficilement conciliables avec ceux 



— — 



D'après le président de l'Union géné- 
rale des étudiants musulmans algériens 
(UGEMA), pas un seul Algérien n'a étu- 
dié aux universités d'Algérie depuis 1957. 

m»5i°Hi Ait Chaalal, président de 
I UGEMA, déclarait la semaine dernière 
quil y avait deux alternatives pour les 
étudiants: celle de s'exhiler, ou dé se join- 
dre au mouvement de résistance, le Front 
de Libération nationale. 

"Parce qu'ils ne peuvent plus étudier, 
ces étudiants combattent", poursuivit-il! 

M. Chaalal visite présentement le Ca- 
nada et les Etats-Unis afin d'obtenir des 
bourses pour, des étudiants qui vivent, en 
grande partie, dans des camps de réfugiés 
à Morocco ou en Tunisie. 

Il était présent au récent congrès de 
la Presse universitaire canadienne, tenu 
à Québec, et a expliqué la situation aux 
directeurs des journaux universitaires de 
tous les pays. Après son exposé, le con- 
grès a adopté une résolution qui appuyait 
en principe la campagne de bourses pour 
les étudiants algériens entreprise par la" 
FNEUC. . . 

Un peu plus tard, M. Chaalql souligna 
les problèmes qui, à son sens, compromet- 
tent la situation de l'étudiant algérien: 
—le revenu annuel moyen des citoyens 

y compris les français, est de $40; 
—la- consommation mo>ennc de nourri- 
ture équivaut à 1,100 calories par jour, 
ce qui est loin du minimum requise 
—mille étudiants, dont 750 en Tunisie et 
250 à Morocco végètent dans des carnps 
de réfugiés. 



Exploitation 

L'Algérie est riche en ressources natu 
relies, entre autres le "fer. le gaz naturel. 
et le phosphate. L'exploitation locale de 
ces ressources aurait enrichi les Algé- 
riens. Les Français se sont emparés de 
ces ressources pour les faire manufactu- 
rer en France et mettre en vent» les pro- 
duits finis en Algérie. Nous savrns qu'en 
1954, les Français, qui ne forment qu'un 
dixième de la population, possédaient les 
deux tiers des propriétés. 

Quatre-vingt-dix pour cent des travail 
leurs algériens sont chômeurs excepté 
au temps des moissons, déclare M. Chaa- 
lal, et le gouvernement français, par des 
méthodes de chantage et de sanctions, em- 
pêche l'établissement d'une industrie lo- 
cale par l'entreprise privée. Le gouverne- 
ment français craint la création d'un pro- 
létariat qui puisse éventuellement évo- 
luer au point de pouvoir s'organiser. 

Peu après la conquête de l'Algérie, les 
Français ont déclaré que la langue arabe 
était une langue étrangère et, de ce fa' 1 - 
serait enseignée tel que l'anglais, sur une 
base de deux heures par semaine. 

C'est pourquoi 94.6% de la population 
arabe dêTTÀlgérie est illettrée. Des 5.3 
millions d'enfants, d'âge scolaire, seule- 
ment 300,000 fréquentent l'école parce 
qu'on ne leur permet pas de se servir de 
leur propre langue. 

"Le colonialisme avougle nous a re- 
fusé tout progrès matériel et culturel. 
conclut M. Chaalal, "c'est pourquoi la 
guerre s'est déclarée." 



' 



u 22 jenviT 1960 







ino3P^nnao3ra3e5Enn3ËM|| 

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ROTONDE 



Pog» 3 



par Jean-Paul SABOURIN 



Dans la plus belle tradition du 
journalisme, ce chroniqueur s'ex- 
cuse auprès de M. Yves Marin 
pour un article paru dans cette 
rubrique de la Rotonde du 10 
décembre 1959. Ceci est une ré- 
tractation en bonne et due forme 
qui a pour dessein de laisser 
la réputation de M. Marin telle 
qu'elle était avant la parution de 
l'article susmentionné; ni plus ni 
moins. On a jugé cet article dif- 
famatoire; c'est le pourquoi de 
cette correction. Ce chroniqueur 
ne veut pas diffamer qui que 
ce soit; il tâche seulement de 
faire son travail le mieux possi- 
ble. Il a voulu faire du "castigat 
ridefidô mores". On n'a pas com- 
pris! Alors, tant pis . . . 



Le principe d'une Constitution 
étudiante a été accepté! La 
CONSTITUTION de U FEDERA- 
TION a été, conçue dans le chaos. 
Elle s'est développée dans l'in- 
certitude. Elle a failli pourrir à 
l'état d'embryon. Enfin, on nous 
annonce qu'elle naîtra sous peu 
à. titre d'essai. Si jamais cette 
CONSTITUTION voit \t jour, on 
pourra difficilement " dire que 
c est le fruit de l'amour. 

Mais enfin, le dialogue se fait 
étudiant» et administration 
depuis la formation du DEPAR- 
TEMENT DES AFFAIRES ETU- 
DIANTES. Notre président, AN- 
DRE OUELLET et le R. P. DU- 
CHARME, se sont parlé (ou 
écrit) et se sont compris. Il n'en 
fallait pas plus pour en venir à 
une solution. L'autorité a com- 
pris qu'elle ne pouvait ignorer 
la volonté des étudiants de se 
donner une CONSTITUTION,' et 
le CONSEIL ETUDIANT s'est 
rendu compte qu'il. " ne pouvait 
faire sauter l'ADMlNISTRA- 

tion. 

Cest tout de même étonnant 
de voir comment un mélange de 
réalisme, de politesse et de 

compréhension peut résoudre 
l'insoluble. 



La ronde fugitive des bourses 
d'études est commencée. Elles 
viennent de partout à la fois et 
sont engoufrées par le monde 
étudiant. Elles sont peu nombreu- 
ses mais pour la plupart assez 
substantielles. La distribution se 
fait rapidement et sans branle- 
bas. 

Pour n'en mentionner que 
quelques unes, citons les 16 bour- 
ses de $2,400 chacune que la CIL 
vient d'accorder, dont une à un 
confrère; les bourses Rhodes de 
$2,000 chacune accordées à qua- 
tre étudiants du Québec et de 
l'Ontario pour étudier en Angle- 
terre; les 41 bourses Athlone des- 
tinées aux jeunes Ingénieurs ca- 
nadiens; les 15 bourses de la 
Du Pont of Canada Ltd réparties 
entre 10 universités; les 2 bour- 
ses de 5,000 dollars chacune que 
le gouvernement du Québec ac- 
corde par l'entremise de l'Acadé- 
mie de musique du Québec] et 
d'autres encore. 

Souvent les bourses sont à no- 
tre disposition, et il ne s'agit que 
de concourir et de se les mériter. 
Il n'y en a pas pour tous, mais 
les étudiants plus doués ont de 
grandes chances de les obtenir. 
Les moins doués doivent se dé- 
brouiller seul,, qu se fier à. la for- 
tune de leur famille; du moins 
en attendant que nos gouverne- 
ments décident de rendre la sco- 
larité gratuite, comme les étu- 
diants de ce pays sont en droit dé 
s'attendre. 



"Politique d éducation 
timide et sans imagination" 

"La politique de l'Ontario en matière d'éducation est 
timide et sans imagination" d'après M. Gower Markle, pré- 
sident de l'Institut canadien des affaires publiques. M. 
Markle a fait cette déclaration lors d'un symposium tenu à 
l'occasion du congrès régional de la Fédération Nationale 
des Etudiants des Universités Canadiennes (FNEUC), sec- 
tion de l'Ontario. . : ~-\ — - 



Alors que l'Ontario est l'une 
des plus riches provinces du 
Canada, elle ne consacre qu'une 
somme minime à l'éducation, su- 
périeure" de continuer M. 
Markle. Il ajouta que tant que 
des jeunes de talent se verront 
refuser l'éducation supérieure 
pour des raisons financières, no- 
tre système d'éducation 'serait 
injuste. 

"Le Canada ne consacre que 
3% de son revenu national à 
l'éducation, alors que la Russie 
en investi 10%" dit-il. "Si nous 
voulons résister à l'assaut tou- 
jours grandissant de la puissance 
communiste, nous devrons inves- 
tir beaucoup en faveur de nos 
ressources intellectuelles qui- se 
perdent actuellement d'une façon 
flagrante". 

"L'éducation suprême n'est pas 
le privilège du riche mais plutôt 
la récompense de la compéteûcé". 

Pour sa part, M. John Roberts, 
ministre de l'éducation pour la 
province de l'Ontario décrivit la 
situation actuelle de l'éducation 
en Ontario. Il parla des octrois 



aux universités qui ont augmenté 
d'une façon importante depuis 
quelques années. Il mentionne 
aussi l'aide directe du gouverne- 
ment aux étudiants sous forme 
de bourses et de prêta. 

M. John Wintermeyer, chef de 
l'opposition à la législature on- 
tarienne, souligne le fait qu'il 
faut à la province une politique 
d'éducation à long terme. "Nous 
aurons 95,000 étudiants dans nos 
universités -de l'Ontario" décla- 
re-t-il, nous aurons un grand 
problème en ce sens que nous 
manquerons de professeurs com- 
pétents. C'est pourquoi il faut 
dès maintenant augmenter les 
bourses aux gradués pour que 
ceux-ci se perfectionnent et s'in- 
téressent à l'enseignement 

L'autre Participant au sympo- 
sium fut W. Jacques Guérin, pré- 
sident national de la FNEUC II. 
souligne que l'argent n'est pas 
le seul remède aux problèmes de 
l'éducation. "Nos jeunes, d'après 
M. Guérin doivent avoir la mo- 
tivation intérieure qui les pousse 
à poursuivre des études". 



English News 
Digest 

by Arnold Amber, 
Fulcrum Executive Editer 

The first round of thia year's 
Inter-University Debating League 
tournament will be held Monday, 
Jàn. 25th. when the University 
of Ottawa meets Carleton Univ- 
ersity in a home and home match. 

The topic for this year's tpur- 
nament îs resolved that the Ca~- 
nadian Government should take 
steps to curb the growing'power 
of Labour Unions in Canada. 

Supporting the Garnet and 
Grey in the debate at the Univer- 
sity of Ottawa will be Bruce Mac- 
Kinnon, Commerce four and Rod 
Flaherty, Common Law ône. Si- 
multaneously, the affirmative 
team of Glen Kealey, Çommon 
Law three and Alex Trebec, Phi- 
losophy one, will be at Carleton. 

-The local debate will be held 
in the récréation room of the 
(Arts building basement begin- 
ning at 8:30 p.m. Admission, is 
free. 

Students will hâve until Mon- 



là Fédé en Action 



Ce qu'on peut centraliser de 
nos jours! "Même la politique qué- 
bécoise est atteinte. Dorénavant 
toutes les envolées (aériennes 
bien entendu) seront sous la ju- 
■ ridiction du ministère de l'hono- 
jabie Antoine Rivard. 

M. Lapalme: — "Il ne faudrait 
pas donner à trop de gens la" 
permission de voler". 

M. Rivard: — "Les seuls vols 
> que j'autoriserai seront des vols 
légaux". 



H. Deuzau 

(Sciences t 51) déclare: 




A la réunion du conseil de la 
FEDERATION, les directeurs 
faisaient un rapport de leurs ac- 
tivités passées et à venir. 

GASTON MELOCUE, direc- 
teur de la commission artistique 
révèle qu'il ne s'est rien fait à 
la CAEUC» Pour corriger ce 
néant on présentera ici des films 
durant, une semaine, du cinéma, 
et le 4 mars une exposition à la 
GALERIE NATIONALE. RADIO 
ETUDIANTE est portée au jeu- 
di et sera radiodifusée de 7 h. 30' 
à 8 heures. . ., T 

Du président de la FNEUC on 
apprend que la campagne du 
sang a donné 600 chopines et 
que la faculté de médecine est 
championne. 

GILLES GRENIER, directeur 
de la commission de la maison 
étudiante, laisse voir que tout 
marche sur des roulettes. Au sec- 
teur de coordination 75 p. 100 
des activités du campus sont en- 
registrées. 

Du comité de publication on 
apprend que l'ALBUM-SOUVE 
NIR sortira a la même date que 



l'an dernier, et que JEAN CAR- 
RIERE a été nommé président 
régional de la PUC. 

Le président de la FEDE a fait 
son rapport sur la constitution. Il 
a consulté LOUIS CLICHE, l'AD- 
MINISTRATION et M. BOSS. Il 
dit qu'il a tâché de satisfaire 
l'administration sans aliéner les 
droits des étudiants. Une lettre 
du PERE DUCIIARME lui est par 
venue disant que D.A.E. recon- 
naît la constitution. Avec M. OLI- 
VIER, président de la faculté de 
DROIT CIVIL et du COMMON 
LAW, il s'occupe d'établir le 
texte final (jusqu'au printemps) 
de la constitution. 

Mais il y a tout de même une 
ombre au tableau. Le rapport nua- 
geux de REGINALD POUUN sur 
l'organisation de l'Eté de la Saint- 
Martin inexistant H s'est con- 
tenté de dire qu'ANDRE OUEL- 
ET s'était imiscé en août dernier 
dans l'organisation de la semaine 
d'initiation. Il a suggéré la nomi- 
nation d'un véritable directeur 
des activités sociales. 



EN VRAC 



Quand les nations 



Etant expert en la matière, 
je réalise ma plus belle formule 

en faisant affaires avec. . . 



EP 



Banque de Montréal 



commancar tôt à déposer est le premier pas vers la succès 
^ ; uiogjf. 

SUCCURSALES À OTTAWA 

Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Connor 
294, rue Bank 88, rue Rideau 



Avenue Cecil et rue Bank 

Avenue Laurier et rue O'Connor 

Chemin Montréal et bout St Laurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

Westboro : 285 chemin Richmond 

Succursale de City View, 1491 Chemin Merivale 



• Le professeur Maurice Cha- 
gnon, MA., L.Ph.D., présidera un 
forum sur la psychologie actuel- 
le, (Types, Trades and Techni- 
ques in- Modern Psycology). Par- 
ticiperont messieurs L. T. Day- 
haw, W. F. Barry, R. Vaillan- 
court. et l'Ecole de psychologie 
et d'éducation. Le forum aura 
lieu le mardi 26 janvier à 8 h. 30 
du soir, à la salle 135 de la 
Faculté des Arts. 

Son Excellence M. Carlo de 
jVrrariis galzano. ambassadeur 
d'Italie, donnera au Château 
Laurier une conférence sur l'Ita- 
lie moderne à 8 h. 30 p.m. le 
mardi 26 janvier dans la salle du 
Lady's Café. Cette conférence 
est organisée par la Société 
d'Etude et de Conférences, sec- 
teur Ottawa-Hull. 

M. Naim Kattan, rédacteur du 
bulletin du Cercle juif de Mont- 
réal, sera le conférencier invité 
de l'Association de la Jeunesse 
franco-ontarienne. La conférence 
aura lieu le vendredi 22 janvier 
à l'auditorium de là faculté de 
médecine à 8 h. du soir. Il parle- 
ra de "l'apport de la culture 
française au Canada". 



se rencontrent 

OTTAWA (PUC) —Environ 45 
universités participeront aux Na- 
tions unies modèles à Montréal 
du 3 "au 6 février. Entre autres 
sujets, on discutera de l'entrée 
de la Chine aux Nations unies. 

Jean Dupréez, président de cet 
organisme déclarait que 14 uni- 
versités canadiennes et peut-être 
plus y participeraient. C'est la 
deuxième année qu'une réunion 
"dé TCTNUr modèle a lieu. 

Les autres universités vien- 
dront des Etats-Unis et d'autres 
pays dont les noms- n'ont pas été 
révélés. 

Le soir du 4 février, l'honora- 
ble L.B. Pearson adressera la pa- 
role aux 250 délégués attendus. 
Outre l'entrée de la Chine à 
l'O.N.U., on discutera de' l'amen- 
dement de la charte visant à abo- 
lir le droit de veto et la. création 
d'une force policière internatio- 
nale. Il se pourrait même que l'on 
discute du désarmement et du 
contrôle des naissances. 



» 

■ 






~tlaT"Jân. "25th, to make applica- 
tions for the newly created 
Queen Elizabeth 11 Ontario Scho 
larships which are being awarded 
by the province in honour of the 
Queen's visit last year. 

Valued at $2,500, the scholar- 
ships are on the post graduate 
level for studies in the humani- 
ses, social sciences and mathe- 
matres. 

Candidates must be sponsored 
by the Head or a représentative 
of the Head of his university 
who must be notified of inten- 
tion to apply by the above date. 
If. approved, the application must 
■be sent to the jarovience aride 



Committee of Sélection no later 
than Feb. 1. 

Further information is avail- 
able from the Secretary-Gener- 
al^office, room 215 of the Ad- 
ministration building. 

The Ottawa Philarmonic Or- 
chestra will appear at the Univ- 
ersity of OUawa this Wednesday 
when they will présent a free 
concert in the Académie Hall on 
Wilbrod • Street beginning at 
12:30 p.m. 

Feâturing Max Rabfnovisl 
violonist and concertmaster and 
Gerald Wheeler, pianist, the con- 
cert will include a Mozart Con- 
certo, the Debussy Sonata and 
Sarasate's Fantaisie de Concert 
from the opéra Carmen. 

The présentation is a part of 
this year's free noontime concerts 
sponsored by the Philarmonic 
group and the National Gallery 
Association. 

The University of Ottawa Ski 
Club will hold their annual trip 
to Chalet Cochand at the end of 
this mqnth. A weekend afafir, 
the excursion is openned to ail 
students. See Richard Robillard, 
Pplitical Science four, for détails 
and arrangements . . . 

Tickets for the 1960 Ottavien- 
sis — the school's yearbook — 
will only be on sale to mid-Feb- 
ruary, it was announced recently 
by Miss Romona Paplauskas, 
sales manager. As last year, the 
book will be off ered at f ive dol- 
lars per copy with a three dollar 
down, two dollar on receipt type 
of payment plan. See your class 
representativje_ for purchasing 
blancks — 

The program for this year's 
University of Ottawa Winter Car- 
nival was recently announced by 
carnival chairman, Ronald Dage- 
nais. Highlighting the four day, 
Feb. 4-7) varied spectacle is the 
Ice-show to be held Friday, Feb. 
5th at the Ottawa Auditorium, 
which will feature an ice-hockey 
game against Carleton, an ice- 
revue, a pagantry of the would- 
be Carnival Queens, a short pré- 
sentation from, "Whacko!" and 
some local nightclub acts. 

Other events include the an- 
Winter Carnival Dance 



nual Winter Carnival 
which will be held at the Colle- 
sium Satuçday night, Feb. 6th; 
a cultural event comprising a 
movie and a debate at the Elgin 
Théâtre Sunday, afternoon, Feb. 
7th; a parade through the Otta- 
wa shopping district on the after- 
noon of the fifth and a spécial 
Tea-Fashion.Show^for the women 
students , at Murphy-Gamble's 
Saturday afternoon. 

The Carnival wilj begin with 
a spécial Mass on Thursday night. 
Also included are th annual in- 
ter-faculty ski meet to be held 
at Camp Fortune ail day Satur- 
day; and a Mocassin Pow-wow 
set for the Minto on opening 
night. The carnival will close 
Sunday *night with a sleigh-ride 
party and dance at Lakeside Gar- 
dens. 



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LA ROTONDE 



U 22 jqiHjgjOfl) I ,, /^Wer 1960 



L'A.R.C. sur le Campus 



Echos de Québec 









Le chef d'escadrille H. Stewart 
Bryan est né en novembre 1915 
à Renfrew, Ontario. Il poursuivit 
ses études primaires 'et secondai- 
res à cet. endroit et fréquenta en- 
suite l'Université Queens d e 
Kingston, d'où il reçut son bac- 
calauréat en Commerce. 

En mars 1942, il se joignit aux 
rangs de l'ARC et décrocha son 
diplôme de navigateur de TEéole; 
de navigation aérienne de St-/ 
Jean, Que. Il fut nommé instruc- 
teur À la même école et en jan- 
vier 1945, il fut nommé à l'unité 
d'entraînement de ComOx, C.B. 

Six mois plus tard, le lieute- 
nant Bryan. était poste au Royau- 
me-Uni jusqu'à juin 1946 et re- 
vint ensuite au Canada pour être 
posté au CEPE de la station de 
Rockcliffe. 

En janvier 1948, le lieutenant 
Bryan entra à l'Ecole d'officiers 
de radio à Clinton, Ont., pour 
suivre un cours de navigation. Il 
fut ensuite posté à l'Escadrille 
-do. -transport d'Edmanton. Après 
sept mois dans l'Arctique; il fut 
transféré au Collège militaire de 
Kingston oùjil demeura jusqu'en 
août 1952. Le lieutenant Bryan 
fut ensuite choisi pour suivre des 
cours à l'Ecole de navigation de 
l'ARC à Summerside, I.P.E. 



I 




Pour une presse 
vraiment 

Les 27, 28 et 29 décemBre dernier, les 25 journeaux mem- 
bres de la Presse Universitaire se .réunissaient à Québec. 
Pendant trois jours et une nuit le vieux palais de justice a 
été témoin d'une réunion ou des étudiants de deux cultures 
différentes se sont serré les coudes pour faire face aux diffé- 
rents problèmes qu'ils avaient à résoudre. Cette unité de 
pensée, de paroles et d'action a permis à cette association 
universitaire de franchir une étape des plus importantes 
vers une presse vraiment universitaire. 



VETILLES 



0n i' a échappé^feltc . . . 



iiA_ROTONDI 



fof 5 



rBSSSsffil VOTE DE CENSURE 

re: "Les jours s'en vont, i e T 
meure". Combien souvent L 
effet, la nuit a succédé au 'joT 
combien de four on a retourni 
le sabhet, combien souvent b, 
lune atelle fait son plei n J; 
puis la première fois où omZ. 



Le chef d'escadrille 
H. Stewart Bryan 



On a discuté de choses et d'au- 
tres, mais parmi tous ces projets 
et ces" propositions, il en est trois 
qui ressortent. En premier lieu, 
la question du magazine national 
semble s'imposer. Les déléga- 
tions ont chargé le président na- 
tional. M. Doug Parkîngsoa, d'etl- 



Aprèé avoir obtenu son diplô- 
me de spécialiste en navigation, 
il fut nommé instructeur en élec. 
trpnique à la station de, l'ARC à 
Winnipeg. - 

— Jue lieutenant Bryan fut choisi 
en octobre 1955 comme recruteur 
à l'unité" de recrutement de 
l'ARC à Toronto. Il demeur a à 



**MAMBG~ 
CHA-CHA-CHA" 

. Les étudiantes-infirmières 
organisent pour le samedi 23 
janvier une danse "MAMRO. 
CHA-CHA-CHA" formidable, 
qui aura lieu au Centre ré- 
créatif d'EASTVIEW, 2 7 
CHEMIN MARIER. Il y aura 
là un orchestre qui vous dé- 
gourdira les jambes, n'en 



ce poste jusqu'en septembre 1957 
lorsqu'il fut nommé à* la direc- 
tion du recrutement aux quartiers 
généraux de l'ARC à Ottawa, H 

Le chef d'escadrille H. Stewart 
Bryan de l'ARC visitera l'Univer- 






•.. .• »- 



site d'Ottawa le 28 janvier pro-* 
chain. Il interviewra les sous-gra- 
dués qui désirent obtenir des ren- 
seignements au sujet des carrié 
res. offertes .par l'ARC On peut 
se renseigner au sujet de l'endroit 
et l'heure. en s'adressant au Bu- 
reau de Placement de l'Univer 
site. ' 



doutez pas. 

Pour les billets, vous voyez 
CAROL - ANN CLARKSON, 
ou vous lui téléphonez à CE. 
6-4592 local 206. On les vend 
$1.75 le couple. On en aura 
aussi à votre disposition à 
l'entrée. Cette java promet- 
teuse commencera à 8 h. 30 
p.m. Allez-y mes enfants et 
aue ça saute! 



trer en communication avec les 
HHBunsahlos de la FNEUÇ dans 
le but de mettre sur pied un tel 
projet. -Apparemment, ce maga- 
zine serait publié deux fois par 
année et aurait un tirage d'envi- 
ron 30,000 copies. Fait à remar- 
quer, ceite publication serait bi- 
lingue. 

-Le deuxième point important 
concerne l'aspect politique " et 
électoral de la Presse Universi- 
taire Canadienne. Il faut tout 
d'abord mentionner la réélection 
de M. Doug Parkingson à la pré- 
sidence nationale de la PUC. M. 
Arnold Amber, directeur du Fui 
crum lui fit la lutte: celui-ci 




Statistiques! 



L'autre jour, notre vice-président préposé aux bonnes 
nouvelles déclara que, 58 millions de fois par jour, quelqu'un, 
quelque part dans le monde, savoure un Cqke. Vous pouvez 
interpréter cela de deux façons: 

Ou bien nous avons affaire à un individu 
dont la soif est inextinguible, ou bien 
Coca-Cola est le breuvage pétillant 
préféré 3ans le monde entier. Nous 
favorisons la seconde interprétation. 



tu V / s 



(mM 



*i±- 



-*-#- 



DITES" "COKE" OU "COCA-COLA"— LES DEUX MARQUES IDENTIFIENT 
%F. MÊME BREUVAGE PÉTILLANT— LE PRODUIT DE COCA-COLA LTÉE. 



perdit par une très faible marge. 
M. Jean Carrière, directeur de 
"La Rotonde" fut élu président 
régional de la PUC, section de 
l'Ontario. Il serait peut-être bien 
de mentionner ici le rôle prépon- 
dérant que la délégation de l'Uni- 
versité d'Ottawa a joué au sein 
de ce congrès. Parmi les cinq 
comités qui ont siégé, trois 
étaient présidés par des étudiants 
venant de l'Université; deux le 
furent par M» Amber et le troi- 
sième par ML Paul Goulet. Fai- 
saient partie de la délégation -de 
notre Université, Louise Cornu. 
Arnold Amber, Paul Goulet, Ger 
ry Shéhan, tous du Fulcrum; Ju- 
liette Pineau, Jean Carrière et 
Michel Beaubien de La Rotonde. 

Enfin, le dernier point, mais 
non pas le moindre fut l'adop- 
tion de la charte de La PRESSE 
UNIVERSITAIRE CANADIEN 
NE due à l'initiative de la délé- 
gation de "LA ROTONDE". 
Cest vers 7 h. 30 du soir que le 
congres reprit sa session. On dis- 



cuta d'un code d'Ethique qui fi 
lail les responsabilités auxquel- 
les le journaliste étudiant devait 
faire face. Puis vint La question 
d'une base qui expliquerait les 
devoirs du journaliste étudiant. 
La seule solution plausible, était 
l'adoption d'une charte qui four- 
nirait cette base. Cest alors que 
M. BEAUBIE N demanda La pa 
rôle et prononçarëxposé qui fit 
. tant de bruit. On décida de nom- 
mer sur le champ un comité spé- 
cial qui serait chargé de mettre 
sur pied une charte. Le comité 
se réunit dans la chambre du 
jury et délibéra toute la. nuit. 
Le lendemain matin, il présen- 
tait en session plénière le plan 
de la dite charte qui fut adop 
tée à l'unanimité. Enfin, les jour- 
naux étudiants sauraient à quoi 
s'en tenir ait sujet de leurs res- 
ponsabilités et de leurs droits. 

Le congrès se clôtura par un 
banquet offert aux délégués en 
la salle du restaurant: "Aux Àn- 
ciens Canadiens". Au cours de ce 
banquet on procéda à . la remise 
des trophées: le Quartier Latin, 
journal des étudiants de l'uni- 
versité de Montréal en récolta 
deux. On lui remit le .trophée 
Bracken pour le meilleur édito- 
rial et le trophée Le Droit pour 
le meilleur journal de langue 
française. La Western Gazette 
remporta le trophée 'pour la 
meilleure présentation semi-heb- 
domàdairn. Dans -la catégorie des 
hebdomadaires. Silhouette de l'U- 
niversité de Saskatchewan reprit 
le trophée. 

Il nous resterait à parler des 
activités sociales; à ce stage ici, 
il nous faut rendre un hommage 
aux étudiants de l'Université 
Laval qui nous ont fait passer un 
séjour enchanteur dans la bonne 
vieille ville de Québec. C'est cer- 
tainement grâce à eux Si nos 
confrères de langue anglaise ont 
tant apprécié les Canadiens 
français. 



*e ai eue jaxi son plein de 
puis la première fois où Vétm 
a précisément déposé dans £ 
pages (par ailleurs fades) a. 
LA ROTONDE, son ëWàtïTé 
chronique. 

Son apostolat, commencé dan* 
la misère, continué sous des co» 
ditions difficiles, Vêtus compte 
bien le po%rsuipre. Si éveillé 
par la lecture de ces lignes itu 
pirées, un seul étudiant de l'Uni- 
ver site d'Ottawa en arrive à ma 
<-nif ester qu'il possède une intei 
Itgence supérieure à celle des 
micro-organismes, Vêtus sera sa 
tisfait et le directeur' K de LA Rn 
TONDE (par ailleurs peu £ 
cernant) aura justifié son exu 
tende. 



te président des é tudiants 
de ■ -str - digiritê- TP ôfjièf ' 
(veston grenat, pantalon gris) 
se promenait dernièrement dan.? 
le* corridors de sa faculté en ar- 
borant une barbe Citoyen prém- * 
dent! La vertu est plus difficile 
à exhiber que cet appendice de 
poil Jj tm tj n e^vie quand même 
à cette excroissance créatrice 
(l'avez vous remarqué) 'q^i prend 
sous la fugitive carresse du so- 
leil, des reflets grenats. ■■• 

Un représentant du monde 
étudiant visitait récemment à peu 
de frais la ville de. Québec. De 
vont un' groupe de personnes 



Encore une autre ... 



Jw 



La ballade ries démissions 
à l'Universit é de Montréal 



De- la Pressa Universitaire Ca- 
nadienne on apprend des choses 
terribles. Il paraîtrait, que la 
presque totalité de l'équipe du 
Quartier Latin démissionnerait 
encore une fois. Il n'y a aucun 
conflit entre la rédaction et les 
administrateurs: rien de si sim- 
ple et si naturel que cela. 

C'est pire! 

L'Equipe prétend qu'elle n'a 
pas le temps disponible pour pu- 
blier le Quartier Latin et passer 
ses examens de fin d'année. Les 
examens de Noël n'ont encoura- 
gé personne. 

Le problème est aigu. L'étu- 
diant s'éduque presque autant 



par son travail pour le joui 
que par ses cours, mais les exa- 
mens se passent sur la matière 
vue en classe. Les cours ou le 
( journal doivent en souffrir. 
Cest triste. 

Que faire? Certains démission 
nent. D'autres concilient leurs 
cours et leur travail. D'autres 
encore faillissent misérablement 
leurs études et échouent d;«n*ies 
journaux. L'idéal serait une or- 
ganisation impeccable où chacun 
aurait un travail proportionné au 
temps libre dont il dispose, et 
une équipe efficiente. 

Fasse le ciel que La Rotonde 
ne ruine pas ses. équipes! 



(voy a geant ell e s aussi à peu de 
frais), il prenait position sur la 
liberté de la presse: "Quant à la 
liberté de la presse, dit-il, je 
pense que la. presse doit être 
libre". 

Vêtus approuve le discours de 
ce prolétaire étudiant éclairé, 
< jnpresse lui aussi de prendre 
position sur ce problème brû- 
lant. Au nom de tout ce oui est' 
sacré, au nom des principes tra- 
ditionnels de la morale chrétien* 
•ne et de la pensée occidentale- 
au nom de l'avenir de nos en 
fants dans .un pays démocrati- 
que, que to presse soit libre.' 

Vêtus, sa r position prise, relit 
sa formule et la trouve belle. 
Pourquoi ne pus l ' impri m er avec 
la dernière ligne en blanc? On 
pourrait de cette manière la fai- 
re servir à toute pensée pieuse 
ou profane qu'op. voudrait expri- 
mer avec un peu d'emphase. 
Ainsi on pourrait condanfner 
par la même formule le vol, les 
accidents de la route, l'tsacule 
-de Koch~*êl l'accouchement par 
hypnose ou louanger de la mè 
me manière la politesse, le socia- 
lisme, la chasteté et .l'accouche 
ment par hypnose. Une grande 
économie de temps en résulte- 
rait pour tous. 

Jl parait que la résolution ré- 
clamant la liberté de la presse 
n'a pas été accueillir par le 
groupe des représentants ci-haut 

ÎHC ïlLLDTLHi' K' in* mutai*) *i tiusint Dk 

s'entendre sur la définition de 
cette fameuse HberteT^Juï défi- 
nit limite Mais Vêtus rnrnura- 
ge les prolétaires étudtavts jonr- 
naUsies a présenter leur resolu- 
ti'm au prochain congrès, <^ T 1° 
hht'Tté de in presse. Vents ^v 
un de ceux <;ui :;ovt pour. 

En terminant. V4tm OU l- ! 
Ki Gan^Fnu dans "Nécron 
et Fiançailles": «JLq 'lihrrtè "t- 

teUecluelle est î'ob ■ des. 

prisonniers de la vhair." 

VETUS 



f) Bonne Heureuse Année 



.V- * 



LES CONCERTS CAPITAL 

présentent 

Le Théâtre du Vieux Colombier 

dans / 

*LE MISANTHROPE DE MOLIÈRE / 

à l'école technique d'Ottawa les 25 et 26 janvier 

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En vente à l'ilniverute OH au guichet s'il en reste. 



Excursion de ski 

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30, 31 janvier 

Membres : . $14.50 
Non-membres : $15.50 

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• • Vision de •part reqph 
Périt* tout renseignement^ Vùv 
. . Richard Rohillard 
a CE 3-8881. 



Dimanche le 10 Janvier, le grand conseil de la Fédéra- 
tion examinait de plus près le budget quand Pierre Joanisse, 
président de la Faculté de droit civil s'en prit violemment à 
Michel Beaubien, rédacteur en chef de LA ROTONDE, à 
cause d'un reportage de la Presse Canadienne que LE DROIT 
publiait récemment. Le reportage avait capté quelques mots 
de M. Beaubien lors du Congrès de la Presse Universitaire 
Canadienne à Québec. 



joanisse accuse Beaubien d'ê- 
tre anti-clérical et anti-adminis 
tration. Il demande alors qu'une 
motion de censure soit portée 
contre la Rotonde disant qu'il re- 
fuse d'accepter l'attitude de la 
délégation au cojiigrès de 'la 
P.UC. comme celle de la majo- 
rité des étudiants. Selon lui, La 
Rotonde ne doit pas prendre par- 
tie avant d'avoir consulté le Con- 
seil de la -Fédération-. 

Larry Tunney, vice-président 
He langue anglaise, affirme que 
la Presse Etudiante a' dès respon- 
sabLités à l'égard des étudiants 
et que si le journal est Laissé a 
lui sans être responsable au Con- 
seil de la Fédération, il ipeut de- 
venir un monstre. 



Au cours de la discussion, le 
président André Ouellet s'est dit 
d'avis (jur les journaux étudiants 
étaient des organes de la Fédéra- 

ota. 

De là galerîe de la presse, M. 
Beaubien a expliqué que son 
but avait été de mettre toutes les 
universités en garde contre lés 
danyff rs latents pour la liberté ~ 
de presse si les journaux étu- 
diants ne se donnaient pas une 



charte quelconque. Selon lui, il 
s'agit tout comme à l'Université 
de Montréal et à Laval de cla- 
ri fier la situation de la presse 
étudiante et d'établir ses respon 
sabilités en face du gouverne- 
ment étudiant. 

M. Joanisse revint à la charge 
avec sa motion de censure^rpré 
cisant que M. Beaubien seul de- 
vrait être blâmé et non le direc- 
teur Jean Carrière qui arrivait. 
11 s'ensuivit un#brouhaîia ' indes 
c r i pt ! bl e. 

Marc Régnier, président de -hr*- 
Faculté de Sciences sociales ex- 
pliqua qu'on ne pouvait eondam-. 
ner Beaubien sans entendre son 
explication. 



Entre temps, le président Ouel- 
let travaillait à régler la situa- 
tion. Le caime revint et l^ssem- 
blée fut close quand Pierre Joa- 
nisse retira sa motion et Ouellet 
proposa «celle-ci: "Le Conseil de 
la Fédération considère que les 
paroles de M. Beaubien n'étaient 
que d'expression d'urç avis per- 
sonnel". Cette habile manoeuvre 



Photographiquement 

parlant 

On vient de publier les résul- 
tats du quatrième concours na- 
tional de photographies. Pour 
la première fois, l'Université 
rTOttawa est représenté parmi 
les gagnants. Richard Malcolm, 
étudiant en 2e année à la Pa- 
t culte des Sciences et photogra- 
phe-accompli, a '«fetenu le deuxiè 
me prix, Il avait soumis un cli 
ché en noir et blanc, catégorie 
"personnages" et intitulé "Con- 
centration r ', qui lui a-valu un 
prix en argent de $3u.Ô0\ 

Guy Fontaine, étudiant en 
droit à l'Université d'Ottawa, 
s'est vu décerner une mention 
honorable pour sa dispositjve en 
couleurs intitulée "Baie des Cha- 
leurs — Gaspé". 

Les autres prix, d'une valeur 
globale de $800.00, ont été ré- 
partis assez également entre les 
•autres universités qui ont pris 
part au concours: cependant 
.l'Université du Manitoba a con- 
nu un succès exceptionnel: un 
de ses étudiants a remporté à 
lui seul, SIX de ces prix. 

Le comité de la FNEUC espè- 
re que ces bonnes nouvelles in- 
citeront d'autres étudiants à sou 
mettre des photos au concours 
national de l'an prochain. Les 
résultats", alors, pourraient bien 
dépasser, en beauté ceux de cet- 
te année. 



A l'Université McGIU 

UNE MESURE DRACONIENNE 
MAIS NECESSAIRE 

Le grand nombre d'étudiants qui manquent leur pre- 
mière année à l'université à causé de l'inquiétude aux en- 
seignants. Ici, 104 pour cent dès étudiants de première an- 
née n'ont pas été promus en deuxième et 45.7 pour cent ont 
dû écrire des examens de reprise. A McGill, M. Colin Mc- 
Dougall, secrétaire archiviste, affirmait que la moyenne 
d'échecs atteignait parfois 40 pour cent. 

Pour corriger cette situation l'université McGill songe 
à imposer des examens d'entrée pour éliminer ceux qui 
échouent au cours de la première année. 



Sans se servir de mesures aus- 
si radicales, l'Université d'Otta- 
wa s'occupe néanmoins de ce 
problème. L'administration a dé- 
cidé d'exiger une moyenne d'au 
moins 60 pour 100 comme condi- 
tion d'admission à l'université, 
comparativement à 50 pour 100 
en 1958 1959. De plus, elle re- 
quiert maintenant un pourcenta- 
ge de 60 pour 100 sur un ensem- 
ble de matières comportant 40 
-crédits, poux- passer de première 
en deuxième, comparativement à 
60 pour 100 et 30 crédits aupa- 
ravant. 

L'Université s'occupe aussi 
d'établir plus d'uniformité dans 
les notes des .différents départe- 
ments et de hausser ses stan- 



dards par divers moyens, par 
exemple la sévérité des règle- 
ments applicables au copiage. 

L'administration n'a pas enco- 
re envisagé l'idée d'imposer des 
examens d'entrée comme on le 
fait à McGill. Mais comme le ré- 
vélait récemment le R. P. Ovila 
Gadouas, o.m.i., i nouvellement 
nommé assistant du doyen de la 
faculté des arts, les étudiants de- 
vront^ serrer la céifftùtèéOë 
mettre au travail s'ils ne veulent, 
pas" avoir de surprises II y a 
définitivement eu des change- 
ments à l'Université, et les étu- 
diants devraient revérifier leurs 
chiffres. 






Réunion 
anti-Baçchus 



Le CERCLE LACORDAIRE 



remet à plus tard la Solution du 
problème aigu de la responsabi- 
lité rie la presse étudiante. 



- — Le» phot o s pr im ée s f o rmei o nt 
une collection d'exposition qui 
sera montrée par tout le pays. 



ffènTTNTVERSITE vous Invite 



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tous à participer à un grand 
"SKATING PARTY" suivi de 
danses folkloriques. Cette 
soirée de détente aura lieu 
au MINTO, samedi 30 jan- 
vier a 8 heures p.m. La dan- 
se suivra le patinage et les 
rafraîchissements ne man- 
queront pas. Un folkloriste 
de MONTREAL aidera à fai- 
re de cette soirée un succès 
sans pareil. Aiguisez vos pa- 
tins, trouvez-vous une com- 
pagne, puis venez avoir du 
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i! 



Des journaux étudiants se 
sont mérités plusieurs tro- 
phées lors du congrès de la 
PUC à Québec. Le Quartier 
Latin de l'Université de 
Montréal a décroché le tro- 
phée Bracken pour les meil- 
leurs éditoriaux, de même 
que le trophée Bracken pour 
les meilleurs éditoriaux, de 
même que le trophée "Le 
Droit". Un de nos anciens 
confrères, Normand Lâchan- 
te, avait écrit l'un des meil- 
leurs éditoriaux. 



. » N 





Des représentants -fin liiireiin <r<'iiijiloi : 
- de la Compagnie Bell seront à rnniversitê 



Le trophée Southam est 
allé aujpurnal étudiant de 
l'université Western Ontario. 
Dans la catégorie des bi-heb- 
domadaircs, The Silhouette 
de l'université McMaster s'est 
mérité le trophée Jacques 
Bureau. 



le rqercredi 

27 janvier 

POUR LES ÉTUDIANTES 



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Inserivez-vo.is a votre service «le plaeenient et 
demandez nos l.roclinres explicatives 

LA COMPAGNIE DE *ELE>HONE BELL DU CANADA 




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C'est la relève 

Lors de la réunion du grand 
conseil de !a Fédération, M. 
Georges Proulx fut élu secré- 
taire dé la Fédé. On profita de 
foeçasion pour remercier cnX 
leureusement M. Jacques Plan 
te, secrétaire sortant de ctiarge 
Le président fit remarquer que 
M, Huile avait été un exemple 
pour ses confrères et que le 
nouveauiiectétaire ne peut que 
réussir en suivant ses pas. 

Deux assistants trésoriers 
furent aussi élus. Ce sont mes 
sieurs Jean-Guy itamsay (de 
Comm.) et Maurice Cousineau 
(de Comm. 3). 




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LA ROTONDE 



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UN SENS A LA REVOLTE 



*■• 22 jonrU rj^Q I u gjggjg 196fr 






LA ROTONDE 



- 



Depuis Nietzsche et Kierke- 






gaard, la pensée moderne se ca- 
ractérise par sa farouche et in- 
transigeante volonté de ^> con- 
fronter au tragique de flPcondi- 
ti(;n humaine. L'homme apparaît 
tel qu'il est: originellement insa- 
tisfait d'être ce qu'il est, épris de 
bonheur, de logique et de clarté, 
et se frappant sans cesse la tête 
contre les murs de la souffrance, 
des ténèbres et de l'impuissance. 
Cette contradiction tragique suf- 
fit à tout remettre en question 
pour créer de nouvelles, valeurs, 
les anciennes s'étant écroulées 
après cette confrontation de 
l'homme et du monde. Camus est 
dans la ligne des penseurs exis- 
tentiels, et son oeuvre, qui se 
veut une éthique, en est le té- 
moignage. 

La prise de conscience de l'ab- 
surde est à l'origine de l'oeuvre 
de Camus. Camus a ressenti l'ab- 
surde quand il a senti combien 
. iJ était -étranger au monde, aux 



autres et a lui-même. La nature 
lui était irréductible, les autres 
étaient inaccessibles en leur in- 
fériorité. Mais, qui pis est, il s'est 
senti étranger a lui-même: il y 
avait un abîme entre ce qu'il 
ressentait comme son moi véri- 
table et celui qui s'était lente- 
ment fait l'esclave de ses habitu- 
des et de ses routines insignifian- 
tes. Poussant plus loin son inves- 
tigation. Camus démontre, dans 
"Le Mvthe de Sisyphe", l'inca- 
pacité de la raison a percer le 
mystère du monde, son impuis- 
v sancc à créer des valeurs satis- 



faisantes. L'homme natteinj pas 
le bonheur auquel il aspire et, 
au bout, de tout, il y a la mort 
comme une évidence mathémati- 
que. "Les hommes meurent et 
ils ne sont pas heureux." 

Que faire? Croire en Dieu et 
espérer en un bonheur dans l'au- 



delà? Ce genre d'espoir est un 
compromis avec l'absurde. L'ab- 
surdité du monde et l'injustice 
de notre condition nient l'exis- 
tence de Dieu. Camus, qui jus- 
que là .s'est inspiré de Chestov, 
refuse de "faire le saut" en 
Dieu! Non, pas de soumission 
possible. Il faut se révolter: 
c'est la conséquence directe de 
la prise de conscience de l'ab- 
surde. Se révolter, comment? Se 
tuer? "Le seul problème philo- 
sophique sérieux est celui du sui- 
cide". Mais Camus rejette le sui- 
cide au nom même de la révolte. 
La révolte naît de la conscience 
de l'absurde et celle-ci de la 
confrontation de l'homme et du 
monde. Camus déclare: "Ce mon- 
de en lui-même n'est pas raison- 
nable, c'est tout ce que l'on peut 
en dire. Mais ce qui est absurde, 
c'est la confrontation de cet irra 
tionel et de ce désir éperdu de 
clarté dont l'appel résonne au 
plus profond de l'homme. L'ab- 
surde dépend- auUHrt- d e l'h o mm e 
que du monde. Il est pour le 
moment leur seul lien". Se sup-, 
primer, c'est supprimer sa cori? 
science de l'absurde et. 'partant, 
sa révolte. 

- U faut vivre. Il faut vivre ré- 
volté. Comment? L'homme, ab- 
surde n'a plus de critères. Dieu 
est mort et tout- est permis. Ca- 
mus, toujours lucide et logique, 
examinera cette position. Mais il 
en ressent bientôt la contradic- 
tion. Si l'homme se révolte, c'est 
qu'il désire une certaine justice 
qu'il est seul à concevoir Se 



permettre tout, c'est aller à ren- 
contre de cette idée de justice 
qui est à la- base de sa révolte. 
Commettre le mal. faire souffrir 
c'est en somme accepter l'absur- 
de et s'y résigner. Non; la ré- 
volte ne sera pas individuelle 
Elle se fera au nom de l'homme* 



Se révolter contre l'absurde, ce 
sera lutter contre la souffrance 
de l'homme. Dans Lettres à un 
ami allemand, Camus définit clai- 
rement sa position à ce sujet. 
Il a cru, dit-il "que ce monde 
n'avait pas de raison supérieure 
et que nous étions frustrés. Je 
le crois encore d'une certaine 
manière. Mais j'en ai tiré d'au- 
tres conclusions que celles dont 
vous me parliez alors et que de- 
puis tant d'années vous essayez 
de faire entrer dans l'histoire . . . 
(Camus s'adresse à un Nazi) 
Vous acceptiez légèrement de 
désespérer et je n'y ai jamais 
consenti. C'est que vous admet- 
tiez assez l'injustice de votre 
condition pour vous résoudre à 
y ajouter tandis qu'il réapparais- 
sait au contraire que l'homme de- 
vait affirmer la justice pour lut- 
Jter contre l'injustice éternelle,, 
"créer du bonhevfr pour protester 
contre l'univers du malheur. Par- 
ce que vous avez de votre déses- 
poi r u no-i vrcss er-vtnta-aveg ac- 
cepté de détruire les oeuvres de 
l'homme et de lutter contre lui 
pour achever sa misère essentiel- 
le. Et moi, refusant d'admettre 
. ce désespoir et ce monde tortu- 
ré, je voulais seulement que les 
hommes retrouvent leur solidari- 
té pour' entrer en lutte contre le 
destin révoltant ... Je continue 
à croire que ce monde .n'a pas 
de sens supérieur. Mais je sais 
que quelque chose en lui a du 
sens, et c'est l'homme, parce qu'il 
est le seul à exigefc d'en avoir." 

— Ce — IfH 



Pof 7 



CAMUS 



MORT, IL VIT ENCORE. 



CAMUS: 
TEMOIN AUTHENTIQUE 



A la devanture du libraire, dans 
la bibliothèque du maître et au 
chevet de 1 bon 'nombre de jeunes, 
il y a Camus. Les uns s'attar 
dent à la "Peste", les autres à 
1 "Etranger", ou quelques uns 
approfondissent 1 '"Homme révol- 
té". 

Camus demeure un des écri- 
vains, qui avec Jean-Paul Sartre, 
Claudel (honni soit qui mal y 
pense), de même que Mauriac 
représentent une génération. 

Notre civilisation, où tout le 
monde semble pessimiste ou joue 
à l'être, a redécouvert dans 
Camus une de ses aspirations: 
le besoin d'authenticité . Je mJex^ 



révèle aux hommes. D'aberd I 
est un introverti comme tout jeu. 
rffe homme. Il s'ouvre lôûT entier 
à la souffrance de la communauté 
humaine; il y a plus de choses | 
admirer dans l'homme qu'à mé- 
priser. 

Vivre dans upe ambiance catho- 
lique où l'humanisme semble al- 
ler de soi . et recevoir d'un 
"Etranger", si près de nous dans 
son oeuvre, un message d'admira- 
tion de l'homme, c'est du mena 
coup aimer sur ce point lhom 
me qui nous a communiqué. cet- 
te vérité. 

-rr 5? r lL d rV S e Ut LéP^4, 

«***"••' m'ont beaucoup impressionnai 



pour la compréhension de Ca- 
mus. Nous y voyons la grande 
noblesse de sa pensée et son pro- 
fond amour de l'homme, Camus 
a donné un sens à la révolte, il 
;i indiqué une voie en dehors 
de la foi et du nihilisme. 

Gérard Gravelle. 



. 



„ Camua n'est plu». Un atupiâe accident d'auto vient «le l'emporter à 
47 ans. Camus n'est plus, mais son oeuvre demeura. A unë^|rénération en 
désarroi, la, nôtre, elle apporte, par-delà le désespoir, un message noble et 
courageux. A un savant essai littéraire <jui aurait gentiment pesé "le pour 
et le contre", nous avons préféré les brefs témoignages de quelques étu- 
diants: ils révèlent beaucoup mieux l'influence de Camus sur notre époque. 

G. G. 



■- 



mot; dans beaucoup de vies, il a 
le léger inconvénient de ne rien 
.signifier sinon une certaine ori- 
ginalité (surtout de mauvais 
aloi), alliée à un accoutrement 
que nous ne décrirons pas: il suf- 
fit d'ouvrir les yeux. 

Partout, Camus est authenti 
que en tant qu'il lutte, est fidèle 
dans sa lutte, cherche, découvre. 
La vie est brutale, elle est un 
non-sens. C'est surtout la souf- 
france, la condition de l'homme 
souffrant qui l'angoisse. Il vit 
d'abord sa propre condition, la 



quoi bon le nier? Mais ce n'est 
pas trahir le message de Camus 
de s'arrêter à la 'Teste", et de 
repenser le personnage de Rient 
J'espère que ce bref témoigna- 
ge conduira quelques jeunes a 
cette oeuvre. Ce n'est pas seule 
ment aux erreurs d'Albert Camus 
qu'il faut nous arrêter mais à son 
humanisme.- S'il ne vous pUit 
pas, s'il ne semble pas conforme 
à la vérité, eh bien, allons plus 
loin. 

Normand Tremblay 



CAMUS et POESIE 



' 



LE REALISME IDEALISE 

"Qu'est-ce que sauver l'homme ? . . . C'est donner 



ses chances à la justice qu il est seul à concevoir." 

Lettres à un ami allemand. 



1 Qu'il soit philosophe, politi- 
cien ou simplement littérateur, 
Camus est d'abord poète. Dans 
chacune de ses oeuvres, on re- 
connaît sa sensibilité exquise, 
née sur les bords de la Méditer- 
ranée, et qui se traduit en un 
style simple dans les décors de 
là nature, alors qu'il est ivre de 
bonheur et même lorsque '^éclai- 
ré par l'absurdité de la vie". 
Dans Noces, il célèbre les épou- 
sailles de l'homme avec les fleurs 
et la mer et ces textes sont bai- 
gnés d'une ivresse: ivre de lu- 
mière, de soleil, orgueilleux de 
vivre. 



?— 



Albert CAMUS qui avait ton-' 
refusé pour tout avoir disparaît 
sans être sorti de son paradoxe. 
On plutôt, il en est sorti par 
ce qu'il redoutait le plus: la mort. 
Elle est le terme qui concilie les 
opposés et les juge. Mais le cri 
qu'il a jeté résonnera longtemps 
dans les consciences qu'il a éveil* 
lées et qui donnaient dans la 
torpeur d'un humanisme nomi- 
nal. Mais peut-être n'a t on gardé 
de son défi à l'absurde que le 
bruit, oublieux du levain d'hé- 
roïsme qu'il portait en lui Cest 
là le partage de la mode. 

Camus s'était donné la voca- 
tion de sauver l'homme. Et cela 
en rompant d'avec nn rationalis- 
me désespérant qui n'était qu'une 
victoire illusoire de l'esprit. En 
scellant aussi l'espoir dn refus 
de pactiser avec l'absurde. Re- 
belle an compromis aussi bien 
qu'au relatif, U aura préféré une 
lucidité angoissante à une éva- 
sion facile. 

Assumer sa condition d'homme 
en rationalisant nn absurde trans- 
cendant, c'était pour lui équili- 
brer "évidence et lyrisme", 



l'absurde et la passion de vivre. 
Pourtant la vie n'est-elle pas l'é- 
quilibre de deux évidences: l*ab- 
surde et le salut, le temporel et 
l'éternel? Mais le souvenir de 
Nietzche est encore vivant 

"Une pensée est juste, c'est-à- 
dire logique" doit résoudre le 
problème. La révolte, seule atti- 
tude entre deux opposés, fut aussi 
injuste, mais logique. Et cette 
volonté de mener jusqu'au bout 
une logique impossible est peut- 
être le plus grand témoignage 
d'humanisme héroïque dn siècle. 
Cependant, le seul véritable hu- 
maniste vit sa vérité, la vit inté- 
gralement Héroïsme discret qui 
est celui du saint Etre saint sans 
DIEU fut le pari sans DIEU. 
Son humanisme nie ainsi l'aspi- 
ration fondamentale de l'homme 
dont la faiblesse est peut-être 
la force. 

Le passage d'un sensualisme 
d'échappée et d'un égotlsme fa- 
cile à un engagement solidaire 
de l'homme, ponr l'accorder à la 
vie, est sans doute ce qui fait 
la grandeur de cette oeuvre. 
Camus aura pesé toutes les solu- 



tions sauf celle qui Walt une 
force rédemptrice. Sa logique ca- 
chait la noblesse de son idéal, 
pourtant sa "charité" laïque est, 
je crois, la plus belle note de 
l'authenticité morale chez lui 

Elle consistait dans une volon- 
té de salut de l'homme dans le 
temps. Son option du temporel 
aux dépens de l'éternel lui fit 
sacrifier la vie à une cause ines- 
pérée et refuser la christianisme 
qui, lui, paie l'espoir de la vie: 
"Le monde est beau. Hors de lui, 
point de salut". H rejeta le mys- 
tère qui seul donne son sens à 
la vie. L'obscurité qui explique 
la lumière l'effroyait. Besoin 
d'un absolu que pourtant seul 
le relatif expliquait Cette vie 
jouée sans d'autre attente que 
la mort peut sembler d'une lou- 
che hardiesse à celui étranger à 
l'angoisse fondamentale.- Mais à 
celui, conscient de sol, elle pou- 
vait être la promesse d'une vie 
livrée à l'homme, qui lui donne 
«m sens. Mais peut-être cette 
promesse empêchait-elle de lui 
donner "son" sens? 

Richard Crevier. 



Une grande influence sur son 
art, c'est Gide artiste qui la lui 
a donnée, Gide qui conçoit le 
classicisme comme un "romantis- 
me dompté"., "Il n'y. a que las 
^artistes qui n'ont Jamais fait de 
mal aux hommes," écrit Camus, 
et des peintures, d'une grande 
puissance suggestive colorent ses 
réflexions — "Sur la mer, c'est 
le silence énorme du midi". Com- 
bien de fois le thème de la mer 
revient-il? C'est dans les Noces, 
dans 'le Minotaure. Et non seule- 
ment la mer, mais aussi le so- 
leil, le "bleu crû du ciel" rap- 
pelle les scènes vivantes de la 
vie langoureuse des plages médi- 
terranéennes. 

La vie lui procurait une joie 
sensible, la mort le fait aussi 
dans Noces. Dans Le Mythe de 
Sisypbe ; la vie n'a plus de sens 
et son entêtement, son obstina- 
tion est d'autant plus marquée 
par cette répétition, presqu'à. 
chaque page, du mot "absurde". 
Absurde l'amour, absolu, absurde 
la vie, absurde tout ce qui est et 
ce qui n'est pas. Puis lorsque 
cette crise de l'absurde est ter- 
m'née, Camus élève la Peste à la 
hauteur d'une épopée. Son style 



n'a plus cette tension un peu fac- 
tice qui marquait la période sa- 
térieure; il s'est même dépouil- 
lé <ju lyrisme assez romantique 
qui animait Noces. L'écriture <ie 
La Peste est humble, modeste, 
le ton est confidentiel, la voix 
djuce et virile parce qu'elle par- 
le de la douleur du monde. "Oui 
j'ai continué d'avoir honte, jii 
appris cela que nous étions tous 
dans la peste, et j'ai perdu la 
paix". Enfin dans L'Etat de siè- 
ge, pièce plutôt faible compara- 
tivement aux autres oeuvres, Ca- 
mus se révèle un grand poète. 
Alors que toutes les formes d'ex 
pression dramatique sont mêlées, 
comme il l'indique dans la pré- 
face, depuis le monologue lyri- 
que jusqu'au théâtre collectif en 
passant par le jeu muet, le sim- 
ple dialogue,- 'la farce' et le 
choeur, il serait assez juste de 
rapprocher Camus et 'Lorca, non 
seulement .pour la variété de la 
forme, mais aussi pour la sen- 
sualité clés images et pour le 
flamboyant des couleurs: "«•* 
dans le ciel suave circulent des 
astres sages dont la tranquille 
géométrie condamne ces étoiles 
Jolies et déréglées qui incendient 
les prairies du ciel de leur che- 
velure enflammée..." 

Ce qui étonne en lisant Camus, 
c'est qu'il ne semble pas être 
hanté par l'idée de la beauté. D 
la sent, il la voit, il la touche 
même, mais comme impercepti- 
blement, simplement parce qu$' 
le est, simplement parce q^u" 
vibre. Cependant la beauté ne 
peut que s'abstraire de ces phra- 
ses qui chantent si le soleil luit, 
qui crient lorsque la mort app' 0- 
che, qui se révoltent quand vient, 
la souffrance. 

Lise ROY, 
Collège Bruyère 



S. 






#a 



■api» ; 




AUTOUR DU BALLON 

par Jean CAMÇEAU 

Nos porte-couleurs sont dans une situation peu envia- 
ble en ce qui concerne le ballon- panier. En effet, vendredi 
soir dernier, ils subissaient leur quatrième défaite consécu- 
tive aux mains d'une équipe médiocre qui représentait Os- 
goode Hall. Le compte: 76-59. 






\ 



X< 



Cette Photo a été prise en Pleine action alors que la faculté d'Education physique rencontrait les 
Sciences politiques. Les athlètes ont eu raison d. s politiciens au compte ^{[^ 1 Ttncontrm lM 



SPORTS D'HIVER 



Bditorial sportif 

^Après le court "repos" des vacances, les athlètes de 
l'Université se remettent en forme. Il semble que le hockey 
inter-faculté prenne une allure bien particulière et que 
peut-être dans quelques années doive dépasser la vogue du 
football. Bien que la cédule de 28 parties ait d'abord paru 
très surchargée, pas une partie n'a été perdue par défaut. 
Onze parties ont été* jouées à date et chaque faculté (à 
part de rares exceptions) est bien représentée. 

te Minto est certainement une des causes du succès 
présent; il est facile d'accès et permet aux joueurs de. jouer 
tes parties réglementaires.. Le patinage libre du dimanche 
soir n'a pas le succès attendu mais la situation s'améliore 
depuis qu'on se sert de la discothèque: peut-être faudrait- 
il des périodes plus propices et plus nombreuses. Grâce à cet 
enthousiasme pour le hockey, il se peut que ^'Association 
athlétique' permette la formation d'une' équipe inter-collé- 
gialequi ferait partie du "Ottawa-St. Lawrence Conférence". 
Avec un tel programme au niveau inter-faculté il sera cer- 
tainement possible de former une équipe qui saura digne- 
ment nous représenter.. 

Pour ce qui est du ski, le club de l'Université a atteint 
cette année 200 enthousiastes. C'est bon signe, ça démontre 
un désir de participation et d'exercice sain. Le duo de ski, 
donc, annonce sa première activité officielle à savoir l'ex- 
cursion au chalet Cochand. La montée a été un succès l'an 
dernier mais on semble celte année vouloir y mettre em- 
phase spéciale sur le ski. 

Au ballon-panier cependant, le tableau s'assombrit. Au 
niveau inter faculté, une nouvelle cédule sera bien tôt mise 
en vigueur.- L'équipe dçs Sciences politiques a du se retirer 
faute de participants. Les parties jouées contre les Sciences 
politiques seront donc éliminées pour le classement des 
équipes. Pour ce qui est de l'équipe intercollégiale, les évé- 
nements nous rappellent à peu près les mêmes résultats 
que l'en dernier: pas une victoire. Il y a bien eu une lueur 
d'espoir lorsque pendant la partie contre le K.M.C , notre~~ 
équipe menait par un point à la fin de la deuxième moitié, 
mais elle reprit le dessous presque immédiatement. A qui 
la faute? Que peut-on faire avec une et parfois deux pra- 
tiques par semaine? Ou encore est-ce que les joueurs qui 
jouent à l'extérieur pour des équipes de la ville nous aident 
à améliorer la situation? Ou est-ce encore une fois une 
espèce de nonchalance chez quelques uns qui pourraient 
participer et ne le font pas?\ Pourrait-on mettre en doute 
la valeur de l'instructeur? A ce sujet, beaucoup de gens 
parlent à tort et à. travers sans trouver de so lution. 

Enfin, les compétitions de natation, de ballon- volant, 
de ski et de "broom bail" approchent. Avis aux intéressés, 
préparez-vous . . . le trophée Valiquette. -_ 

Pierre Lavergne, 
Rédacteur sportif. 



kV BALLON-PANIER > 

CLASSEMENT DES ÉQUIPÉS 
PG PP PP 

Droit 6 1- 363 

Médecine 6 1 136 

Education phys 5 1 177 

Commerce 2 4 152 

Arts l * 4 ï°0 

CLASSEMENT DES JOUEURS 
pick Barch — Common Law 
Jean-Marc Labrosse — Common Law 

Tom Swabey — Common Law 

yary Shulman — Ed. phys. 

John Cavarzan — Common Law 

AU HOCKEY „ 

CLASSEMENT DES EQUIPES 

Equipe pj 

Ed. physique 11 

Commercé il 

Sciences 10 

Droit 12 

Arts ii 

Sciences pol. . '•..... 12 
Médecine ,...« 
Philosophie >. ... 



►C % 

39 .857 

Î8 .857 

55 .833 

15 . .333 

37 .259 

66 points 

65 ," 

52 " 



PG 



LES MEILLEUR^ COMPTEURS 



-Nom Faculté 

Richard — Sciences 

Langovin — Ed. physique 

tadieux — Commerce 

Lavigne — Commerce 
Dupuis — Droit 



V 



-Voici les résultats tfeSTpirt 
ties de hockey jouées en fin 
de semaine dernière: 

Vendredi: Education physi 
que 11, Sciences politiques 1. 

Arts 5, Commerce 2. 

■t m 

Samedi: Sc4ences 10, Méde- 
cine 0. Sciences politiques 5, 
Philosophie 4. 

Dimanche: Education physi 
que 9, Philosophie 2. t " 



La première demie a été dis- 
putée chaudement. Dans la se 
conde, nos adversaires ont réussf 
sans trop de difficultés, à percer 
la faible défensive de nos repré- 
sentants et ont (profité de plu- 
sieurs échappés pour compter 
plusieurs points importants. 

Frank Read, joueur de centre, 
a démontré ses capacités de bo- 
xeur à un de ses adversaires. 

Martin Swords qui est sans con- 
tredit le meilleur joueur de notre 
équipe, a joué une autre excel- 
-^— I lente partie, et s'est signalé au- 
tant & l'offensiv e qu'à la d éfen 



joute a été déçue du peu d'esprit 
de combativité des nôtres. 






sive. Si quelques autres joueurs 
mettaient autant d'enthousiasme, 
peut-être que le record de nos 
porte-couleurs serait phis encou 
rageant. 

Doug Çhaimibers- et Martin 
Swords ont compté 18 et ■ 15 
points pour l'université, tandis 
que Paul Green et Shelley Drebin 
en ont enregistrés 16 -et 15 pour 
Osgoode Hall. <■• • 



Frank Read et Martin Swords 
ont accumulé im total de 16 
points, chacun pour notre équipe 
tandis que Sam Griffin et Fred 
Rosewarn comptaient 20 et 18 
points respectivement pour les 
cadets. 



Le 10 janvier 

L'éducation physique l'a em- 
porté sur le Common 'Law au 
comrote de 53 à 43. Cette victoi- 
re était importante puisqu'elle 
permettait .-a.i'£ducation physù- 



■«& 



1 ' "i* ' j" 



que de se hisser seule en pre- 
mière position. Garry Shulmain a 
enregistré 13 points pour les ga- 
gnants tandis que Dick liarch et. 
Jean-Marc Labrosse en accumu- 
laient .19 et 13 pour le Droit. 

Dans la deuxième joùtq. le 
Common Law a perdu par défaut 
contre la Médecine. 



L'étudiant misé actièti; 

' ii la 

PHARMACIE BRÛLÉ 

tyourice Brûlé, Phm.B. 
Fernond Bélanger, Phm.B. 

Coin Laurier Est et Wollor 
Tél.: CE 3-6574 



' L'équipe de ballon-panier de 
l'Université d'Ottawa pliait Ré- 
cemment par le pointage de 61 à 
49 devant les manoé\rvres des ca 
dets de R.M.C. 

'Les. Carabins ont traîné de l'ar- 
rière durant toirte la joute et 
n'ont eu aucune chance de re- 
prendre le dessus. 

Nos porte-couleurs ont joué du. 
marnais ballon-panier durant tou- 
te la saison, et la poignée d'étu- 
diants qui assistaient à cette 



Le 17 janvier 

Le Common Law a vaincu le 
Commerce par le pointage de 37 
à 25 dans une partie qui a été 
très rude. Tomm Swabey et Jean- 
Marc Labrosse ont comptés 15 et 
8 points respectivement pour le 
Common Law tandis que Ray Du- 
bois et Fred Cogan en enregis- 
traient chacun 7 pour le Commer- 
ce. 

L'Education physique a subi sa 
première défaite de la saison, et 
ceci par défaut contre la Méde- 
cine. 



» 



— »-*■ 



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DOUBLEZ VOS 
CHANCES DE SUCCÈS 

En .phis'âe poursuivre vos études universitaires, développez vos qualités 
de chef, acquérez de nouvelles connaissances techniques et 
bénéficiez d une aide financière en vous enrôlant sous le régime du 
Programme d'instruction interarmes pour la formation d'officiers des 
forces régulières (ROTF). Voici ce que vous offre ce programme: 




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cours universitaire aux frais du 
ministère de la Défense nationale, 

solde mensuelle. 



allocation pour le vivre et le couvert, 
les livres et les instrumenta, 

soins médicaux et dentaires gratuits. 



• et une carrière dans l'Armée canadienne. 

Ainsi, au terme de vos études, vous aurez non seulement la profession de 
votre choix, mais aussi un brevet d'officier de carrière dans l'Armée 
cana d ienn e avec tout le prestige et-tes avantages que cela comporte. 



IL RESTE ENCORE QUELQUES PLACES DISPONIBLES DANS LE 
CONTINGENT DU ROTP RÉSERVÉ À L'ARMÉE. 



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avantages de ce programme. Pour de plus amples renseignements", adressez-Vôut 
à l'nffiriw auxiliai re de FArmée de votre université. _ . . " 



r 



Capt. W. M. Jessup 

Université d'Ottawa - ! 











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V. 




L'AFFAIRE CARON 



LA ROTONDE 



* U 22 



jooviei 



Castigat Ridendo Mores 



1 






-* — ^ 



Par Mireille ARSENAULT 

On a toujours dit que c'est 
le propre de la jeunesse de 
se moquer. CHARLES CA- 
RON, étudiant en 3e des 
Arts Ta prouvé en se mo- 
quant magistralement de 
l'art moderne et . . . un peu 
d'ALAN JARVIS, ancien di- 
recteur de la GALERIE NA- 
TIONALE. CARON, qui est 
céramiste, peintre, sculpteur 
à ses heures, a toujours pen- 
sé que l'art moderne était 
"absurde, irrationnel et dé- 
cadent" et avait déjà expri- 
mé .cette opinion dans la 
ROTONDE. Afin de joindre 
l'action à l'écrit, U s'est servi 
du pseudonyme ASCANIO 
MERKES et," lors de l'exposi- 
tion de peinture, a présenté 3 
tableaux, dignes de l'art nro= — 



■ 



A /. 



derne, intitulés CLOWN, VE- 
NUS, et COSMOS. Soulignons 
ici que Caron avait exposé 
d'autres tableaux, plus con- 
servateurs, sous son vrai 
nom. ALAN^ JARVIS jugeait 
les oeuvres. Le "CLOWN' 1 fut 
son 3e choix. "Sorry I 
coujdn't choose one of yours" 
dit-il à Charles, H ne croyait 
-pas— s i bi e n se t ro mp er . Et 
depuis, tous les journaux ca- 
nadiens et le TIMES ont ex- 
ploité cette aventure. 



Quels ont été les motifs qui 
l'ont poussé à ridiculiser la 
peinture moderne? 

Ces tableaux, avoue-t-il 
lui-même, sont une réponse 
à Richard Gaudreault et à 
Richard Crevier. Ce dernier 
aVaît écrit dans la ROTON- 
DE du 2? novembre 1959, ces 
mots: "M. CARON scupteur 
dit-on, reçoit Ici réponse à 
sa lettre qui posait un refus 
incohérent de L'art moder- 
ne". Pour donner plus de 
poids à ses arguments, Cre- 
vier évoquait "PEINTURE 
ET REALITE" de GILSON. 
Le meilleur moyen de répon- 
dre à cette attaque était de 
faire' une peinture moderne 
et c'est ce que j'ai fait" dit 
CARON. 

De "quoi" était fait hT 

"Clown"? 

*- , i 

D'une "agglomération" (le 
mot est de CARON) de dons, 
de tubes de pâte à dents, de 
p'àtre, de torchons, de bou- 
tons et de clés. On pouvait 
y trouver un paquet vide de 
Players et du gravier d'aqua- 
rium. Somme toute, CARON 

a vidé ses tiroirs. Lë~~crôT-~~ 
riez-vous mais pour ce clown, 
on a offert à son auteur 
$250. 



Ottawa fait 
bonne figure au 
Congrès FNEUC 

La délégation de l'U. O. fut l'un 
des piliers du récent congrès ré- 
gional de la FEDERATION NA- 
TIONALE DES ETUDIANTS DES 
UNIVERSITES CANADIENNES 
4FNEUC) tenu à l'UNIVERSITE 
DE TORONTO. 



M. BRUCE McKINNON, direc- 
teur du comité de la FNEUC a 
l'UNIVERSITE D'OTTAWA, pré- 
sida le comité des finances et de 
l'administration, l'un des plus im- 
portants du congrès. A la suite 
d'un exposé de M. McKINNON, 
le comité adopta plusieurs recoin 
mendations d'importance, dont 
une traitant de l'expansion du se- 
crétariat de la FNEUC. La 
FNEUC emploie présentement 4 
personnes à plein temps alors 
qu'il lui en faudrait au moins 6- 

Le clou du travail de la délé- 
gation d'Ottawa fut sans aucun 
doute la présentation d'une mo- 
tion relative à l'établissement 
d'un -centre de renseignements 
universitaires sur chaque Campus 
du CANADA. La motion fut adop- 
tée et l'UNIVERSITE D'OTTA- 
WA devra s'enquérir sur les possi- 
bilités d'établissement d'un pareil 
centre où on trouverait les an- 
nuaires, les journaux étudiants, 
les Manuels de l'étudiant de tou 
tes les universités du CANADA. 



Un carnaval 



uni 



que 



• • • 



L'AVIS D'UN EXPERT 



(Suite de la page 1) 



LE MONDE: UN SEUL PAYS 



y- 



Derrière l'histoire 'de fou que semble être le monde d'au- 
jourd'hui, il y a la clef de l'univers qui est un seul jtays et 
qui ne s'en est pas encore aperçu. C'est ainsi que René Léves- 
que considérait le monde d'aujourd'hui dans une conféren- 
ce qu'il donnait au Château Laurier avant Noël. 

Selon lui le XXe siècle a subi "une frénésie d'accéléra- 
tion" qui fait du monde une vaste succursale. Obligatoire- 
ment les gens s'envisagent et s'internationalisent... Les na- 
tionalismes s'éteignent et cela depuis la guerre de 39-45 
alors que des millions de soldats ont été promenés de par le 
monde pour s'influencer les uns les autres. 

René Lévesque a ensuite revu — -» : n ■ ■ t - - ■ 

les grands événements pour con- 
clure en une division du monde 
en deux et peut-être en trois: 
Les Américains, les Russes et les 
Chinois. Ajvcc le laconisme qu'on 
lui connaît, il a dit: "Le Canada 
est d'ailleurs de plus en plus sa- 
tellisé dans l'orbite des gros". 

"Les hommes, a-t-il dit, ont 
plus de choses en commun que 
de sujets qui les divisent". Il a 
alors parlé d'une culture mon- 
diale qui serait un bien commun 
à tous les hommes. Cette culture 
serait un mélange de Volks- 
wagen, de jazz, de costumes 
orientaux, de scientistes et de 
véhicules humains tels Cyrus 
Eaton . L'internationalisme de - 
vient alors naturel et les diffé- 
rences ne sonjt plus que des dé- 
tails accidentels et historiques. 



I^e courrier de la 
bouteille 

QUESTION: Un LACORD AI- 
RE a-t-il le droit d'assister à une 
soirée où on^ sert de la boisson? 
A-til le droit d'obliger ceux qui 
le reçoivent à ne pas servir de 
boisson? Que me suggérez-vous 
dans une pareille situation? 

REPONSE: Oui, cher ami, un 
LACORDAIRE a le droit d'as- 
sister à. une soirée où on sert de 
la boisson et tu n'a pas le droit 
d'obliger ceux qui te reçoivent 
à ne pas en servir. 



Je te suggère de te présenU 
~à lu soirée et quand on t'offrii 



itcr 
quand on t'offrira 
de la boisson, refuse délicate- 
ment, pour ne pas les blesser, 
parce que tu es convaincu que 
la boisson peut iaire du tort et 
non pas. parce que tu es LA- 
CORDAIRE. 



aux prises les membres de U Fé- 
dération, les membres de l'Admi- 
nistration, les Anciens et les pro- 
fesseurs. On attend l'acceptation 
officielle de ces équipes. Ces. 
deux parties seront suivies d'un 
Paw-Waw. M. Dagenais n'a pas 
révélé la nature de ce dernier 
événement mais on se doute qu'A 
s'agisse de quelque chqse .d'inté- 
ressant et de sautillant. Inutile 
d'ajouter que ces manifestations 
se dérouleront au Minto. Les par- 
ties de ballon balai sont cédulées 
pour 9 h. 15. Ce qui nous ramè- 
ne vers 8 heures pour les activi- 
tés qui précéderont les deux par- 
ties. 

Vendredi le 5 février 

On a pensé à une démonstra- 
tion typiquement étudiante: une 
sorte de marche sur la "ville (en 
termes plus précis, une parade). 
On prévoit partir de la maison 
des étudiants à % heures. On mar- 
chera selon un parcours bien pré 
cis. Plus l'assistance sera nom- 
breuse', plus la démonstration se- 
ra imposante. C'est vers 5 h. 30 
que sera servi' un souper aux 
"Beans" au gymnase de la rue 
WILBROD. Le même soir, à 8 h„ 
une représentation sur glace au 
ra lieu à l'Auditorium, situé sur 
la tue Argyle. On a prévu un 
spectacle de première qualité, 
précédé d'une partie de hockey 
entre l'UNIVERSITE DE CAR- 
LETON et l'UNIVERSITE D'OT- 
TAWA, suivi d'un pageant sur la 
glace avec des artistes renommés. 

LE samedi 6 février . 



BILLET 



FEMME 



LOUER 



Je me propose de vous entretenir de la forme la plus rafii ■ 
d'ennui collectif qu'ait inventé l'animal vertical: les récent 
mondaines. Ces petits supplices imposés par quarante siècle l °? 
civilisation occidentale sont parfois plus irritants que Varanu»* 
copte qui produit la gale. Surtout quand les extroverts, qui devai""' 
vous raconter leurs histoires de commis-voyageur, se sont saoulé * 
ont dû aller cuver leur vin. sur le porche arrière. Il arrive al " 
que la conversation retombe. Vous pourriez toujours dire du 
du prochain: c'est un passe-temps des plus psychologiques Mai^l 
arrive aussi que tous les "prochains" que vous connaissez soient rfV 
à la réception. Dire du mal d'une personne présente, cela perd j° 
son piquant. Vous voilà alors condamnés, le plus bêtement vosvhi 
à tuer le temps. . . en attendant que le temps vous tue. ' 

Non, ne désespérez pas. Il est une façon de prévenir ces t»u, 
ennuis et de les guérir. Vous n'avez qu'à inviter Mlle Ries Kar, 
naque, qui, moyennant quelque cinq dollars, acceptera avec le «/ 
grand dégoût, de vous fournir un sujet de conversation Mlle KuS 
naque, est une de ces jeunes personnes de la génération béat*!* 
ont décidé de 
rompre d'avec le 
monde faux 
et ennuyeux des 
fausses • couches 
élevées dans le 
papier de , soie. 
Elle constitue 
donc pour les 
bourgeois épatés 
wne— s o r te 
mal rare,.- aussi 
étonnant que le 
diplodocus dont 
on retrouve les 
fossiles dans 
les plaines de 
l'Ouest etS aussi 
dans" les musées. 

Mlle Ries Xar- 
vanaque est étu- 
diante à l'Uni- 

-UetStlé de Toron- 
to. ' Cette jeune 
demoiselle qui se 
déclare "b e at- 
nik" -a décidé 
d'assister, moy- 
ennant rétribu- 
tion, à toutes les 
réunions (maria- 
ges, enterre- 
mente, etc.) où 
sa présence pour- 
rait susciter un 
peu d'intérêt et 
fournir un sujet 
de conversations 

■aux éternels em- 
merdés. La rose 
a ses épines, le 
Thien a ses pu- 
ces. Pourquoi les 
bourgeois n'au- 
raient -ils pas 
leurs beatniks? 
Leurs petits beat- 
niks bien à eux 
qui leur procu- 
reraient une sa- 
tisfaction maso- 
chistique intense 
en les bafouant 
et en les ridiculisant, car c'est ce que fait Ries Karvanaque. 
Pourquoi pas, après tout? Le non-conformisme est à la mode, il ett 
même de bon ton. Parce qu'elle a rejeté la civilisation moderne 
(c'est ce qu'elle dit) Mlle Karvanaque est en train de st 
tailler une place enviable. On a parlé d'elle dans les journaux, à la 
radio, à la télévision. Elle est apparue à la télévision américaine et 
le Life Magazine lui consacrera un reportage bientôt. Ce. qui prouvt • 
que le non-conformisme ne tue -pas son homme mais le fah vivre. 
D'ailleurs, c'est à se demander si le non-conformisme n'est pas une 

■foipie cachée du conformisme. 

Rotule de La Roture. 



^^^BSfcii'-i * — *** 




Mlle Ries Karvanaque se choisissant 
un livre de poésie "Beatnick". 



WHACKO! 



35: 



RYTHME et FANTAISIE 



-si^-r 



- 





A TOUT POUR PLAIRE: 

bon goût . . . 

do uceu r pa rfa ite 

et le meilleur filtre . . . 

à tous points de vue! 




LA PLUS RENOMMÉE DES s 
CiGÀREHES-A BOUT FILTTtë 



«»-"•»• 



2 heures — Ces messieurs se 
rencontreront au HMCS près du 
lac Dow. Ils y discuteront des 
problèmes que seuls les hommes 
peuvent comprendre entre eux. 
Ils seront les hôtes des cadets de 
la marine. Pendant ce temps, ces 
dames pourront assister à une 
parade de mode chez Murphy- 
Gamble. Il est bien entendu que 
l'on reste chacun sur ses posi- 
tions. On pourra se raconter ses 
aventures à la danse qui est pré- 
vue pour le soir même soit vers 
les 9 heures au Cotisée. 

Le dimanche 7 février 

Le théâtre Elgin recevra les 
étudiants à 2 heures pour la pré- 
sentation d'un fils dont on n'a pas 
dévoilé le titre On est prié d'ob- 
server que ce îi\fh ne fait pas 
partie d-u programme régulier du 
Ciné-Club. La représentation ci- 
nématographique sera suivie d'un 
débat. C'est pour 8 heures le mô- 
me soir qu'on a prévu une prome- 
nade en traîneau (Sléigh-Ride) 
au Bntannia Park. Le traîneau 
quittera le Lake Side Gardens où 
.^'ailleurs il reviendra pour la 
danse qui clôturera le carnaval. 



Une chorégraphie de jazz se t 
fait pour "Whacko!" par Arlene 
et Bill Dick, jeunes danseurs qui 
possèdent leur propre studio de'** 
danse à Ottawa. Ce couple a sou- 
vent paru avec The Classical Bal- 
let Gronprnainsi que dans les 
clubs et à la téléviëon. 

"Whacko! , \ , comédie musicale 
^n deux actes écrit par Dr Brian 
"Robinson et Gilbert Hubbàrd dû 
département d'anglais, sera pré- 
senté au Ottawa Technical High 
School les 18, 19, 20 février. 

Bill et Arlene se délectent de 
créer* dans le style du jazz, et 
voilà que "Whacko!" leur en ac- 
corde l'occasion. En effet, Gil 
Hubbard est mteu* connu à 
l'Université pour l/ composition 
de musique ayaJffune saveur des 
siècles pàssésAtelle qu'il a inven- 
tée pour les Pièces du Drama 
Guild. Dans/Whackol", il "swin- 
gue" pas 



Parmi les numéros possédant 
un rythme de force motrice, 
"The^cktail Trot" dans ses pa- 
roles et la danse qui l'accompa- 
gne, satirise gaiement les manié-' 
res que l'on manifeste aux cock- 
tails. Les étudiants pourront je- 
ter un regard sur "The Cocktail 
Trot" le 5 février, car il sera 
parmi les attractions de la soirée 
des variétés -faisant partie <to 
Carnaval d'Hiver. 

"The Buzzer Knees",' chanté et 
dansé, paraît dans "la première 
scène de la comédie. Il, exprime 
la terreur que tout étudiant doit 
sentir au moment où sonne U 
"cloche", qui règle. sa vie. 

En l'honneur de tous les gars 
intellectuels du campus, les ptf- 
sonnagès féminins de "Whacko!" 
exécutent "The Elégant Shakes- 
pearian Rag". Those élégant 
Shakespearian boys who give u* 
girls such intellectual joys..- ! 



Bienvenue 
McMaster 




LfLRoToeooc 



Avez- vous 
vps tuques? 



vol. xxix No r q 



u . 



CARNAVAL '61 



■ 



û nm$ FAcr 

UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

; — ; — t 






«r— **"■ 



25 JANVIER 1960 









■ h il ,^M *■ — ! ' 

Festival - Carnaval 



CARNAVAL BLUES 



~*~T 



- — -+- — -£- . , ' , ~ .-■- ' ■ 



flfcu mon foin 
Jeudi matin. 
Dehors les livres! 
Dedans les vivres! 



PROGRAMME 



SONATE 



Bal 
Cal, 
Chacal 
Régal 
Festival- 
Carnaval 



JEUDI LE 26: 



THÈME 

"LE BON VIEUX- TEMPS" 






w*fcjy 



' 



Responsable: Rodrigue Langevjn. 
7.30— Rencontre de Pedro â" la garé Union. 



Oubli' ta n&œ, - 
■Oublie la 'mienne. 
Oublie tout ça, 
C'est mieux comme ça. 
Faut pas trinquer 
La larme à l'oeil, 
Faut pas danser 
Si t'es en deuil! , 



Musica 
Cerveza 
Senorita 
Fieèta ■ 
Ole! . . 



Parade aux flambeaux (chandelles dans casseaux). si la policé le permeU 
— Rideau - Nicholas. 

— Arrêt au Parc Laurier - Nicholas. _: ' ' 
- ■ ■ , T-Dévoilement du monument de glace. Z^ZZZZHZ. 

Chant et cri du Carnaval. " I — 

. On repart pour le Minto. 
8.4^firoombaIl ( V 2 heure). Etudiants avec Rough Riders." 
-9.10 — Patinage. 

Partie récréative dans le "Foyer". 
10.15— Danse sur la glace. 
_ 11.15— Fin. - -.;... -: 



\ _ 



Sots mon amie, 
Ris bien mon gars. 
Pas de soucis, 
Pas de tracas. 



VENDREDI LE 28: 

Responsable: Desrosiers. 

11.30 — Rassemblement des chars allégoriques devant Ja Fédé. Choix du meilleur. 
12-12.30— Parade: Laurier, Elgin, Rideau, Waller, Wilbrod, Cumberland et Fédé. 
2.30-3.00Réception pour célibataires. Salle (à décider). 

Réception pour jeunes hlles - Minto - Rencontre avec étudiantes de McMaster 
5.0(K— Tout est fini. 
8.3.0-12.00— Danse au Colisée - Clifford 
Variétés par étudiants (?). 



i 






Lundi matin 
Quel beau pétrin. 
Plus je fouille 
Plus* je brouille.- 
-£eM vaul cou 



Caillou vaut bijou 
Genou vaut joujou. 
Toujours 
L'amour, 

Ton jimrs , 



Les murs! 
C'fst la fin.., 
A Vvn prochain . . . 
Carnaval! 






->. 



Vêtus. 




* 

Poxade au Paradis 






I-i parade du Carnaval écla- 
tera comme l'Ouverture d'une 
grande symphonie. Elle sur- 
gira de terre jeudi le 26 jan- 
vier vers 7 p.m, au gymnase 
et sur la patinoire. Histoire de 
iaire patienter les autres, 

Quelqu'un fera le pitre sur la 
glace^_ 

.Avec Charlie Skinnèr à la 
tête du peloton, les étudiants 
Prendront la route au son d'un 
carnage cacophonique de 
chants et de musique, le tout 
retransmis par un haut-par- 
'eur mobile avec micro. Nous 
espérons que ce sera assez 
bruyant pour secouer la ville 
de sa torpeur. 

KuivrarF accueil, on ne peut 
Plus j triomphal, de Pedro,, un 
a *nlé impressionnant à la lu- 
eu r des flambeaux, et l'ouver- 
jure ^officielle du Carnaval de- 

a * ,e cnât eau de glace. 
A Pres quoi, toutes les routes 
Mènent au plaisir. 





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Carnaval, carnaval, carna- 
val, sy nomme de ga^té, d'en-, 
thousiasme, et d'ensemble. A 
tous les ans, vers la même 
date, un-peu partout dans les 
villes, lés villages, les collèges, 
c'est le . temps du carnaval. 
Naus aussi, à l'Université, 
nous avons notre carnaval. 
Pourquoi Un tel Carnaval? 
Poujvpermetfcre à tous ces étu- 
~dia»ts~de tout es le s f acu lt és de 
se rencontrer dans une même 
ambiance de joie, un jnême 
tourbillon (Je bonheur. Pour- 
quoi se rencontrer dans de tel- 
les circonstances? Pour ravi- 
ver l'esprit étudiant. Nous fai- 
sons tous partie d'une famille 
envers laquelle nous avons des 
.devoirs: Nous nous devons de 
faire sentir notre apparte- 
nance à cette famille. Evidem- 
ment, au cours de l'année, plu- 
sieurs facteurs entravent les 
relations, étroites entre étudi- 
ants. Le carnaval a été insti- 
tué précisément pour rompre 
ces entraves et permettre une 
grande communion. 

Depuis plusieurs mois déjà, 
les organisateurs du carnaval 
sous la direction d'André Ca- 
dieiïx ont minutieusement éri- 
gé un programme complet, ca- 
pable de remplir les exigences 
de chacun. Sachons que ces 
efforts peuvent s'avérer inu- 
tiles si chacun de nous ne 
prête pas sa collaboration; et 
noire meilleure collaboration, 
c'est notre participation ac- 
tive. 






• 



**H i^o^noi^ n l^ 



SAMEDI LE 28: 

Responsable: Desrosiers. 

11.30^-Kassemblement des chars allégoriques devant le Fede. 
Choix du meilleur. , 

12-12.30— Parade: Laurier, Elgin, Rideau, Waller, Wilbrod, Cumberland et Fédé. 
2 !5o-.*5 00— Réception pour célibataires. Salle *( à décider-) 

Réception nour jeunes filles - Minto- Rencontre avec étudiants de McMaster 

5.00— Tout est fini. _ . . 

8.30-12.00— Danse au ( olisée - Clifford Tnpp et son orchestre. 
Variétés par étudiants (?). 

DIMANCHE LE 29: ,J rnt S 

Responsable: Raymond Valheres. 
2 'J0— Ciné-Club. . 

— Film r a être choisi. . 

—Débat - McMaster et U. O. (Sur un sujet d intérêt). 
—Auditorium des sciences. 
7.45__Lake Side (Jarden. • _ 

— Sleigh-ride. ; . .. , .. . 

9 00— Danse de Folklore (L'équipe de la cote de Sable). . . ^ 

r,; 3 0-Fin._ ---DÉCOUPEZ-.- - - - - - - 



A l'intérieur 



Page 2 



—Frais d'inscription 

— Département d'extension 



Page 3 



— Rapport du trésorier 
de la Fédération 






Page 4 



— Semaine des 

Sciences Politiques 



Page 5 



— Fédéroscope 



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— 



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A. 



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Page 2 



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i é li- , i ffli n 




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LA ROTONDE 



b 25 janvier 



1961 



r 7 — ,— "^ ■ 






LA ROTONDE 



Direction 
MICHEL BEAUBIEN 



Rédaction 
MICHEL CHEVRIER, J.-P. SABOURIN 



UN PEU DE PROGRES, 



— 



Collaboration - 

Claude Gélinas, Maurice Fortin, André Tousignant, 
Eddy Cloutier, Maurice Cousineau, Pierre Gaudet, Gilles 
Deslaurier. 

Page féminine 
Hélène Lamontagne. 
Service d'abonnement 
__. Jean-Guy LaFerté 



611, RUE CUMBERLAND, OTTAWA 2, ONT. TEL. CE 3-6095 

Les lettres au directeur sont à la seule responsabilité de leur signataire. 
Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, Ministère des Postes, 

Ottawa. 



D'UNE AUGMENTATION 
DESIRAIS J)'IN$CR1PTJ0N 



Beaucoup d'avancement 

La maison des étudiants a changé d'allure. Mais on a vraiment réussi à faire quelau 

Grâce au travail de M. Gérard Raymond, chose de bien avec le peu de ressources dont 

Jacques Lemay et Roch Veilleux, nous avons on disposait. Avec le talent de décoration i« 

maintenant à notre disposition un local qui térieure que possède M. Gérard Raymond 

ne nous fait plus honte. L'ameublement a été le travail efficace de M. Jacques Lemay £ 







v- 



Lors d'une assemblée du grand conseil de la Fédé- 
ration, on s'entendit en principe sur une augmenta- 
tion de cinq dollars des frais d'inscription. C'était 
une mesure nécessaire depuis longtemps et aucun pré- 
, sident n'avait osé envisager le problème de front. On 
esquivait simplement la question et on renvoyait le 
tout à l'administration suivante. Le président actuel, 
_M± Gille s Grenier? a décidé de faire face à la musique: 
A\ 



l'attention de l'Exécutif de La Fédération sur 
l'état pitoyable dans lequel se trouvait la 
maison des étudiants. A cette occasion, nous 
avions contacté un certain Gérard Raymond, 
étudiant en Commerce et celui-ci se mit en 
frais de calculer le coût approximatif de ta 
rénoxation. Quelques jours plus tard La Ro- 
tonde publiait en première page le rapport 
de M. Raymond. 

. Le mécanisme administratif se mit en 
marche. Sous l'instigation de Gilles Grenier, 
le projet ébauché par M. Raymond prit forme. 
[Pendant les vacances de Noël, on se mi t au 
travail. C'était vraiment un ouvrage dîffîcïTe" 
et long. j. 



C'est une amélioration que nous ne pouvons 
pas passer sous silence. Ce travail manuel 
fait par trois étudiants de notre université 
nous porte à croire qu'après tout, il existe 
véritablement un esprit de collaboratioif m 
le campus. A vous M. Raymond pour votre 
initiative et votre travail acharné, à vous 
M. Lemay pour les nombreuses heures p as 
sées à peinturer, à vous M. Roch Veilleux 
pour votre collaboration, à vous M. GUks Gre- 
nier pour votre compréhension; Merci f* 



a institué une commission d'enquête sur le 
laquelle commission était présidée par M. Eddy Clou- 
tier. , * 

Le rapport de la Commission se montra favorable 
à une telle augmentation. C'était évident et surtout 
nécessaire! Votre fédération ne peut plus joindre les 
deux bouts avec le budget insuffisant qu'elle admi- 
nistre présentement. On n'est évidemment pas inté- 
ressé à lancer une activité quelconque et à s'arrêter 



L'Equipe 



DE L'AVANCEMENT CERTES, 



Mais bien peu de progrès 



au beau milieu de sa réalisation parce que l'on n'a pas 
assez de fonds. Après tout la Fédération a entrepris 
plusieurs réalisations cette année qui valent vraiment 
la peine d'être considérées 

Le travail qu'a accompli l'administration de M. 
Gilles Grenier a été premièrement et fondamentale- 
ment un travail de déblaiement. Celui-ci a décidé de 
remettre le tout à fltfts. Il a repensé le système admi- 
nistratif et en est arrivé à certaines conclusions qui 
se sont révélées l'aboutissement normal d'une prise 
de conscience de l'essence de votre fédération. 

Or ces conclusions vont entraîner des dépenses 



supplémentaires qui se traduisent par une augmen- 
tation de 5 dollars sur lés frais d'inscription. Nous le 
répétons, il s'agit d'une augmentation absolument né- 
cessaire. Votre fédérât ion .qui administrait un budget 
-4* quelques 2,000 doUars44 y a 14 ans, et qui administre 
"un budget 15 fois plus considérable cette année, doit 
continuer à progresser. 



Le département de l'extension vient de 
pu blier son an nuaire des c ours d'été 1961. 
Le" département organisera un nombre impo- 
sant de cours au niveau supérieur et au ni- 
veau baccalauréat. L'ouverture des cours. au- 
ra lieu le 4 juillet prochain. 

Voila pour la publicité gratuite. 

Passons maintenant à ce qui nous chiffon- 
ne. D^abord, il n'est pas permis à un étudiant 
régulier de s'inscrire à ces cours, et c'est là 
une lacune. Un*" étudiant, qui durant l'année 
académique devra consacrer une partie de 
son temps aux affaires étudiantes,, devrait 
pouvoir prendre un peu d'avance pour déga- 
ge!* son horaire. L'étudiant qui s'intéresse à 
un sujet en particulier devrait pouvoir pro- 
fiter de l'été pour l'étudier, et bénéficier des 
crédits ainsi obtenus. Il y a aussi des étu- 
diants qui sont en retard <lans leurs études 
et qui -devraient pouvoir profiter des cours 
d'été pour en accélérer le processus. Ainsi, 
les études seraient à la disposition de plus de 
gens et moins difficiles d'accès. 



l'histoire, la philosophie, les sciences dômes- 
tique s et des c ours^d'éducation. Notez la di- 
vision ; les ~hu mânîtes ^ëTr"frhn^aîs7leTscP 
*ences et les humanités en anglais; car la plu- 
part des cours donnés en français se donnent 
aussi en anglais. La même situation existait 
en 1959 et en 1960. Comme progrès, c'est 
-zéro. ,, 

Les cours du soir sont presque aussi dé- 
favorables aux étudiants de langue fran- 
çaise. 

Nous reconnaissons les problêmes d'une 
université bilingue dans une province uni- 
lingue. Mais il ne faudrait pas oublier que 
les étudiants d'expression anglaise ont à leur 
disposition un collège Saint-Patrice on ne 
peut plus unilingue, et une Iniversifé Carte- 
ton on ne peut moins française. Il semble 
donc qu'une Université d'Ottawa à tendante 
française ne serait que justice. 

On oublie vite qu'un bilinguisme de faci- 
lité tourne vite à l'unilinguisme. Les principes 
grandiloquents ne sont pas assez, et il faut 



Voilà pour le côté technique. que dans la pratique les" étudiants d'exprès- 

Maintenant, il est une chose qui ennuie par- sion française puissent être sur un pied d'é- 



ticulièrement les Canadiens français. C'est 
l'impossibilité de suivre certains cours en 
français. Trop de cours se donnent unique- 
ment en anglais. Il, en résulte que des Cana- 
diens français sont privés de ces cours. A 
titre d'exemple, on peut noter qu'au niveau 
du baccalauréat, les cours du département 
d'extensjon en comptabilité, en biologie,' en 
chimie, en économie, en mathématiques, en 
sciences polit iques, en physique et en zoolo- 
gie ne se donnent qu'en anglais. On ne donne 
en français que la littérature, la géographie. 



pied 
galité avec leurs confrères d'expression an- 
glaise. 

Nous suggérons alors au département d'ex- 
tension de donner autant de cours en fran- 
çais qu'elle le fait en anglais; et si par hasard 
d'autres facultés et départements lambi- 
hajent de ce côté, (un hasard), .nous leur 
suggérons la même chose. Ce n'est pas le 
temps de tirer de l'arrière à Ottawa alors 
que ça bouge ailleurs. ■ . 

Jean -Paul Sahourin. 



IKoù vient cette augmentation? Par lès années 
précédentes, le problème de Vepréseîftation à l'exté- 
rieur prenait une large part du budget. Aujourd'hui 
notre réputation comme association étudiante est bien 
reconnue. Nous devons maintenant concentrer nos 
efforts sur ces activités à l'intérieur du campus même. 
Ce n'est guère facile puisque la chose a été ui*-petr 
négligé antérieurement. Mais il faut maintenant en- 
treprendre la lourde tâche et les activités internes 
augmenteront en conséquence. 

Je h'ai pas l'intention de composer une philoso- 
L — phie.de l;a fédération des étudiants, mais il faut se 
rendre compte une fois pour toute que la fédération 
est bien VOTRE fédération et que dans ces cadres, il 
lui fau,t plus d'argent pour opérer, (est d'ailleurs de 
plus en plus compréhensible quand on pense à l'expan- 
sion future de l'Université. La Fédération des Etu- 
diants sera appelée à jouer un rôle de plus en plus im- 
portant au sein de la nouvelle université. Il faut donc 
lui donner les moyens de remplir ce rôle. 

Michel Beaubien 
r Directeur. 



Après l'attaque 
la contre-attaque 



Lfl écrite) nie- t'aidait dn'Av. (Vax qui, ont a*si 
ment ^Impression, de venir réunion dont ii 
d'un mécontent d'un frustré. sâTënl que les prop< ? <!<• M. 
•J'ai su par la suite qu'un de Quesn e l sont ess e nti e l l ement 
mes ftffltt (que, par délicatesse faux. M.^ucsnel m'.'t (Tailleurs 
" ; .. : . - , I e "G nommerai pas) mécon- «voué privéméntaue sa lettK 

M. > directeur de la Rotonde, t r nî de ne .pas avoir été élu^»V4ait- .jVure- "pHttf -farce-. 

II m'a demandé .-i fêtait " cho * 

«|iié" ... ' 

I,a parti.- la pbw Menante 
de la lettre- de M. Qui RM$ ce- 
pendant, e&i celle pu il affirme 



Dans notre société démo- ( J t ' I <>' l, .«; aurailiement nat lonal. 

eratiquerïl y a dés sens qui écrivait : lui-même ou incita M. 

se livrent à ce que Bl^ean Le- ( >. u,, ; m ' 1 ^-écrire la lettre, n 

sage se plaisait à qualifier "de n eut g" k ' ( '""™ge de signer 



ta p"litique malhonnête". Ceci 
iste a faire appel à des 



très reproches à son adver- 
saire, l'accuse constamment de 
"communisme 
ricalisme. "Lorsqu'il était 
pouvoir,, il alla jusqu'à nom- 
mer et rénu m érer (\e* "gar- 
diens" pour veiller à ce (pie 
nos 
rw 
c 



son propre. nom. 



Quelle meilleure façon de se |.que l'exécutif du Club $W 

vaille. 

terme 

der- 




pas.êti-e démocratique'.' Tout 
ceci est impressionnant pour 
% ^ÛSKlfis un.'lqu'un qui n'est pas averti.- 
Cependant les meml.res du 
cluh. et même cette "éminence 
g ri se ? ' 



pointe 

En 



ng-J 
s'est montré très actif 
plus {](■> six . réunions géné- 
rales, le Cluh.Kine-l.ap.Mntèa 
organisé un concours oratOLM 
un buffet-causerie ou T'invite 



recteur" éSSà notr% dernière 
Rotonde, jo n'ai pas pu m'em- 

nécher de faire un' parallèle. 

lettiT',,: signée Michel 

Qie snel. (si c'est bien lui qui 



■nse" sav»-nt que le gësferaire .'tait M. Maurice ÊamonUpfc 
t vrai. Ils savent (pie jamais.! "" ceqûete] où- six députés** 

1er aux étaîenl i • S« r 

e plan Idéologique, !•■ eoiftlj* 

a préparé trots motions nu il 

a l'intention de oroptfM* . ;t " 

liément du mois de février 

"n autres sont ouvertes Majfl comment j»ut-oj ^ :l> ' 
a tous, que les nominations tendrr à ce que M. Qnem 
aux divers postes sont ouverts e' ion ""émtnèncè" **■** 
a tons (y compris "l'éminenc- viennent de ci ci, quand la» 8 " 
gns0 ). • | , M1 ,, ., , a pilK e ») 




le 25 janvier 1961 



i 



LA ROTONDE 



Vos, intérêts vont 



Page 3 



Où vont vos dix dollars 



♦ # 



En tant que trésorier de votre fédération, 
.-me revient de YQUa-préflënter un rapport 
financier. Etant donné que certains étudiants 
espèrent plus encore, j'ai crû bon de voua 
présenter un tableau, vous expliquant "dans 
le plus de_détails possible, ce que votre exé- 
cutif 1960-61 a tenté de faire avec votre 
$10.00. 

Malgré tout ce que nous avons tenté de 
faire, vous pourrez remarquer par vous mê- 
mes que certaines organisations, avec le mon- 
tant qui leur est alloué, sont incapables de 
remplir toutes leurs obligations. Avant de ré- 
pondre à cette question, passons aux faits 
de nôtre situation financière. 41 vous faudra 
noter dans cet exposé que les activités étu- 
diantes, comprenant l'initiation, le carnaval 
d'hiver, le bal de graduation, sont des acti- 
. vîtes qui se paient par elles-mémgs: "C ' é ' st 



maison des étudiants. Vous allez remarquer 
-le nettoyage qtri a-été fait pendant les fêtes, 
qui a coûte tout près de $800.00 et nous avons 
du restreindre les réparations au premier 
plancher. Combien de temps cela durera-t-il? 
fei tous les étudiants se'donnaient la main 
pour garder ce qu'ils ont, nous n'aurions cer- 
tainement pas a dépenser un si fort montant 
tous les ans. L'acquisition d'une machine ges- 
tetner nous a rendu de nombreux services, 
mais pour fournir tous ces services, à la fin 
J Q e ^ nnee lJ nous en aura coûté tout près de 

Afin de terminer l'Album Souvenir, nous 
nous, devons de voter tout près de $2,000. 

Les problèmes qui se présentent pour les 
publications, la maison des Etudiants, les 
flaires artistiques et l'Albuni.-Souv,enir sont 



REPARTITION DU BUDGET 



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pourquoi, je me permettrai de les oublier 
dans cet exposé. 

Les publications comprennent "La Roton- 
de": $3,370; "4e P^ulcrum: $3,370; et le "Cam- 
pus": $1,800. Les affaires extérieures com- 
prennent la F.N.E.U.C. $1,650, E.U.M. $600. 
et F.K.U.C.a $550. -"T* ■ 

Comme organisations artistiques nous 
avon> le Ciné-Club: $1,715.; la Radio Etudi- 
ante française ~et Anglaise: chacun $130-; 
les débats français et anglais: chacun $150; 
et enfin CA.E.M.C: $50.00.- 

; C bu d g e t 4e la maison des étudiants-qui 
est de $3,050. se subdivise comme suit: répa- 
ration et maintien: $350., électricité: $150., 
chau ffa ge : $ 70 0;, téléphone -et télégraphes: 
$400.. équipement (achat de dactylographes, 
machine gestetner et les grosses réparations 
de la maison des étudiants) $1,350. et enfin 
Kassurance: $100. 

Votre conseil exécutif qui a un budget de 
$2,842. ce qui comprend $400. pour la pape- 
terie, $400. pour les réceptions, $500. pour les 
dépenses de voyage, $500. pouries services 
professionnels, $1,042. pour la secrétaire, 
$950. -pour les autres dépenses (coordination 
$100., élections $100., affaires mondiales 
$250. et journal médîcaf$500.) et $1,000 pour 
les provisions constitutionnelles. 

Après ce bref exposé de toutes les dépenses 
qui font partie du budget, je crois qu'il 
serait bon de savoir ce que nous pouvons et, 
malheureusement aussi, ce que nousne .pou- 
vons pas faire avec des chiffres qui sont en- 
core trop bas. 

C'est donc pour cela que nous- sommes à 
nous demander si. votre $10.00 n'est pas in- 
suffisant? 

POURQUOI $15.00 DOLLARS DE 
COTISATION? 

Puisque avant tout la fédération doit s'oc- 
cuper d'administration, pour administrer et 
Hirtôul pour le bien faire, nous, avons besoin 
de votre coopération. Permettez-moi de faire 
une parenthèse et de dire, que non seulement 
nqus.a.vpns besoin de plus d'argent, mais d'é- 
todiants' capables d'organiser, d'aider, de 
fournir desrcDnseils qui pourraient nous être 
précieux. 



: tous de^-pr75î>îenW*aè~ financé. Afin de con- 
tinuer notre travail, de bien remplir nos obli- 
gations, pour cette année il nous faudra $900. 
pour la Rotonde, $400. pour le Fulçrum, $300. 
pour les affaires artistiques, $600. pour la 
maison des Etudiants, $300. pour le conseil 
executif, $2,000. pour l'album Souvenir et 
enfin $2,500. pour l'administrateur, Cela fait 
un montant approximatif de $7,000: 

Pour ce quiist_des revenus, soyons plutôt 
pessimistes. Les revenus- du comité central' de 
publicité sont moindres que ceux qui avait 
été espérés. La Rotonde et le Fidcrum n'ont 
rapporté que $270.98 et $360.80 sur des buoV 
gets de $1,000 et $1,200. respectivement. 
Peut-être devons-nous espérer quelques sur- 
plus d'argent de la cotisation mais pas assez 
pour résoudre les problèmes que nous avons 
à rencontrer. 

C'est un fajt, cette année il nous faudra 
quelques $7,000. Devrons*nous emprunter, 
retirer notre "participation à certaines orga- 
nisations ou se contenter de médiocrité. La 
réponse est à vous étudiants -de l'Université 
dTOttawà. A^ons plus d'orgueil que cela? Il 
nous faut faire quelque chose.. Pouf cette an- 
née' il nous faudra emprunter, à moins de 
dons substantiels d'une âme généreuse. • 

Si maintenant nous regardons plus loin, il 
nous faut penser à Tan prochain. Le problème 
'sera encore plus angoissant. Votre exécutif 
aura les mêmes problèmes et en plus le sa- 
laire d'un administrateur pour une année en- 
tière. Afin de'4ui donner ce qu'il aura besoin 
il faudra augmenter la cotisation des étudi- 
ants *à $15.00. Comparé aux autres univer- 
sités ce n'est certes pas exagéré; comparez et 
vous verre^que notre cotisation est très basse 
pour le rôle que nous avons à jouer. Les chif- 
fres que je vous ai donnés vous montrent 
tous un, Budget déficitaire. C'est un fait qu'il 
nous faut plus d'argenf. 

En tant que trésorier, je ne puis vous de- 
mander autre chose que votre étroite colla- 
boration. N'allez pas anéantir tout l'ouvrage 
que vos prédécesseurs et vos organisateurs 
ont tenté de faire pour vous. 



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Q.E.D. 



Ce qui est, arrivé dans les années passées, 
se renouvelle cette année. Le budget de plu- 
sieurs organisations est trop bas pour qu'elles 
puissent se permettrént de remplir toutes 
leurs obligations. Même certaines autres doi- 
• vent -r contenter d'un travail médiocre. Que 
faire? continuer de cette façon ou abolir des 
organisations. I^e standard de notre univer- 
sité nous oblige de regarder en avant, nous 
oblige fie comprendre nos obligations et de les 
bien remplir. Trop longtemps quelques une 
d'entre elles ont du "végéter", se contenter 
du minimum, du quasi médiocre. Votre fédé- 
ration doit être solidaire, elle doit faire |ftCJ 
aux problèmes futurs. Afin de vous faire 
comprendre notre situation financière pour 

C ?ît Î,nn ^ ej -J e va ' s - vous donner quelques 
.chiffres, lesquels vous feront réfléchir sûre- 
ment. x . '■.'." 

. Aux affaires artistiques, il y a les, débuts, 
autant anglais que fnmçais. qui souffrent de 
c ^te pénurie. Que faire si nos débutants 
"ont pas assez d'argent pour terminer ;-leur 
demander de rtayer pour leurs voyages. C'est 
sans aucun doute une façon désuète de. se 
îaire représenter. 
A la Rotonde nous nous devons de faire 

?on f,Ue cnose P our I e m° is de janvier. Déjà 
jjtïfifl ont été dép e n a tifl i II ne leur reste plus 
«arpent pour faire imprimer. Afin de leur 
aider à continuer nous devrons leur voter un 
a utre montant assez substantiel. Pour le Fui- • 
cr "m c'est presque le même cas. 
Un autre budget déficitaire est celui de Ta 



Je ne voudrais pas ici faire l'apothéose des 
Ames très généreuses, mais permettez-moi 
de mentionner quelques noms. A l'éq uip e d e L 
la Rotonde, à l'équine du FuTcrum. merci [ 
pour votre bon travail et étroit* 1 collabora- 
tion/ A l'homme clef de notre comité central 
de publicité et de notre al bum souvenir Mon- 
sieur Peter Mandia et- tmis ses associés. 
merci. * — tt-tz — ■= •■ 

Aux membres dévoués du Comité de la 
F.N.E.U.C. Medçi. Aux hommes dévoués qui 
travaillent dnns le dlonee. M. Pierre Cour- 
temanche et Henri Boivin coordinateurs, di- 
recteurs et membres de tous les autres comi- 
tés, de toutes les différentes organisations 
initiatio ns, carnaval d'hiver, à Messieurs Gé- 
rard Raymond. Jacques Lemav, Roch Veil- 
leux. Marcel Roy, efc . . . merci. 

A mes collègues de l'exécutif et du grand 
conseil mes félicitations. 

Cfiër ami. si le tableau des finances te sem- 
ble sombre, pour les resnonsabjes c'est encore 
pir et c'est leur problème journalier. 1 
faut pas faire de sentiment; il noi 
' l'action. Si pour L 



passer a 



toi. la 



ïl ne 

us fnndra 

F.E.U.O. te 







semble une petite organisation, une clique, 
viens voir tout le travail qui s'y fait. 

Ce nue je demande à tous les étudiants, 
e'. • :t de prendre conscience de leurs respon- 
sabilités. Une fédération qui a le pouvoir a 
tout autant des devoirs et des obligations. A 
cvux qui comprennent ces obligations, à ceux 
qui sont vrr\^ à les résoudre, donnez votre 
support. C'est votre fédération, elle sera forte 
en autant que yous s.-iurez la.,supnorter. — 
Maurice Cousineau, 
-— — — > . Trésorier. 



Oui, il a été démontré mainte et mainte 
fois quel pour un vrai rafraîchissement, rien 
ne vaut le Coke. Ajoutez ce goût vif et 
froid au petit s urcroît d 'énergie 
alimentaire, et vous avez un breuvage 
vraiment digne d'éloges. Donc, quand il 
s'agit d'étancher collectivement votre soif, 

faites preuve de bon goût . . . passez du 

Coca-Cola ! Quod Erat Demonstrandum ! 

SOYEZ BIEN RAFRAÎCHI . ..PRENEZ UN COKEI 



DITES "COKE" OU "COCA-COU *— LES DEUX MARQUES IDENWREN* 

LE MÊME BREUVAGE PÉTILLANT- LE PRODUIT DE COCA-COLA LTÉE. 



Banquet du Mérite Etudiant 



de la Faculté des Arts 



Sous la présidence d'honneur du 
R. P. RENÉ LàVJGNE, O.M.I. 
Doyen de la Faculté des Arts 



^INVITATION À T O US 
Vingt-six février - 7:00 p.m. - Hôtel Eastview 



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LA ROTONDE 



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LA ROTONDE 



CU 






RES 






L'expérience quotidienne démontre que si 
les jeunes filles co n n a is sent un progrès in- 
tellectuel plus rapide que h s garçons, elles 
parviennent aussi beaucoup plus rapide- 
ment qu'eux à maturité d'esprit. En somme, 
les jeunes filles vieillissent plus tôt, mais 
moins longtemps nue les jeunes gens. 

Lis homnus, }><tr contri, mettait plus de 
temps à prenih't conseil née des choses fon- 
damentales d( la /•/'(. (t c'est potb'quoi, lors- 
qu'ils en arrivent à cette expérience, ils doi- 
vent presque inévitablement communier 
avec des plus j\ unes de Vautre sexe- c'est là 
}>ar excèlU uee la chance des femme è de votre 
génération} 

De cette façon, en effet, les jeunes, filles 
sont en mesure non seulenu nt de faire leur 
propr expérience intelU étudie mais de par- 
ticiper égali nu nt à celle des étudiants qui 
sont déjà à l'université depuis quelques. an- 
nées. Elle peuvent' ai)isi ( n étant pratiques, 
non Seuleme nt suivre h s cours qui relèvent 
di leur propre instruction, mais aussi, si elles 

Hl fiftÉBjbâ f! veut-être cliauccusts — béné- 
ficier de l'enseignement oui S donne, dans 
plusieurs facultés ... 

C'est donc à vous, chères compagnes, par 
un choix judieif u.r m vos prétendants et par 
un intérêt tout particuli< r à l'étude à laquelle 
chacun s'adonne que, vous retirerez des élé- 
ments de base propre et -rhaqut jaçultè et que 
çhaeùne de vos sorties seront plus intéres- 
santes d plus enrichissantts. D'aïllein's, le 
principe d'interroger. ( t d'être intéressé 
u'(st.-il pas une façon des plus' subtiles qui 
plaisent aux jeunes gens) Il n'est, rien de 
plus intéressant que de. partir de soi-même 
mi d< choses qui nous intéressent, et les jeu- 
nes filles développent ainsi une culture plus 
générale et sourtout plus variée, 

Hélène Lamontagne, 






SEMAINE DES SCIENCES POLITIQUES 

La faculté des sciences économiques, politiques et sociales passe à 
l'action. Du 6 février au 11 février inclusivement, les politiciens en herbe 
s'initieront d'une façon pratique à la trépidante vie politique. Grâce à 
l'initiative du conseil étudiant et à la collaboration des autorités universi- 
taires, on lance une innovation que La Rotonde s'empresse de signaler. 

• 

Messieurs de Sciences politiques, nos félicitations et bonne chance! 

I - Lundi, le 6 février: 7:30 p.m. 

Parlement Modèle (Centra" .Catholique") 
Sujet: Affaires Domestiques 



Note: §euls, les étudiants de Sciences Polit finies peuvent participer. 
Tous les étudiants de l'Université sont invités. 



2- 



3- 



Mardi, le 7 f-vrier: 7:30 p.m. . . 
Parlement Modèle (Centre Catholique) 
,Sujé r t: Affaires Internationales 

Mercredi, le 8 février: 8:00 p.m. * 

Séminars donnés par les partis politiques 

Sujet: La Politique Internationale de chaque parti 






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•éml 



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fi- 



Discussion genre Tribune Libre donne par le r.C.F. , 
Inviter probables: MM. Pope et Pitman 

- Jeudi, le 9 février 

Salle Acaïïêmîqûël ! — -> ^. ' •' . \ " ' ' 

10:00 a. m.: Séminar sur" le même sujet présenté par le parti conservateur 
Invités probables: MM, Green (Ministre dv* Affaires Intérieures) et 

M. Dorion. 
2:00-p.m.Séminar sur le même sujet présenté par le parti libéral. 
Invités probables: MM. Pearson et Martin. 
7:00 p.m.: Souper - Causerie à l'hôtel Kastview. 
-Invité: M. G. de T. Glazebook 
Sujet: Le Canada devant' les récents événements internat innaux-. ■ 

Vendredi, le 10 février à la Salle Académique .' • 

2:00 p.m.: Le Club dv^ Relations internationales présente un- débat 

entre quatre étudiants. 
Sujet: Le commerce Cuba-Canada est-il recomrmmoîable? 

Samedi, le 11 février à S:00 p.m. 

Dansé au Mess des Officiers du Régiment de HulL 



*_ — 



Page 5 



CLUB 
D'HISTOIRE 

Faculté des 
Arts 

Salle 140 

Tous les deux 
rfiardi 



LISEZ 



ROTONDE 



. 



/ 



* ■■«*■ 



FAIRE "FESSE" 






f 



L'EMPOISONNÉ DU CAFÉTÉRIA REBONDIRA 
LE 25 JANVIER. 



CONTRIBUTION DU DROIT CIVIL 
À L'ORGANISATION DU CARNAYAL 



~- (suite de la page 2) 

I'' activité a laquelle ils ont 
participé est cette réunion où 
ils espéraient se faire élire à 
un poste. 

, Pierre Raymond 
l'.S,— .Si M. Quesnel on son 
",éminenc'e"_j>eu vent 
prouver que j'ai empé. 
ché qui que soit dé par- 
tieiper aux activités du 





Les 26, 27, 28 et 29 janvier 
SUIVONS 
AJCXLVJLZrijLx: 



DU CARNAVAL 



• Club King-Lapointe. je 
m'engage à démissio n» 

M>r du poste de conseil- 
ler que je détiens actu- 
t'ilement. 



LA CIGARETTE ~r 



LA PLUS DOUCE. LA PLUS SAVOUREUSE 

* i ' ■ * • « " i i i . ., ,. . - ii 



■ .. " » 




* » 



» . 






a 



En tant qu membre de -la "Grosse Ronde", Jean Culotte vou- 
drait souligner le succès de "l'empoisonné du Cafétéria" qui, 
dit-on, aurait empoisonné la pudeur de certaines demoiselles. 

• • • 

L'homme de la semaine: André f adieux, organisateur du 
- Carnaval, collaborateur émérite. 

■ * • É 
•Le casse-pied de la semaine, le gros Piérro. gros plein de 
soupe du comité central de Publicité. 

• • . • " 

.On a trouvé un petit fruit vermeil sur la rue Hastey. Serait 
_ce à Suzon, celle de "l'Empoisonné":? . . . 

• • • 
l'n carnaval ne vaut pas un "fesse-tival". 

• • * 



Les "copettes" d'Ottawa pousseront -elles le zèle au point de 
coller des contraventions sur les bancs de neige, stationnés le 
long de la rue Hastey. (fuel soulagement pour les étudiants . . . 

- * * * 
l'n étudiant monte dans un autobus: 

Le chauffeur ■— - Votre billet? 

L'étudiant — Merci, je n'en prend pas; je ne suis pas chanceux 

* * • 
Un Chinois chômeur cherchant du travail -passe au bur 
d'emploi: 

Le fonctionnaire — Que savez^vous faire? 
Le chinois; — 4e sais repasser 

Le fonctionnaire — C'est bon, vous repasserez la semaine pro- 
chaine. 

Jean Culotte. 






La Commission du service civil du Canada 
recevra les demandes de ceux qu'intéressent les emplois de 

DIRECTEUR DES ETUDES 

AUX 

COLLEGES DES SERVICE^ARMES 
DU CANADA 

ROYAL ROADS Victoria (C.B.) 

COLLEGE MILITAIRE ROYAL DE SAINT-JtAN 

Saint-Jean CP.Q.) " 

TRAITEMENT allant jusqu'à $12,500 

TRAITEMENT allant jusqu'à $13,500 

Pour de plus amples renseignements au sujet des 

collèges militaires et des emplois susmentionnés, 

prière d'écrire au plus tôt à la COMMISSION DU 

SERVICE CIVIL, à OTTAWA, et de demander la 

circulaire d'information n 61 2025 A. 




- — _ 




PREPAREZ VOTRE AVENIR 

Servez votre patrie pour payer vos études 






Fédéroscope 



-Le 12 décembre, à 7 heures et demie, la Fédération 
des étudiants siégait à l'édifice îles Arts pour la der- 
nière assemblée oiticielle avant la fin de l'année 1960. 

L'assemblée prend connaissance d'un plan d'assu- 
rance proposé par la FNEUC puis on s'arrête quel- 
ques minutes sur une plainte portée contre le comité 
de coordination. On reproche à ce comité un manque 
d'initiative. M. Boivin le président du comité de coor- 
dination expose de son côté le manque de coopération 
des présidents des diverses facultés et du grand con- 
seil en particulier. 



Rapport de la Commission 

Meloche: La commission Me- 
loche avait J5wur tâche de réu- 
nir les différents renseigne- 
ments relatifs à la nomi- 
nation d'un président d'assem- 
blée. La commission présente 
un mémoire très clair favori- 
sant l'établissement de cette 
..function-ÀL'ii 
dération. Le président d'as- 
semblée assurerait un meilleur 
décorum dans les réunions ; la 
procédure serait plus appro- 
fondie et son impartialité per- 
mettrait de régler rapidement 
les ^dissentions intestines qui 
retardent trop souvent la pro- 



sion recommande que le pré- 
sident d'assemblée soit bilin- 
gue et en deuxième année de 
" "'roit. 

La Commission Ampleman: 
La commission Ampleman 
avait pour mission de produire 
• un rapport détaillé sur la der- 
nière édition du "Campus". La 
commission constate qu'il est 
tfès difficile de trouver les 

ints qui font défaut tout 
sYtant fait verbalement^ ce- 
pendant le directeur de par sa 
position est le grand respon- 
sable. 



vrier pour s'initier à la pro- 
cédure. 

En .. terminant, la Commis- 
sion demande que l'on procède 
à l'avenir d'une façon plus 
adulte et plus contrôlée. 

Le rapport Cloutier: La con- 
tribution annuelle des étudi- 
ants fait l'objet de considérai 
tions très spéciales. Pans les 
ices actuelles- -la--Fé-- 
dération ne peut se financer en 
exigeant $10.00 par étudiant. 

Le Budget prévu pour l'an 
prochain prévoit des dépenses 
de l'ordre de $40,000.00, on 
doit donc envisager une solu- 
tion à longue échéance et cette 
solution selon le Président de 



cédure normale. La-commis- ta Fédération résidé dans une 



augmentation de taux dès 
l'an prochain.- Qu'en pense la 
population étudiante; l'avenir 
le dira ; pour nous, voyons-y 

une solution équitable: "" 

Au début de l'année c'était- 
un fardeau asseX lourd que de 
"couvrir" les assemblées de la 
Fédération pour des raisons 
connues: manque de dynamis-' 
me, longueurs des délibéra- 
tions, sans oublier les discus- 
sions sans intérêt. Aujourd'- 
hui la situation a évolué à tel 
point que Ton pourrait croire 
à une résurrection. 



.. A la vérité 
La commission Amplematrlà; bonne volonté qui semble 



■ demande que le Bottin/soit' exister dans le grand conseil 

Mail.' idnl'M *ï I . v* \ »-»^ Ê\ \W\r-i rtiilili *x .-• 4 * % M ua^aI «. » . - J... u ..!l — .-. -- 



Vous pouvez devenir officier dans l'Armée 
canadienne, tout en poursuivant vos études 

à l'université, aux frais de l'Etat, grâce 
au Programme d'instruction pour la 
formation d'officiers des forces 
régulières (ROTP), commun 
aux trois Armes. 




Vous terminerez vos études en 1961. Vous êtes jeune et ambi- 
tieux. C est le momertt de choisir l'entreprise qui vous offrira plus 
qu un emploi : une carrière .. . 

Une véritable carrière ne vous offre pas seulement la sécurité: 
la vie est faite d'imprévus, de possibilités, de défis et de pro- 
blèmes.. Etes-vous de taille à en chercher la solution ? 

LAlcan recherche des jeunes gens qui désirent plus qu'un 
simple emploi.. Voilà pourquoi nous offrons dVxrellents salaires, " 
1 un des plans de pension les plus avantageux qui soit, la sécurité 
...plus toutes les possibilités davan<-,.,nont que vous (frirez. 

m cela Vous intéresse, écrive/,nous en nous indiquant le genre- 
d études que vous avez poursuivies et vos projets d'avenir. ' 

ALUMINUM COMPANY OF CANADA, LTD. 



■ 



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"A 



Division du Personnel,: 
C.P. 6090 t ' Montréal., 3, P.Q. 



• Vos études universitaires 
seront payées 

• Vous recevrez une allocation 
annuelle pour vos livres et 
instruments de travail. 

• Vous toucherez un revenu 
mensuel. 



( 





* 



imMcteTez-d-'une 
allocation pour le vivre et le 
logement. 




>§ 



Les soins médicaux et 
dentaires vous seront fournis / 
gratuit, ment et, en plus d. 
tout-cela, vous entreprendrez 
une carrière aussi intéressante 
que captivante en qualité 
d'offici e r d e Y Arm ée m è ,de > m 
du Canada. 

Téléphonez dès aujourd'hui à 

l'oifirin- auxiliaire de votn 
université ou écrirez à l'adresse 
suivante: 



^ÇAPT. W. M. JESSUP 

75, ave. Laurier E. 

Téléphone CE 6-7623 



est un reflet qui devrait nor- 
malement "dynamiser" les dé- 
libérations. Nous espérons que 
la Fédération continuera d'é- 
tablir d'autres commissions 



considéré comme une publi- 
cation individuelle pour des 
raisons évidentes d'utilité et 
de bon sens. Le Bottin devrait 
être publié à la mi-novembre, . 
de manière à pouvoir englober (Tenquêteft-danfi différents 
un plus grand pourcentage de UMirs^ear ju'âquTTce jour ces 
"bonnes adresses" On suggère commissions ont accompli un 
de plus un nouveau processus travail magnifique; un travail 
dfl compilation opérant dans, qui s'imposait depuis nombres 
chaque faculté. Étant donné 
l'importance de la publica t i o n, 
e directeur devrait normale- 



ment être nommé à la mi-fé- 



d'années; un travail que la Fé- 
dération actuelle a matérialisé 
d'une heureuse façon. 

Maurice. Fortin. 



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David vs Goliath, à coups de matraque 



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LA ROTONDE 



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|anvie^ l96] 

■4 — ■ / i Dons ce bouquet il est une fleur. Reste à savoir, qui i»,,.»^ 
Pour faciliter votre choix, sachez que de gauche à droite, dans la de •* 
rongée ces demoiselles se nomment: Sheila McClory, Marjolaine a.-!' 



Noncy Baillie, Mary Sheehan, Irène Pryshlokivaska; et dans la 



u*ft4ro> 



, , ...„., , ..,....»*. T«.» a , „t uun, , premier ^ 

gée: Julie Goyette, Froncine Lafleur, Juliann Dexiel, Michèle Bitso i 
parkas, dans toute leur authenticité, sont fournis par la commission obi ». 



Indiens et des Esquimaux. 



<*.*. 



Conférence de la PUC 



TORONTO PASSE AU SEPARATISME 



J* 



Nouvelles 
à la pelle 

Film interdit aux étrangers 

- Le cinéaste français, Nor- 
bert Carbonnaux, a tourné 
^CàndW*. l'n Candide XX 
ième siècle. La censure fran- 
çaise en a été stupifiée car Je 
. dit film H*5St gentil pour per- 
sonne. Il est diffamatoij^ pour 
la police TTâTiçaise, choquant 
\ pour les Etatsuniens, pênant 
pour les Suisses, et injurieux 
pour les Hollandais. Résultat : 



J 



1* 



interdiction d'exportation, ans l'honorable Fleming pour 

Q 

ch- 

iv.ai de censure nous protège, donc savoir ce qui lui a fait 
on ne peut plus. Pensez donc, changer d'idée. 
un film pareil chez les Zou- 
tOlïâ que nous sommes. 



Les 27, 28 et 29 décembre 
avait lieu à Lôndon la XXIII 
ème conférence annuelle de la 
PUC. Cet organisme qui grou- 
pe vingt-six journaux étudi- 
ants fournit aux journaux 
membres un service de nou- 
velles d'échelle nationale. 

Dans un enchevêtrement de 
comités pléniers et de diffé- 
rents comités privés, beaucoup 
de projets aussf bons les uns 
les autres ont été discutés. Un 
budget déficitaire a été voté 
et il fut décidé' de lancer une 
campagne dans le but de taire 
une souscription parmf Ie^Iît^ 
dustries canadiennes, pour 



fuant à nous, ça nous fait ni refuser aux étudiants ce même combler le déficit inévitable de 
haiid ni froid, car n otie bu» "pri vilège". .Maint niant allez la ..prochai ne année financière. 

mm r\o nontiuro nititc nvÂfûrrr» nnnc iiovoir na n\\\ luî q fait- 1T- — 1 t.. ■ . !.. . _ '*_' _..f. »' 



Pour sa part, un ancien mi- 
nistre, l'honorable Pi^kersgill 
précisait que ce changement 
toucherait peu d'étudiants, 



Un mémoire a étç présenté sur 
1rs publications au Canada. Il 
a aussi été décidé qu'une com- 
mission d'enquête sera for- 
mée pour étudier les différents 
qui opposent quelquefois les 
autorités Universitaires et la 



Une classe de privilégiés. 

l'n mot du ministre des 
finances, e_t \v> étudiants sont , 
devenus une classe de privilé- gnenl plus de 1.000 dollars par , . )ol,,1(,Llt ' tJ(llt, ""'"le de certains 
gié s. et ce parce " qu'ils pour- été. Si c'était vrai, le Canada J^rnaux-membjeg. 

Urne motion présentée par "la 

par la 

de 

regret- 



*~+ W-Sr 




A 



s de 
Laval dans l'affaire "Dora" et 
oui regrettait aussi le manque 
d'appui apparent .du Conseil 
• les étudiants de LavaL.à l'é- j Technologie de 
grara des étudiants expulsés, | décembre '61. 



fut accepte par la conférera 
par un vote de 19 à 3 et 2 aï 
^tentions. A la suite de ceto 
motion, le Varsity de Toronto 
Je "Ubyssey" de Victoria 
le "Queen's Journal de Kine 
sion se sont retirés de la C on 
férence alléguant qu'ils n P 
supporteraient jamais de 1 
faire dicter leur politique édi 
toriale par qui que ce soit" 
même par la PUC, à moins que 
le vote sur une telle question 
soit imanime. lis ajoutaient 
qu'ils approuvaient la motion 
en principe mais ne pouvaient 
approuver que la PUCpren- 
ne officiellement position sur 
ce sujet. 

Par des applaudissements 
répétés, les délégués ont re- 
mercié le -Président sortant de 
charge, Dpug Parkînson qui 
soit dit en passant, a accon> 
pli un travail extraordinaire. 

Ted Johnson a été élu prési- 
dent pour l'année. 61-62. Il est 
étudiant à l'Université Me- 
Master de Hamilton. 

Brian McCutcheon de -Ha- 
milton et Michel Beaubien 
•d'Ottawa ont été choisi res- 
pectivement vice-président et 
secrétaire national de la PUC. 
> La prochaine conférence na- 
tionale se tiendra à Toronto, 
sur le campus de l'Institut de 
Ryerson, en 



«*** 





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l!éWk^ bien, éq/jôpé 

LA CULTURE 

PHYSIQUE 





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chevauchements oneuxj 



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le jeudi 2 février 



POUR LES ETUDIANTS 



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maintenir en bonne s;nur financière 
e.veree son gras du jambe 
régulièrement en marchant à une ' 

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d'I pargiude la B de M. 

Banque de Montréal 

fxxvi Cet éCudC OMtû 



<nr no 









L une d elles régnera sur nos coeurs ! Voici les candidates, reines 
de facultés, qui seront en liste pour le titre de reine des étu 
diantes. De gauche à droite: Mary Frances Norcott, Common 
Law; Hélène Radakir, Philosophie; Marita von Hellens Arts- 




Beth More, La Rotonde - TheFulcrum; Pierrette Deyhaw, Droit 
civil; Michelle Emond, Sciences; Francine Lafleur, Sciences po- 
litiques; Françoise Bordeleau, Commerce; Nicole Lafrennière, 
Sciences domestiques; Lise Belzile, Infirmières. 












u 



2 s: 



8 h. 



s 






Cette fois-ci, on revient à la charge avec 
un programme détaillé et- que nous espérons 
complet. M. Dagenais a nos côté, il sera plus 
facile de connaître le tout de fond en comble. 

JEUDI LE 4 FEVRIER 

■7-fi. 30— L'arrivée officielle et tapageuse de 
Pedro à la gare Union. C'est un 
rassemblement monstre et gouail- 
leur qu'il y faut. Il y sera reçu par 
l'échcvin Charles St Germain et le 
président de la Fédé. 

-Défilé de la gare Union au Minto. 

-Dévoilement du monument de 
glace au Minto. 

-Pedro ouvre les portes du Minto et 
vogue la galère; parties de ballon 
balai et "Pow-Wow". 

VENDREDI LE 6 FEVRIER 

4 h. 15 — Partie de Tennis-hockey entre deux 

équipes de filles en face de 
l'édifice principal. 

5 h. 30 — Souper aux fèves dans le gymnase. 

Les Anciens fraterniseront 
avec nous. 

7 h. 30 — -Spectacle sur glace à l'auditorium 

d'Ottawa. On y retrouvera une 
partie de hockey entre l'université *j 
Carleton et la nôtre, des numéros 
de vaudeville, pageants des prin- 
cesses et couronnement de la reioe 
du Carnaval. 

SAMEDI LE 7 FEVRIER 

Matin - — Rencontre des amateurs de ski au 
Camp Fortune. 

1 h. 00 —Parade à travers la ville: chars allé- 
goriques," représentants des forces 
armées; fanfare, défilé des reines. 

3 h. 30 — Rencontre de l'élément mâle au 

Mid-Town Bail Room, rue Bank. 

3 h. 30 — Parade de mode pour dames à 
l'hôtel Lafontaine d'Eastview. 

8 h. 30 — Danse du Carnaval au Colisée avec 

l'orchestre Alex Dawson. On a ré- 
servé quelques bonnes surprises.^ 

DIMANCHE LE 7 FEVRIER 

11 h. 00 — Messe à la chapelle de l'Université 
célébrée par Mgr Sebastiano 
Baggio, délégué apostolique. 
00— Un film au Elgin. Le titre 4 The 
Lady Killers" mettant en vedette 

Alec Guiness. 

Le film sera suivi d'un débat. 
30 — Promenade en traîneau ( Sleigh 
Ride) suivi d'une danse au Lake 
Side Gardens. ■ — A ce propos, un 
p rob I è me: il faut se rendre -à Bri- 
tannia. Les organisateurs lancent 
un appel aux propriétaires. d'auto- 
mobiles qui pourraient donner un 
coup de main à leurs confrères. Le 
départ se fera de la maison des 
étudiants vers les 7 h. 45. Pour 
faire face à toute éventualité, on a 
prévu deux autobus pour^ prendre 
charge des malheureux piétons. — 
• Enfin, le principal est de ;se rendre 

au Lake Sidc Gardens. 

N.B. — Les tuques sont. en vente à la maison des 
étudiants au prix de 75 cents. 

VIVE LE CARNAVAL ! , 



BIEN VIVANT CETTE FOIS-CI f 



PEDRO AU CARNA VAL 



Féarô~nous reviendra en pleine santé. On- se rappelle 
qu'il avait dû subir une intervention chirurgicale après 
avoir été victime de mauvais traitements. L'incident s'était 
déroulé après que notre équipe de football eut remporté les 
honneurs contre celle de l'université Carleton. Le pauvre 
Pedro avait du être transporté à l'hôpital pour être rapiécé. 
Les autorités médicales lui ont finalement signifié son con- 
gé dès qu'elles le jugèrent en état de reprendre son règne. 



•'» 



\- 






por 
— Michel Beaubien 



Il nous reviendra donc par 
train JEUDI LE 4 FEVRIER 
vers 7 h. 30 à la gare Union. 
Le pauvre Pedro ne s'attend 
certainement pas à la .ré- 
ception monstre que lui ont 
réservé les organisateurs du 
Carnaval d'hiver. Cette ré- 
ception sera d'autant plus 
appréciée que les élèves y 
prendront part en plus grand 
nombre. A cette occasion on 
a cru bon d'inviter un éche- 
vln de la ville d'Ottawa. M. 
Charles St-Germa/n, et le 
président de la Fédération. 
Certes les officiers, c'est bien 
beau et bien nécessaire mais 
un tel accueil mérite une 
coopération enthousiaste de 
notre part. Qu'en sera-t-il? 

C'est à nous d'en décider! 

L'arrivée de Pedro est 
certainement une manière 
pour le moins originale d'ou- 



vrir le carnaval, mais il ne 
faudrait pas oublier qu'il y 
a encore trois jours qui sui- 
vront. Nous avons harcelé de 
questions les organisateurs 
du Carnaval pour connaître 
le programme du Carnaval 
dans ses moindres détails et 
tout est prêt. On s'est débat- 
tu si l>ien qu'on en est arri- 
vé à un résultat encoura- 
geant. Le seul point encore 
sans solutions: la participa- 
tion des étudiants aux di- 
verses activités. C'est lç 
point tournant du succès ou 
de l'insuccès de ce Carnaval. 
On sait que l'université Car- 
leton a aussi son carnaval 

d'hiver. Personnellement, je 
ne voudrais pas voir le Car- 
naval d'hiver de notre uni- 
versité relégué et même 
éclipsé par celui de Carle- 
ton. Et cette éclipse sera jus- 



tement basée sur la partici- 
pation activé de la part des 
étudiants ... 

On a décidé de mettre une 
note locale dans le déroule- 
ment des diverses activités. 
Des tuques seront mises en 
vente au prix de 75 cents. On 
pourra se les procurer dès 
jeudi à la maison des étu- 
diants. Il y en aura en ven- 
te au Minto le même soir et 
on espère en avoir un peu 
de reste pour les activités de 
vendredi. On voudrait bien 
les rendre aussi populaires 
que les chapeaux de l'initia- 
tion. 

Il ne faudrait pas oublier 
les cartes qui sont mainte- 
nant en vente chez les pré- 
sidents de classe. Après une 
courte enquête, on s'est 
aperçu que la vente allait 
bon train. 





WO€ 



"FAIRE FACr 



Le 4 février 1960 



Vol. XXVIII, no 9 



WELC0ME MACMASTER! 



W^— T^^fc l ?^'?^^*w 



Welcome MacMaster! 
The students of the 
University of Ottawa 
greet you. We know 
this weekend will bene- 
fit both of us. This is 
no time for the usual 
clichés of "mutual un- 
derstanding" and "na- 
tional unîty", though 
truthful they may be; 
this is the time to 
fraternize, so B keep 
kool kats and koop- 
erate ! 



Afi n d e pr o mouvo i r la bonno 



entente et une meilleure com- 
préhension entre les étudiants 
des diverses universités canadien- 
nes, la FEUO organise cette an- 
née un programmé d'échange 
avec l'université McMaster de 
Hamilton. 

■ A l'occasion du Carnaval, nous 
recevons la visjje de 28 de leurs 
représentants qui assisteront aux 
diverses manifestations organi- 
sées par la Fédé. L'an prochain, 
un nombre égal d'étudiants d'Ot- 
tawa seront invitas à leur tour 
à Hamilton. 

Voici le programme de leur 
visite: Vendredi, le 5 février, les 
étudiants assignés aux visiteurs 
iront au devant de leurs compa- 
gnons à la gare. Ils seront en- 
suite les hôtes d'honneur de la 
Fédé lors du souper aux fèves 



dan s ie g ymnase. Du r ant, la - s oi- 
rée, leurs compagnons les^ron- 
duiront ensuite à la Revffe sur 
Glace. Suivra ensuite un? petite 
réception qui permettra à chacun 
de mieux connaître son compa- 
gnon (ou sa compagne^. 

Samedi matin, les visiteurs au- 
ront l'occasion de jeter un coup, 
d'oeil sur le9 ' campus universi- 
taires de la capitale. Vers c'eux 
heures, ils seront l'objet d'une' 
réception strictement mascijline 
à un endroit non encore détc r - 
miné. Le Comité matrimonial se 
chargera ensuite de leur fournir 
l'attirail nécessaire pour la dan 

se - , - : f 

On pourra ensuite les rencon 
trer lors des diverses manifesta- 
tions qui clôtureront le carna- 
val, dimanche le 5^£évrier. 



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LA ROTONDE 



L« 4 févri 



ncr 



Para-édiroriol 






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: ' "»" 



De "WHACKQ!" 

L'Université d'Ottawa aura désormais sa propre revue 
musicale. C'est une initiative dont nous sommes fiers et dont 
nous félicitons ceux qui en ont eu l'initiative. C'est curieux 
comme une telle comédie musicale peut nous permettre de 
passer à des conclusions qui ne manquent pas de nous sur- 
prendre nous-même. C'est d'ailleurs en se laissant conduire 
par notre imagination que l'on peut quelquefois démontrer 
l'utilité et même la nécessité de certaines entreprises. 

Les grandes universités de langue française (cf. Mont- 
réal et Québec) ont leur revue-concert qui attire à chaque 
année des foules enthousiastes. Je passe sous silence le suc- 
cès aussi éclatant qu'ont les universités de langue anglaise. 
En bref, c'est une manifestation étudiante qui à un cachet 
bien spécial et qui a le don de plaire. 

Cette année, la Fédération des étudiants a accepté 
d'endosser la présente revue grenat et gris. C'est probable- 
ment à titre d'expérience que les dirigeants des destinées 
étudiantes ont investi une somme assez rondelette dans 
cette entreprise. Sur quoi se sont-ils basé pour poser un 
tel geste, la garantie matérielle étant presque nulle. Ils 
n'ont certainement pas pris comme critère le potentiel d'ac- 
teurs de l'Université. Ils n'ont certes pas risqué $1,200.00 
sur le renom du professeur Robinson comme auteur drama- 
tique. 

Non, lis ont misé sur une garantie qui rapporterait beau- 
coup plus que cela. Ils ont tout simplement misé 1 sur la co- 
opération et ia compréhension mutuelle entre pro fesseur s 
et élèves. Ils ont compris que cette tentative de rapproche- 
ment entre les deux groupes ne pourrait qu'apporter ce que 
l'on désire depuis longtemps. Je ne veux pas dire qu'ils fe- 
ront fortune parce que ces deux groupes se sont unis pour 
avancer» réalisation, mais l'expérience d'une telle colla bo- 
ration en valait le coup. 

Supposons le cas où l'expérience réussirait de façon 
magistrale et que l'on réussisse un coup d'argent. Alors 
ce serait le temps de lancer à la face de ceux qui se bouchent 
les yeux qu'une telle coopération peut apporter et des résul- mise aux fluctuations du marché 

tats matériels et «es résultats intellectuels. Si l'affaire ne Si " Jï lo i f de Vo J îr $ et de ' la 

. . ., ... — — ~ — ~ demande: a faire» np.riinivprcit* 

marche pas, et bien nous serons tout simplement prêt à re- 
commencer I*an prochain. 

Parlant de l'an prochain, j'entrevois la possibilité d'avoir 
une autre comédie musicale mais cette fois en français. Je 
sais pertinement qu'un groupe d'étudiants de langue fran- 
çaise ont l'intention de se lancer dans une pareille aventu- 
re. Ils attendent anxieusement le résultat de celle-ci pour 
prendre une décision finale. — *- 

En terminant ces quelques considérations, il ne jne reste 
plus qu'à rendre un hommage à ces trois professeurs que je 
connais pour leur expérience de cette année. Je souhaite de 
revoir, l'an prochain une revue grenat et gris de langue 
française. ^ 

Michel BEAUBIEN. 



' . mm •.' 



l 9 4 févrw If 60 



. r . . ,,.« ' . ■ . 



A propos de gratuité scolaire 



* -i 



La gratuité scalaire, mot pour dier au maximum, sans trop pen- terminées, non seulement il d u 
Québec de l'air, de l'espace, ser, évidemment, afin de faire être payé pour son travail nr 

irt n.'il i <p Af* nliic on nlnc maie f ni/»tif ipr 1«> ruine lAt nnccihl/» l'in. encore îl H OÎ t tûllf'hpr lîl! 

Ait S»arkita1 nn'il n I — m 



le 

s'actualise de plus en plus, mais fructifier le plus tôt possible l'in- 
reste encore aussi improbable., vestissement que constitue l'a- 
chat d'un cours universitaire. 

C'est aussi admettre une cer- 
taine responsabilité de l'Etat 
dans l'administration de l'univer- 
sité et partant une plus grande 
participation de ce dernier dan.-» 
le financement de l'université. 

Mais admettre ainsi une plus 
grande participation de l'Etat 
dans le financement de l'univer- 
sité, ne serait-ce pas en faire 
payer le coût par le petit salarié, 
l'ouvrier ou le cultivateur? Pas 
plus que par tout autre citoyen 
et certainement pas plus qu'avec 
un système de prêts et de bour- 
ses. 

Car avec un système de prêts 

sionnel qui fait ses études, in- 
vestit un capital, et»ce capital il 
doit le rembourser <è\ surtout il 
doit le faire profiter. Ses études 



que les pique-niques sur la lune. 

Mais, qu'on prenne le mot au 
sens d'accès facile pour tous les 
étudiants à l'enseignement secon- 
daire et supérieur, ou au sens du 
droit de l'individu à l'enseigne- 
ment, à l'éducation et à la for- 
mation* professionnelle, on n'ar- 
rive pas cependant au même ré- 
sultat. 

On parvient certes à une gra- 
tuité scolaire des deux façons 
mais non des deux manières à 
la démocratisation de l'enseigne- 
ment et à la liberté d'expression. 
On peut, en effet, si on ne 
considère la gratuité scolaire, que 
comme l'accès facile à l'univer- 
-si t e. , ,Le. pour -tout* — parso&Ao 
ayant le talent de parfaire au 
ëours universitaire, instaurer un 
système de prêts et de bourses, 
"qui permet au futur profession- 
nel -de s'acheter Un cours comme 
.on .achète une maison et une au-, 
tomobile". Mais à quoi arrive-t- 
on, sinon à faire de l'éducation 
un bien spirituej s'il en est un, 
une denrée commerciale, com- 
me les ressources naturelles, sou- 



du capital qu'il a investi, uni jL 
lui paiera, sinon ceux qui auront 
recours à ses services et ceux là 
sont aussi bien le petit salariî 
que le gros Une telle attitude 
de la part du professionnel m 
justifiable s'il" s'est endetté nour 
faire ses études, elle ne l'est olu 
s'il a reçu gratuitement son éd» 
cation s'il la doit à la société. 

Cette deuxième solution îu 
problème de la gratuité de l'en 
seignement à l'université est-elle 
préférable au système de prêts 
et bourses? Tout dépend de q ue f 
le façon l'on considère l'éduca 
tion au niveau universitaire F s t 
elle un .bien particulier de li n . 
dividu qu'il appartient à lui «4 
d'acquérir et dont il est seul à 

mun qui appartient à la société 
et dont tout le monde profite? 
J.-Paul Mixneault. 
^u Curabmt- 






.. 






L'OPINION DU LECTEUR 

- • 

Le renvoi du Dr. Peters 

(L'Université congédiait récemment M. Robert Peters. 
Une nouvelle toute froide de l'événement n'aurait été que 
répétition de ce qui s'est dit dans le Fulcrum et dans la 
grande presse; c'est pourquoi nous avons voulu, sur un plan 
plus humain, faire part à nos lecteurs des réflexions d'un 
étudiant qui fut en contact étroit avec M. Peters.) 

Lorsque la nouvelle du renvoi du docteur Peters fut 
connue sur le campus, l'opinion générale fut d'abord un 
étqnnement profond, puis un sentiment de regret. En effet, 
le docteur Peters, pendant les quelques mois qu'il a passés 
parmi nojis, avait réussi à gagner l'estime de tous, aussi bien 
celle de ses collègues que celle de ses élèves. 

Ceux qui ont pris des cours avec lui s'accordent pour 
dire qu'il avait une connaissance profonde de sa matière. Il 
était spécialisé en histoire du Moyen- Age (Tudor). De plus, 
le docteur Peters était constamment en train de se docu- 
menter sur la matière qu'il enseignait et on pouvait le voir 
fréquemment à la bibliothèque consultant des manuels 
d'histoire. 

Mais le docteur Peters ne se borna pas aux activités 

purement académiques. Il était toujours prêt à offrir ses -- 

services. Un bon exemple de ceci, c'est la. messe de minuit sim l ,le risque fort de ne pas soluj 

qui fut célébrée pour les étudiants étrangers à la chapelle Y?™?J }? ^V^f- , léduca ; 

de l'édifice des Sciences, à l'occasion de*NoëL Le docteur &*$£& fiSS S£&3 

la démocratisation de l'enseigne- 
ment, il conduit plutôt à sa ma- 
térialisation. 



demande; à faire de,l'unjversjté, 
organisme subsistant, en grande 
partie grâce aiix fonds publiques, 
qu'ils lui proviennent de l'Etat 
sous forme d'octrois, d'individus 
ou de corporations sdus forme de 
dons, et dispensant un bien, qui 
appartient à la fois I l'indiv i du; 
l'Etat et l'Eglise, une société 
privée, responsable à rien et a 
personne' 

Mais confier à une SQCJétti UQD 
responsable d'administration la 
divulgation d'un bien aussi vtttA 
pour la société et l'individu que 
l'éducation, c'est renoncer à la 
. démocratisation de 1 • :. 
ment, c'est rejeter !«• devoir 
qu'entraine le droit à l'éducation. 
celui d'en contrôler la qualité ei 
Tapplication à tout homme en 
ayant le talent; c'est restreindre 
la liberté d'expression pour les 
professeurs " et les étudiants à 
l'arbitraire du Conseil d'adminis- 
tration. L'université n'étant pas 
responsable, elle peut faire ce 
qu'elle veut, en un mot, ç'çsî 
la matérialisation de renseigne- 
ment. 

Car, en donnant des bourses 
et en instituant un système de 
prêts aux étudiants sans rendre 
l'accès à l'université gratuit, on 
risque de voir ces bourses et ces 
prêts servir uniquement à payer 
les frais d'inscription à i'univer- 
site, puisque le nombre d'étu- 
diants possibles va en grandis 
sant et dépasse la demande des 
universités, et que partant, les 
frais d'inscription doivent forcé- 
ment monter surtout si on four- 
nit a l'étudiant les moyens de 
payer des frais d'inscription tou- 
jours plus élevés. 

L'établissement d'un système 
de (prêts et de' bourses pur et 



Encore la liberté de presse 

Depuis quelques mois, la question de là' liberté delà 
presse étudiante est revenue à l'ordre du jour. A la suite 
d'une déclaration asez retentissante d'un membre de l'équipe 
de ce journal, on a même dressé une charte de la Presse 
étudiante pour tenter de régler définitivement te problème. 
Quelque temps après. la discussion rebondissait devant le 
Grand conseil de la FEUO. L'affaire est maintenant close: 
nous n'avons pas à juger du bien- fondé des diverses opinions 
émises, mais il faut plutôt analyser froidement la situation 
et faire le point une fois pour toutes. 



-X- 



*m3m 



■ 



Peters avait exprimé son désir de participer aux. activités 
étudiantes qui se dérouleraient pendant les vacances de 
Noël. Il s'était adressé, pour sa requête, à l'aumônier des étu- 
diants. Comme le docteur Peters savait toucher l'orgue, Tau- 
mônier lui proposa de jouer soit à la chapelle principale 
soit à celle des Sciences. 

Le geste de coopération du Dr Peters ne se borna pas à 
jouer de l'orgue. Il prêta son concours à la chorale 'en l'ai- 
dant dans la sélection des chants. Puis, lors de la deuxième 
messe, c'est lui qui lut l'Epi tre en anglais. 

Ce ne sont là que des menus détails, mais mis ensembles, 
ils forment l'image d'un homme dévoué et bon. 

Le renvoi du docteur Peters N'EST PAS UNE QUES- 
TION DE COMPETENCE, MAIS UNE QUESTION DE PRIN- 
CIPE. Il est évident que si le docteur Peters ne s'était pas 
engagé sur présentation de fausses créances, il aurait quand 
même été engagé, car il possédait sa matière d'une façon 
remarquable. Ce ne sont donc pas ses capacités qui sont 
contestées, mais la façon dont il a obtenu son poste. . 

Quelles que soient les raisons, les étudiants, j'en suis sûr, 
regrettent les pénibles circonstances qui ont entouré le 
renvoi du Dr Robert Peters, car pour nous, il demeurera lé 
DOCTEUR Peters, en dépit de ses fautes. 

Robert ZONDA 
\ Se. Pol. III 



La presse étudiante est-elle libre? Peut-elle l'être? 
Oui . . . jusqu'à un certain point. Les journaux étudiants 
ne sont pas entièrement libres cela est évident. Et pour- 
quoi ne le sont-ils pas? Parce que l'équipe d'un journal 
étudiant, nécessairement limité, doit tenir compte de deux 
groupes qui forment le milieu universitaire ries étudiant» 
eux-mêmes et l'administration. 

Prenions un^cas bien précis: La Rotonde, par exemple, 
se dit le porte-parole des étudiants de l'Université d'Ottawa. 
Ce n'est donc pas l'organe d'un groupe restreint essayant 
de dicter la marche à suivre à tout le„corps étudiant. Or, le 
corps étudiant élit un conseil pour le représenter. Théori- 
quement, l'opinion des membres de ce conseil est celle de la 
majorité des étudiants. Le journal doit donc nécessairement 
en tenir compte. Cependant cela ne signifie pas qu'il perd 
tout droit de critique envers le conseil. Au contraire, le jour- 
nal doit renseigner ses lecteurs des faits et gestes de leurs 
représentants. Il doit même les critiquer quand ils errent. 
Mais il ne pourrait déblatérer systématiquement contre le 
Conseil, s'il semble que la majorité des étudiants approuve 
sa conduite. Le journal vis-à-vis du Conseil étudiant, jouit 
donc d'une liberté mitigée. 

La même situation prévaut en face de l'administration. 
Il ne faut pas se faire d'illusion, les étudiants ne sont pas 
sur un pied d'égalité avec les autorités de l'université. En 
s'enrégistrant, nous nous soumettons par le fait même à un 
contrôle de la part de ceux qui nous acceptent. Pourquoi, 
ayprès l'avoir admis dans l'affaire du Manuel de l'étudiant, 
ne l'admetterions nous pas dans le cas de la presse étu- 
diante ? Ce serait illogique, car en acceptant le Manuel 
étudiant nous avons implicitement reconnu à l'université le 
droit de nous contrôler. De plus, nous devons avouer que 
nous ne sommes pas toujours en mesure de prendre toutes 
les responsabilités qu'implique la rédaction d'un Journal, fl 
-ne faudrait cependant pas croire que tout doit être contrôler" 
par l'administration, mais il nous faut reconnaître qu'elle 
a un droit de regard ce qui diminue d'autant la liberté de 
presse. 



Mais si l'on se pose par ail- 
leurs que l'éducation appartient 



De toute façon, pour que le milieu universitaire rem- 
plisse sa tà« he. i] faut la coopération de tous les organismes 
qui le composent. Ojv^ui dit coopération dit aussi inter- 
al'individl, a l'Etat et à l'Egli- dépendance. Et cotte inter-dépendanee implique que cha- 
cun des groupes est en quelques sortes soumis à l'action ftes 
autres. Dans un tel état de chose la liberté de presse est 
nécessairement limitée. 



puisque, au stage universitaire 
du moins, l'étudiant, la plupart 
du temps,, majeur, appartient à 
la société, non pas par le tru- 
chement de la cellule familiale, 
mais par lui-même comme indi- 
vidu responsable et que partant 
son éducation lui appartient à la 
fois,' comme Un 'droit et un de- 
voir." On est amené à repenser 
la notion d'université. Est-elle 
une entreprise . déficitaire char- 
gée de vendre l'éducation ou en 
institution de haut savoir formée 
de professeurs et d'étudiants? 

Admettre la seconde hypothè- 
se, c'est admettre une autre par- 
ticipation des étudiants à la vie 
de l'université que celle pure et 
simple d'acquérir le plus de ca- 
pital possible dans le .plus court 
temps possible, c'est-à-dire d'étu- 



Michel COTE 



Directeur 
Comtié éditoried: 

Directeur-adjoint 
Rèdaçtçur en. chef - 
Chefs tfôj Nouvelles . 
Page artistique 
Réducteurs sportifs 
Secrétaire à la rédaction 
Gérant de la Publicité 



LA ROTONDE I 



■«Jean Carrière. 



Michel Côté 

- ~*- ' l Michel Beaubien 

Jean-Paul Sabourin, Juliette Pineau 

Gérard Gravelle 

Pierre Lavergne, Jean Campeau 

Jacqueline Dinelle 

iean-Cjaude Giguère 



Autori.é comm. .ntoi po.tcl do .«cond* clat.m. Miniitèra'dM Po.t.i. Ottawa. 



choshsh 



ilAIOTONDI 






*f 3 



■. •*' -. ' • •* 



2.uac de *teu£ 

4<ku te toteit? 



par Jean-Poul SABOURIN 

- 



ANNONCE 



II semble que la critique 
qu'ont fait certains Journaux 
du plan d'échanges culturels 
entre les pays du Common- 
uealth a porté fruit. Une as- 
sociation rencontrerait 1 e 
premier ministre pour discu- 
ter du sujet. Il s'agit de 
l'Union culturelle française. 

Des solutionnent été pro- 
, posées pour donner aux 
étudiants canadiens-français 
des avantages équivalents a 
ceux accordés aux autres 
étudiants du pays. Une solu- 
■M-rai t do répartir les 
bourses de manière à per- 
mettre à 30 p. cent des étu- 
diants d'étudier en France 
ou dans lés pays de la Com- 
munauté. Une autre solution 
serait que le gouvernement 
essaye de conclure un ac- 
cord avec la Communauté 
française dans le genre de 
icejui conclu avec le Com- 
monwealth. On sait que la 
France n'a jamais été ré- 
fractaire à de telle ententes. 

Mais il semble que la so- 
lution ne sera pas pour de- 
main. Beaucoup de nos re- 
présentants ne sont pas con- 
vaincus de l'importance de 
cette revendication. Un cour- 
riériste parlementaire rap- 
porte qu'on discute beaucoup 
du suiet, mais que la ten- 
dance des députés est d'es- 
sayer de trouver des moyens 
d'en sortir. 

Le Quartier Latin de l'Uni- 
versité de Montréal s'est dé- 
jà prononcé en faveur des 
bourses, et pour le Common- 
wealth, e,t pour la Commu- 
nauté française. Il revendi- 
que pour les étudiants du 
Québec les mêmes avanta- 
ges que ceux accordés aux 
étudiants du reste du pays. 

La Rotonde rappelait le 10 
octobre dernier à ces mes- 
sieurs les élus du peuple que 
beaucoup de Canadiens bé- 
néficieraient davantages d'un 
séjour d'études en France 
plutôt qu'en Angleterre. Le 



Journal prenait position et 
demandait avec instance 
qu'on corrige cette lacune. 



Hier, c'était l'Université de 
sudbury, aujpurd'liai c'est l'uni- 
versité Laurentienne. Où est la 
différence? Hier c'était une 
université bilingue et catholique 
aujourd'hui elle est devenue uni- 
versité fédérée comprenant un 
collège universitaire anglican, un 
de l'Eglise unie, et un collège 
universitaire catholique. Qu'est- 
ce que cela donnera • comme uni 
versité ? On verra bleu. 



D'abord les geas de cette ré- 
gion sont plus Nord-Américains 
que Canadiens-Français. La ré 
gion est un "melting pot" en mi- 
niature. Aussi se préoccupent-on 
peu d'origines ethniques et de 
culture d'une sorte ou d'une au- 
tre. On est plutôt pratique, et il 
semble que les préoccupations 
sont dans l'ordre suivant: reli- 
gion et argent ( interchangea 
blés), divertissements et culture. 

L'université Laurentienne de 
Sudbury a donc du pain sur la 
planche. Elle devra rendre les 
Canadiens-Français conscients et 
fiers de leur culture. Son carac- 
tère bl ethnique et bi culturel, si 
elle le conserve, sera un exem 
pie de tolérance. Beaucoup d'u- 
niversités du Québec et de ï'On 
tario la surveilleront pour y dé 
couvrir des défauts, et Dieu sait 
s'il y en aura, ou pour suivre son 
exemple si elle prouve que la for- 
mule est bonne. 

En se basant sur des expérien- 
ces près de nous, on peut préve- 
nir les étudiants de là-bas que les 
cours de sciences glisseront en 
direction de l'anglicisatioa et que 
les arts demeureront surtout de 
caractère français. Les manuels 
français se feront de plus en plus 
rares et les journaux de France 
inexistants. Aussi ceux qui veu- 
lent demeurer Canadiens- Fran- 
çais devront redoubler le travail 
personnel. 

Mais peut-être que je fais er- 
reur. Peut-être que l'université 
sera le coup de fouet qui réveil- 
lera les gens et leur fera com- 
prendre qu'ils sont des Franco 
Ontariens et non des Américains. 
Cest i espérer. r 



Le club libéral King-La- 
pointe se réunissait pour la 
première fols cette année le 
17 janvier dernier. On vou- 
lait élire le nouveau comité 
exécutif pour l'année cou- 
rante et préparer le club en 
vue du 13e congrès annuel 
«Je la Fédération canadien- 
ne des universitaires libé- 
raux (FCUL). 

Voici le résultat des élec- 
tions: Président, M. Claude 
Blanchard (Se. Pol. JV) f Vi- 
ce-Président, M. Terrance 
McCann ( Droit* I); Trésorier 
M. Robert Oour (Droit I)-' 
Secrétaire, M. Rolly Oul- 
mond (Droit I); Conseillers 
anglais. M. John Qulnn 
(Droit 2) et M. Bernard Ryan 
(Droit 2); Conseiller fran- 
çais, M. Pierre Raymond (Se 
Pol. 2). un deuxième con- 
seiller français sera élu sous 
peu. 



Le 16- -février à 8:00 p.m , M 
Pierre Mélèw, D. es L„ donnera 
au Château Laurier une confé- 
rence intitulée: "Un précurseur 
des vols interstellaires: le véri- 
table Cyrano de Bergerac. 



Le 3 février les étudiants 
de l'université McGlll seront 
appelés à voter en faveur 
d'amendements que le Con- 
seil des Etudiants veut ap- 
porter à la constitution. 

Selon la nouvelle constitu-' 
tion, les étudiants gradués 
deviendront membres de la 
8tudents' Society. De plus on 
se propose d'établir une nou- 
velle conception de la Wo- 
men's Union, qui permettra 
â toutes les étudiantes de 
poser Jeur candidature aux 
postes' de l'Union. 

On sait qu'à McGlll, le 
Conseil des étudiants diffè- 
re du nôtre. Leur exécutif 
comprend outre les repré- 
sentants des diverses facul- 
tés, des présidents de plu- 
sieurs associations^ ainsi que 
le directeur du McGlll Daily 

M. Jean Lefaibre,- professeur 
agrégé au département de Phv. 
sique de la faculté des Sciences, 
donnera une conférence intitu- 
lée "La relativité sans douleur" 
dans le cadre des conférences de 
l'Université d'Ottawa. Comme à 
l'accoutumée l'endroit sera la 
salle 135 de l'édifice des Arts. 
La conférence aura lieu jeudi le 
11 février à 8:30 p.m. ■ • • • 






Le 27 février aura lieu au Châ- 
teau Laurier le bal de la faculté 
de médecine, sous le haut pa- 
tronnage de son excellence le 
gouverneur-général. L'invité 
d'honneur sera le docteur Tho- 
mas Oufour, président de l'Otta- 
wa Academy of Medicine. Le* 
musiciens d'Al Saunders feront 
les frais de la musique. 

CONGRES DES 
LIBERAUX 

(S'IL EN RESTE!) 

La Pédération Canadienne 
des Universitaires Libéraux 
tiendra son 13e congrès an- 
nuel au Château Laurier les 
5 et 6- février. Plus de 200 dé- 
légués représentant 38. cer- 
cles universitaires -libéraux 



XJ 




Carnaval, beau carnaval, 
Fois nous rire. 
Carnaval, bon carnaval, 
Fois tout luire. 






Au diable les livres ef les travaux 
Allons danser sur les tréteaux, 
puis tant pis pour les crédits 
enons trois jours pour un répit. 
vin coulera dans les gobelets 
Et le chant bercera les coeurs. 
Tous "rigoleront** comme des cadets, 
Le pied dansant les yeux rieurs. 
Quitte ta tour brave éudiant 
Et hume le vent de février. 
Enfonce ta tuque, prend des deniers. 
Choisis ta blonde" et puis viens-t-en. 
Carnaval des étudiants. 
Bacchanale des gens savants. 
Le rire éloigne tous les ennuis. 
Et la chanson redore la vie. 



d'un océan à l'autre assiste- 
ront au congrès. Tout com- 
me au congrès de l'an der- 
nier, les points saillants de - 
la réunion seront la tenue de 
séminars, d'entretiens avec 
les députés libéraux de la 
Chambre des communes et 
la discussion de résolution. 
Le chef du parti libéral "et • 

chef de l'opposition aux 

Communes, l'honorable Les- 
ter B. Pçarson, adressera la 
parole à un déjeuner, same- 
"di, le 6 février. Au déjeuner 
du vendredi, l'honoraire J. 
W. Pickergill sera l'orateur 
et discutera de "la tradition 
libérale au Canada". Au 
cours de la séance du ven- 
dredi après-midi, M. Kurt 
R. Swinton, une des perso- 
nalités marquantes au Cana- 
da dans le domaine de l'édu- rj 
cation, prononcera une coa-— • 
férence intitulée "Notre Jeu- 
nesse, Ja plus précieuse de 
nos ressources nationales". 



L' ABOLIRA-TON ? COMMENT ? 



ERRATA 



La Rotonde rapportait 
dans sa dernière livraison 
que CAEUC n'avait rien 
fait jusqu'ici. C'est le Co- 
mité artistique des étu- 
diants des universités ca- 
nadiennes sur le plan na- 
tional qui n'opère pas cet- * 
te année. Notre comité lo- 
cal dirigé par Richard 
Gaudreault s'est "fait une 
réputation nationale en 
décembre dernier grâce à 
l'exposition de peinture 
qu il a organisée et à l'af- 
faire Caron que cette ex- 
position a déclenchée. 



par Michel Chevrier 



Une activité fébrile se ma- 
nifeste depuis quelques se- 
maines dans les couloirs du 
1»rlement- d'Ottawa. En ef- 
fet il est grandement ques- 
tion d'abolir bientôt la pen- 
daison au Canada. Et des 
deux côtés, tant ministériel 
Que de l'opposition, on es- 
l&$ T que la décision sera 
Prise à la suite d'un vote-4è- 
bre. Ceci permettrait à tous 
les députés de se prononcer 
°on pas selon la pensée po- 
litique de son partie mais 
Wen selon ses idées person- 
nelles et ses vues religieu- 
ses. 

Les opinions quoiqu'elles 
Puissent être nombreuses 
dans les généralités, sem- 
blent toutefois se~div4ser as^- 
se * radicalement. Ou elles 
^"t contre l'abolition ou el- 
e * sont cri faveur. Les seu- 

8 rés erves exprimées etl ce 
*°ment le «ont par les 



groupes religieux, tant ca- 
tholiques que protestants qui 
n'osent pas se prononcer 
définitivement sur la ques- 
tion. Si certains individus de 
ces groupes le font, Us ex- 
priment plutôt leur idée per- 
sonnelle sans toutefois enga- 
ger les vues de leurs supé- 
rieurs hiérarchiques. 

(eux qui sont en faveur de 
l'abolition le sont générale- 
ment pour deux raisons as- 
sez précises. En effet, d'après 
ces derniers, ce qui était au- 
trefois le seul moyen de don- 
ner une leçon de peur aux 
futurs criminels ou d'éloi- 
gner de la société ses mem- 
bres dangereux est mainte- 
nant désuet. * 

Car, d'après eux, .les sta- 
tistiques ont prouvé que la 
peine capitale ne retient plus 
en général le criminel qui est 
en fait un malade sérieux. Et 
ils ajoutent qu'un moyen 



aussi effieaee d'éloigner ces 
hommes de la société est de 
les enfermer dans des en- 
droits spéciaux. ■■ " ■ 



D'autre part, ceux qui dé- 
sirent conserver cette for- 
me de châtiment, apportent 
" à l'appui de leur affirmation 
certaines expériences , o u 
études personnelles. Ils ajou- 
tent aussi le coût excessif de 
logement pour ces criminels 
notoires. 

Les psychiatres auront -Us 
bientôt la chance de guérir 
ces malades devenus crimi- 
nels ou la justice humaine 
suivra-t-elle son cours Im- 
muable? Nous le saurons cer- 
tainement très bientôt Mais 
une chose est certaine et 
heureuse. C'est que la dé- 
cision quelle qu'elle soit, se- 
ra non une décision politi- 
que, mais une décision sin- 
cère et espérons-le, bien pe- 
sée . . . 




IRAN — Les étudiants ont manifesté paisiblement contre la sévé- 
rité des examens en attaquant l'édifice du ministère de l'Education.' 
La police a poliment réagi en ouvrant le feu au-des<u* des têtes et 
en lançant des bombes lacrymogènes. Résultat; un mort, plusieurs 
blessés et ... des pourparlers. On a pensé à discuter seulement 
après la bagarre. * 



JAPON— Plusieurs milliers de personnes doJit des étudiants, ont 
manifesté contre le départ du premier ministre pour Washington 
U y a eu 75 arrestations et les étudiants ont promis de recommencer 
à son retour. Vous voyez M. Diefenbaker dans une situation pareille 
U dirait: "Ohé pâ bow, cha, mé chers fellows ca-na-diàns" 



ANGLETERRE— An cours d'un débat, un étudiant de l'Univer- 
sité Cambridge a vertement critiqué la couronne britannique à cause 
des gros sous qu'eUe coûte au pays. Il a proposé qu'on réduise 
sensiblement la liste civile de la Maison royale. Sa résolution a été 
défaite, Dieu a encore protégé la reine. 



MONTHEAJ — Quinze étudiants de l'université McOUl ont décidé 
de jeûner pendant deux Jours pour promouvoir là fraternité hu- 
maine. On espère que ça marchera mais paraît il que Gandhi a déîa 
essayé la même chose sans trop de résultats 



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Régnier 
d'Ottawa 



Nos délégués aux Nations- 
Unies modèles représenteront 
cette année le Venezuela et 
la Nouvelle-Zélande.' La délé- 
gation sera dirigée par Marc 
Régnier (Se. Pol. IV) et com- 
prendra huit autres étu- 
diants, soit: Patrick Dona- 
tien (Coriiiuoii Law I), An- 
dré Garneau (Se. Pol. IV), 
Renée Wittert (Se. Pol. IV), 
John Clay (Se. Pol. III), 
Sam Becalo ,(Sc. Pol. III), et 
Gilbert Dinelle (Se. Sociales 
IV). 

Nos délégations siégeront 
à ION l modèle du 3 au 
s 6 février à l'Université de 
Montréal. La délégation du 
Venezuela discutera au Con- 
*e41 seeial — économique-— 4e 



la délégation 
à l'ONU modèle 



l'opportunité de créer une 
banque d'alimentation et >' 






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proposera un plan concret. 



More Régnier 

chef de la délégation 



A l'assemblée générale, on 
discutera de l'admission de 
la Chine communiste aux 
Nations unies, de la suppres- 
sion du droit de veto, et de 
la création d'une commission 
de . contrôle sur l'espace in- 
terplanétaire. 

Dans un autre ordre 
d'idées, Marc Régnier repré- 
sentera l'Université d'Ottawa 
lors de la conférence natio- 
nale qui aura pour but la 
formation d'une Association 
des Nations unies au niveau 
universitaire. Ce sera l'Asso- 
ciation étudiante canadien- 
ne des Nations-Unies. Son 
but sera de coordonner les 
activités des clu b s de re ia - 



Hop! 

Ballon-volant 

Début de la cédule de bal- 
lon-volant le lundi 1er fé- 
vrier à 9 heures et demi au 
gymnase de l'édifice princi- 
pal. Cinq équipes font par- 
tie de la ligue: Médecine, 
Education physique, Com- 
merce, Arts et Sciences po- 
litiques. 

La cédule de ballon- balai 
débutera aussi lundi, le < 1er 
février. Les parties se joue- 
ront les lundi, mercredi et 
jeudi de 10 heures p.m. a 
11 heures p.m. au Minto. 
Douze équipes participeront 
à ce tournoi. 

Le 11 février, pendant la 
soirée, aura lieu le tournoi 



tions internationales sur les 
campus canadiens. 



On pourra s'inscrire à ce 
tournoi jusqu'au 4 février. 







I VETILLES 

C'est avec un très hnmen- 
se plaisir que Vêtus voit i e 
campus se couvrir -d'une /lo- 
raison luxuriante de barbes 
Car Vêtus airne les barbes 
il adore les barbes, et u ne ' 
peut contempler celle de no- 
tre magnanime , président 
sans se rappeler avec émo- 
tion les baisers chatouillants 
de sa tante Aglaé. 

Toutefois, une décoration 
aussi noble que la barbe, un 
insigne aussi éminemment 
distinctif, ne devrait être 
l'apanage que des seuls in- 
dividus qui la méritent. 
Pourquoi permettre à la mas- 
se stupide et grouillante des 
prolétaires d'arborer inso- 
lemment au menton un pou 
aristocratique? La barbe est 
réServée au seul gènie f elle 
est réservée au double men- 
ton de Vêtus! 

Puisqu'il vient— te- 
tionnef sa tante Aglaé, -Vêtus 
croit qu'il serait peut-être 
temps d'éclairer ses lecteurs 
sur ses origines. Certaines 
rumeurs malveillantes circu- 
lent sur le campus, voulant 
que Vêtus soit né sous une 
feuille de chou pourrie au 
fond d'une poubelle bosselée. 
Par ailleurs, certains de ses 
admira te urs soutiennent 
qu'il est sorti, stylo en main. 



t 



— - -^ — ^ j — _ 

ef quels a va h faces / 



études universitaires subventionnées 

emploi d'été 

brevet d'officier à la fin de votre court 



Vous pouvez commencer DÉS MAINTENANT votre carrière d'officier de 
marine et terminer en même temps vos études universitaires. 

"En vertu du Programme d'instruction pour la formation d'officiers des 
Forces régulières (ROTP), la Marine royale du Canada vous offre une aide 
financière couvrant la totalité de vos études universitaires conduisant à 
un baccalauréat et une carrière d'avenir. 



Vous pouvez dès maintenant demander votre admission dans les 
runcjs des cadets de la Marine, par l'entremise du. ROTP, si: 



vous êtes inscrit à l'une des facultés suivantes: 

SCIENCES APPLIQUÉES (GÉNIE), 
t SCIENCES, ARTS ou PÉDAGOGIE 



# vous devez être diplômé en 196Q, 1961 ou 1962, avec le 
nombre minimum de points requis en calcul infinitésimal 
et en physique. 



Passez dès aujourd'hui au bureau de placement de votre université et: 

# demandez des renseignements détaillés sur tes carrières 
dans la Marine; 

— # procurez^vous la brochûïe intitulée: 

Carrières dans la Marine Royale du Canada . . . 

# prenez rendez-vous avec l'un des officiers de liaison de la 
Marine qui visiteront votre université au cours de l'année. 



Si vous avez 
besoin de rensei 
gnements supple 
menlaires avant 
votre entrevue, 
postez dès aujour 
d'hui le coupon 
ci contre. 

Cette demande de 
renseignements 
ne vous oblige en 
rien. 



CARRIÈRES D'OFFICIER, 

QUARTIER GÉNÉRAL DE LA MARINS, 

OTTAWA, CANADA 

Veuille* m'adresser des renseignements détaillés sur les carrières 
d'officier de la Marine royale du Canada. 



Nom 
Adresse 



-7— 



Tél- 



Universitë 
Faculté 



-/ 



y 



Diplômé , 
en (année). 



_ 



ARINE ROYALE 



CANADA 



'->.. 



de la tète de Jupiter. Tout 
cela est faux. Vêtus est né 
comme tout le monde, à cet- 
te seule différence près que 
ce n'est pas une cigogne mais 
U7i aigle puissant qui l'ap- 
porta à ses parents 

Son père était métallurgis- 
te et fabriquait des plaques 
matricules pour les autos Ce 
n'était toutefois pas un em- 
ploi régulier et le reste du 
temps il se livrait û un gra- 
vait secret qui l'obligeait sou- 
vent à partir le soir, empor- 
tant ses outils sous son man^ 
teau. Il périt dans un acci- 
dent: au cours d'une petite 
cérémonie officielle, le plan- 
cher s'ouvrit sous lui . . . 
Quant à la mère de Vêtue, 
Dieu ait son âme, elle vous 
faisait une soupe au crapaud 
et aux ailes de chauve -souris 
qui avttU-les effets les plus 

merveilleux . 
t . " - 

Ce qui amène tout 'natu- 
relïemenl Vêtus u citer 
l'aphorisme du poète "La 
vie est une beurrée de- m ... 
-qu'on mange en braillant." 
En passant, Vêtus attire l'at- 
tention de ses lecteurs (au 
moins ceux qui, une fui* clans 
leur vie, ont eu cet\e curio- 
sité d'ouvrir un livre et &'€s-~ 
saper de le lira sur cet!< 
manie qu'ont certains au- 
teurs de citer le poète sans 
donner d'autres détails mr 
cet énigmatique personnage. ■ 
Après de longues et pénible} 
recherches. Vêtus a pu dé- 
couvrir les renseignements 
suivants: "Onésime Lepoète 
(1891-1846), ne a Saint-En- 
Arrière de Beauté, est le 
fondateur- et seul représen- 
tant de la branche elassico- 
ïomantique de l'école in fm- 
réaliste de Saint-En-Arrière 
Il est surtout connu comme- 
le père de 'la pornographie 
au Canada.'' (Larousse) 

Reconnaissant e% lui un 
' précurseur. Vêtus- lui laisse 
la plume pour le mot de, lu 
fin : 'Le népotisme éclairé , . 
est la seule forme logique de 
gouvernemeiit pour la pro- 
vince de. Québec" (L antisé- 
onitlsme par frmage. p 153). 

VtMML 

< * 

1- ' I . 



»:w*% 




I 

u ^février i960 



i^ ROTONDE 



\\ 



LAISSEZ VOTRE RENARD 
AU VESTIAIRE" 

- ; _ . . Jj 

C'est un avertissement que -prendre un aphorisme de Vol 

mnrs donne 'le Théâtre du Pont taire, "ça vous donne envie de 

Nl > u f dans son volumineux pro- marcher à quatre pattes" 
gramme. "Escuriad" de Michel 

Je Ghelderode et "îLa Cantatrice .^"f® ? a v ?ulu, avec la "Can- 



T— «- 



Chauve" d'Eugène Ionesco sont 
les deux pièces à l'affiche. Je 
vous en prie, si vous décidez d'as- 
sister à ce spectacle, suivez cet 
avis, de sorte qu'au sortir de la 
représentation vous n'aurez pa# 
la mauvaise impression d'avoir 
été fruste de ce qui vous tient 
le plus à coeur, chers intellec- 
tuels. 

"L'insolite" pour moi, c'est l'ir- 
réel du réel: parfois dans la rue, 
je regarde autour de moi et je 
me dis: "Comment se fait-il que 
je sois là, que j'existe?" 

( E. Ionesco) 



remet tout en question 
depuis l'existence jusqu'au lan- 
gage (11 y a de quoi être effrayé 
lo r squ'un y- pense trop). Dans 
ses considérations sur l'absurdité 
de. la vie, il rejoint la pensée de 
Sartre, mais sur un tout autre 
palier, puisqu'il s'agit beaucoup 
moins de comprendre que de sen- 
tir: le théâtre d'Ionesco est un 
théâtre presque exclireivemenX 
sensuel. Alors que dans "Huis 
Clos " l'atmosphère étouffante se 
dégage du dialogue et en parti- 
culier du sens de chaque parole, 
dans la* ^Cantatrice Chauve" ce 



Utnce chauve", nous montrer la 
banalité de la vie quotidienne et 
peut-être surtout des propos 
qu'on y tient. Il faut rendre 
hommage au Théâtre du Pont 
Neuf qui a su bien comprendre 
1 esprit de la pièce et, ce qui est 
moins aisé, nous le rendre. 

"Escuriad" de Michel de Ghel 
derode nous fait pénétrer dans 
un monde dTiatlucinés, où la 
haine, la lâcheté, l'amour et la 
sainteté se côtoient. Dès le lever 
du rideau, le* spectateur est ac- 
cueilli dans un château sans âge 
où un grand efflanqué de roi. 
sale et blafard, hurle à t,ue-tête! 
L'effet en est saisissant et un 
frisson vous parcourt l'échiné. 

-Ce roi à de mi f o u, dir nt l ' av 

prit connaît des moments d'une 
lucidité effarante, ne cesse pas 
un, seul instant de gémir, de 
crier, de pleurer ou de délirer. 
Cynique, il prend plaisir à tortû" 
rer son bouffon et à lui faire 
jouer les scènes les plus grotes- 
ques. Il peuple sa solitude d'è 
très fai'Mes qu'il fait marcher à 
la baguette; ses acteurs/ ce sont 
Folial le bouffon, un pauvre moi- 



gestes, des sons et des propos à 
peu près incohérents. Ici, le lan- 
gage a perdu son contenu et les 
personnages profèrent des paro- 
les d'une bêtise inouie. D'inter- 
minables discussions s'engagent, 
discussions qui n'ont en fait "ni 
queue ni tête" et qui ne servent 
qu'a ex.tvpérer le spectateur. Les 
personnages se mettent tout à 
coup à agir comme des automa- 
tes' l'un imitant une locomotive, 
l'autre un coq"**chacun y allant 
de son imitation, jappant, beu- 
glant, sifflant. C'est stupide, c'est 
bête, c'est tordant, ^k ^pour— re- 



Uégage dos n e , se s _çhjens _et ses cloche s. 



Au nillieu de tous ces monstres 
et assailli de sons, le spectatejur 
perd contenance jusqu'à ne plus 
savoir s'il doit rire ou s'émou- 
voir. 

Le spectacle était bon; c'était 
du théâtre; on peut maintenant 
passer au vestiaire reprendre son 
renard. 

Richard GAUDREAULT 

N.D.L.R. Ces deux pièces se- 
ront reprises au Grenier les 5, 
6 et 7 février. Pour obtenir 
des billets, s'adresser au Gr enie r 
(PR 1-1641). 



"VERINCÀ" 

Il y 'avait réunion derniè- 
rement à la Maison des étu- 
diants. Aux personnes qui 
demandaient a savoir ce qui 
se passait, on répondit qu'il 
s'agissait du rassemblement 
mensuel de "Verinca". Elles 
haussèrent les épaules et, 
pensant qu'on se payait leur 
tête, s'éloignèrent. Certains 
ont pensé avoir surpris une 
société secrète en conseil. 
Voici la clef du mystère. 

"Verinca" est l'association 
qui groupe tous les anciens 
du Collège Universitaire de 
Rouyn. Le chapitre de l'Uni- 
versité d'Ottawa, sous la pré- 
sidence de Gilles Bradette, 
(Commerce ni) compte en- 
viron 50 membres. Ses acti- 
vités comprennent: soirées 
d'étude, banquets, causeries 
soirées sociales, etc.. Son but 
est de conserver un contact 
étroit dans le travail, comme 
"errréçTeatlon, entre les in-~ 
ciens du Collège q> Rouyn. 

L'aumônier- de* étudiants, 
le R. p. Louis Raby, O.m.i.,' 
était l'invité spécial. En sa 
compagnie, à la dernière 
réunion, on discuta des pro- 
blèmes qu'ont à affronter 
les étudiants venant des .col- 
lèges de l'extérieur en arri- 
vant à l'Université: le nou- 
veau mode de vie, le loge- 
ment et la pension, les acti- 
^vrtéa- étu dla nt o c univ orallu l — 
res. La soirée "fut des plus 
profitables de part et d'autre. 
Pierre Courtemanche en 
était l'organisateur. 







Poge 5 



HOMME-Y SOIT QUI 
MAL Y PENSE 



X 



"IL tf'Y A PAS DE GLOIRE A SAVOIR 
IL N'Y A QUE DE LA JOIE" 



Par Lise DUGAL 



Faire l'apologie de la femme n'équivaut pas (quoi qu'en 
pensent lès méchants) au dénigrement de l'homme ou a 
l'expression de refoulements à la Freud, mais à la critique 
objective de ce qu'est véritablement la femme et des moyens 
dont elle dispose pour parvenir au plein épanouissement 
de sa nature. 

Ce qui me porte à croire, en fait, que la femme n'a pas 
été mise sur terre simplement pour faire nombre, ou à 
'l'université pour fournir au gouvernement l'occasion de 
distribuer ses subsides, c'est qu'a existe plusieurs membres 
de notre groupe qui ont submeraé la tribu des pûtes de la 
teinture et du fard, et qui se sont 'signalées par des qualités 
ne s'altérant pas avec le cours des années. 

Ceux qui ne se laissent point flétrir par l'opinion publi- 
q u e, f e r on t va l o ir, -fe-lespère, le côté raisonnaoTe'iIe~-Teur-- 
esprit, pour comprendre que la culture est chose universelle 
(théoriquement) et qu'elle n'a qu'un but: prouver une satis- 
faction personnelle à tout être humain qui a réussi à meu- 
bler son intelligence et à former sa volonté. Pourquoi, alors, 
la femme n'aurait-elle pas droit à sa part d'honneur et de' 
méjritc? Rien n'empêche, en effet, un heureux amalgame 
déraison et de coeur. La "féminité", trop souvent confondue 
avec un sentimentalisme nourri d'illusions, ne verra certes 
pas son anéantissement avant la fin des temps sans pré- 
tendre que le mot "féminisme" a plus d'attrait, qu'il réclame 
plus de. droits, et que, par conséquent; il occupe aujourd'hui 
la première place sur le palmarès des refrains à la mode. 

■ 

Que ces messieurs nie, pardon, 



/^ 



Jean Néguérï 

(M éd., 53) déclare: 
!0 



D 



B 





2AS 



•' ■ 




Encore 

l'Album-Souvcnir 

L'Album-Souvenir, fera, son 
apparition sur le campus le 
20 avril prochain, si. chaque 
faculté- fait sa part. On nous 
promet un superbe Album. 
Les- photos croquées sur le 
vif seront des souvenirs sans 
prix, maintenant et plus 
tard. 

La direction de l'Albunv" 
souvenir nous apprend que 
la semaine d'Initiation, le 
Carnaval d'hiver et la comé- 
die musicale 4, Whacko!" se- 
ront particulièrement mis en 
évidence. Les événements 
mémorables; au sein des di- 
verses facultés feront aussi 
l'omet d'une attention spé- 
ciale, comme les danses pit- 
toresques et les bals. 

Les résultats seront très 
intéressants parce que cha- ; 
que faculté est responsable 
»d'un chapitre et que la meil- 
leure section gagnera un 
trophée, d'où l'honneur qui 
■rejaillira Mir toute la fa- 



it prescris des doses massives d'argent 



pour tenir mon compte -d épargne 



en bonne santé à . . 



culte. 

Enfin. l'Album-souvenirest 
fait pour les étudiants par 
le.s étudiants, et parce que 
les étudiants en désirent un. 
Alors, asSurez-vous un Al- 
bum-souvernir 1960. 



- Aq u es i n s ta nts 
de soulagement que leur procure cette confession, mais je 
m'empresse de spécifier que l'acceptation globale de notre fé- 
minité ou des qualités essentielles à notre nature, n'est pas 
pour autant le refus d'une formation de l'esprit, puisque 
celle-ci ne peut que combler les nombreuses lacunes de notre ■ 
connaissance, et de là, faciliter l'accomplissement de nos 
devoirs. . 

Or, l'un des premiers devoirs de l'être humain, c'est sa 
contribution à la société qui le fait vivre. Le principal moyen 
d'action sociale, chez la femme, tiest l'éducation de l'en- 
fant, éducation qui, du stage embryonnaire où elle s'ébau- 
che, se retrouver^ parachevée dans le citoyen de demain. 
Pourquoi ne pas essayer de profiter de toutes les facilités 
qui nous sçnt procurées ,de nos jours, et qui permettent plus 
que jamais à la femme d^êcarter-ce malencontreux sophisme 
d'incompatibilité (intellectuelle) de l'intellect et du senti- 
ment. , 

Tout ce que l'on peut souhaiter à l'homme qui adopte 
l'attitude du vieillard dérangé dans ses habitudes, c'est que 
son irritation devant les faits ne soit que passagère et 
qu'elle se transforme bientôt en une humble acceptation de 
la vérité . . . Il faut donc laisser de côté les prétendues obli- 
gations superficielles de la femme pour lui alléguer plutôt 
une capacité salutaire de travail et de discipline, non seu- 
lement en vue de son seul bien-être, mats surtout pour le 
bien des générations à venir. 

Le proverbe "autres temps, autres moeurs" ;ne signifie 
pas, même si l'ère des "maîtres de grâce" et des "fileuses de 
quenouilles" est largement dépassée, que le rôle de la fem- 
me soit essentiellement changé. La seule transformation 
notable que l'on puisse constater, c'est l'augmentation crois- 
sante des moyens qui sont mis à la disposition de la femme 
pour sa fonction d'éducatrice; qu'il s'agisse de la f&mme d&~ 
science, de l'écrivain ou de la mère de famille, elles ont 
toutes à l'égard de leur propre nature et de la société, une 
obligation à la fois sociale et morale à remplir. 

Le danger d'une trop grande soif d'indépendance existe, 
il est prai, mais, il .n'est, pas plus grave que celui d'une trop 
grande sensibilité. Si la femme s'imagine se servir de 
l'instruction comme d'un instrument de gloire et de supé- 
riorité, c'est qu'elle nage encore daps l'infériorité où la 
plongent de fausses conceptions. 



Ce que l'on préconise avant tout, ce n'est donc pas un 
panneau-réclame pour des "femmes savantes" à la Molière, 
mais un désir illimité chez la 'femme, de vivre et de con- 
laître. 



Banque de Montréal 

-4f« j&z&tccène Scutquc au, @<i*t<icUt, 

flou* te& étudùeuUA 

commencer tôt à déposer est le premier pas vers le succès 

SUCCURSALES À OTTAWA 
Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Connor 



NOMINATION AUX RELATIONS EXTERIEURES 



294, rue Bank 



88, rue Rideau 



Avenue Cecil et rue Bank 

Avenue Laurier et nie O'Connor 

Chemin Montréal et boul. St Laurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

Westboro : 285 chemin Rlchmond 

Succursale de City View, 1491 Chemin Merivale 



M. André Tardif, jusqu'ici 
gérant directeur an journal 
hebdomadaire L'Homme Li- 
bre, de Drummondville, était 
nommé récemment au poste 
de rédacteur français du Ser- 
vice des Relations extérieu- 
res, à l'Université. 

Né à Rouyn-Noranda en 
1931, M. Tardif y a fait ses 
études primaires, avant de. 
fréquenter l'Université d'Ot- 
tawa durant cinq ans. Tout 
en reprenant ses études clas- 
siques au Collège universi- 



taire de Koii.vn pour les ter- 
miner en 1956, il fut, durant 
huit ans, à tour de rôle, ré- 
dacteur sportif, nouvelliste 
et gérant de publicité au 
journal La Frontière, de 
Rouyn, et durant un an, gé- 
rant de publicité, commen- 
tateur sportif et nouvelliste 
au poste CKRN, de Rouyn: A 
l'automne 1958, il acceptait 
la gérance de publicité à 
l'Echo de Vaudreuil-Soulan- 
ges, de Horion, avant de., se 
diriger vers Drummondville 
au printemps 1959. 



Célibataire, M. Tardif a 
pratiqué à peu près tous les 
sports, détenant même . un 
diplôme de moniteur de 
l'Institut d'Education physi- 
que de l'Université. H aime 
aussi la musique, étant di- 
recteur-fondateur du centre 
Rouyn-Noranda des Jeunes- 
ses musicales\du Canada. 
Membre de la Chambre dé 
commerce des jeunes et de la 
Société Saint- Jean-Baptiste, 
M. TardiÇ se dit très fier de 
sa longue affiliation à la 
presse hebdomadaire. 












I 



. 



1 - 






-r^ 



~jT 



-7^ 



Page 6 



LA ROTONDE 



Le 4 février io^q 






" 




.. 



.az 



'lÛfUWl 



Par Pierre LAVERGNE 




_ — Lundi prochain, commence la cédule de ballon-Salai 
inter- faculté. C'est un sport de deuxième ordre, ce qui ne 
l'empêche pas d'être très amusant et de demander beaucoup 
d'énergie. Douze équipes sont formées. Cette fois les par- 
ticipants se sont présenté en très grand nombre. Par mal- 
heur U nous sera impossible de jouer sur la patinoire du 
'High School' vu les heures quelque peu tardives $ut nous 
seraient allouées. Nous disposerons cependant du Minto de 
10 heures à 11 heures p.m., les lundi, mercredi et jeudi. 
On doit dire que l'acquisition de cette aréna a entraîné une 

Véritable révolution dans les sports. Pourtant le Minto est 
un 'LUXE' alors qu'un gymnase et un champs réservé à' 
l'usage des sports sont des nécessités qui, nous l'espérons"' 
bien, arriveront dans unjavenïr rapproché, 
y x x x x x x 



Si l 'aro anLm ttn n générale des -sports à l'université fonc- 



tionne assez bien et même, dans certain cas, à merveille, 
c'est grâce d un groupe très limité d'individus qui se dé- 
vouent sans relâche à cette tâche. En effet, lors de la 
dernière réunion' du Conseil Athlétique des étudiants,, seule- 
ment sept membres étaient présents. On en avait cependant 
convoqué treize. De plus, sept membres représentants di- 
verses facultés n'ont pas encore jugé bon de se faire con- 
naître. Il semble que certaines facultés, et non des moindres, 
ne partent aucun intérêt aux sports. Si on les nommait, il 
y aurait certainement là matière à Scandale... Avis aux 
intéressés! ■ 

X X X X X X h 

QUESTION D'HONNETETE: On a récemment découvert 
que Ue*joueurs 4e- hockey de la ligue Inter -faculté n'étaient 



Le ballon panier 



DERNIÈRES NOUVELLES 



plus étudiants à l'université ou ne l'étant qu'à temps partiel 
. . 'TVoyons les sportifs . . . 



X X X X X X 



' 



M. Roger St-Pierre (Com. Law) a récemment donné sa 
démission, comme représentant de sa faculté pour cause 
d'études. Nous devons remercier M. St-Pierre pour l'immense 
travail "d'organisation qu'il a accompli dans le domaine des 
sports. Le Conseil aura certes de la difficulté à remplacer 
un homme aussi dévoué. 



Utilisez no/re service de 

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tout* circonstance, vous povvox U 
louor. Chaquo vôtomont osf fralcha- 
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oarfaitomont ajusté. La tout à dos 
prix très raisonnables. 



Par Jean CAMPEAU 

Les Cadets de Kingston 
ont facilement triomphé au 
pointage de 76 à 38 de la 
faible équipe qui représen- 
tait l'Université d'Ottawa, 
lors d'une joute disputée au 
Collège militaire de Kings- 
ton le 22 janvier dernier. 

Frank Read et Chris Rear- 
don n'ont pas participé à 
cette joute. Read, joueur de 
pivot pour l'équipe des ca- 
rabins, a abandonné sa car- 
rière de joueur de ballon-pa- 
nier afin de pouvoir se don- 
ner totalement à ses études. 
L'absence de Chris Reardon 
n'était que temporaire et il 
est tout probable qu'ils soit 
dans l'alignement de l'Uni- 
versité lors de leur prochai- 
ne partie. 



équipe de 
R.M.C. 



la tremp 



e de 



Renforcie de deux ou trois 
excellents jouelirs, l'équipe 
de R.M.C. sembla être plus 
équilibrée que la .notre et ne 
tarda pas à prouver son ef- 
ficacité à l'offensive. 



139% rue Sparks 

Ottawa 

CE 2-3545 



En effet, dû à la lenteur de 
certains joueur défensifs des 
Carabins, les Cadets ne tar- 
dèrent pas à percer la dé- 
fensive de nos porte-cou- 
leurs pour enregistrer panier 
après panier. 



Le 20 janvier 

Le Droit l'a emporté sur 
les Arts par le compte ri. 
86 a 30. Mike Syron et fZ 
Swabey ont enregistré 21 et 
18 points respectivement 
pour le DroH tandis q Ue 
George Potvin et Rich N e . 
mis en comptaient 10 nom 
les Arts. 

Le 24 janvier 

La faculté de Commerce 
a difficilement vaincu l'Edu- 
cation physique au compte 
de 34 à 32. Cette partie fut 
chaudement disputée mais 
finalement les commerçants 
disposèrent des athlètes. Bill 
Robc-rts compta 12 points et 
Jacques Gravel 8 pour le 
C a mm e r ee. Rolland Janson 
enregistrait 10 points' pour 
l'Education physique. 

Le même soir, la Médecine 
l'emportait sur le Droit par 
I<* pointage de 41 à 35 grâce 
à sa supériorité à l'offensi- 
ve. Gerry Welss 'compta 12 
points pour la Médecine tan- 
dis que Jean-Marc Labrosse 
en enregistrait 17 pour le 
Droit. 

Huit janvier — - 



La fatigue chez certains de 
nos joueurs offensifs, s'est 
surtout fait sentir vers la fin 
de la rencontre alors que 
.plusieurs, lancers faciles fu- 
rent manques. Toutefois l'en- 
traîneur, M. Arthur Sheedy, 
déclara après la partie qu'il 
n'y avait aucune honte à 
avoir été vaincus par une 



L'Education physique l'em- 
portait facilement sur les 
Arts par le compte de 26 à 17. 
Jean-Guy Ouellet et Rolland 
Janson se signalèrent pour 
l'Education physique. Les 
Arts furent bien représentés 
par Georges Potvin qui se 
fit valoir autant verbale- 
ment que physiquement. 



POSITION DES EQUIPES 
HOCKEY 



Ed. Physique 

Commerce 

Sciences • . 

Droit 

Arts 

Sciences Pol. 

Médecine 

Philosophie 






• •.* 



Nom et facultés 
Cadiex, Commerce 
fcavigne, Commerce 
Ricard, Sciences 
Fulrer, Sciences 
Langevin. Ed. Physique 
Joly, Arts .... -TT..... 
Dupuis, Droit 
Pharand, Arts 
Schryburt, Commerce 
Kinlin, Arts 
Aubin, Sciences 



LES MEILLEURS COMPTEURS 



N P C Pts 

2 80 33 24 

2 80 40 20 

1 98 35 19 

1 65 58 17 

72 33 16 

1 37 98 7 
1 26 87 3 
31 106 2 



ENFIN DU 
HOCKEY INTER-UNIVERSITAIRE 













Après une absence de onze 
ans, l'Université d'Ottawa re- 
viendrait sur la scène du hoc- 
key universitaire, apprend-t- 
on aujourd'hui. 

En effet, l'Université a fait 
, une demande d'admission 
auprès de la. direction de 
l'Association athlétique in- 
tercollégîale Ottawa-^t-Lau- 
rent pour la saison 1960-61. 
Ce geste.-a été posé à la sui- 
te du récent achat de l'aré- 



na du club Minto par l'Uni- 
versité, et d'une participa- 
tion plus active que jamais 
par la gent étudiante au 
hockey cet hiver. 

Il faut remonter à la sai- 
son 1949-50 pour retrouver 
une équipe de calibre uni- 
versitaire. Cette année-là, 
l'Université se contentait de 
disputer des joutes hors-con- 
cour.s contre l'université Car- 
leton, le collège St-Patrice. 
le collège Loyola, l'université 



- 



*T 



PROCTER & GAMBLE C0. 0F CANADA 



HAMILTON, ONTARIO 



requiert les services de gradués et de post-gradués (de longue anglaise) 
en GÉNIE, SCIENCES PURES et CHIMIE pour ser départements de 



RECHERCHES SUR LES PRODUITS (Poduct R e,eorch) 

RECHERCHES SUR LES PROCEDES <Proce„ Development) 



McOill et l'université Laval. 
Une équipe a aussi représen- 
té -l'Université durant plu- 
sieurs années dans le circuit 
junior local pour finalement 
se retirer à la fin de la saison 
1956-57. 

L'Association intercollégiâle 
Ottawa-St-Laurent se 'com- 
pose actuellement des équi- 
pes suivantes: le collège 
MacDonald, l'université Sir 
George Williams, l'universi- 
té Bishop's, les collèges mi- 
litaires royaux de Kingston 
et de St-Jean, et le. collège 
Loyola. r' 

En plus de ses joutes régu- 
lières, il est possible que 
l'équipe dispute des parties 
hors-concours contre les 
clubs de l'Association athlé- 
tique universitaire Ontario- 
Québec et certaines -univer- 
sités américaines». 






S'adresser au 

BUREAU DE PLACEMENT UNIVERSITAIRE 
CENTRE CATHOLIQUE, 

1, rue Stewart 

V 

r 
1 



\ 



Det représentants de la 

compagnie seront sur le 

campus le 

16 FÉVRIER 



EQUIPE DU CARNAVAL 

Buts: Croteau, Ed. Physi- 
que; Ouellet, Droit; défenses: 
Guy, Sciences; Rdcque, Scien- 
\ ces; Gélinas, Arts; Poliquin, 
Médecine; avants^ FUller, 
Sciences; Langevin. Ed. Phy- 
sique; Nadon, Ed. Physique; 
Pharand, Arts; Joly, Arts; La- 
rouche, Sciences Pol.; Lav'i- 
gne, Commerce; Cadicux, O'" 
merce; thibault. Philosophie- 
Instructeur: Soumis, gérant. 



L'étudiant avisé achtte 
à la 

PHARMACIE BRÛLÉ 

Maurice Brûlé, "Phrn.B. 
Femand Bélanger, Phm.B. * 

Coin Laurier Et» et Woller 
* Tél.: CE 3-6574 / 




NOTRE LIBERTÉ EST EN JEU ! 



G 



'FAIRE FACt- 



Prise de bec 
au Villeneuve 



10 



f 



Le 19 février 1960 



"■ -"' 



*' . ■ 



Lo presse étudiante doit-elle être libre ? Tel 



v 



Enfin, "WHACK0" est 

lanches 



par Michel Beaubien 



est lt sujet brûlant d'actualité qui sera disséqué 
demain soir en la Salle académique de l'université, 
135/ rue Wilbrod. Le débat, présenté par la ligue 
Villeneuve mettra aux prises Marc-André Bédard et 
Gaston Meloche de la faculté de droit de l'U.O., et 
deux étudiants de l'Université de Sherbrooke. Nos 
représentants soutiendront la thèse affirmative. 

Alors que partout on parle de la presse étu- 






■- ■ . ■ -• , 



Enfin, on en arrive à un résultat tangible: c 'est c e soir 



qu'aura lieu la première de Whackoî On prévoit pouvoir 

jouer les 18, 19 et 20 février courants. Chaque représentation 

> 
est cédulée pour 8 h. 30 P.M. Les billets sont en vente à 









l'université et on en mettra en vente au guichet. A ce sujet, 
nous rappelons à nos lecteurs que les étudiants bénéficient 
d'un prix de faveur de 50 cents. Le grand public pourra se 
procurer des billets au prix de 1.50, 1.75 et 2.00 dollars. 



diante, de ses libertés existantes ou non, de ses 
droits opportuns ou non, la ligue Villeneuve se pro- 
pose de vider la question en présentant le même 
soir, quatre débats sur le même sujet, à Ottawa, 
Montréal, Québec et Sherbrooke. C'est une ques- 
tion qui devrait intéresser tout étudiant digne de 
ce nom. ... ' . 



-T-"- 



rhackot" estr-uTre~rrê^tlOn 
originale du professeur Brian 
Robinson. Il s'agit d'une co- 
médie musicale au ton lé- 
ger et badin qui se plaît à 
reproduire sous un angle 
amusant quelques détails de 
la. vie étudiante à l'Univer- 
sité d'Ottawa. M. Robinson 
aj)ris un thème général, , qu'il 
rai te- avec «a tire et humour. 
Le professeur Gilbert Hub- 
bard lui a donné un vérita- 
ble coup de main en compo- 
sant la partie musicale du 
spectacle. - * % 

C*est l'histoire cFun étu- 
diant écrivailleur (Profun- 
dis) qui tente de lancer son 
livre sur le marché littérai- 
re. On voit le jeune écrivain 
et son groupe d'intellectuels 
affronter les sarcasmes d'un 
groupe rival, la CBC (Comic 
Book Club). Finalement par 
un concours de circonstan- 
ces, Profundis réussit à 
lancer son livre. Il semble 
inutile d'ajouter que le pro-. 
feneur Robinson s'en est 
donné à coeur joie pour se 
moquer et même mettre en 
relief les à-côté de la vie 
d'étudiant, s ..... , 

Il est certaines scènes qui 
ne. manquent pas de piquant. 
L'auterrrs'est attardé à pein- 
dre avec un 1 humour typique- 
ment britannique notre vie 
de tous les jours. Avec une 
a c û ; * é désarçonnante, il 
passe au crible les travers 
qui nous sont familiers. Il 
nous iait passer du sourire 
timide au rire franc d'un 
bout a l'autre de la pièce. 
Puis brusquement il nous 
ramèiîf- au sérieux pour pré- 
parer une autrc'farce magis- 
trale. 

La musique contribue gran- 
dement, à créer cette atmos- 
phère de gaieté et de légère- 



~T%7 MrHubbàrcTs'est lancé à 
fond de train sur des thè- 
-mes musicaux qui main- 
tiennent -le-rythme pétillant 
^te la pièce. Son plus grand 
succès a été de produire "une 
musique qui cadre*parfai£e- 
ment avec les idées émises 
dans le texte parlé. Ce n'est 
pas une musique qui déton- 
ne brutalement et nous fait 
P rdre le fils de l'histoire 
mais elle s'intègfë à l'intri- 
gue. 

Pour assaisonner' le tout, 
la danse mise au point par 
les chorégraphes Arlene et 
Bill Dick' donne la teinte 
dune véritable comédie mu- 
sicale.. Il s'agit évidemment 
de danses modernes mais de' 
danses qui sont .l'expression 
même de la jeunesse univer- 
sitaire? étudiante. La choré- 
graphie demeure elle aussi 
légère et ne traîne pas en 
longueur. C'est une danse en- 
diablée an son d'une muehr 
que endiablée. Encore .là, 
les deux arti^es sont .de- 
meurés dans l'esprit de la 
pièce et n'ont pas cherché à 
jeter de la poudre aux' yeux 
en créant des pas de danse 
qui ne seraient pas dans 
l'esprit de Wkacko. 



sibilité d'artiste que nous 
sommes surpris q\e retrouver 
chez un militaireTll sait me- 
ner nos futures vedettes avec 
doigté et tact. Il est d'ail- 
leurs très apprécié des étu- 
diants et étudiantes. 

Les acteurs ont été choisis 
parmi les volontaires étu- 
diants qui possèdent vérita- 
blement le feu sacré. Nous 
devons leur rendre un hom- 
mage pour la coopération et 
le dévouement dont ils font 
preuve. Ce n'est certes pas 
une sinécure-que de s'embar- 
quer dans une telle entre- 
prise. On doit avouer que ce - 
n'est pas n'importe lequel 
étudiant qui accepterait de 
unifier ses fins de semaine 
pour aller s'enfermer dans 
une salle et y répéter des 
heures et des heures de 
temps. Un fait à noter: Un 
professeur de philosophie, M. 
Baudoin Allard tient un rôle 
de premier plan et accepte 
de sacrifier ses quelques heu- 
res de loisir au succès de cet- 
!( comédie musicale. 

En bref, on prépare un 
spectacle de choix, un spec- 
tacle à ne pas manquer, , . 



La ligue Villeneuve des débats 
inter-universitaires célèbre cette 
année son vingt-huitième anni- 
v e r sa ir e d' e xi s t e nc e . — ; *-— 

Le mérite de ceux qui ont as- 
suré son existence est d'une 
réelle importance si l'on considè- 
re qu'elle est l'un des rares 
liens qui permettent aux étu- 
diants des universités de langue 
f.ancaise d,*exprimer leur point 
de vue sur un sujet donné. 

Son 'but est d'enoourager fart 
oratoire et. pour ce faire, elle 
organise chaque année ..un dpbat 
entre les universités ô*è* Montréal, 
Québec Ottawa, et Sherbrooke. 

Depuis 1948. la ligue Villeneu- 
ve est -affiliée à l'Association des 
c'i'bats de la Fédération nationa^ 
le des étudiants des universités 
canadiennes (FNEUC). 

Depuis cette date les représen- 
tants de la ligué ont remporté 
la victoire nationale à deux re- 
prises. En * 1953 à Winnipeg,- 
Jean-René Gaudreault et Ka.v- 
mond -Marie Boulet de l'universi- 
''■ Laval sortaient victorieux du 
débat final. A peine trois années 
plus tard, Guy Tremblay et Gé- 
rrld de la Chevrotière, de l'Uni- 
\ . c-rsité d'Ottawa, répétaient l'ex- 
ploit cette fois à London, Ont. 

Ajoutons que l'an dernier 
l'Université d'Ottawa fit une nou- 
velle tentative au niveau de la 
semi-finale nationale. 

La lfgu« Villcnçuve a connu 
iiev lu'iires de gloire presque en- 
nivrantes Les foules accouraient 
â ces débats. On remplissait les 
plus grandes salles pour écouter 
\vs chefs-d'oeu yres , d'éloquence. 



De nos jours cependant, on 
constate un certain refroidisse- 
ment; l'enthousiasme diminue" et 
- c ' es t à pe i ne -si l'on a un uom^ 
are suffisant 'de candidats, tous 
préfèrent rester cois, personne 
n'osé plus élever la voix, c'est 
l'époque du silence. 

Le trophée Villeneuve, don dé 
Son Eminence le regretté pardi- 
nal Villeneuve, couronne d'une 
façon tangible les efforts de l'u- 
nijuersite—victorieuse. 

C'est en 1932 qu'il vint pour 
la première fofs à Ottawa. L'an- 
née suivante, Montréal s'en em- 
parait et en 4934, c'e^st l'Univer- 
sité LaVal qui le recevait à son 
tour; il complétait ainsi son pre- 
mier cycle. A date, Montréal l'a 
gagné 9 fois. Québec 8 fois, et 
Ottawa 11 fois. Sherbrooke n'est 
membre de ra~ ligue Villeneuve 
que depuis 3 ans. 

Voilà non pas un historique, 
mais quelques faits qui illustrent 
aue la ligué* vit. même si parfois 
elle traverse des périodes de 
mésententes, d'apathies, de dis- 
corde passagère. 

N'étant pas à l'abri du trou^ 
ble, de la -méfiance et de l'insé- 
curité, elle n'en conserve pas 
moins un souffle vital. 

La ligue Villeneuve est en 
quelque sorte l'image de la vie, 
-ictime du délaissement, elle a 
tenu et "tient la barre, car elle 
est convaincue que l'art oratoire- 
est une question de perfection- 
nement, et afin de mieux servir 
*on milieu, aucun universitaire, 
digne de ce nom, n'a le droit dy 
être indifférent. 



Le tout est sous la direc- 
tion du metteur-en-scène 
Roy . Hayden-Ilinsley. Celui- 
ci est un ancien officier de 
l'armée britannique qui s'est 
fait à Ottawa rfne belle ré- 
putation en produisant et 
dirigeant ce g;enre de comé- 
die musicale. Nous devons 
avouer qu'il possède vrai- 
ment l'art de diriger de telles 
entreprises. Il s'adapte avec 
une facilité étonnante à l'es- 
prit étudiant et sait le faire 
ressortir de façon renver- 
sante. II connaît son métier 
à fond et démontre une sen- 




-i l\ 



.1. 



A NE PAS MANQUER... 

Pages 

Cinquantenaire du Devoir 2 

Le pourquoi du bilinguisme "$ 

ONU. Modèle :: 4 

Vétilles 5 

Ouverture de la Galerie 6 

Disc( l u T_s_ du recteur 8 



Nos démosthènes de la ligue Villeneuve. De gauche à droite. Gérard Girouard et Yves Amplemnn 
nui nous représenteront à l'université Laval, en défendant la négative; Rhéal Harvey, président natio- 
nal de la lieue Villeneuve, Marc-André Bédanl et Gaston Meloche, qui soutiendront l'affirmative à 
Ottawa contre Sherbrooke. v - 



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LA ROTONDE 



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LA ROTONDE 

Directeur Jean Carrière 

Comité éditorial: 

Directeur-adjoint Michel Côté 

Rédacteur en che/ Michel Beaubien 

Chef des nouvelles :: .. Jean-Paul Sabourin 

Page artistique !... Gérard Gravelle 

Rédacteurs sportifs: 

Pierre Lavergne, Jean Campeau et Denis Gagnon 
Secrétaires à la rédaction. Jacqueline Dinelle et Danielle Houle 
Qérant de la Publicité Jean-Claude Giguère 

Autorité comni» envoi postal cU ••conde clam, Ministère d» Postas, Ottawa. 

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3 






DISCOURS DU TRÔNE 

Grandeur et misère du journalisme étudiant! La vie 
d'un directeur de Journal n'est pas toujours rose, -c'est un 
fait. L'autre jour encore, un individu d'allure louche d'une 
faculté quelconque m'accostait et me criait d'un ton terrible : 
"Vous-autres, les p'tits Rotondeux, vous vous pensez le nom- 
bril du monde avec vos grands mots, vos colonnes pleines de 
fautes et vos farces à double sens. Faites donc comme nous 
autres et restez donc tranquilles, pour l'amour". 

Dieu merci, ils sont rares ces oiseaux. Tout de même, 
mon interlocuteur avait partiellement raison quant aux 
'colonnes pleines de fautes". Il se glisse dans la Rotonde, par 
e4rpar là, d e t e mps A a utr c s .Mmeirrinngcaie erreurs gr a m- % 



maire ou d'orthographe. Sans vouloir nous justifier, nous 
nous excusons . en expliquant aux puristes qu'un journal 
étudiant se. pond pratiquement en une nuit ... la veille du 
"deadllne", qui correspond souvent, soit dit, en passant, à 
celle d'un examen. 

Ensuite, il y a ces journalistes en herbe qui gueulent 
parce qu'on n'a pas "passé leur article" alors qu'on en avait 
trois qui disaient la même chose; il y a ces gens qui ne dai- 
gnent plus répondre à notre cordial "bonjour" parce qu'ils 
se sont déjà senti visés par un article publié alors que nous 
n'étions même pas directeur; et il y a évidemment quelques 
moineaux tel* o/ue celui ^ue j'ai me nti o n né p l us^iautr 

Et dire que l'on perd du sommeil pour ces ingrats là. . . 



les cours 
de religion 

H y a mésentente en ce qui 
concerne la valeur des mé- 
thodes radicalement - nou - 
velles employées par le'K.P. 
Ledent, o.m.i., professeur de 
religion à l'Université d'Ot- 
tawa depuis deux ans. 

Certains religieux nient 
l'efficacité de ces méthodes 
et prennent à témoin les ré- 
sultats des récents examens 
semestriels qui n'auraient 
pas été des plus élevés. 

LA ROTONDE souhaitait 
lors de la publication de son 
numéro du 25e anniversaire 
en février 1958, que l'on don- 
ne au cours de religion un 
aspef t plus vivant, et que 
l'on cesse même d'en faire 
matière à examen. 

Je nie souviens encore 
qu'il n'y a pas très long- 
temps*, on nous lisait les 
principes fondamentaux de 
la- religion dans de vieux 
bouquins poussiéreux tout 
en nous recommandant de 
sauver notre âme en "faisant 
le bien et en évitant le mal". 
C'étaient de grands mots 
que l'on- acceptait intel- 
lectuellement, que l'on ré- 

Jtfttt . machinalement deux 
jours avant l'examen, et que 
l'on ' déversait consciencieu- 
sement sur une feuille à la 
date indiquée. 



Un peu d'unité 
messieurs les étudiants 

Pourquoi les gouvernements n'écoutent-Us pas les m 
diants quand ceux-ci revendiquent ou se plaignent? Pq 
quoi les étudiants sonMls amqrphes en Amérique du Nnrnî 
Tous les journaux étudiants dénoncent l'apathie dans î 
milieu. Quand un groupe décide d'agir, ou leur serre la mlT 
et on les félicite de leur initiative en leur disant de lai 
faire, qu'on va s'occuper de cela. Et puis plus un mot On 
n'a pas de respect pour les opinions des étudiants. La to 
mule "ça passera" règle la question. 



-, r 



: 






Il nous arrive parfois de voir des étudiants, en pleine 
soirée, regarder leur montre avec dépit, endosser leur pale- 
tot en maugréant et couper court à la danse, la pièce ou la 
réunion intime à laquelle ils assistaient. Le secret: ils ac- 
compagnaient une étudiante Infirmière. 

Ces demoiselles, -parait-il, doivent se conformer à un 
règlement assea sévère en ce qui concerne les heures de 
rentrée. Sans connaître le système à fond, il y aurait, à ce 
qu'on me dit, quelques améliorations à y apporter. 

Evidemment, on ne peut abolir le règlement, quelques 
têtes légères en abuseraient. Par ailleurs, le collège MacDo- 
nald semble avoir résolu le problème en adoptant le règle- 
ment suivant: 



rentrée à minuit: tous les samedis 
rentrée à 12.45~-a.m.: 1ère année — 

2e année — 



rentrée à 1.30 a.m. 



par mois 
par mois 
par mois 



3e année — 

1ère année — l par mois 

2e année — 2 par mois 

3e année — 3 par mots 



Le R. P. Ledent, après 
deux années d'efforts, com- 
mence à nous faire entre- 
voir le vrai message de Dieu, 
à nous faire soupçonner 
l'existence d'une pédagogie 
divine des plus riches, h a 
accompli en deux années ce 
que dix ans d'enseignement 
traditionnel n'ont pu réus- 
sir. Il a donné à cet ensei- 
gnement la vitalité, et ce 
faisant, l'influence qu'elle 
doit avoir. 

Les étudiants ont accueilli 
avec enthousiasme les mé- 
thodes du R,P. Ledent. Un 
retour à la religion livresque 
d'antan serait un geste ré- 
trograde. 



C'est d'abord la faute des étudiants. Dans un pays 
l'opportunisme prime tout, la voix des étudiants est t&m 
et assez disparate. 11 n'y a mè,me pas unanimité devant 
un problème d'envergure comme la gratuité de l'enseigne- 
ment. *L'étudiant moyen ne juge pas à propos d'oublier un 
détail pour appuyer un principe. Sa perspective manque 
d'envergure. Il faut comme le mentionnait "Présence" un, 
politique étudiante. ~^~ 

-. / Ce manque est causé par double la vie de l'étudiant. Com- 
rrfé élément dans la société il n'est pas encore très important 
Mais en tant que membre de la société étudiante il possède 
une gpande valeur- et-H-faudratt qu'on la considère. Il a des 
intérêts et des problêmes propres à son groupe et -il faut 
qu'il prenne position devant certaines conditions de vie rj 
n'est plu* -seulement Un Tel, mais Un Tel étudiant. Il repré- 
sente quelque chose, d'assez mal organisé si l'on veut, mais 
quelque chose d'important tout de même. 

Les divergences de vue entre les groupes étudiants en 
face de problèmes graves sont beaucoup trop nombreuses 
On en vient à se demander si cas différends ne sont pas nour- 
ris et entretenus. McOill faisant la moue à la charte de la 
liberté . d«_la^ presse étudiante, Sherbrooke refusant de m 
joindre aux étudiants en grève, Laval revenant sur une réso- 
lution de la FNBUC relative au remboursement partiel des 
bouftees, toutes ces défaillances nuisent au succès de nos re- 
vendications. Le gouvernement qui aime se faire tirer U 
patte se sert de nos divergences de vue pour nous refuser nos 
demandes. Il nous traite superficiellement et à la hâte. Et 
c'est notre faute. Quand nous dirons: "M. le premier minis- 
tre, c'est cela et pas autre chose que nous voulons, et nous 
sommes convaincus j&t notre affaire, eh bien M. le premier 
ministre y pensera deux fois avjrft de nous envoyer pro- 
mener, -w *" 






J. C. 






) 



Plus d'un étudiant applaudirait à l'adoption d'un règle- 
ment semblable par les autorités de l'école des infirmières. 



Le Club littéraire "Hopkins*-* vient de publier le troisiè- 
me numéro de la revue "Inscape". Cette heureuse initiative 
ne mérite que de franches félicitations. Pour les non-initiés, 
1er club Hopkins. est l'apanage de la section anglaise de la 
faculté des Arts, et il groupe étudiants. et professeurs. 

La question nous vient tout naturellement, pourquoi pas 
un club "Hopkin.s" à la section française de la faculté? Et 
de la même façon, pourquoi pas une revue littéraire en fran- 
çais. Ce serait la manifestation extérieure d'une vie intel- 
lectuelle intense qui demeure le propre d'UrTé faculté de.s 
Arts digne de ce nom. 

Le directeur du département de français serait en fa- 
veur de l'idée. Il ne reste qu'à dénicher un professeur assez 
dynamique pour la mettre à exécution. 



-* 



Question 
d'absences 

Vers ce temps-ci de Tannée, 
certains étudiants reçoivent une 
lettre leur enjoignant de ne man- 
quer aucun cours sous peine- de 
perdre leur scolarité. Un règle- 
ment tolère un pourcentage de 
10 p. 100 d'absence pour les 
deux premières années, et 15 p. 
100 pour les autres. 



Il importe peu que toutes les universités règlent ainsi 
leurs petits problèmes. Les gros doivent passer avant. Com- 
me c'est là, les problèmes des étudiants sont Intouchés. On 
manque de bourses, de professeurs et de bons étudiants. Des 
Jeunes gens qui auraient pu devenir des savants, des cons- 
tructeurs ou des professionnels deviendront des sections de- 
rouages ou .des_chômeurs. C'est un gaspillage de capital hu- 
rnàin que la revendication de la gratuité scolaire et la de- ' 
mande de bourses plus nombreuses aideront à corriger. 
; L'unanimité des étudiants est nécessaire pour obtenir 
ces points. Les gouvernements sont pressés de toutes parts 
et réalisent mal là gravité de la situation que les porte-paro- 
le étudiants expliquent plus ou moins bien. On s'imagine 
que les étudiants ne savent pas ce quils veulent, alors c'est 
leur manière de s'exprimer qui manque d'unité. Il faudrait 
une voix forte et non des pleurnicheries. 

J. P. S. 



• 



Cinquantenaire, du Devoir 



Finissons donc nos élucubratlons scribouillardes en par- 
lant de la saleté sans nom qui règne au sous-sol de la faculté 
des Arts. (Pardonnez le ton badin — déformation profes- 
sionnelle) La salle commune de la faculté, dis-je donc, de- 
meure depuis longtemps le dépotoir des étudiantp/en mal de 
détruire, salir, cracher et autres que- ne connais pas. J'en 
demande pardon à Dieu et à vous mon P. . . (oop\^p*àrdiOn). 
.Effectivement; j'en demande pardon aux autorités de la 
faculté. . ~ . — . " 

Voyons donc, sales cochons, un peu de civisme, mes- 
sieurs, s'il vous plaît. De toute façon, je ne blâmerais nul- 
lement le Père Lavigne s'il fermait la salle pour quelques 
semaines. C'est peut-être la seule solution? 

On m'excusera de- -nouveau, maki je dois 
terminer car.il ne me reste plus de pla.. 



J.C. 



Ce règlement a pour objet de 
faire fréquenter les cours et, 
jusqu'à un certain point, indimie 
le sérieux de l'institution. Les 
parents sont assurés qu'au moins 
leur rejeton passe par l'univer- 
sité. C'est une publicité pour 
l'institution et une assurance 
que ses diplômés ont suivi des 
cours. 

Mais, il y a des mais. C'est une 
perte de temps pour les profes- 
seurs qui doivent passer leur 
classe en revue. (7est un obsta- 
cle pour l'étudiant qui doit tra- 
vailler à temps partiel. C'est dé- 
sagréable pour tout le monde 
quand le professeur est endor- 
mant. Et puis, quand on a perdu 
sa scolarité on a plus rien, ni ar- 
gent investi, ni droit de passer 
l'examen. 

Donc il y a du pour et du con- 
tre. L'étudiant subira ce règle- 
ment à cause de ses avantages, 
mais il faudrait le modifier à 
cause de sa rigidité qui se prête 
mal à la vie actuelle ' de l'étu- 
diant. Une assistance obligatoire 
de 75 p. 100 né nuirait en rien 
au principe du bon renom, et 
l'étudiant serait plus à l'aise. Un 
tel changement ferait des heu- 
reux et aucun dommage. 

J.-P. SABOURIN 



Le Devoir -a maintenant 
cinquante ans. II vient de 
vivre son premier demi-siè- 
cle. Il a gagné des victoires 
éclatantes et subi des échecs 
révélateurs. Quand il opte 
pour une voie, il la suit jus- 
qu'à son terme, c'est-à-dire 
jusqu'où sa responsabilité ar- 
rête et celle des élus du peu- 
ple commence. Le Devoir 
frappe vigoureusement, mais 
il frappe avec honnêteté et 
franchise. 

Pour l'étudiant, c'est une 
mHTè de renseignements, une 
illustration Vivante dès théo- 
ries qu'il apprend à ses cours. 
Taç ses prises de position et 
ses^ éditoriaux il enseigne 
comment penser à ceux qui 
oublient de le faire. Il ensei- 
gne le civisme avec tojit ce 
que cela comprend de de-' 
voirs et de responsabilités. 
Il scrute la politique provin- 
ciale dans ses moindres dé- 
tails, en blâme les manques 
et en souligne les réalisa- 
tions. D'aucuns condamnent 
ses positions souvent radica- 
les. Mais le Devoir a depuis 



longtemps compris que ce 
n'est pas en ménageant la 
chèvre et le chou qu'on en m 
«rive à des résultats concrets, 
mais plutôt en insistant vi- 
goureusement et même radi- 
calement ce qui a pour ef- 
fet de nous ouvrir les yeux 
à nos différents problèmes. 
Beaucoup d'étudiants et de 
professeurs lisent assidû- 
ment le Devoir. Les commen- 
taires ne manquent pas, les 
désaccords non plus. C'est 
le signe d'un journal vivant 
et la preuve concrète de sa 
valeur. On sent qu'il est sin- 
cère et que ses principes ont 
des racines profondes et des 
idéaux qui valent la/peine 
qu'on s'y arrête; Pour "toutes 
ses qualités et malgré ses dé- 
fauts, la Rotonde souhaite 
longue vie au Devoir et l'hon- 
nête aisance qu'il réclame. 
La Rotonde veut aujourd'hui 
rendre témoignage à l'indis^ 
pCnsabilité du Devoir. Il est 
pour l'étudiant un manuel de 
grande valeur, peut-être mê- 
me une institution... ' 

J. P. 8: 



u 1 9 février 1960 



lEHcnEnEnnnEnEHnni 

2,mi de *teci£ 

août le é&leil? 



par Jeon-Pout SABOURIN 



•'U est impossible d'accorder 
aux étudiants des déductions spé- 
ciales pour l'impôt sur le reve- 
nu". Ainsi répondait rhonorable 
Fleming, ministre des Finances, 
a une demande des étudiants. 
••Cela créerait, a-t-il dit, une clas- 
se de privilégiés". 

Ces paroles me sont restées 
gravées dans le coeur. Aujour- 
d'hui quand je vois venir la sal- 
son uYs formules d'impôt, une 
douleur m'étreint et la moutar- 
de me monte au nez. Repensez-y, 
nous des privilégiés. Nous qui 
osons à peine aspirer à l'instruc- 
tion gratuite comme les étudiants 
des pays dit arriérés d'Europe. 
"Vous qui payons dr l'impôt coilF 
me si nous faisions de l'argent. 
Nous qui nous fendons en qua- 
tre pour trouver du travail l'été, 
quand ce n'est pas à l'année lon- 
gue. €roye*-le ou non, mais nous 
serions une classe de privilégiés 
si on ajoutait en caractères fins 
et entre parenthèses "Frais de 
scolarité et dépenses pour livres 
déductibles si l'étudiant étudie à 
plein temps." • - r - - f . 

Non seulement l'attitude du 
gouvernement n'est pas raison- 
nable, mais elle est aussi cocas 
m. Nous demandons des bourses 
pour étudier alors que le gou- 
vernement juge que nous som- 
mes assez riches pour payer I'im 
pot sur le revenu et défrayer les 
dépenses du pays. Ainsi nos dé- 
penses pour livres et cours sont 
imposables au même titre que 
relies du nouveau propriétaire 
d'une Cadillac. 

Faut croire que les étudiants 
sont bons garçons. Ils payent et 
•e taisent. Quand ils rechignent, 
c'est le gouvernement qui fait le 
muet. C'est l'enterrement de pre- 
mière classe. Mais cette fois-ci 
an ministre a oublié de se taire 
ft a laissé tomber une perle. L<$ 
étudiants des privilégiés! Quel 
aaïf! 



Les étudiants qui fréquen- 
tent la bibliothèque, centra- 
le de l'Université devront 
dorénavant se conformer au 
règlement qui stipule que 
les lecteurs qui désirent ap- 
porter Peurs serviettes ou 
leurs livres personnels à la 
salle de lecture sont priés 
de les faire voir à la person- 
ne en devoir au pupitre di la 
circulation. 

La direction de la biblio- 
thèque a jugéinécessaire de 
faire respecter le r è g lemen t 
à cause de la malhonnêteté 



A ne pas 



manquer 

• Rodio- Etudiante 

le jeudi à 
7.30, CKCH 

• Ciné-Club, 
p dimanche 
"Citizen Kone' 



de certaines personnes. Elle 
a à cet effet installé une bar- 
rière tournante qui oblige 
les usagers 4 passer devant 
le bureau de la circulation 
en sortant de la salle. 

Pour sortir un livre de la 
bibliothèque, il faut remplir 
une carte sur laquelle on doit 
inscrire la cote, l'auteur et- 
le titre du livre ainsi que le 
nom et l'adresse et' le numé- 
ro de carte de membre de la 
bibliothèque. 

Ceux qui dernièrement ont 
passé à^4a bib li ot h èque se 
sont probablement aperçu 
aussi qu'on a exposé un livre 
dont on a enlevé une section 
de soixante pages. La direct 
tion ne connaît pas l'apa- 
che qui se.pjalt ainsi à bri- 
ser les livres. -Un étudiant en 
voyant la chose a fait la re- 
marque que l'auteur du mé- 
fait n'avait peut-être besoin 
que de cette partie du vol-u- 
rne. Curieux moyen 'de con- 
sulter un livre! 

Les puristes français s'inquiè 
tent de la manie qu'ont les Fran 
çais d'employer des mots améri- 
cains et anglais à tort et à tra- 
vers pour désigner des choses 
en français. Mais on croit que i <■ 
n'est qu'une passade. 

Au Québec on est moins opti- 
miste. Ceux qui ont du respect 
pour la bonne vieille langue 
française demandent -au gouver- 
nement de créer un office du • 
bon parler français dans le des- 
sein de protéger la langue con- 
tre les anglicismes. Ici on craint 
que la manie ne passe pas assez 
vite. 

Aux Etats-Unis les professeurs 
d'anglais lancent un cri d'alar 
me. Selon êûx oh est on train 
de ruiner la langue par une faus- 
sa méthode d'enseignement La 
tendance est d'eilstfgner à par 
1er l'anglais suivant le niveau in- 
tellectuel de ceux à qui on 
dresse. Les professeurs croient 
que c'eit pousser la démocratie 
un peu trop loin. 

Au Canada anglais le Journal 

d'Ottawa si- réjouit <!«• la j'ojiu 

laritéfdea laboratoires de langu 

("est un instrument, de grande- 
valeur pour apprendre le fran 
çais et les langues' étrangères. 
Cependant le Journal croit qu'il 
y aurait lieu de s'en servir pour 
enseigner l'anglais aux Canadiens 
anglais. A son dire, ils en au- 
raient besoin. 



Conférence 

Mercredi le 24 février, M. 
Guy Sylvestre, bibliothécai- 



re à la Bibliothèque du par- 
lement, parlera de l'école 
littéraire de Québec. M. Syl- 
vestre s'occupait fi -y a quel- 
ques années d'une chronique 
littéraire dans un journal de 
la ville. Il donnera sa con- 
férence à la- salle 135 de 'édi- 
fice des Arts à 8 h. 30 p.m. 
Cette conférence est sous les 
auspices du Centre de re- 
cherches en littérature ca- 
nadienne-française. 



^atù 



) 



e u manaer 

— PRIX MODIQUES — 



S'adresser à; 
5 o, rue Collège 



, 



Pkice pour 

quarante étudiants 



iLiOTONDE 



DÉCLA RATION DE L'UNIVFPf iT* 



Poge 3 



LE POURQUOI 
DU BILINGUISME 

VVr^îîtf^J^T^ QU S , ervtce des nl *tion, extérieures de 
ver^rTotuLn Z eCTXr l « ue ^ Mes ™*» «r * bilinguisme à l'Uni- 
Ttulklnte ln?^L r d X W re t> orta 9f ™ '« **i« T>our une revue 
tiïnnT ^rnationale. Nous reproduisons ici le texte susmen 



Une université bilingue en est 
une où deux langues sont utili 
sees dans l'enseignement et le 
travail qui s'y rattache, aussi bien 
par les étudiants que par les 
membres des facultés. Deux cul- 
tures s'affrontent sans qu'il y ait 
nécessairement fusion, chacune 
offrant ses richesses à. l'autre. 

En principe, l'Université d'Ot- 
tawa est bilingue, parce quVlle 
est au service de la population 
anglo française de la capitale du 
Canada et de ses environs. Elle 
est Je plus établie aux confiais 
des deux grandes cultures cuna 
diennes, soit sur les rives de la 
rivière Outaouais qui est la fron- 
tière entre les provinces d'Onta- 
rio, plutôt anglaise, et du Que 
bec, très française. Enfin, elle 
est située sur les bords du ca- 
nal Rideau, autrefois une impur 
Utnte voi«> de communication et 
toujours de rencontre entre les 
deux races. 

L'Université d'Ottawa est offi- 
ciellement bilingue, depuis son 
incorporation par la législature 
d'Ontar io en 1866. Jusqiip vit s 
le milieu du siècle actuel, elle 
était la seule université biltngue 
au pays. Le bilinguisme y est 
pratiqué intégralement dans ses 
plus vieilles facultés. 

Des difficultés d'ordre majeur 
•e présentent aux facultés de me 
decine et de sciences pures et 
appliquées, toutes deux très jeu 
nés. L'enseignement s'y donne 
presque exclusivement en an- 
glais, à cause des exigences de 
la profession (surtout dans le 
domaine de la science), et avant 
tout à cause des exigences des 
études supérieures ou <le la re- 
cherche. 



En Amérique du Nord, les étu 
des avancées et la recherche se 
font à peu près exclusivement 
en anglais. Le Canada français 
n'ayant à peu près pas de com- 
pétence dans ce domaine (sur- 
tout scientifique), l'Université 
d'Ottawa, par un programme am- 
bitieux, veut préparer des cher 
cheurs de langue française, et 
surtout, des professeurs, afin 
d'intégrer* le bilinguisme aussi 
dans ces deux facultés. L'on pré- 
voit que le jour n'est pas loin 
où l'université pourra réaliser ce 
programmer—' — ^— 

Une université bilingue offre 
plusieurs avantages à ses étu- 
diants. Elle fournit d'abord la 
chance exceptionnelle aux mem- 
bres d'un groupe ethnique de 
communiquer et d'apprécier les 
représentants de l'autre groupe. 
BHe tente de préparer ses étu- 
diants à vivre dans un Canada 
bilingue, à y vivre harmonieuse- 
ment et à y .faire preuve de tolé 
rance. Elle cherche à donner à 
ses étudiants une connaissance 
supérieure des deux langues afin 
qtt'tte~soientT»r*t5 à affronter lès 
exigences toujours croissantes du 
service civil fédéral. Enfin, au 
stade sous-gradué, elle permet 
une vie plus intense et plus at- 
trayante, parce qu'elle fournit à 
chacun l'accès aux marques, bien 
caractéristiques de l'autre grou- 
pe ethnique. 

La vie dans une université bi- 
lingue ne peut ainsi jamais de 
venir monotone et conformiste. 
Du contact de deux cultures jail- 
lit toujours quelque chose de 
neu* et d'enrichissant. 



ENCUSH 

NEWS 
DÊCEST 

by Arnold AMBER, 
Fulcrum Executive Editor. 

Whacko ! the University of Ot- 
tawa 's plunge into the field of 
musiçal-comedy makes its début 
tonight at the Ottawa Tecbnical 
High Auditorium àt 8:30 p.m. 

Written by Dr. Brian Robinson 
and Gil Hubbard of the Univer- 
sity's English department, Whac- 
ko ! will^hold forth for a three 
nite stand. Tickets are available 
at booths in the Arts building, 
Orme's Ltd and the Treble Clef. 
Spécial student ducats are fifty 
cents while others sell at one 
dollar, a dollar and a half and 
two dollars. 

m » * 

English-speaking students at 
the University of Ottawa join 
their French counterparts in ra- 
dio programming this Sunday 
with the début of a 25 minute 
local university show on CKOY 
at 9:05 p.m. 

The saow will çonsist of social 
news from both the University of 
Ottawa and St Patrick's Collège 
— the programmée joint parti 
cipant — national news of uni- 
versity nature and a spécial sec- 
tion for discussions, seminars and 
interviews. 

Co-ordinator will be SU- Wal- 
ter Warren Viner, président of 
t h e F é d érat io n Deba t i ng Society. 
He will be joined by Don Albert, 
St. Pat's student body^ président, 
and Dennis Baxter, a member of 
the local NFCUS commïttee. 



£-? 






-* 








Aide au Voyageur 

Aux dernières nouvelles, le Coca-Cola faisait 
le régal de ceux qui ont soif, dans plus de 100 pays. 
Cette nouvelle peut ne pas vous sembler 
sensationnelle pour l'instant. Mais si un 
jour vous aveè soif à Mozambique, vous 
apprécierez sans doute, pour changer, 
un breuvage différent du lait 
de chèvre ! ' 



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LA- ROTONDE 



Le 19 février 10^ 



onâ musique 

(par Domisol Crescendo) 



A L'ONU MODELE 



La preuve qu'avec du talent et un peu de bonne volonté l'on 
peut arriver à d'heureux résultats nous est donnée par nos amis 
les "Flying Notes". En effet ceux qui ont assisté à la revue sur 
glace à l'Auditorium et à la danse au Lakeside Gardens lors du 
carnaval ont pu se rendre compte que Guy Desmarais et ses copains 
forment un très bel ensemble qui peut se mesurer à de nombreux 
groupes de la capitale dans la musique de danse. Bravo Guy et que 
les notes joyeuses continuent à voler ! 



Il paraît que quand les Irlandais se fâchent il faut débarrasser 
la route tant ils ont les sangs bouillonnants. Gérald Kirby, très fief 
de sa mère-patrie n'a cependan^pas eu à se fâcher pour nous prouver 
qu'il possède une voix assez puissante et balancée de ténor pour faire 
trembler son vaste auditoire à T'Auditorium. Son rendement de 
"Because" a particulièrement plu. Espérons que l'occasion nous' sera 
encore donnée, de goûter ses talents de chanteur. 



*-J- 



La chorale de l'Université prépare un autre concert pour le 
début du mois de mars. Les fervents de musique auront le plaisir 
d'entendre des extraits de la jolie comédie musicale "South Pacific" 
et plusieurs autres pièces entraînantes. Guy Lefebvre, de la faculté 
de Commerce, sera un des solistes lors de ce concert. Ceux qui ont 
entendu Guy lors des dernières apparitions de la chorale à la Salle 
Académique ou à la télévision seront d'accord avec moi pour dire 
qu'il possède une très belle voix de baryton. 

Le Père Jean Claude Dubé qui dirige la chorale mérité nos 
félicitations pour l'excellente collaboration qu'il apporte à la mu- 
sique sur le campus. 



Les deux délégations de d'Uni- 
versité d'Ottawa aux Nations 
Unies modèles récemment tenues 
à l'Université de Montréal revien- 
nent sur. île campus avec des sou- 
venirs d'une expérience des plus 
originales e"t des plus enrichissan- 
tes. Des questions d'actualisé et 
oj 'intérêt général étaient à l'agen- 
da des sessions de l'O.N.U. modè- 
les: l'assemblée générale discuta 
de l'admision de la Chine commu- 
niste aux Nations Unies et de la 
création d'une commission de con- 
trôle sur l'espace interplanétaire; 
le Conseil de sécurité considéra la 
création d'une force mi itaire per- 
manente sous le commandement 
de ^Organisation, et le Conseil 
social et économique, de la" créa- 
tion d'une banque d'alimentation. 

M. Foss Shanahan, Haut-Com- 
missaire de la Nou-velle'Zélande 
au Canada, et représentant per- 
manent de- son pays àffO N.U.. et 



Whackc 



s 



lacko ! Que peut bien signifier un tel nom pour une comédie 
musicale? Rien de plus facile pour le savoir que de se rendre à 
l'Ecole Technique (rue Albert) ce «oir, demain çoir-et samedi soir; 
Si l'on peut juger l'ensemble., par ce que j'ai vtr aux répétitions et 
aux courts extraits que la troupe a présenté à l'Auditorium, cela 
s'annonce bien. Grâce aux professeurs Robinsond Hubbard nous 
avons notre première comédie musicale sur le campus., Il ne faut pas 
oublier que les participants sont des étudiants et qu'ils méritent d'être 
applaudis par les étudiants. ** 



Si les oeuvres des grands maîtres de la musique vous intéressent, 
une belle occasion de les entendre vous est donnée à prix réduits, 
par l'Orchestre Philharmonique d'Ottawa la veille de ses concerts ré- 
guliers pour les mélomanes de la capitale. Nous n'avons que des féli- 
citations à adresser à cet ensemble qui nous sert régulièrement un 
régal de musique classique. ■ ' 



^ZT 



D'ici 4a prochaine Rotonde, Domisol Crescendo vous invite cordia- 



lement à vous intéresser à la musique et vous dit. . . à la prochaine 



gamme ! 



i 






Marie Tournel 

(Musique, 52) déclare: 



T" 




J'ai toujours la note juste dans mes finances 
quand je paie mes dépenses à même 
mon compte de chèques personnel à . . . 



b m 



Banque de Montréal 

jfa "Pitm&u &**fue tue 04H4d* 
/la*» U& étudi a nt* 

eomminctr tôt à déposer eit le pr«mi«r pat vert U succès 

SUCCURSALES A OTTAWA 

Bureau principal, angle des met Wellington et O'Conuor 

294, rue Bank 88, rue Rideau 

Avenue Cecil et nie Ban* -, 

Avenue Laurier et nie O'Connor 

Chemin Montréal et boni. St-Laurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

Weatboro : 286 chemin Eichmond 

Succursale de City View, 14tl Chemin Merivale 




(por André Millar) 

manier de par son nombre de 
membres toujours croissant. 

Dès la première session de 
l'Assemblée générale, où une ré- 
solution polonaise préconisant 
l'admission de la Chine commu- 
niste à Q'O.N.U. figurait à l'or- 
dre du jour, la délégation repré- 
sentant le Venezuela et composée 
<l( Renée Wittert, André Gar- 
neau et Paul Villeneuve, se mit 
à l'oeuivre avec une diligence re- 
marquable, s'affairant à réunir le 
bloc de l'Amérique centrale et 
du Sud, et tenant caucus sur eau- 
eus. C'est ainsi qu'à deux occa- 
sions, tout le bloc sud-américaj.i 
se réunit sous la présidence du 
Venezuela (représenté par l'Uni- 
versité d'Ottawa) ipour ctmse4i- 
lier sa position collective. André 
Gameau, f au nom du Venezuela 
annonça enfin une proposition se 
Ion laquelle la question de l'ad- 
mission de la Chine communiste 



B. 1 Pc arson , chef- de a l ' O.N.U. s er a **.- 

l'Opposition libérale à Ottawa, commission d'étude spéci a 1 e; 
s'adressèrent tous deu x aux ses- mais C e fut en vain: l'assemblée 
sions modèles composée^-dtrphre — jugea" bon d e reje t er hr résoiht- 
de 250 étudiants d'une soixantai- tion polonaise, clôturant ainsi le 
ne d'universités canadiennes, amé- débat sur la question par un vote 
ricaines et mexicaines. décisii. 



sentées, vingt-deux pays avaient 
été amenés à seconder notre 
amendement; enfin, dans un dis 
cours prononcé À l'Assemblée S 
nérale par Millar, la Nouvelle 
Zélande demanda le support de 
toutes les nations pour la réso- 
lution canadienne telle qu'amen 
dée. Mais à ce point, unç réso! 
lution danoise rejetant l ç pro . 
TJet canadien et le remplaçant 
par un second plus détaillé fut 
circulée parmi les membres de 
l'assemblée; et par un vote sub- 
séquent," là' Tesolution canadienne 
fut rejetée par une majorité 
d'une seule voix. Voyant l'appro. 
bation des Etats-Unis et de 
l'Union soviétique pour la nou- 
velle résolution . danoise, la Nou- 
velle-Zélande lui accorda soq en- 
tier appui; et par un vote unir- 
nime, un Comité des Nations 
unies concernant l'usage pacifi. 
que des espaces interplanétaires 
fut ensuite créé. 



M. Shanahan tint à souligner 
le fait que les Nations Unies ne 
constituent pas un "gouvernement 
mondial" mais plutôt une 'Confé- 
rence mondiale" où les pays sous- 
développé» eentinueraient à do- 
miner la pensée collective pour 
de nombreuses années encore. M. 
Pearson pour sa part, se prononça 
en faveur du projet visant à aug- 
menter le nombre de sièges au 
Conseil de sécurité afin de per- 
mettre une représentation plus 
adéquate des peuples africains et 
asiatiques. Un tel Conseil de sé- 
curité compenserait, d'après le 
chef libéral, pour quelques-unes 
des faiblesses de il 'Assemblée gé- 
nérale devenue plus difficile à 



La délégation de la Nouvelle- 
Zélande composée de Sam Deca- 
lo', Gilbert Dinelle. John Clay et 
André Millar avait choisi de par- 
ler sur la résolution canadienne 
visant à créer une commission d? 
contrôle des espaces interplané- 
taires; à' cette résolution cana- 
dienne, la Nouvelle-Zélande avait 
décidé d'apporter un amende- 
ment prévoyant une étude de 
tous les problèmes des espaces si- 
< lé raux et une entière liberté au 
comité appelé à faire cette étu- 
de Notre amendement rencontra 
dès le début utte approbation en- 
courageante; et après deux jours 
de courses et de plaidoyers au- 
près de toutes les nations repré- 



Au' Conseil social et éconorai 
que, les difficultés engendrées 
par Iîl création d'une banque d'a- 
limentation destinée à servir aux 
pays sous-développés furent l'ob- 
jet de vifs débats auxquels par- 
ticipèrent nos deux délégations. 
le Venezuela et la Nouvelle-Zé- 
lande. On insista, entre autres. 
pour qu'un tel système de répar- 
tition des surplus alimentaires 
ne dérange^en _aucune_façojOLies- 
march"es qui dépendent d'une sta- 
bilité dans la demande^ Finale- 
ment, le secrétaire, général fut 
prié de procéder à une. étude dès 
besoins alimentaires des pays 
sous-développés, en tenant comp- 
te des considérations nécessaires 
à la stabilité des marchés mon- 
diaux. 

. Soulignons l'appui financier de 
la faculté des Sciences sociales et 
de la Fédération des étudiants, 
et le travail de M. Marc Réginer, 
chef de la délégation d'Ottawa. 



,. -. . 



McCill 
approuve 

PUC — Le Gonseil étudiant de 
McGill a approuvé un sous-amen- 
dement à sa constitution assurant 
au McGill Daily la liberté de 
presse, après avoir refusé de le 
faire un mois auparavant. 

Le sous-amendement se lit com- 
me suit: "Dans la page éditoriale 
du McGill Daily la direction sera 
libre d'exprimer l'opinion qu'elle 
voudra sauf qu'elle ne pourra 
traiter de questions religieuses 
ou politiques d'une manière par-' 
tisane, ni adopter ni représenter 
une attitude partisane quand elle 
discute d'élections étudiantes". 

En janvier, le conseil approu- 
vait en principe la charte de la 
liberté de presse qui veut la li- 
berté de presse, qui veut la li- 
berté d'expression, et la non-in- 
tervention de l'extérieur. Mais il 
ne pouvait insérer dans sa cons- 
titution une clause garantissant 
la liberté de presse. 



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0DfAW H» ««AH H5* 




Roger Phillips, directeur du 
Daily, suggérait le changement 
lors d'une discussion sur les 
changements à la constitution. 

Un membre du conseil remar- 
quait que le Daily ne recevait 
pas de nouveaux pouvoirs mais 
seulement un texte légal pour 
s'appuyer. » 

Le président des sous-gradués 
de droit a attaqué l'amendement 
en déclarant que même si un 
conseil exagérait son droit de re- 
gard sur le journal, il était plus 
que probable que le directeur se- 
rait celui qui exagérerait le plus. 
Il a déplus soutenu que la respon- 
sabilité devrait revenir aux repré- 
sentants élus par les étudiants, 
i.e. le conseil étudiant, puisque 
les étudiants devaient en assumer 
les frais. 

C'est alors que Phillips repli- 
„ qua disant que la constitution de 
la société des étudiants était en 
contradiction directe avec celle 
du Daily que le conseil avait ap- 
prouvée. A moins, dit-il, qu'on 
établisse définitivement les rè- 
gles, il est très possible que les 
irrégularités comme celles qui 
ont nécessité récemment une nou- 
velle élection sur le campus se 
reproduisent. 

Le sous-amendement a été ac- 
cepté par un vote de 202 voix 
contre 63. 



Il est temps que le Conseil étudiant se mette 
à travailler pour LES ETUDIANTS ! 



Le débat du Carnaval 



Le débat bilingue du carnaval, 
qui devait décider, si le casse- 
croûte l'emportait sur la biblio- 
thèque au point de vue éduca- 
tionnel, n'a en fin de compte rien 
décidé. Mais il a révélé des cho- 
ses intéressantes. 

Les partisans du cafétéria ont 
considéré cet endroit comme le 
point névralgique de tout l'en- 
seignement. N'est-ce pas au cas- 
se-croûte que les étudiants s'en- 
flent la panse et affinent leurs 
goûts avec des cafés pour Iè 
moins caustiques. Et puis, pa- 
raît-il, c'est là qu'on peut véri- 
fier des principes tel le mouve- 
ment oscillatoire que la 'démar- 
che de nos étudiantes illustre si 
bien. - 

Les nobles représentants déjà 
bibliothèques ne voyaient pas la 
chose du même oeil. Selon eux 
il n'y a que l'élite qui côtoie les 
rayons de livres, et le casse- 
croûte n'est qu'un repaire pour 



la racaille et le bas peuple. U 
représentant de «McMaster a mê- 
me fait l'éloge des petites "boîtes 
communément appelées "stacks" 
installées dans leur bibliothèque. 
Au début on y étudia U, nuus 
l'intelligence clairvoyante des 
étudiants a tôt fait de Iftf trou-. 
ver une autre utilité, ce qui ni 
pas manqué d'ajouter à leur po- 
pularité. Qn n'a pas expliq» 
pourquoi mais officiellement les 
nouveaux n'ont pas accès à ces 
cellules miniatures. On dit «j* 
re certaine maturité est indis- 
pensable pour bien y travailler 

Pendant l'argumentation des^ 
bibliophiles, les gastrophiles jy 
gurgitaient des bananes, & 
niaient du cigare, et grinchaiem 
du violon pour concrétiser leurs 
arguments. Si on en croitjes ap- 
plaudissements, il n'y a aucun , 
doute que le casse-croûte P 
plus propice à l'obtention d'un* 
culture que la bibliothèque. 



-** 



Le 19 février 1960 



Le courrier de la bouteille 



r - ■ 

LA R OTONDE 
Le 1er mort 



Page 5 



■■'■■ 



ma 



por le Bouchon 



QUESTION— Tu nous dis tou- 
jours de se tenir loin des li- 
queurs fortes oti de la bière. Y 
a-til quelque . chose dans notre 
■ religion qui nous défend de boir 
Te "> pourquoi nous conseilles-tu 
cela' 

REPONSE — Je te conseille 
cela, 'ion pas parce que la bois- 
son ou l'absorption de la bois- 
son est mal en soi. Même s'il y 
en a qui le disent, cela ne veut 
pas nécessairement dire que 
c'est mal. 

Dieu a créé la vigne, le blé 
.d'indu, les fruits et les légumes 
qui servent à faire la boisson. 
C'est lui qui a permis que l'al- 
cool soit le résultat de certains 
procédés chimiques. C'est lui 
aussi qui a créé le système di- 
gestif 'pii permet à l'homme de 
consounner cette boisson. &est 
encan Jésus-Christ qui a chan- 
gé l'eau est vin aux nbces de Ca- 
%a Donc, la boisson et l'absorp- 
tion de la boisson n'ett pas mal 
en soi. 



NuVe part, dans le Nouveau et 
l'Anoien Testament pouvons-nous 



trouver une donnée qui nous dit 
que c'est un péché que de boire 
modérément. Au contraire S 
Paul nous dit dans une de' ses 
epitres que le vin peut être bon 
pour l'estomac. 

Aucun décret de l'Eglise dé- 
tend l'absorption modérée de 
boisson forte. Par ailleurê, U y 
n eu plusieurs décrets contre 
l absorption immodérée et con 
tre les abus dans le domaine de 
la boisson. 

Même. si tout cela est vrai je 
te conseille fortement de ne ja- 
mais tremper tes lèvres dans l'al- 
cool, parce que {u prends une 
chance énorme, Si tu n'y tb u - 
ches pas, tu ne manques rien, 
mais si tu y trempes les lèvres 
tu peux le regretter. D'après les 
-annonces-, consommer de la bois- 
son n'est pas plus offensif que 
de boire de l'eau. Ceci est faux 
La boisson est la "chose- la plus 
dangereuse en.ee qui concerne 
, la vie >i» g| ft mer-Arg~rwrs Tmcun' 
risque, eloignestoi de toute li. 
'lueur alcoolisée. 



L armée sur le campus 

t^A^è^&nF^ Rentré au Canada - le ^ute. 
des reprenant ^ dan^o, 1 fp« V ?ilb^ ant ' C0, ?, , l el Brett était inscr " ™ 
université de notre paTlls vWL°m? d étatma J or ™ Collège 
sont chargés d'exposé? aux 11,, M,hta,re Royal de Kingston. D* 



VETILLES 

• Goetterdammerung! Les prolé- 
taires étudiants vont lire aujour- 
-<Pwi~-un Vêt us cr épus c u l a ir e . La 



Emportante 

■ 

des syndicats 



sont charges d'exposer aux étu- 
diants les avantages que peut 
présenter pour eux la carrière 
d officier dans cette arme. Le 
neutenant-colonel Arthur C 

SÇSff' C ¥ J , sera à ^'«uÛMwiU 
tt Ottawa le 1er mars 1960 où il 

prendra contact avec les étudiants 
intéressés. 

Le neutenant-colonel Brett est 
ne et a fait ses études à St. Ca- 
thannes, Ontario, Engagé au 
Lincoln and Welland Régiment 
en 1940 il passaitau service actif 
avec celui-ci. Ayant servi à Ter- 
re-Neuve jusqtTen 1942, il passait 
alors au Royaume-Uni en qualité 
de major au Hamilton Light In- 
fantry. En janvier 1944 il était 
affecté à l'état-major de la 4e 
Brigade d'infanterie. _ Débarqué 
dans te-Nord-'OûéiTde l'Europe 
peu après le jour-J, il y prenait 
le commandement d'une compa- 
gnie d'infanterie, poste qu'il de- 
vait conserver jusqu'à- la fin des 
hostilités. 



puis lors, il a servi à Ottawa, sur 
le réseau routier du Nord-Ouest, 
en Allemagne, — où il comman-- 
dait en second le 1er bataillon 
d'infanterie canadienne de la 27e 
Brigade. Il a également servi en 
Corée, où il commandait une 
compagnie du 3e bataillon, Prin- 
cess Patricia's Canadiao Light 
Infantry. 

Promu à son grade actuel en 
1953, le lieutenant-colonel Brett 
était nommé Officier d'état-major 
de première classe au Q.G. de 
l'Armée. Depuis novembre 1956, 
il est adjoint à l 'Adjudant-géné- 
ral (Effectifs) à l'état-major du . 
Commandement militaire du 
Centre. C'est à lui qu'incombe le 
-sotn-de-voir -à-ce - que tes "effectifs' " 
de l'Armée, en Ontario, ne tom- 
bent jamais en deçà des niveaux 
prescrits. 

A l'Université d'Ottawa il" 
cherchera essentiellement à e.n- 




■ 



U. Col. A. Bf«tt, CD. 

irer en contact avec tous ceux, 
— diplômés où non, — que. pour- 
rait intéresser ta carrière d'of- 
ficier, y compris les jeunes filles 
qui peuvent trouver place dans 
TA~rmeë~ en qualiTè d'infirmières ' 
ou de diététiciennes. Ceux qui 
voudraient profiter de l'occasion 
pour se ménager une entrevue 
avec, lui sont priés de s'adresser 
au Bureau de Placement. 



nuit succède au jour. Les ténèr 
bres envahissent le monde: La 
Bête a établi son domaine sur 
la terre et tient à la gorge l'hu- 
manité pantelante. En effet. Vê- 
tus est malade. Un microbe mal 
intenti+mné- l ? a terrassé. Et le 
l»rand homme souffre de subir 
une maladie si vulgaire. Mais que 
les prolétaires étudiants se con- 
solent La Coryza rampante et 
vile n'a nullement affaibli la 
pense.' puissante de Vêtus qui 
continuera d'inciter les hommes 
i marcher dans la voie de la 
transtendance c'est-à-dire dans 
les- traces de Vêtus -, 

C'est l'époque des bals! Dans 
la mesure où il est possible pour 
Vêtus de considérer les infini 
ments triviaux, les bals l'amu- 
sent. Il trouve plaisant de voir 
les bonnes grosses figures ravies 
des prolétaires étudiants, émus 
de ptu-ter des habits de soirée. 
11 aime cette joie innocente des 
jeunes en pleine crise d'adoles- 
cence et que les premières expé- 
riences sociales enthousiasment. 
Mais que voulez-vous? Vêtus, a 
l'esprit populaire. Il a toujours 
aimé les foires. 

Vêtus s'exclame comme s'excla- 
ma le saint vieillard Siméon à 
la Présentation au temple, ou 
l'explorateur malais Ludger Bois- 
soneault à la. dernière parade de 
"Ta T.S.J F.7~"J'ai toUt Vu'" En 
effet, Velus a vu l'autre jour 
au cafétéria (où il passe quel- 
ques minutes chaque jour afin 
de se retremper aux sources po- * 
pulaircs), Vêtus a vu- se mani- 
fester dans le monde des hommes 
la colère de Dieu. Un miracle, 
en vérité, un miracle! 

— La scène: une table où. sont 
assis dans une promiscuité (hé- 
las> évidente six prolétaires-étu- 
diants. Partout, on montre du 
doi^ les coupables, et l'on mur- . 
mure n leur intention des ini- 
précat: >ns craintives Mais tout 
à Mpp, alors que ces, fauteurs 
de scandale se vautrent en se-- 
curité dans leur péché, un ange 
parait coût environné de lumière. 
Alors il se fait une grande clar- 
té, un bruit de tonnerre déferle 
sur le cafétéria, toutes les tasses 
de M. Branchaud sont brisées, 
Vêtus ne voit plus rien . . . 

La tempête de gloire .se calme. 
L'ange vengeur a disparu. La 
table est vide, celle-là même où 
les prolétaires-étudiants vicieux 
disaient l'étalage de leur "con- 
cupiscence. 

Vêtus en est encore ébloui et 
témoigne devant tous de la gran- 
deur de la Loi. 

Vêtus puise dans l'oeuvre maî- 
tresse rie Li Ki San Fou, le man- 
darin de Luo, "Ce que toute jeu- 
ne fille devrait savoir et tout 
J e ane homme prévoir", Tome 3, 
[• 881. "Le danger est comme 
la cne: à fleur de peau". 

Vêtu» 



-* ouvriers 

(par Michel CHEVRIËR) 

L'expansion phénoménale du 
syndicalisme depuis quelques an- 
nées nous a mis en présence d'u- 
ne organisation puissante et bien 
. organisée. Cependant, chez les 
étudiants en général, il semble y 
avoir une ignorance presque com- 
plète, ou tout au moins un désin- 
téressement pour la chose ouvriè- 
re et pour ses problèmes multi 
pies On s'imagine généralement 
le syndicat comme un noyau de 
bandits notoires qui exploite cy- 
niquement les patrons. C'est une 
erreur de jugement inexplicable 
surtout en ce qui a trait aux 
unions ouvrières canadiennes. 

En effet, conscients de leur 
puissance établie, les syndicats 
canadiens, en plus de revendi- 
quer pour leurs membres des con- 
ditions de travail honorables, se 
sont penchés depuis quelque 
temps sur le problème de l'édu- 
cation. 

Tout "dernièrement, le CTC 
(Congrès du Travail du Canada) 
présentait au gouvernement fé- 
déral un mémoire dans lequel il 
demandait au gouvernement d'Ot- 
tawa d'accorder à l'éducation une 
aide accrue et une attention tou- 
te spéciale à l'éducation. Quel- 
ques mois auparavant, la FTQ 
(Fédération des Travailleurs du 
Québec) à un congrès tenu à 
Montréal faisait appel au gouver 
nement du Québec pour une aide 
accrue aux universités et au\ 
Commissions scolaires. 

C'est donc dire- l'importance 
grandissante que ces centrales 
syndicales accordent à un pro- 
blème qui est tout particuliè- 
rement le nôtre. Ce faisant, il 
est clair que ces Unions poursui- 
vent un double but. D'abord, 
conscients de la pauvre éducation 
qu'a reçue l'ouvrier en général, 
ils ont à coeur de nous sortir 
d'un milieu qu'ils connaissent 
malheureusement si bien. D'autre 
part, ils savent la puissance qu'at- 
teindra plus tard cette élite qu'ils 
aident à former dans le moment. 
C'est pourquoi, ils désirent nous 
mettre en présence de leurs pro- 
blèmes dès maintenant pour que 
demain, lorsque nous serons la 
classe dirigeante, nous puissions 
analyser ces mêmes problèmes 
avec plus d'objectivité .et en con- 
naissance de cause. 



h 



(Homme ou femme) 



a sa place dans 
l'armée canadienne régulière 

Toutes les armes et tous les services de l'Armée régulière 
offrent des carrières aussi honorables qu'intéressantes, notam- 
ment dans les domaines du génie, de la médecine, du nursing 

ou de la diététique. 



> 






--••• ,i 



L'ETUDIANT 



peut aussi profiter des avantages variés que lui offre l'Armée 
régulière ou la Milice dans le cadre du Programme d'instruction 



Le fait que ces Unions attirent 
l'attention des gouvernements 
respectifs sur les besoins pres- 
sants de l'éducation est déjà un 
beau geste:jnais que ces mêmes 
syndicats s'associent personnelle- 
ment aux étudiants pour les ai- 
wder, leur geste devient alors for- 
midable. 

Nous nous devons dès à pré- 
sent de tel féliciter sincèrement 
. et ils peuvent être assurés d,e no- 
tre appui aussi longtemps que 
leur but sera aussi louable, qu'il 
l'est présentement. . . 



des Officiers des forces régulières (ROTP) ou dans celui de 
Corps-école d'officiers Canadiens. 



. j - - 



Pour tous renseignements supplémentaires, s'adresser aux 
Conseillers" de l'Armée qui seront à l'Université 






1er mort 1960 






«« 



au 



Centre Catholique, Bureau 366 



.•> 



I 



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Pour se ménoyei une entrevue, voir le Bureau de Placement. 



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LA ROTONDE 



U 19 fé vritr i960 




DEMENAGE, 



Hier soir, le Très Honora- 
ble John Diefenbaker pré- 
sida à l'inauguration offi- 
cielle de la nouvelle Galerie 
nationale située dans l'édi- 
fice Lomé, au coin des rues 
Elgin et Slater. Cet édifice 
moderne est cinq fois plus 
grand que ne l'étaient les 
locaux antérieurs de la Ga- 
lerie au MuséSTVictôria, et 
l'espace consacré à l'exposi- 
tion d'oeuvres d'art est trois 
fois plus étendu. Alors qu'il 
était impossible au musée 
Victoria d'accrocher tous les 
tableaux de la collection, la 
nouvelle galerie permet l'ex- 
position de la majeure partie 
de la collection permanente. 

La collection d'art cana- 
dien, la plus - complète-, qufc 



Le Christ à la ' croix du Gréco. Cette toile' fait partie de l'exposition 
spéciale marquant l'ouverture de la nouvelle galerie. Le thème de cette 
exposition: les chefs-d'oeuvre de la peinture européenne de 1490 à 1840. 
Les toiles ont été prêtées par 22 musées d'Europe et d'Amérique. Les 
toiles . . . d'araignée sont fournies par .la Galerie nationale. 



\. . _. 



Sous le titre de "Souvenir de Camus" un groupe de 
professeurs participera à, un forum, donnera des con- 
férences et répondra aux questions qu'on voudra bien 
lui poser. Lès participants sont les R.P. Bernard Ju- 
lien et Rosaire Bellemare, mademoiselle Cécile Cloutier 
et MM. Jean Ménard, Guy Do/ois et Jean-Luc Pépin. 
Présenté par la Faculté des Sciences politiques, "Souve- 
nirs de Camus" aura lieu le vendredi 26 février à 



V 



8.00 a. m., en la salle 135 de la faculté des Arts. 



soit, est en montre au rez-de- 
chaussée et au premier éta- 
ge. Une murale en cérami- 
que de Louis Archambault, 
conçue pour lé pavillon ca- 
nadien à Bruxelles, est si- 
tuée au rez-de-chaussée, fa- 
ce à la rïe Slater. C'est éga- 
lement au rez-de-chaussée 
que se trouve la salle d'expo- 
sition du Salon des formes 
utiles. Au premier étage, une 
vaste salle contient la col- 



lection des maîtres euro- 
péens, y compris les dou- 
ze toiles provenant de la 
collection fau Liechtenstein. 
L'exposition d'ouverture a 
lieu au troisième étage, où 
de vastes locaux ont été amé- 

l nages - pour les expositions 
spéciales visitant Ottawa. 
Pour la première fois dans 
l'histoire de la Galerie, des 
oeuvres choisies parmi la 
v«aste collection de guerre 
sont- en exposition perma- 
nente au cinquième étage. 
Nombre d'autres galeries ont 
été .réservées pour la collec- 
tion" Massey, la collection de 
peintures françaises, les oeu- 
vres graphiques, et les tra- 
vaux . de diplomatique de 
l'Académie royale du Cana- 

~cîz: —■ T~ 

L'édifice Lorne bénéficie 
d'un système de climatisa- 
tion et d'un dispositif spé- 
cial réglant la température 
et l'humidité qui assurent la 
préservation des oeuvres 
d'art. 

Dans une des ailes du 
deuxième étage est situé le 
département des dessins et 
estampes. . Il sera possible 
dladmirer ces oeuvres dans 



la galerie 



une salle d'étude spéciale- 
ment aménagée à cet effet. 
Une bibliothèque de cou- 
sultatlon, contenant plus de 
10.000 volumes et périodi- 
ques sur l'histoire de l'art et 
autres sujets similaires, oc- 
cupera l'autre aile du même 
étage. Les laboratoires de 
recherche scientifique, des- 
tinés à devenir le centre na- 
tional de la recherche .scien- 
tifique pour la conservation 
des oeuvres 1 d'art, seront si- 
tués au sixième étage, ce 
même étage abrite lès bu- 
reaux de la galerie, alors que 
dans le pavillon sur le toit 
seront situés un restaurant 
et une passerelle d'observa- 



ttonrTJh^aôùDTFsous-sol con- 
tient les ateliers et les entre- 
pôts. 

Un -kiosque, situé au rez- 
de chaussée, offre un choix 
de publications et de repro-* 
ductions artistiques. La Ga- 
lerie nationale a son propre., 
amphithéâtre où se tien- 
dront les ôopférence.s, les 
concerts de musique " de 
chambre et les projections 
de films. 



des dieux 



J'ai goût 
de soleil 

sur ta pea«u_i . 

aux douceurs d'alcalin, 

)' <ii goût 

de mandarine 

dans tes cheveux 

de soie entrelacée. 



J'ai goût 

d'amour 
en parai hic 
ou la faction 
abolit 



les règles du jeu. 

J'ai goût 
des désordres 



la semaine 
du filin 

r l'Université 



Durant cinq jour.s, du 7 
au 11 mars, la section locale 
du Comité artistique des étu- 
diants des universités du Ca- 
nada présentera une série 
des meilleurs courts métra- 
ges, de l'Office national du 
Film. Le thème général de 
cette semaine du cinéma se- 
ra "Le monde au 20e siècle 
tel que nous le présente le 
cinéma." 



. 






" " et de la nuit, 
de quiétudes 
définitives 
et de destins- 
achevés. 



J'ai goût 

dé quelque chose de simple 
„ et de parfait, 
d'éclatant 
et d'insaisissable: 
une flamme dans -l'air-, 
un reflet sur^ étang, 



r : 

Le 20e siècle sera traité 



sous cinq -aspects différents, 
soit la création artistique, 



un souffle inclinant les javelles. 



J'ai goût 

du symbole dans l'essence 
d'une paix enfantée 
infusée 
À'àube lumineuse. 



les découvertes scientifiques, 
les problèmes sociaux, les re- 
lations internationales, et 
enfin les visages de l'homme 
et du monde. Les organisa- 
teurs de cette semaine du 
cinéma ont voulu intéresser 

tous les ..étudiants, d'où la 

grande variété des sujets qui 
seront traités à tour de rôle 
durant les cinq soirs. Ainsi 
s'il est impossible de tout 
voir» on peut quand même 
choisir d'assister aux repré- 
sentations qui nous intéres- 
sent le plus. 



Risqué 

ébauché. 

Dégagement 

progressif 

de croyance 

littérale. 



On pourra même voir des 

flms qui n'ont pas encore été 

distribués au public. Les re- 

, présentations auront lieu à 

,_ l'auditorium de la faculté de 

médecine à 8 heures du soir. 

Pour' .plus de détails surveil- 

Pauline Morin lez les tableaux d'affiches. . . 



EN PERDANT la foi au réel, 
ou perd la vérité. Mais pire que 
le scepticisme, il y a l'indiffé- 
rence. Cette maudite indifférence 
aux choses, aux hommes et à 
Dieu. A soi-même bientôt. Il y 
a, paraît-il. une vérité dans l'in- 
différence, une vérité aveugle 
qu'on veut trouver. 

Il reste toujours la parole. 
Une efaaleur qui réconforte et 
rassure. Une chance de compa- 
rer son vide à d'autres vides; on 
mesure, le vide. Il faut bien se 
siluer; il faut un repère qui re- 
tarde la mort de l'esprit. 1! y a 
un vertige qui n'est pas celui 
oVs hautes âmes, t'n vertige de 
soi. On peut y échapper. Il faut 
se maintenir. ï^e mensonge. Ici, 
ce n'est pas la vérité dissimu- 
ler, mais l'erreur vêtue, des lo- 
ques de la vérité — et un som- 
nifère. Je t'endors et je m'en- 
dors. Au réveil la lumiéir 
éblouit et fait couler des larmes, 
il vaut mieux refermer les yeux. 

Etre ou ne pas être, n'est plus 
une question. Elle se posait au- 
trefois. Aujourd'hui, être à demi 
ou ne pas être. Mais qu'est-ce 
qu'être, ne fût-ce qu'à demi? 
Question embarrassante. On pose 
maintenant des questions embar- 
rassantes. Cela explique les eau- 
chemards. Ne pas être? Pas d'exa- 
gérations tout de même. "In me- 
dio stat virtus", n'est-ce pas? Et 
puis Sartre Ta bien montré, ce 
n'est pas une solution. Ah! ce 
cher Jean-Paul, s'il n'était pas 
venu. Heureusement il est venut 
La vérité a habité parmi nous. 
Enfin ... il faut avouer qu'elle 
ne réveille personne. Une vérité 
— somnifère, de luxe. 

Mais il y a l'angoisse. De quoi? 
De quoi? . . . mais qu'est-ce qu'une 
vie qui n'est pas angoissée? Une 
vie de bourgeois, quoi! On s'y 
refuse. Nous refusons ce confort 
. . . intellectuel du fonctionnaire. 
Nous nous sommes engagés. S'en- 
gager pour une cause. Défendre 
une cause, l'homme par exemple. 
Vive l'humanisme! Lequel? Celui 
de l'homme libre, assoiffé de vé- 
rité. Vous savez, nous sommes li- 
bres et nous voulons une justice, 
une justice qui nous réponde. La 
liberté. La justice . . . vous savez 
ce que je veux dire. Quelqu'un 
qui ne le saurait pas serait bien 



embêtant. Aujourd'hui, heureu 
sèment, il n'y a personne pour 
interroger sur des choses si sim- 
ples. 

Ce qui fait notre force c'est 
d'accepter d'être libres. Nous som- 
mes condamnés à l'être c'est 
vrai. Mais nous l'acceptons jus- 
qu'au bout. Etre fidèles à nous- 
mêmes, à cette liberté, dont nous 
sommes si fiers, voilà notre de- 
vise. On l'a écrite en latin; ainsi 
personne n'y comprend rien, mê- 
me nous. Mais bientôt, il y aura 
l'éducation gratuite. Il faut vous 
dire que nous avons lutté pour 
l'avoir, et lutté durement. C'est 
beau. Eh bien! notre devise, il 
va falloir la traduire en grec; il 
y aura trop de gens cultivés. 

Hélas, il y a encore ceux qui 
ne luttent ni pour ni contre quel- 
que chose. Ceux-là, on les a re- 
niés. Ce sont des lâches. Même 
la liberté de presse les laisse in- 
différents. Une presse libre. 



c'est si beau. Une presse qui sert 
"notre" vérité. Aussi cela ne 
peut se retourner contre nous 
(en principe). Vous voyez des 
causes, il y en a; on n'a qu'à 
choisir. -* 

Et la cause . . . disons efficien 
te? Hein? Oui Dieu. Ah oui, ce- 
lui-là, on en parle. Je perds la 
foi, tu perds la foi, je retrouve 
la foi . . . ça fait changement. Et 
puis il faut bien avoir des su 
jets Je conversation sous la nain. 
Il y a encore les crétins qui par- 
lent du bal des gradués. 

Nous, nous sommes les fils de 
la culture. Contemporaine évi- 
demment. 

Nous, nous sommes les étu- 
diants. Vous nous trouvon / tous 
les jours assis devant un. tasse 
de .café vide au cafétéria des 
Arts, le temple, le refuse, que 
dis- je, l'Olympe de la vérité. 

Richard Crevier 



plusieurs 



.> 



■ 
carrières 



sont ouvertes ^ 

a la 




Ecrivez à' 

M. PAUL LEGER 
1945 Boul. Grahoi 
Montréal 



ou 



téléphonez: 

RE 9-2211 ' 




THE BRITISH-AMERICAN OIL COMPANY LIMITED 



u 1 9 févrfor 1960 



±A_*pTONDE 



rs 



gjM 7 




S 







■■... r ' "■ 











■ 



Pour un programme 
de sports obligatoires 

. Au début de l'année dans un éditorial de la page spor- 
tive, il avait été question des deux programmes de sport à 
l'Université: le programme intramural et inter -universi- 
taire. Les deux fonctionnent Tissez bien mais j'aimerais 
mentionner un troisième programme qui n'existe pas ici, et 
qui reste inconnu pour la plupart des étudiants. Pourtant 
il existe dans la majorité des collèges et universités améri- 
caines et même dans plusieurs de nos institutions canadien- 
nes, en particulier 4 VGueet-du- pays c'est le- programme 
obligatoire d'éducation physique, ou, selon l'expression en 
vogue aux Etats-Unis, le "service program". 

Il serait assez difficile de discuter de la valeur, des 
avantages et .désavantages d'un tel programme puisqu'il est 
inconnu ici, où peut-être croit-on qu'il ne consiste que de 
gymnastique à main libre. Pourtant Vidée n'est pas nouvel- 
le puisqu'elle nous vient de l'époque grecque et a été tout 
le long de l'histoire un sujet contradictoire de première im- 
portance dans la philosophie de l'éducation. 



Ce programme, contrairement aux deux autres, est 
obligatoire pour Us étudiants, et se fait pendant les heures 
de classe. Il est considéré au même niveau que les autres 
matières académiques, donc nécessite une note de passage 
pour obtenir des crédits. Comme pour les autres matières, 
ce programme ett basé sur l'habileté des étudiants, et ne 
consiste pas en une simple période de récréation. Habituel- 
lement, on laisse les individus de troisième et de quatrième 
années libres de suivre ces cours, mais on les oblige, en pre- 
mière et deuxième années à concurence de deux ou trois 
heures par semaine. 

Par ce programme, on essaie. de maintenir le niveau de 
tante nécessaire à l'individu pour accomplir le mieux pos- 
sible ses devoirs d'étudiant, ou même d'améliorer sa situa- 
tion physique; on tâche en plus de procurer une détente 
et de préparer l'étudiant pour qu'il puisse, dans sa vie fu- 
ture, exercer certaines activités sportives en vue de sa ré- 
création et de sa santé. 

Il serait impossible d'atteindre ces objectifs en ne fai- 
sant que ce qu'on appelle couramment, de la "gymnastique". 
Il faut donc un choix très varié d'activités de tout genre 
pour que l'étudiant après deux, trois ou quatre ans, ait une 
expérience assez étendue du monde sportif. Ceci pourrait 
comprendre 'des activités thérapeutiques, aquatiques, gym- 
qastiques, combatives, de groupe et individuelles etc . . . 

Est-ce que le jour approche où l'on verra un tel pro- 
gramme à l'Université d'Ottawa? Il faudrait d'abord acqué- 
rir les facilités nécessaires, ce gui est toujours possible, mais 
aussi faudrait-il changer l'attitude des étudiants univer- 
sitaires envers lés sports; c'est plus difficile quand on a 
des rêves d'immortalité . . ,- 



Autre saison 
sans victoire 

Par Jean CAMPEAU 

Lors d'une partie amicale 
de ballon -panier disputée au 
Oneontha State Teacher s 
Collège de New York, samedi 
soir dernier, les Carabins su- 
bissaient un autre revert aux 
mains de leurs adversaires 
américains par le compte de 
81 à 28. 

Martin Swords et Paul 
Gendron n'ont pas participé 
à cette joute, de telle sorte 
que L'équipe qui nous repré- 
sentait à New York était 
composée de seulement six 
joueurs. Contre une équipe 
du calibre d'Oneontha, ce- 
ci n'était sûrement pas su- 
jet à aider la cause des nô- 
tres. < 



AU HOCKEY 



.--- 



Course au championnat 



(par Denis Gognon) 



L'équipe d'éducation phy- 
sique qui, au début de la 
saison, semblait bien être 
assurée du championnat voit 
cette assurance de plus en 
plus menacée. En effet, 
l'équipe des sciences s'est ap- 



Cadieux, de Commerce avec 
45. Il est à souligner (jue 
.parmi les six premiers comp- 
teurs nous trouvons 4 jou- 
eurs des Sciences. 



Il faut mentionner ici le 

prochée à trois points des S Hp tra J ail f , ait pa ' Jea *?- 
meneurs et ces demiers-orrtr--^^- 1 ^ -1^-gardion -de 

but des Arts. Jean-Claude, 



joué une partie de plus. Il 
existe une rivalité continuel- 
le entre les cinq premières 
équipes, soit: Ed. Phys.. 
Sciences, Commerce, Droit 
et les Arts. 

La semaine dernière, le 
Droit a infligé une défaite 
de 4 à ■ 1 à l'équipe d'ED 
Phys. Yvon Montpetit me- 
na l'attaque des avocate avec 
trois buts. C'était seulement 
la deuxième 



qui n'a jamais gardé lesTsuts 
auparavant, détient la meil- 
leure moyenne chez les gar- 
diens, soit 1.80 par partie. 

Il a aussi deux blanchis- 
sages a son crédit, n est sui- 
vi de près par Ray Gau- 
dreault qui a une moyenne 
de 2.27 et de J.-C. Croteau 
2.36, le gardien des Scien- 
ces. 



. Doutf Chambers qui a joué 
toute la partie au centre, ~a 
enregistré 17 points, et Frank 
Sulatyscke, un ailier, çn avait 
7 à son crédit. 

Les deux équipes ont joué 
sur la défensive tout au 
long de la joute. Cepen- 
dant, la grandeur des jou- 
eurs d'Oneontha leur a con- 
sidérablement aidé à saisir 
les rebondissements sans 
trop de difficulté puisque la 
majorité de nos joueurs sont 
assez courts. 



Phys. cette saison 

Dans les autres parties de 
la semaine dernière Ed. 
Phys. a battu Phil. 5 à 3, et 
les- Arts ont blanchi le Droit 
*Ta~0. Le lendemain, soit sa- 
medi le 13 février les scien- 
ces ont infligé une raclée 
aux philosophes 14 À 3 et Ed. 
Phys. l'emporta de Justesse 
sur Médecine 4 à 2. 

Dans la course au cham- 
pionnat chez les compteurs, 
nous remarquons Len F*uller 
des sciences au premier rang 
avec 33 buts et 21 assistances, 
ce qui lui donne un imposant 
total de 54 points. Dans ce 
domaine, il est suivi de son 
-Tîoéquipier Roger Ricard avec 
48 points et de Raymond 



défaite d'Edr Le 10 février courant, une 



des parties les plus imporr 
tantes de la saison sera dis- 
putée au Minto à neuf heu- 
res RM. L'équipe des scien- 
ces fera face à celle d 'Ed. 
Phys. Cette partie marquera 
le retour de l'excellent jou- 
eur de défense Pierre Rocque, 
qui a été absent du jeu pen- 
dant trois semaines a cause 
d'une blessure subie à la 
cuisse droite. Ron Verrai se- 
ra aussi de retour après une 
suspension de trois joutes. 
L'Ed. Phys, sera au complet 
avec les Langevin, les Sou- 
mis, les Nadon, les Thiffault, 
les Croteau etc. Il se peut 
fort bien que cette partie 
détermine l'équipe qui finira 
au premier rang cette saison. 



-.. 



New York a organisé une 
soirée récréative à l'occa- 
sion de la Saint-Valentin et 
tous les joueurs s'y sont ren- 
dus après la joute. 






AUTOUR DU BALLON 



Les semi-finales au ballon pa- 



"npr' ont débuté dimanche soir 
ilors que la faculté de Droit l'em- 
portait sur Ta faculté de Com- 
merce par le pointage de 51 à 
39 dans hr première partie d'une 
série «le deux parties à total de- 
points A la fin de la première 
moitié le résultat était de 25 à 
24 en faveur du Corrimerce. Ce- 
pendant, la grandeifr des joueurs 
de Droit leur a finalement permis 
ae prendre le dessus durant la 
deuxième demie de l'engagement. 

Ce fut une joute rude et ra- 
pide. Dick Barch s'est signalé 
Pjur le Droit avec un total de 
22 points. Art Cogan et Gilles 
Bradctte en enregistraient 12 et 
10 respectivement, pour le Com- 
merce. 

Dans l'autre section des semi- 
finales, | a Médecine, qui s'est 
classée en première position du 
r . ant la saison régulière, en vien- 
ne aux prises avec l'Education 
P.nysique, qui a terminé en troi- 
sième place. 

La faculté des Arts ne prendra 
Pas part à cette série puisqu'elle 
en a été éliminée en finissant la 
saison régulière en- dernière po- 
sition. 

9 Au sujet de la saison de ballon- 
Panier, Roger SfcPierre, organi- 
sateur en ehef de la ligue, a dé- 
o»é qu'il avait été déçu par le 
£ an que de coopération chez cer- 
^ns organisateurs. Il a spéciale- 




CHETEZ 



LBUM 



SOU 
VE NIR 



(Voir Ramona) 









^ 




^ÎB""""*. 



NOTRE EQUIPE. . 

Il faut les ei courager même s'ils sont pourris ! 



t Photo p»r"Wîntért , 

ment mentionné ceux des Scien- 
ces, ceux des Sciences politiques, 
et ceux des Arts qui n'onfeertai- 
nement pas pris leurs responsa- 
bilités au sérieux. 

J. C. 



' L'étudiant avisé achète 
à la 

PHARMACIE BRÛLÉ 

Maurice Brûlé, Phm.B. 
Feroand Bélonger, Phm.B. 

Coin Laurier Est et 'Waller 
Tél. y CE 3-6574 



HOCKEY 

Classement 

Equipe • PJ PG PP 

Ed. Phys 19 15 2 

Sciences 18-14 3 

Commerce 17 11 4 

Droit 19 1.1 7 

Arts 17 11 6 

'Science Pol. 20 4 15 

Médecine 17 2 14 

Philosophie : 19 1 18 

" Compteurs., 

Nom v Faculté B. 

Puller Sciences 33 

Ricard Sciences 34 

Cadiêux Comm. 25 

Aubin " Sciences 13 

Lavigne Comm. ./. 18 

Chickrun Sciences. 18 

Jôly Arts 18 

Dupuis Droit 20.^ 

Schryburt Comm 18 

Langevin Ed. Phys 21 



PN P.P. P.C. 



- 45 



TT* 



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I 






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^'^apiHBBHHI 






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LA ROTONDE 



Le 19 févrie rjogy 



SABOTAGE DE PUISSANCE INTELLECTUELLE ! 






■ 



La faiblesse de notre 
système d'éducation 



LES CHANTIERS ÉTUDIANTS ! 



Solution aux cris 
des ventres vides 



i-S- 



(par Jean Carrière) 









Dans un vigoureux discours sur la situation de l'éducation au Cana- 
da, le T. R. P. Henri Légaré, recteur de l'Université d'Ottawa, a dénoncé no- 
tre "suicide national, ce sabotage de puissance intellectuelle qui contraste 
si honteusement avec les sommes astronomiques qui se dépensent au Canada 
pour toutes sortes de frivolités". 



~»~ 






Le T.R.P. Légaré s'adressait 
' . aux délégués du septième sémi- 
nar provincial de l'Association de 
l'enseignement français de l'On- 
tario. 

**N*hésitons- pas; a-tll dit, 
garder bien en face, objective- 
ment et en toute honnêteté, les 
faiblesses de notre système d'é- 
ducation. Il ne s'agit pas, et j'in- 
siste sur ce point, il ne s'agit pas 
d'examiner la situation dans un 
esprit de critique négative, un 
esprit de dénigrement, un esprit 
■ de défaitisme, mais bien plutôt 
dans l'espoir qu'un examen sé- 
rieux et intense de la réalité nous 
inspirera de nouveaux efforts, 
plus concertés et plus intelligem- 
- ment conduits, en vue de réfor- 
mes qui s'imposent.. 



berté n'est pas le droit de faire, 
de dire ou de penser tout ce qui 
nous plaît. La liberté est le droit 
de faire, de dire ou de penser 
tout ce que nous devons. Le mot 
7o1r" Implique Ta~moTate avec" 
tous ses droits et ses obligations. 
En d'autres mots, il n'y a pas de 
liberté hors la loi; il y a seule- 
ment la liberté en conformité 
avec la loi. Quand la liberté dé- 
génère en obscénité irresponsa- 
ble, elle conduit au nihilisme 
moral ... 



La jactance ne peut qu'ei 






drer la complaisance. L'auto- 
critique est un premier pas vers 
la perfection. Que nous le vou- 

- lions ou non; nous vivons dans 
un monde qui évolue trçs rapi- 
dement, et nous devons nous ren 
dre compte qu'un attachement 
aveugle au passé, aux réalisations 
merveilleuses qu'ont accomplies 

«nos devanciers, ne peut que frus-- 
trer nos espérances dans 1 "ave- 
nir." -, 

Passant à un autre problème, 
je T.R.P, Légaré a déclaré que 
"les universités, do l'est à l'ouest 
du pays, se plaignent amèrement 
du pourcentage très» élevé des 
. étudiants de 1ère année qui sont 
faibte^ cji matières élémentaires , 
telle/que la grammaire, l'épèlla- 
tion. la- composition et l'arithme 
tique Cette faiblesse est si ré- 
pandue que, nous, à l'Université 
d'Ottawa, avons du introduire des 
cours spéciaux de langue fran- 
çaise et de -langue anglaise." 
La liberté d'expression 
Passant a la question de la li- 
berté d'expression et du respect 
de la liberté, le conférencier a 
déclaré: 

"Comme catholiques, nous som- 

. mes souvent attaqués dans nos 
vues sur la censure. Nous de- 
vrions toujours être prêts à dé- 
montrer que notre pensée sur ce 
sujet se fonde sur le sens com- 
mun . . . 

\. "Arrêtons-nous un instant seu- 

lement sur la nature de la liber- 
té. Là' liberté n'est pas lé droit 
de faire, de. dire ou de penser 
^_ , tout ce que nou*. pouvons; la li- 




"L'admiral américan Rickover, 
auteur de plusieurs articles sur 
l'éducation exprime la même 
opinion lorsqu'il affirme qu'un 
"système scolaire qui insiste sur 
une même formule «Instruction 
pour tous les enfants, que leur 
intelligence soit ou supérieure, 
ou moyenne ou au-dessous de la' 
moyenne, un pareil système peut 
empêcher autant d'enfants de 
développer leur intelligence que 
le ferait un système en vertu 
duquel des enfants sont rejetés 
à cause de la position sociale, 
politique ou économique de leurs 
parents. Ni l'un ni l'autre de ces 
systèmes n'a le sens de la dé- 
mocratie." 



Si, devant les angoisses de 11 
pauvreté et de la misère ma- 
térielle de l'homme, plusieurs 
âmes généreuses se sont organi- 
sées dans un effort commun 
pour le soulager, fl y avait pour- - 
tant devant une trop grande 
motorisation de cette aide l'as- 
pect des rapports entre les hom- 
mes qui devenait de plus en 
plus négligés. 

- Celui qui souffre aime se sen- 
tir solidaire des autres, et leur 
compréhension et leur affection 
amènent plus d'une fois sa gué 
rison. 



Malheureusement le crotté, le 
déchu, le petit hère avec son 
chien, ces marmots ""déguenillé! 
ces mères aux yeux bouffis, ces 
pères aux regards vitreux, à U 
démarche indolente, au pui^ 
insolent rebutent par leur u- 
pect et plus d'une fois' par une 
escroquerie font douter de letir* 
bonnes intentions. Une aide ano- 
nyme, une générosité sans Ame 
ont conduit les gens à oublier 
ces êtres, ces humains. Et qutnd 
sur cette Terre, vivent des gens, 
hautaine satisfaction, des gens 
riches, des pays" riches, de leur 



IÉM 




... vert un suicide national 

Le sens de la démocratie 

Le recteur passa alors au pro- 
blème du nombre croissant de 
la populatipn étudiante au Cana- 
da, et au problème connexe de 
la qualité .des étudiants "Cer- 
tains de nos jeunes, a-t-il déclaré, 
BÔnt exceptionnellement bien 
doués. Est-ce juste de les retenu 
ou encore de les réduire au 
rythme du commun dèriomina^ 
teur de la classe? Est-ce sage? 
Dans la perspective du bien-être 
national, est-ce là chose intelli- 
gente à faire? Avons-nous songe 
que dans la concurrence de la 
guerre froide, la différence en- 
tre la victoire et la défaite dé- 
pend peut-être de ces jeunes cer- 
veaux mi r doués 7 



Le professeur, un esclave 

"... Parce que nous vivons - 
dan$ une société matérialiste,", 
de poursuivre le conférencier, "le 
professeur passe trop souvent 
pour un naïf esclave. Parce que 
souvent il reçoit un salaire moin- 
dre que celui même de certains 
chauffeurs de camion, le pro 
. fesseur est ridiculisé et considéré 
-comme appartenant à un groupe 
de citoyens de seconde classe 

"Il est évident qu'un certain 
réajustement doit être fait au 
niveau économique pour encoura- 
ger plus de jeunes à embrasser 
la profession, et c'est là un pro- 
blème d'ordre majeur qui ne se 
résout pas facilement. 

Dans la société canadienne 

"Une conception erronnée de 
la vraie nature de la démocra- 
tie." termina le conférencier, "a 
développé un culte anti-intellec- 
tuel de la médiocrité. Etre consi- 
déré comme "un type moyen" 
est désirable, socialement, dans 
certains milieux. 

"Il existe malheureusement 
dans notre société canadienne 
une certaine insouciance envers 
l'éducation. On sait que les pro- 
blèmes existent, mais que fait» 
on pour y remédier? Est-ce par 
négligence coupable, par ignoran- 
ce du véritable sens de l'éduca- 
tion ou encore est-ce parce que 
l'on oublie que l'éducation est 
une oeuvre de collaboration? 

"L'éducation est une oeuvre 
essentiellement humaine, c'est 
un devoir sociétaire, c'est-à-dire 
un devoir propre à tous les mem- 
bres de ta société.'*" 



Lise Roy, comme plusieurs de ses compagnes étudiantes, se penche sur 
lo misère de ces pouvres mioches qui vivent dans des conditions déplorables. 



exploitation éhonfée, qu'incon- 
sciemment nous les riches avons 
protégés il est nécessaire de re- 
prendre le dialogue de celui qui 
aide et de celui qui veut sortir 
de cette condition dite inférieu- 
re. Aussi il n'est pas étonnant 
de" voir des gens animés d'une 
générosité *ans bornes, vouloir 
s'affirmer devant la charité mé- 
canisée et rappeler à tous que 
la misère existe encore. C'est ce 
que l'Abbé Pierre a voulu en- 
treprendre en 1954 dans une* ac- 
tion sensationnelle. Etablir des 
toits et communiquer avec les. 
sans-logis et les silhouettes des 



laudis, voilà- l'oeuvre qu'il a 
voulu entreprendre avec ceux qui 
en avaient le courage — ou qui 
étaient assez timbrés pour le fai- 
re. D'abord ce furent les ouvriers 
et les travailleurs sociaux qui 
devinrent ces premiers disciples. 
Ensuite devant cet espoir — es- 
poir qui rappela celui des disci- 
ples d'Emmaus — et pour ce 
flambeau les jeunes étudiants et 
les jeunes étudiantes armés et 
conquis de zèle entreprirent de 
continuer l'oeuvre. 

Et quajul, du Canada plusieurs 
•jeunes exaltés surpris de voir la 
déchéance de l'homme par l'hom- 



Les étudiants en Sciences Politiques 

lancent leur journal 




(par Mireille Arsenaulr) 



Les professeurs des Sciences 
politiques ne manquent jamais 
de souligner que dès qu'un -mou- 
vement s'organise, un journal se 
fonde. Cette fois, ils . ont joint 
l'action à la parole. En effet, grâ- 
ce à l'initiative de M. Sabourin, 
professeur de 2e, et Marc Ré- 
gnier, président de la faculté des 
Se. Pol., un journal est né. 

Une question se pose: Quels 
sont les buts de ce journal: "Il 
faut que les étudiants et les pro- 
fesseurs aient la possibilité d'ex- 
primer leurs opinions; il faut de 
plus, dit Claude Piché, IVe Se. 
Pol.; directeur du journal, que 
les étudiants de la faculté travail- 
lent en groupe en vue de la VE- 
RITE. Ces buts peuvent paraître 
abstraits — - difficiles à réaliser 
concrètement; mais je crois que 
nous pourrons y arriver par l'en- 
tremise de ce journal." 

Deux numéros ont été publiés 



à date: le premier en novembre 
dernier et le 2e il y a une se- 
maine Et dans ces deux numé- 
ros, leprogramme que s'était fixé 
l'équipe du journal a été obser- 
vé: 

1 — les professeurs et les élèves 
fournissent les ..articles: dans le 
1er numéro, l'existence, les buts 
du Centre de Documentation ont 
été expliqués "par M. Dozois; un 
se m m a r -sur le rapport Rowcll- 
Sirois par Pierre Denault, Se. Pol. * 
IV r et un commentaire sur Le 
Chef Social de Gervais ont no- 
tamment assuré la collaboration 
des élèves; '"" 

2 — Les articles doivent rensei- 
gner, aider et guider les élèves 
tles Se. Pol., éco. et sociales. 

Une liste des thèses de maî- 
trises présentées en Se. Pol. a été 
pabiéc De plus, la chronique de 
Claude Piché présente aux étu- 
diants des commentaires sur ce 

, ,:", l 



qui s'est fait -et' des idées sur 
ce qui va se faire. 

Donc 2 numéros, 2 bons numé- 
ros malgré les difficultés qu'ils 
ont eu à surmonter. Difficultés 
financières: le Père Bélanger, le 
doyen, s'en est chargé en offrant 
de payer les frais. De plus, au 
point de vue matériel, il y a eu 
des améliorations sensibles grâce 
à la coopération de la faculté des 
Arts (l'usage du mimiographe, 
notamment). 

Aujourd'hui, la circulation de 
ce journal estoe 250 exemplai- 
res, 125 numéros sont réservés 
-aux étudiants et aux professeurs 
— les autres sont distribués aux 
personnalités. 

Il ne nous reste phis qu'à sou- 
haiter bonne chance à* l'équipe 
formée principalement de Ju- 
liette Pineau, Claude Piché et. 
M. Sabourin. A quand le prochain 
numéro ? Dans un mois. 



Les Chantiers d'Emmaus étudiants' visitent chaque samedi les peuvres et 
la région. La photo ci-dessus nous montre l'étot déplorable des Bpl 
vivent de nombreuses familles. * 



me et étonnés par la voix de 
l'abbé Pierre, répondirent à cet 
appel, nous avons vu en trois 
ans des groupes de jeunes se réu- 
nir et se couvrir les doigts 
de peinture, pour former ces 
Chantiers d'Emmaus dans six vil- 
les canadiennes et dans quelques 
collèges ruraux. 

Peut-être le dialogue de l'hom- 
me comporte des problèmes lin- 
guistiques mais c'est aux régions 
charnières qu'il peut se résou- 
dre. Appelé dans ces conditions 
où la géographie linguistique est 
si enchevêtrée, la région d'Ottawa 
D'UbMIb pas appelée à devenir 
le point de départ du mouvement 



dans ce grand ensemble anglo- 
saxon. 

Peut-être également que du 
dialogue de l'homme avec l'hom- 
me lui rappellera-il que la ■■ 
sère n'est elle pas essentiellement 
cet aide-mémoire que l'humanité 
n'est pas la finalité de l'homme 
mais qu'il existe une condition 
supérieure. Dégageant du mate 
riel, le spirituel et du spirituel 
répartir et partager ses riches- 
ses, son travail, voilà peut-être 
une solution aux problèmes, * 
cet heureux malaise que cause 
ces cris des ventres vides. 

Thomas Matheson, Chantier» 



f •'•■-.• ■ 



% - r 



a 



Votez bleu, 
rotez «rouge, 




WO€ 



. . . MAIS 
VOTEZ! 



-m/*i rAcr 



Vol. XXVIII, No 11 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Le 7 mort 1960 



f 



URNES, 




i 



Ediroriol 



Le régime Ouellet 



. A la veille des élections, 11 convient de résumer et 
de porter un jugement sur l'administration Ouellet. 
Le président actuel, aux élections de l'an dernier, a 
basé sa campagne sur trois grands points: unité, acti- 
vité, représentation. . Examinons ces points l'un après 
l'autre, de façon à voir si Ouellet a su concrétiser ses 
promesses. 

1) L'INITIATION: un succès sans précédent; près 
de 500 nouveaux ont été" initiés à la vie étudiante et 
tous les étudiants de l'Université ont pu fraterniser 
dans une ambiance de saine camaraderie — une preuve : 
que Ouellet a fait de l'excellent travail. 

,2) LE CARNAVAL: encore la, le président actuel 



Elections mercredi - Lesage élu par 



acclamation - 



.:. 



Qui sortira vainqueur ? 



a su diriger une organisation des plus efficaces et le 
Carnaval de l'Université a causé l'admiration de toute 
la ville d'Ottawa, à tel point que le Conseil de la Cité 
d'Ottawa [ songe sérieusement à organiser conjointe- 
ment un Carnaval d'Hiver pour l'an prochain — une 
autre preuve que Ouellet a fart de l'excellent travail. 

3) WHACKO: pour la première fois, les étudiants 

de l'Université d'Ottawa ont présenté une * s comédie 

musicale qui a remporté un franc succès et qui a été 

. louangée par la majorité des critiques -- aussi. Ouellet 

a fait de. l'excellent travail. 






4) ECHANGE McMASTER: pour la première fois, 
l'Université d'Ottawa recevait officiellement des étu- 
diants d'une autre' Université; et soit dit 'en passant, 
cette initiative de Ouellet s'est avérée un franc succès, 
à tel point que quelques autres Universités canadiennes 
ont grandement approuvé une telle formule d'échange. 

5) EXCURSION A QUEBEC: pour une somme mi- 
nime, près d'une centaine d'étudiants ont pu être reçus 
à Québec et prendre part tant aux festivités du fa- 
meux CarnayaLdp Québec que du Festival de l'Univer- 
sité Laval — encon 
vail. 



^ Cuy Levage, étudiant eTTlrôïsîème année a Ta 

faculté des Arts est de nouveau vice-président fran- 
çais de la Fédcrâtion^JI fut proclamé vainqueur 
par acclamation paTllonald Dagenais, président 

, d'élections, lors de la mise en nomination vendredi. 

A la présidence, deux candidats se feront la 
lutte; il s'agit 'de André Ouellet et de Reggie Poulin, 
le premier étudiant en flrpit,,- l'antre en deuxième 
apnée à la Faculté de* Philosophie. Quant à* la vice- 
présid« nre anglaise^la- lutt e se ra chaude ^ntre Fred 
Cogan, Commerce IV, et RcmÎ Flaherty, Common 
t» I. Comme on peut le constater, les élections 
i960 seront vivement disputées. 

Le» élections annuelles ponr^es postes de pré- 
sident, viee-président français et vice-président an- 
glais de la Fédération, auront lieu mercredi prochain, 
entre 10 heures a.m. et 6 heures p.m. 

La Rotonde désire rappeler aux étudiants les 



m 




\ ■ 



Notre nouveau vice-président 
français, M. Guy Lesage, n'en 
n'est pas .à ses premières armes 
en politique étudiante. Il occu- 
pait cette année, le poste d e vi ce- 



encore ici, Ouellet a fait de l'excellent tra- 



._ 6) CONSTITUTION: le président actuel a réussi en 
un an ce que les autres n'ont pu luire en dix ans; 
à la suite d'un labeur patient, ardu et Soutenu, Ouellet 
a fait un. excellent travail en gagnant la confiance des 
étudiants et de l'Administration et qui a eu pour i 
séquence de nous obtenir la constitution. 

On peut voir que dans le domaine des, activités, 
Ouellet s'est avéré autant un homme de. parole que 
d'action. D'ailleurs, tous ont pu constater par eux- 
mêmes que l'organisation des activités fu t des p)us 
efficaces, uueuet sachanTlTêlitburer d'hommes com- 
pétents pour le seconder. 

En ce qui concerne l'unité étudiante, celle-ci dé- 
coule naturel lérrïent des points énumérés ci-haut. En 
effet, lorsque toutes les activités fonctionnent à la 
façon de cette année, l'esprit étudiant ne peut que 
s'amplifier et s'extérioriser; prenons en à témoin cette 
remarque d'un étudiant de l'Université McMaster qui 
a déclaré •'qu'il était très heureux d'être venu, et 
d'avoir constaté ce merveilleux esprit étudiant qui 
règne à l'Université d'Ottawa". - 

Enfin, quant à la représentation, point n'est né- 
cessaire d'Insister; en effet, Ouellet et .ses coéquipiers, 
tels les Cogan, McKinnon Flaherty et autres ont su faire 
briller le nom des étudiants de 1 Université d'Ottawa 
dans plusieurs parties du Canada. Au début d'octobre 
1959, c'était Saskatoon, au congrès de la FNEUC; en 
décembre de la même année, le congrès de la PUC, à 
Québec; en janvier de cette année, à Toronto, pour le 
cone;re>£égional de la FNEUC; partout, nos représen- 
tants ont gardé la tête des discussions, en plus de 
lettre de l'avant des propositions qui ont été approu- 
ves par les autres délégations. 

En somme, si nous faisons le bilan de l'administra- 
tion Ouellet, nous y trouvons beaucoup d'actif et très 
Peu de passif. Ouellet a su gagner la. confiance de l'Ad- 
ministration de l'Université, du Conseil de la Fédé- 
ration, ides directeurs des comités et de la masse étu- 
diante par une politique saine, honnête et droite. Il 
a su s'entourer de gens compétents pour l'aider dans 
sa tâche et sa confiance ne s'est jamais démentie. 

^ L'Equipe. 



condition* et lé mode de volation. 

1 ) Un bulletin de vole qui ne portera pas les ini- 
tiales du imitateur est nu!. 

2) LYIerteur doit présenter sa carte d'étudiant 
avant de recevoir un bulletin de vote. - 

3) les bulletins maculés, marqués ou déeliirés se- 
ront nuls. 

I ) I. "électeur doit inscrire sa croix dans l'espace 
libre qui té trouve devant le nom du candidat 
il«* hou choix* Cette croix doit être faite à l'aide 

duo OUYGH \ MINE DE PLOMB. 



président du Conseil de la Fa 
culte des Arts, poste qu'il rem- 
plit, aux dires des étudiants de 
la faculté, d'une façon plus que 
satisfaisante. Il fut aussi prési- 
dent de classe lors de ses années 
d'école secondaire. 

Guy est natif de Hull, Québec, 
et a étudié à l'Externat classique 
de cette ville, à l'école secondaire 
de -l'Université d'Ottawa ainsi 
qu'au collège Saint-Alexandre. Il 
est inscrit à la faculté des Arts 
d'où il obtiendra son baccalauréat 
général l'an prochain. 






"La - Rotonde' 
bonne chance! 



lui souhaite 



Heureuse initiotive . . . 



Un festival 



L'année 

mondiale 

des réfugiés 



C'est, cette annécr l'année mon- 
diale des réfugies. 11 reste envi- 
ron 15,000,000 de réfugiés sur les 
40,000,000 qu'on avait conté après 
la deuxième guerre mondiale. Ce 
sont des personnes dépaysés, sans 
ressources, maladives et qui ont 
besoin d'aide pour se rétablir. 

L'année mondiale des réfugiés 



U 



m 



DIT 7 an 11 mars aura lieu a 
l'Université d'Ottawa le premie. 
festival de films canadiens. Lé 
public pourra voir quelques-uns 
«1rs meilleurs métrages de l'Of- 
fice National du Film. On sait 
que l'ONF s'est déjà mérité dans 
des festivals étrangers nombre 
de prix et trophées pour la qua- 
lité de son travail. Plusieurs 
films que l'Office vient à peine 
de tourner seront montrés en 
primeur. 

Ce festival est uno initiative 
du Conseil des Arts des Etu- 
diants des universités du Cana- 
da (CAEUC), Fédération de? 
étudiants de l'Université d'Otta 
wa Les directeurs de XA EU L 
ont fait appel à l'ONF pour il- 
lustrer les aspects de la vie au 
\Xe siècle. Le thème de ce fes- 
tival est d'ailleurs "Le cinéma 
et le monde au XXc siècle" Cha- 
que soir, un aspect différent, de 
noire époque sera évoque «paf 
l'image. Du lundi au vendredi 
cinq 'thèmes se procéderont, n»M 
•La création artistique'" (lundi). 
'1#a découvertes scientifiques" 
(mardi), "Les problèmes so- 



-claux" (Mercredi), "Les rela- 
tions internationales" (jeudi), «t 
"Les visages de l'homme et du 
inonde" (vendredi) 

(.te initiative de la 'sertion 
locale de CAEUC a déjà ses- ré- 
percussions: les étudiants de La- 
val et de Montréal veulent orga- 
niser, un festival semblable. Bien 
plus, ils veulent adopter le mé 
me thème et l'illustrer par les 
mêmes films que ceux choisis par 
la section locale de CAEUC. C'est 
donc dire l'importance de ce fes 
tival qui sera inauguré lundi par 
une soirée de gala sous la pré- 
sidence d'honneur de M. Guy 
Roberge. commissaire général de 
l'ONF 

Une carte d'entrée permettra 
d'assister aux cinq représenta 
tions. Ces cartes sont présente- 
nu nt en vente sur le campus, et 
vous pouvez vous les procurer 
ehez les présidents de chaque fa- 
culté pour la modique somme 
de cinquante sous. Les projec- 
[ions aurônflieu à 8 heures tous 
les soirs, du 7 au 11 mars, à 
l'auditorium de la faculté de mé- 
decine. ' 



- r eq ui e rt tme a tt e n tion toute spé- 
ciale que donnent les Nations 
Unies, les gouvernements, les or 
çanisations volontaires et les in- 

.dividus. Pour aider à résoudre 
le problème des réfugiés, le Ca 
nada aide à solliciter des fonds 
pour eux. La part des universi-' 
tés canadiennes, c'est de sollici- 
ter des fonds pour les réfugiés 
étudiants. ^ 

Ainsi on peut conter 12,500 
étudiants réfugiés en Corée du 
Sud. Ces étudiants habitent dans 
des tentes, des caves ou des 
fiées endommagés par la guerre. 
Ils sont affamés et ont besoin 
de soins médicaux. Parmi eux, 
4,500 étudiants sont nourris de 
galettes qu'ils obtiennent au dé- 
pôt d'alimentation de l'Entr'Ai- 
de universitaire mondiale. Un 
sur cinq souffre de la tubercu 
lose. Ils ont grandement besoin 
d'aide. 

Ici, à l'Université d'Ottawa, les 
comités de l'EUM et FNEUC or- 
ganiseront conjointement une 
campagne de souscriptions pour 
venir en aide aux réfugiés: La 
campagne aura lieu du 14 au 18 
mars sous la direction de Peter 
Tanguay (EUM) et Bruce Me 
Kfnnon (FNEUC). Ceux-ci de- 
mandent la participation de tous. 






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LA ROTONDE 



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Aprèi Jet moli d'ottenre, et en morgo di élections , . . 



Nos lecteurs nous écrivent... 



Sera-Nil réélu ? 






M. Jean Carrière, 

Directeur, 

"LA ROTONDE". 

A la veille des élections sur 
notre campus, je ne puis laisser 
passer l'opportunité d'écrire quel- 
ques lignes en faveur d'André 
Ouellet, qui sollicite un second 
mandat à la présidence de la 
Fédération. 

^Depuis près de deux ans, j'ai 
éù l'occasion de travailler étroite 
ment avec Ouellet dans les affai- 
res étudiantes et je puis affirmer 
que rarement la Fédé aura telle 
la chance d'avoir un homme de 
sa trempe à sa tête. Comme tous 
ont pu le constater, la . Fédé a 
fait des pas de géant, cette année, 
sous la direction du président 
actuels la constitution est enfin 
ac ceptée , — les organisations ont 



fonctionné à merveille, l'intérêt 
des étudiants pour la chose étu- 
diante est monté en fléché, le 
nom de notre Université a rayon- 
né dans tous les congrès, conven- 
tions, réunions où André Ouellet 
et -ses coéquipiers nous ont re- 
présentés. 



Je me dois aussi de mention- 
ner que depuis un an, André et 
moi-même avons habité sous le. 
même toit et que de ce fait, je 
suis à même, plus que tout au- 
tre personne, de témoigner de 
l'immense travail qu'André a fait 
pendant ses soirées et ses fins de 
semaine. J'ai pu constater qu'il 
a sacrifié bien des veillées et 
presque toutes ses fins de semai- 
ne, ainsi que ses vacances des 
fêtes, pour s'occuper de la Fédé, 
des étudiants, des organisations, 
de la bonne marehe et de l'expan- 
sion- de la Fédération. 

En somme, en tant qu'ex-di- 
recteur de "LA ROTONDE", et 
-vice-président français sortant de 
charge et compagnon de logis 
d'André Ouellet, je puis témoi- 
gner des grandes réalisations 
d'André et inciter- -tous -tes étu- 
diants ' du campus à lui renou- 
veller leur confiance en votant 
pour lui mercredi prochain, de 
façon à laisser Ouellet -continuer 
ses réalisations. - 



Souvenir de 1789 

_. ^_ 

PARAÎTRAIT 
QU'IL EN RESTE... 

Monsieur Jean Carrière,! 
Directeur en Chef du Journal 
"La Rotonde" 



Monsieur, 

Je' désire protester vigoureu- 
sement contre le reportage pa- 
ru dans le numéro de "La Ro- 
tonde" du 22 janvier dernier 
et intitulé "La France a une 
curieuse façon de voir la dé. 
mocracie." 



Coup d'épaule pour Cogon... 



Monsieur le Directeur, 
LA ROTONDE 

Contrairement à la croyance 
générale voulant que je me pré- 

sente comme candidat au poste **£ touiesTs%uSs ^ces^ 
de vice-président de langue an- res à ce poste et qu'il représenî 
glaise, je voudrais prendre l'occa- 
sion qui m'est offerte pour vous 
informer que je n'ai aucune pré- 
tention à ce poste. 



De plus, j'aimerais vous dir. 
que je supporte entièrement 
FRED COGAN à la vice-préS 
ce anglaise. " 

Je crois sincèrement qu'il ^ 



rait le mieux le corps étudiant ri. 
cette Université. 5 

Respectivement vôtre, 
Walter Vinèr. 



■»•♦» ? 



Paul LaRoche. 






L'ancien vice-président appuje 
Flaherty . . . _ 



Le Directeur, 
La Rotonde. 

Cher Monsieur. 

Comme je quitterai l'Université 
cette année j'aimerais exprimer 
ma gratitude à tous les étudiants 
de l'Université pour m'avoir dpn- 
*nê ioeçasion de travailler pour 
eux comme président de la fa- 
culté des Arts l'an dernier -et 
cette année comme vjce-président 
anglais de la Fédération. Ce fut 
pour moi un plaisir et un privi- 
lège et, une expérience dontl^au- 
rai longtemps souvenir. • ••' 

Comme toutes les pensées sont 
tournées vers les .élections pro- 
chaines j'aimerais dire un mot en 
faveur d'un candidat à la vice- 
présidence anglaise, Red FLA- 
HERTY. Rod qui est étudiant de 
la faculté de"€ommon Law" a,. 
toujours tté actif dans les organi- 
sations étudiantes. 'Il a fait partie 
du conseil du Commerce et cette 
année fut trésorier de la Fédé 
ration. " 

À mon point de vue il n'y a pas 
de personne sur le campus qui 
doit posséder une connaissance 
plus complète des activités étu- 



diantes' que le trésorier de la 'Fé- 
dération. Il doit savoir en tout 
temps comment •-chaque "comité 
fonctïonjje et doit être prêt à 
travailler personnellement avec 
dirigeants de ces divers co- 
mités. Rod l'a fait et l'a bien 
fait. 



11. est très visible que ceux, 
de vos subordonnés qui ont 
pris l'initiative de publier cet 
article ne l'ont pas fait sans 
arrière-pensée ... et sans inté- 
rêt .. . pour accorder ainsi cré- 
dit à un tissu de mensonges. 

A. urée/.. Monsieur le Diree-* 
leur en chef, mes salutations. 
(Signé): 

le Comte D.C. de Qyimper, 
au nom de 

Son Altesse Royale le 
Prince Xavier de Bourbon, 






A propos de l'infantilisme des 
gradués, . . 






et du k 

Généralissime Weygand. 



i 



Ses activités n'ont pas été sim- 
plement confinées aux affaires 
financières. Il a joué dans la 
• intorcollégiale de football 
pour deux ans et a .représenté 
l'Université ailleurs comme de- 
nt et délégué à la conférence 
mu le* Affaires mondiales à 
l'Université McGill. Cette aiinéc, 
il a aussi dirigé la délégation de 
la FNEUC à la conférence régio- 
nale de Toronto. 



Vous 



pouvez donc constater 
que Rod possède l'expérience et 
le- qualifications nécessaires pour 
le poste de vice-président anglais. 
Il est, je le crois, le meilleur can 
aidai en lice et je demande à 
tous les étudiants de supporter 
sa candidature. 

Larry Tunney, 

vice président anglais 
sortant de charge. 






Lesage s'engage selon Sabourin 



Monsieur le Directeur, 



A l'approche des élections à la 
Fédération, votre journal a l'ha- 
bitude de donner aux candida- 
tures possibles la chance de se 
dessiner publiquement. 

Cette année, il va sans dire que 
le choix d'un prochain vice-pré- 
sident français est fortement dis- 
cuté. Et il est une candidature 
qui ne manque pas de s'affirmera 
celle de M. GUY LESAGE, étu- 
diant de troisième année des 
Arts et vice président de sa Fa- 
culté. 

Ceux qui l'ont vu évoluer au 
Consei cette année n'ont pas 
manqué de noter une ardeur par- 
ticulièrement constante, un atta- 
chement au fonctionnement des 
principales tâches qui ont échu 



aux étudiants des Arts. Homme 
complet, il a' paru manifester un 
intérêt grandissant dans les faits 
et gestes de ses confrères des 
autres facultés et à plus forte 
raison des nombreux rouages de 
la Fédération. 

Et c'est à cause de. ces qualités 
de base et de cet intérêt marqué 
qu'il a dans tout ce qui est étu- 
diant que *a classe, sa Faculté, 
ses amis de l'Université, le con- 
sidèrent comme un Candidat qui 
S'IMPOSE, s'est IMPOSE, et 
S.IMPOSERA quand il s'agira 
pour la grande famille universi- 
taire -de formuler un choix défi- 
nitif. 

Pierre Sabourin, 
prés. 3e Arts. 



♦ •♦■ 



LA ROTONDE 

Directeur * 

Comité éditorial: 

Directeur-adjoint 

Rédacteur en chef 

Chef des 1 nouvelles 
Page artistique . 
Rédacteun sportifs: 






. I 






Jean Carrière 

Michel Côté 

Michel Boaubien 

Jean-Paul Sabourin 

Gérard Gravel'le 



Pierre Lavergne, Jean Camp?au et Denis Gagnon 
Secrétaires à la rédaction. Jacqueline Dinelle et Daoi ll< Boule 

Gérant de la Publicité ... , Jean-Claude Giguère 

Autorisé coramo onvoi poitol d» second* cla»»». Minuter* d*i Po»t*«. Ottawa. 



ÇA COMMENCE DÉA 
AU COMMERCE 

Monsieur Jean Carrière. 
Directeur de "La Rotonde" 

Monsieur, 

,. Partout, dans les corridors et 
dans la cantine, il y a des -dis- 
cussions: ça murmure, ça chu- 
chote, on voit bien que les élec- 
tions approchent. 

Aux Arts on en parle, la fédé- 
ration a déterminé la date des 
nominations: mais en Commerce 
on parte aussi d'élections; et on 
parle fort car on se demande qui 
pourra continuer le beau travail 
que Monsieur Proulx a si bien- 
accompli. Certes plusieurs se 
sentent appelés mais il n'y aura 
qu'un .seul du. Je dois admettre 
volontiers que j'envisage, la pos- 
sibilité d'entrer dans, les rangs. 
Mais ce que je ne comprend pas 
c'est qu'il y en .a (sans blesser 
personne) qui tentent leur chan 
ce et qui ne sont nullement qua- 
lifiés pour ce poste. Je voudrais 
faire voir ici que le poste de Pré- 
sident n'est pas )« "poste de celui 
i)iii veut essayer, quelqu'un qui a 
dé la ♦"gueule", mais de quelqu'un" 
qui veut essayer, quelqu'un qui a 
capable de remplir ses fonctions 
et de les bien remplir. Pour cela 
il faut de l'expérience et de l'ini- 
tiative. 

Certains de ces Messieurs n'ont 
jamais assisté à une assemblée du 
conseil , n'ont jamais su remplir 
ces postes. qu'on leur avait délé- 
qués et c'est ceux-là même qui 
veulent qu'on les reconnaisse 
comme chefs. 

On. ne fait pas de merveilles 
du jour au lendemain, pas plus 
en Commerce. C'est "d'année en 
année avec l'expérience et l'ou- 
vrage que l'on parvient à un suc- 
cès. 

En finissant je voudrais laisser 
un mot de prudence pour vous, 



Ottawa, le 29 février 1960. 
Au Directeur du journal 

La Rotonde ,— __ . 

Université d'Ottawa 
Ottawa. - ? ; 

Monsieur le Directeur, 

Le besoin d'être uni en un 
corps social bien organisé ne se- 
fait pas sentir chez tous avec Ja 
même urgence. Un groupe d'étu- 
diants gradués a pu le constater 
récemment. Au cours des mois 
de décembre et de janvier derv 
niers quelques gradués en scien- 
ces sociales et aux cours supé- 
rieurs de la faculté des Arts, se 
réunissaient pour discuter de la 
possibilité d'unir en association 
les étudiants gradués de l'Uni- 
versité qui ne sont pas considé- 
rés comme faisant partie de la 
Fédération. 

six ou -sept étudiants cro- 
yaient qu'il serait normal que 
les gradués, de notre, université 
so%nt groupés en une associa- 
lion distincte tout comme le sont 1 
nos confrères des autres univer- 
sités. A cette fin ils ont élaboré 
un' plan de constitution qu'ils 
ont soumis à l'étude de leurs 
confrères lors d'une réunion plé 
niere. le 3 février. 

Bien que chacun des étudiants 
(ou presque) ait reçu une con- 
vocation officielle, moins de la 
moitié se sont rendus ce soir-là. 
Une .assistance inférieure à 50'; 
rendait donc_hnpossjbJflIa mise 



au vote de quelque décision çue 
ce fût. En plus, parmi les mem- 
bres présenter- certains s e su m 
appliqués à démolir le travail 
déjà fait sans même avoir voulu 
l'étudier. Cette attitude a démon— i 
tré que, même chez les universi- 
taires, le sens social pqut par- 
fois être assez primaire^ (jxj&r 
ne pas dire primitif). 

Trop souvent on ne recherche 
que des intérêts personnels im- 
médiats oubliant que, 'grâce i 
un effort collectif et à un peu 
de bonne volonté, plusieurs gé-^ 
nérations d'étudiants pourraient 
jouit — cLun — s t a tut -social piw- 
clairement déterminé et mieux" 
reconnu au sein de l'Université 
et même à l'extérieur. On devrait 
se convaincre qu'une telle asso- 
ciation serait, à la longue, au 
plus grand avantage non seule 
ment des étudiants, mais aussi 
de l'Université en tant qu'insti- 
tution. " _ 

Je tiens donc à rappeler à tous 
mes confrères gradués que nous 
sommes à l'Université pour ap- 
prendre, non seulement les 
grandes théories de notre spé 
cialisation, mais aussi pour ap- 
prendre à vivre en société d'une 
manière sociable et non en indi- 
vidus juxtaposés cohabitant pa 
cifiquement et indifféremment. 

Louis Georges Gervais 
S.- Soc. Grad II 






Le silence est d'or . . . 



Le Silence 

I.;i plut belle chose du monde. 
La trahison la plus vile Com- 
me la langue d'ailleurs qui tan 
tôt détruit, tantôt édifie. Le si- 
lence a enchanté les poètes, in- 
quiété les savants, ou armé les 
tyrans. Se taire et tout voir. Tout 
voir et se taire. Le silence est 
d'or. Dans ces trois phrases il 
y a du. grandiose et du criminel. 

, Le savant, le philosophe ou le 
poète ont un puissant besoin de 
silence. C'est, le parfum, l'encens 
qui les transforme qui leur con- 
fère la force de, créer, fis se re- 
tirent dans le silence, s'en im- 
prègnent, s'en enivrent. Le silen- 
ce fait le vide autour d'eux ei les 
laisse solitaire en face de leur, 
oeuvre. Le silence est le mur qui ' opacte. 
les -protège aft moment le plus 
vulnérable de leur vie, celui de 
la création artistique, philosophi- 
que ou scientifique. Les influ- 
ences extérieures leur sont alors 
inutiles. La pureté du silence 
leur est indispensable. Ainsi le 
silence est un instrument de cré- 
ation. 



résultat, car où. le silence encens 
permet de créer, le silence vis- 
queux détériore tout. 

Le lieu commun à tout faire 
"L e S ilence est d'Or" est la de- 
vise de beaucoup de journaux 
qui se faufile loin de leur de- 
voir. Silence sur ceci, silence à 
cause de cela, le silence des en- 
terrements pompeux qui déco- 
re la p utritude et IuLjend hom- 
mage. Se taire, ne pas se pro- 
noncer, éviter de chagriner ou de 
provoquer, laisser faire, on ver 
ra bien après, toutes ses exprr> 
sions sont des appendices à l'im- 
moralité du silence. Elles posent, 
pleines d'elle mêmes, cuites éM 
l»ur jus sans saveur. Mais tou- 
jours c'est le silence difficile a 
percer, compliqué à analyser et 



les anciens et surtout pour vous" 



Tout voir et se taire. Cette dé 
testablc habitude des profiteurs 
et des gluants. Ceux qui sont 
doués d'un sens méticuleux de la 
perception et qui le garde dans 
le noir de ra crasse, dans la crain- 
te de leur coeur ou dans l'in- 
conscience entretenue.de leurs 
illusions. Les organisations mou* 



les nouveaux. Ne vous laissez pas 
influencer par ces petits caucus 
Bl par ces défonceurs de portes 
ouvertes Les affaires du com- 
merce sont vos affaires et soyez 1 
scrupuleux dans votre choix. 

» Ronald Bradette. 



[ ^rantes en sont pleines. Les pa- 



rasites les sucent, jusqu'à la pâ- 
leur; les craintifs les écrasent 
dé leur inactivité; les rampants 
les enveloppent de matière vis- 
queuse et les étouffent. Et cela 
se fait dans le silence, un silence 
d'inconscience- et dé mort, qui 
ressemble au silence de la créa- 
tion. Il n'en diffère que par le 



Souvent ce silence existe au 
milieu d'un tintamarre, nicis 
pdur celui qui surveille, le silen- 
ce est là qui recouvre quelque 
chose, qui empêche de voir si 
c'est du bon ou du mauvais. 11 
faut arracher ce silence, le dé- 
chirer pour mettre à nu la vé- 
rité*" qu'il recouvre. Il faut sa- 
voir ce que cache le silence, car 
ce peut être une vipère engour- 
die qui se révéiHe en sécurilé 
Le silence ne doit pas servir de 
couverture au venimeux. 

Le silence du repos, le silence 
du respect, le silence ô^.'Jj 
inour; ils existent eux aussi. D 
Kr nc faut pas confondre les silen- 
ces. L'homme perce les silences 
*et regarde. Alors il se retire dou- 
cement pour ne rien déranger. 
■JEU il brise fout et saccage Ç e 
mur protecteur. Le silence est Je 
temple du beau <4 le repaire de 
la racaille. Aussi faut il connaî- 
tre les silences. 

Jean-Paul Sabourin 



1960 



j-A RQTONDI 



POEOBBEC^^ i^éveiLde. étudient. 

2.uot de *teu£ \ 



H— 3 



tout te édeit? 



por Jean-Paul SABOURIN 
(Arts II) 









•- ," "i. 



(par Povao Moetovac) 



"Dans le bail d'honneur du 
Centre Social de l'Université, la 
Société artistique des étudiants 
de la montagne nous fait voir 
qaelques très beaux spécimens de 
sculpture africaines . . . " Françoi- 
se de Repentigny, Le Devoir (20 
février 60). 

"Une foule d'environ trois 
cent spectateurs applaudissait le 
spectacle présenté au Grand Sa- 
lon du Centre Social par...". 
Vvori Cassrvi, Quartier Latin (16 
, février 60). 

C'est à une exposition de ces 
travaux des étudiants de l'Ecole 
- ■ d'architecture que je convie tous 
les étudiants de Montréal au 
Grand Salon du Centre Social. 
André Biais, Quartier Latin (6 
février 60). L 

"Soirée de la St Valentin, sa- 
medi le 13 février au 5éme éta- 
ge du Centre Social ..." annon- 
ce dans le Quartier Latin du 9 
février 60. 

Voici quatre textes que nous 
allons examiner ensemble. No- 
tons d'abord la répétition de l'ex- 
pression "Centre Social". Malgré 
l'épithète qui l'accompagne, il 
semble qu'on fait bon usage de 
l'endroit. Sculpture, spectacle, ex- 
position et danse, toutes des cho- 
se qui Intéressent les étudiants. 
On parle même d'un 5eme étage. 
Mais il doit être gigantesque ce 
Centre Social. Et tout cela pour 
des étudiants. Il n'y a pas de 
quoi, les montréalais font les 
choses en grand. 

Mais nous dignes étudiants de 
la capitale n'avons pas un tel en- 
droit pour nous réunir pour des 
expositions pour des danses ou 
pour des spectacles. Probable- 
ment qu'un Jour un Centre So- 
cial sera construit., Alors seule- 



ment un esprit (Tentre-aide et de 
coopération surgira parmi les 
étrangers que nous sommes les 
uns pour les autres. N'empêche 
que les Carabins de Montréal se 
la coulent douce avec leur Cen- 
tre Social....' 



' — • * » ■ r-. . 

Il y a quelques mois, le direc- 
teur de 1 Institut de Science Eco- 
nomique Appliquée de Paris, Me 
François Perraux, dbnnait des 
conférences à Ottawa, à Toronto 
à * ""yvewité Laval et à l'Uni ver- 
site de Montréal. A la suite de 

-■ e i conférences i." ne entente est 
survenue entre HEC'éTTaris. Des 
économistes canadiens collabore- 
ront avec l'Institut de Montréal 
pour rédiger des travaux qui se- 
ront publiés en France et que 
1 Institut de Paris financera et 
diffusera. 

Nous ne pouvons qu'applaudir 
à une telle initiative. L'Institut 
de Paris est un des plus im- 
portants centres de recherche 
d'Europe. Pour le Canada, ce ne 
peut être qu'avantageux. Les éco- 
nomistes du Canada verront leurs 
travaux prendre de l'importance 
des deux côtés de l'Atlantique. Et 
puis le Canada deviendra plus 
connu. Le commerce s'intensifiera 
parce qu'on connaîtra nos possi- 
bilités matérielles et notre psy- 
chologie commerciale. Et puis il 
ne faut pas se gêner pour le dire. 
Les Canadiens français bénéficie- 
ront d'un coup do pouce, ce qui 
n'est que juste. 

J. P. S. 



Les différents documents, té- 
moignages et articles que j'ai 
reçus dernièrement au sujet de 
La position qu'ont prise les étu- 
diants Croates en Yougoslavie, 
i interview avec une personne 
qui fut sur place au moment où 
débutaient tous, ces événements- 
tout cela m'a poussé à dévoiler 
a la face du monde étudiant la 
venté qui se cache derrière les 
barbelés. 

. . Ce <-i d'un côté pour cacher mon 
dégoût aux personnes qui sympa- 
thisent avec ce genre de régime 
ensuite pqur réveiller les tiédeurs 
de leur torpeur bourgeoise, qui, 
parce que sans idéal, s'imaginent 
qu il n'en existe pas ailleurs, d'au- 
tre part, je voudrais qu'une pri- 
se do conscience se fasse, parce 
que des événements semblables 
ne peuvent pas nous laisser indif- 
férents, et c'est justement parce 
qu'ils sont loin de nous qu'ils 
devraient nous être encore plus 
près. Ici nous discutons de liber- 
té de presse, on prononce des 
grands discours, on écrit de 
beaux articles, etc. . . là bas, c'est 
la lutte ouverte pour des princi- 
pes de base. . . on' n\ a même 
pas le droit de discuter de liber- 
té. . . 



des étudiants, fut prohibée com- 
me étant sub/ersive. Les étu- 
diants de Zagreb ont eu marre 
quand au courant de cette même 
année ajournai de leur Univer- 
sité fut condamné et que l'équipe 
qui le composait jfut expulsée de 
l'Université, bien plus, certains 
membres furent conduits en Cour 
et écroués, tout cela pour avoir 
osé insinuer qu'il y avait des la- 
cunes dans le régime. Ils étaient 
dégoûtés de voir que certains pro- 
fesseurs les forçaient d'adhérer 
au parti, surtout le professeur 
Varasevic, au titre officiel de: se- 
crétaire de l'actif des professeurs 
communistes, qui a d'ailleurs 
réussi à se faire brillamment re- 
marquer dans ce genre d'opéra-, 
tions. ' 






L'Université croate, de Zagreb 
comptant quelque vingt mille 
étudiants gradués, un des plus 
grands centres culturels de You- 
goslavie, devait, être aussi le cen- 
tre et le commencement a^e la 
vague, trop longtemps retenue, 
de mécontentement, qui devait 
brusquement se répandre de par 
toute la Croatie. Les étudiants en 
avaient marre. , . Ils avaient mar- 
re des conditions de vie déplora- 
bles qui ne leur permettaient 
que très rarement de joindre les 
deux bouts. (Je développerai ce- 
ci plus loin.) Ils ont eu marre 
quand en 1058, la revue littéraire 
et artistique la seule non atta- 
chée au parti, revue éditée par 



Us -ont eu marre de voir que 
le régime prescrivait ce qu'ils 
pouvaient et devaient lire. Un 
hebdomadaire rapporte (The 
Mormng Star) dans son numéro 
du 1er janvier 1960 que toutes 
les bibliothèques des différentes 
villes doivent .se conformer à 
1 ordre du ministère de l'Educa- 
tion quant à la littérature qui 
doit être fournis aux étudiants 
Ainsi, il est prévu pour les jeu- 
nes de douze à seize ans de lire: 
"La Fosse" (poème genre histoi- 
re de terreur sur les "criminels" 
de geurre croates et ustachis), 
'La fiévolte paysanne" (roman 
dans lequel on s'efforce de prou- 
_Yer r ._que le . cheL.de la rébellion 
était communiste, surtout quand 
on sait que cette révolte a eu lieu 
au seizième siècle), d'autres vo- 
lumes encore comme "Les Contes 
des petits Partisans" (fantaisies 
sur des soi-disants enfants qui ont 
pris part dans la "lutte de la libé- 
ration du peuple"), etc. . . La lec- 
ture est ainsi précisée pour tous 
les âges. ,. 

Les étudiants de Zagreb ont fi- 
nalement marre du communisme, 
des promesses du parti, du travail 



volontaire obligatoire à la cono- 
truction des routes et ponts, à 
la construction des édifices gou- 
vernementaux alors qu'eux n'ont 
pas d'endroit peur se loger, ils 
ont marre de travailler gratuite- 
ment pendant leurs vacances 
pour un régime qui les désillu- 
sionne chaque année davantage 
et, ce qui devait arriver est ar- 
rivé le 11 mal 1959. Après avoir 
envoyé plusieurs pétitions au co- 
mité du peuple pour la ville (La 
mairie), pétitions restées d'ail- 
leurs sans écho, le fameux 11 
mai les troubles deviennent pins 
grands. 

L'accrochage prend forme dans 
une cantine pour étudiants nou- 
vellement ouverte, laquelle est 
sous le contrôle de l'Université 
ainsi que des autorités locales,, et 
sous la gérance habituelle des 
membres du parti communiste. 
Ce jour-là, comme d'habitude, la 
nourriture fut déplorable, la si- 
tuation ne^ pouvant pas tenir les 
étudiants; forment un comité et 
l'envoient au maire de Zagreb 
l'invitant* à venir lui-même sur 
place et se rendre compte de 
ce qui en est. Le maire Veces- 
lav Holjevac refuse et les ren- 
voif. L'incident "avait mis le feu 
aux poudres. De colère, les étu- 
diants ont saccagé la cantine, dé- 
truit les portraits de Tito et d'au- 
tres grands chefs du parti, ensui- 
te, ils sont sortis sur la rue et 
se sont dirigés vers le centre de 
la ville. A chaque coin de rue 
la troupe augmentait et bientôt 
ils étaient trois mille. Pour ne 
pas éveUIer les soupçons, ils 
criaient: "Vive Tito", "Vive Ba- 
karie". . Mais bientôt ils chan- 
gèrent et on entendit: "Nous vou- 
lons du pain", "A bas les vo- 
leurs", "Nous en avons assez de 
la famine". L'émeUte allait gran- 
dissant. Arrivés à la place du 
théâtre, un fort cordon de police 
les attendait, et ce fut la bagarre 
ouverte, la police n'étant pas ca- 
pable de les disperser. C'est alors 
qu'on entendit la note purement 
anticommuniste et nationaliste 
comme "Longue vie à la Croatie 
libre", "A bas la UDBA" (police 
secrète yougoslave dont je par- 
lerai plus loin.) 

(Suite à la page 5) 






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••.de, 

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notes volèrent... 



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(por Domitol Crescendo) 



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Joui» drconiionco, vous pouvoi U 
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"MoHMMt' o|utté. I. tout è dot 
P'l« tri. rabonnablM. 



Ix^cUaXaJLûîC. 

139y 2 rue Sparks 

Ottawa 

CE 2-3545 



Les "Flying Notes" sont deve- 
nus l'un des orchestres les plus 
populaires d'Ottawa. Ils ont char- 
mé plus, d'une oreille de leur 
musique légère et de leur imita- 
tion de Billy Vaughn. Mais les 
succès qu'ils connaissent aujour- 
d'hui ne sont pas dûs à un mai- 
gre effort; plutôt à plusieurs an- 
nées de labeur. 

Ils commençaient il y a trois 
ans déjà avec un nuatuor très 
* amateur — comme on se rappek 
le- — mais plein d'entrain et de 
rythme. Yves Hurtubise à la gui- 
tare, Guy Marcoux au piano, Guy 
Desmarais, accordéoniste, et Jean 
Carrière à la batterie. Il faut 
mentionner ici les Jean Bruyère, 
Jim Monette, Pierre Salvail, Hen- 
ri Cantin (gérant), collaborateurs 
de tout instant. 

Les engagements étaient plu- 
tôt rares, mais on se rappelle 
, avoir dansé au son enchanteur de 
ce jeune orchestre au Koronet 
Inn, et à quelques danses ici et 
là. 

L'an dernier, l'ensemble diri- 
gé par Guy. Desmarais, trouvait 
dans la personne d'Yvan Pilon, 
un saxophoniste déjà très appré 
cié dans la région de Saint-Jé- 
. rôme. Par ses trilles acrobati- 
" ques et • n aptitude pour le jaz/. 
il apportait aii -groupe un élément 
précieux. 

En septembre dernier, l'addi- 
tion de deux musiciens permet- 
tait à l'orchestre de faire le 
grand saut. Aimé Bastien, par 
son doigté unique, tire de sa gui- 
tare les accords les plus mélo- - 
dieux et les solos les plus. re- 
cherchés. John Laidlaw, origi- 
naire de la Nouvelle-Ecosse, pivo- 
te entre piano et saxophone, et 
apporte à l'ensemble son sens de 
l'harmonie. 

Deux joueurs de batterie, An- 
dré Guertin et Jean Carrière, al- 
ternent pour rendre un rythme 
plus varié. 

Et les "Flying Notes" s'amélio- 
rent. Une semaine, deux semai- 
nes, trois . . . voici la chance qui 



rî!2t 




;Ù^*% f 



De gauche à droite: Yves Hurtubise, guitariste; Yvan Pilon .saxophoniste; John Laidlaw, saxo- 
phoniste; Jos Bastien, guitariste. En arrière, debout: Jean" Carrière, batterie; Guy Desmarais, accor- 
déoniste. ^* s, ..- . 



leur sourit. Lors d'un specta- 
cle à l'Ecole technique d'Ottawa, 
le gérant du Manoir Papineau 
prends note de leur*. valeur .et 
les engage trois soirs par se- 
maine. 

' Les contrats s'accumulent . . . 
à l'hôtel d'Eastview, au Centre 
récréatif, au Chaperon Rouge de 
Blue r Sea Lake.Thôtel- Ritz de 
Huit, le manège militaire de Hull, 
le Lakeside Gardens, le Colisée, 
etc. Un chanteur d'Ottawa les de- 



mande pour tourner un disque 
qui vïenT d'être accepté par une 
compagnie de Montréal; à l'Uni- 
.versité, les étudiants et étudian- 
tes les encouragent par leurs ap- 
plaudissements partout où ils 
jouent. 

Un fox-trot, une rhumba, une 



Yves Hurtubise se distingue à 
la guitare par la régularité de 
son rythme . . . Guy Desmarais, 
avec ses accords de fond, ajoute 
au tout un effet sonore des plus 
colorés. 

A nos "Flying Notes", la Ro- 
tonde souhaite bonne chance et l 
que les notes continuent à 



samba un tango, un %beegieV~ voler î 
un cha-cha-efia^un bon jazz, en- N .D.L.R. - On peut se* mettre 
fin ue répertoire aussi varié que en communication avec Guy 
bien interprété. Desmara4s-t!n signalant CE 3-1044. 



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En morg« dot éUctioni 



LA ROTONDE 



Ll 7 mort 19 An 



ta r7 mort 1**0 



VETILLES 



ENQUETE 



"Mais^où sont les neiges d'antan?" 
Ce vers de Villon amène Iné- 
luctablement Vêtus à penser à la 
Ligue Villeneuve. Que de cho- 
ses dans cette galère étaient ré- 
duites cette année à l'état de sou- 
venirs: deux universités, les spec- 



Afln de rendre l'élection 
plus vivante, La Rotonde a 
décidé de faire une enquête 
auprès des présidents de fa- 
cultés et des membres du 
Conseil exécutif de la Fédé- 
ration. Deux candidats bri- 
gueraient les suffrages, à ce 
qu'on entend à travers les 

branches. Il s'agit de M. 
André Ôuellet, président ac- 
tuel de la Fédération, et M. 
Reggie Poulin, président de 
la Faculté de Philosophie. 



Nous avons posé quatre 
questions à ces. messieurs: 

1) Appuyez- vous l'un ou 
l'autre des deux candidats à 
la présidence de la Fédéra- 
tion ? _,. 

2) Pourquoi ? 

3) Que pensez- yous, en 
tant que membre au Con- 
seil pouf l'année 1959-60, de 
l'Administration Ouellet? 

4) Avez- vous des objec- 
tions au principe de réélec- 
tion aux posées de comman- 
de des unions étudiantes ? 



somme de cinq dollars ($5) w 
dernière brochure, intitulée 
Cinquante-trois manière de réo* 
sir aux examens sans étudier, et 
pour la très modique somme de 
dix dollars ($10), le Nécessaire 
du parfait copieur, contenant 



tateurs et même l'antique et so- trois épingles où sont gravées 

lennel trophée, sans parler de les tables de multiplication. Au- 

deux débattants perdus dans cun remboursement ne sera ac- 

l'immensité blanche et gluante de cordé, 

l'hiver canadien! >>. _. : ... 

\ . Mais en voila assez sur ce tu- 

Que voulez-vous, tout 4tre en - jet. Bien que ses intentions soient 

acte doit, fatalement éprouver un pures et philanthropiques, Vetua 

jour une extinction de son dyna- ne voudrait pas' que des mauvai- 

^misme existentiel*: c'est la loi ses langues puissent lui imputer 

du cosmos. L'art de l'engueulade des tendances mercantilistes. 

Pour dissiper cette malencontreu- 
se impression, Vêtus a décidé de 






Faculté des Sciences 
Jean- Claude LAFRANCE 



J'appuie André 



4) Aucune 
principe de 



objection au 
là réélection, 



.^S i 



y 



1) Oui, 
Ouellet. _ ; Y" 

2) Parce qu'à mon sens, il 
a fait du -bon travail cette 
année. 

3) J'ai été très satisfait dé 
mon année avec André par- 
ce que les assemblées étaient 
bien conduites, et enfin, on 
avait de l'ordre dans l'agen- 
da. 

4) Tout dépend de l'hom- 
qttf si présente. Dans le 

cas présent, Je croîs que c'est 
préférable. 

Faculté des Arts 



Une réélection permet d'a- 
chever une tâche déjà en- 
treprise. . -», 



Suzanne Dumontier : 
Se. domestiques 

1) Probablement. 

2) André Ouellet a fait un 
travail formidable. 



3) Le président actuel a 
beaucoup accompli. 

4) 'Oui, si il a pu_ faire- un 
bon travail, il possède l'ex- tution a fait un grand pas. 
périence requise. et Je n'ai pas de raison 

Réginald Poulto: dêtre mécontent. 



4) Je suis en faveur^ de la 
réélection car il y a un 
avantage; le président qui 
se représente a plus d'expé- 
pence et peut voir ses 
éviter. 



erreurs, donc 

Pierre -Paul Proulx: 
Commerce 

i i) J'appuis- André Ouellet 

2) Pour assurer la conti- 
nuité, et parce qu'il s'est 
bien tiré "d'affaire. 

3> A mon avis la consti-- 



publique se perd, il appartient 
déjà ou passé, comme Elvis Pres- 
ley, . les cigarettes à 33 cents ,et 
la prochaine fusée américaine... 
Tout passe même Vêtus (avec 
53%). 

Mais cela n'est pas la seule 
chose qui rende Vêtus songeur 
cette semaine. En regardant son 
calendrier, il s'est, aperçu qu'il 
n'a plus que deux mois pour or- 
ganiser son commerce annuel de 
questionnaires "d*examens. Tou- 
tefois, fort de sa longue expé- 



prouver à ces détracteurs igno- 
bles qu'il n'est en réalité qu'un 
doux et tendre poète. Il prépare 
donc actuellement un poème en 
trois chants sur l'éphémère barbe 
de l'éminentissime président de 
la FEUO. Envoyez dès aujoud'hui 
quatre dollars ($4) par la poste 
(pas de timbre, s.v.p.), et vous 
recevrez des timbres-primes en 
plus de votre exemplaire auto- 
graphie. - . . 



jjènce, il peut assurer ses clients 
réguliers que tout sera prêt à 
temps et que ses vendeurs passe- 
ront le voir avant la fin du mois 
de mars. 

Vêtus annonce aussi que, cette 
année, ceux qui n'ont pas les 
moyens de payer le prix exhorbi- 
tant des questionnaires pourront 
se. procurer, pour la modique 



* Pour le mot de la fin Vetui 
cite encore une fois l'inégalable 
Li-Ki-San-.Fou: "Ceux qui ne peu- 
vent se brosser les dents après 
chaque repas ont mauvaise ba- 
leine!" (Introduction i une étu- 
de scatologique de la poésie chi- 
noise du X' siècle, p. 792). 



* Toute chose a une fi n (N.d.l.B .) 



-^ 



Si le chapeau nous fait . . . 



Jean-Claude Roy 

1) Oui, André Ouellet. 

2) J'appuie André parce 
qu'il a prouvé sa compétence 
cette année tandis que dans 
le cas de Poulin, c'est enco- 
re à prouver. De plus, ce 
dernier a fait un fiasco lors 
de l'Initiation* en sa qualité 
de directeur des activités so* 
claies. 

3) André a fait un travail 
magnifique cette année. Il 
est toujours de bonne hu- 
meur et il à toujours vu à 
ce que nous soylons bien 
servis. 

4) Oui, car l'expérience 
qu'un président acquiert 
pendant une année peut lui 
servir lors de son deuxième 
mandat. En ce qui concer- 
né André, je dois souligner 
le fait qu'il a entretenu, et 
entretiendra de bonnes re- 
lations avec les autoritéà.! — 
"homme àteP 



Marc Régnier: 
Se. Politiques 



Philosophie 

■ 1) - Je ■ me - présente moi- 
même. 

2) Je vous répondrai aux 
autres questions en temps 
et lieux. 



4) Je suis en faveur de la 
réélection dans le cas pré- 
sent du moins. 

M. George Proulx, 



Pierre Lavergne: 
Education physique 

1) Oui. 



Secrétaire de la Fédération. 

1) Oui, André Ouellet. 



2) Pour la simple raison 
que Ouellet a «bien fait les 
choses cette année et je suis 
certain qu'il peut continuer. 

3) La façon qu'on à dirigé 
la fédé cette année a été 
plus démocratique que les 
années précédentes. ^On a 
demandé la participation de 
plus d'étudiants. 

4) Dans le cas actuel, oui. 
Le président actuel com- 
prend la situation claire- 
ment et i} pourra complé- 
ter son travail. 



Pierre Joanisse: 
Droi Civil 



sur 



1) OUI. 

2) Parce qu'il faut un bon 
homme à la- fédé, et que 
c'est un devoir pour tout 
étudiant de la faire. % 

3) André Ouellet „ a fran- 
'chl une étape Importante 

dans le rétablissement du 
fonctionnement des affaires 
étudiantes. U a établi un 
équilibre qui a déjà été brisé. 



2) Il a de l'expérience. Je 
crois sincèrement qu'il saura 
remplir la tâche avec plus 
d'efficacité. 

3) D'ailleurs, il est très fa- 
cile de collaborer avec lui. Il 
accomplit un excellent tra- 
vail. 

4) Je n'ai aucune objec- 
tion en principe surtout dans 

lç~ cas présent. 

.* y ~ * i ■ . « 

Rod Flaherty 

Trésorier de la Fédération 

1) Pas directement. 

2) Parce que je me présen- 
te mol-même au poste Me 
vice-président anglais. 

3) Cela a été un dévelop»- 
pement sans précédent pour 
la* fédération. Cela est dû à 
la maturité dont Ouellet a 
fait preuve. 

4) Je n'ai auenue objec- 
tion à ce que OuelletT'soit 



Dans un rapport sur la librai- 
rie universitaire de TORONTO, 
Mike Shermand prétend, que la 
librairie <st d'une inefficacité to- 
tale. U a affirmé que la librairie 
est bourrée de vieilleries et de 
livres de recettes. Le rapport 
opine qu'une librairie universi- 
taire devrait offrir an choix varié 
de tous les manuels au plus bas 
prix possible. U semble que ce 
ne soit pas le cas pour la librai- 
rie. 

On cite en exemple une autre 
librairie de la ville qui accorde 
aux étudiants un escompte de 
10*7 , alors que rien de tel n'exis- 
te à la librairie universitaire. En 
janvier dernier, un étudiant au- 
rait vu le prix d'un manuel grim- 



per de $5.25 à $6.30 dans l'espace 
d'un mois. En février, le mène 
manuel se vendait de nouveau 
$5.25, les étudiants l'ayant tout 
acheté au gros prix, puisque leur 
cours l'exigeait comme par ha- 
sard à ce moment-là. 

On a aussi attaqué la lenteur 
du service de distribution de h 
librairie. Un étudiant aurait de- 
mandé un livre en octobre et 
viendrait tout juste de le recevoir. 
On se plaint aussi du prix des 
cahiers de laboratoire -'qui coû- 
tent $1.90. 

Un étudiant a suggéré qu'on 
nationalise la librairie et qu'elle 
soit administrée par les étudiants. 
Selon ce dernier, c'est de l'ex- 
ploitation pure et simple. 



Percy Sedan 

(Art dent, If8) déclare: 



1) J'appuis Ouellet 
toute la ligne. 

.2) Il a fait une chose ex- 
traordinaire. Il a continué 
ce que Grenier et Prudhom- 
me ont commencé. 

3) C'est l'année à l'univer- .réélu de nouveau 
site où il y a eu plus de par- 
ticipation de la part des étu- 
diants. L'année fut une 
réussite sans équivalent, 
surtout si on considère la 
politique de diplomatie à 
l'endroit de l'administration. 



Robert Little 

Président de la Faculté de 



Médecine. 

1) Oui, André Ouellet. 








\ 



3. 



<& 





QptAH 
t<»*MAM 




ik,S 




— T'aimerais ça décrocher un 90% dans cet examen? 



2) C'est un candidat pos- 
sédant toutes les qualités re- 
quises, à mon avis. 

3) Il a accompli un excel- 
lent ..travail surtout dans le 
cas de la constitution. 

4) Je n'ai aucune objec- 
tion au principe de réélec- 
tion^ 

Tom Swabey 

Président "Common Law" 

--iy-Oui, André Ouellet. 

5) Parce que Je crois que 
l'expérience est la meilleure 
maîtresse. * 

3) La meilleure année 
qu'on ait encore vue. 

4) La réélection est unfc- 
bonne chose dans le cas pré- 
sent. > 



J'extrais plus de plaisir de la vie en 
gardant mes finances en bon ordre avec 
mon compte de chèques personnel à . . . Wlfl 

Banque de Montréal 

*£<t 7>%6#uine Scutquc <uc {Canada, 
jkoun. Ce* èùidùuitA 



commencer tôt à déposer est le premier pas vers le Juccèl '- 
— — — i ilttit 

SUCCURSALES À OTTAWA / 

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294, rue Bank 88, rue Rideau 

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Succursale de City View, 1491 Chemin Merivale 



SPORTIVES 



La saison 
du hockey 

La fièvre du hockey continue 
au Minto. Les quatre premières 
équipes, soit: Ed. Phys., Science, 
COMMERCE et les ARTS sont à 
peu près assurés de jouer dans 
les éliminatoires, mais, les posi- 
tions de ces quatre équipes se- 
ront détermines seulement à la 
fin de la cédule régulière. En 
efeft, seulement six points peu- 
vent serrer la première posi- 
tion de la quatrième, et il reste 
cinq parties à jouer pour chaque 
équipe. 

La semaine dernière, les Arts 
ont magistralement déclassé le 
Droit. 13-1. Pierre Guilebault, 
Maurice Cbarlebbis et Yvon Mar- 
childon ont comptés chacun trois 
buts pour les gagnants tandis que 
-t~€r:-M* r t îL a év it é l e b la nchi s- 
sage pour les avocats.. Dans l'au- 
tre partie. Science a défait l'équi- 
pe de Médecine 7-2. En fin de 
semaine Roger Cormier a obtenu 
son premier blanchissage de la 
saison au dépends des Arts, alors 
qui Soi. Fol. l'a emportée 3-0. Le 
lendemain, soit samedi, Jacques 
Lavigne, avec quatre buts et trois 
itsites, a mené Commerce à une 
victoire d e 8-2 sur Médecine. 
Dans l'autre partie, Science a 
triomphé de Philo au même 
compte de 8 2. Dans les parties 
de dimanche, Ed. Phqs. Ta em- 
porté sur Se. Pol. 5-a L'excel- 
lent joueur-instructeur Rod Lan» 
Kevin a otbenu deux buts et re- 
cuite deux passes dans cette vie 
taire. Dans l'autre partie, Méde- 
cine l'emporta sur Philo. 6-3. 

Len Fuller semble bien s'être 
étante du championnat des comp- 
teurs, il a présentement 13 points 
de plus que son plus proche rival, 
Laviqne du Commerce. Fuller 
mène aussi dans les francs buts 
avec 41 tandis que son co-équi- 
l>ier Aubin a le plus d'assistances 
soit 31. 

Les éliminatoires promettent 
beaucoup d'ateion et ceux qui 
assisteront ne seront pas déçus. 

Dennls Gagnon. 



VICTOIRE 

Vendredi le 26 février 1960 se 
gravera ^lans la mémoire de plu 
sieurs comme étant l'événement 
' sportif de l'année dans le cercle 
étudiant de l'Université d'Otta 
wa En effet les Carabins rempor- 
taient leur première victoire en 
deux ans au ballon-panier inter 
collégial. Ils se sont assuré les 
honneurs de la soirée au dépens 
du collège de Loyola par le poin 
tage de 64 à 55. 

Tous les joueurs ont bataillé 
fermement pendant la rencontre 
et pour une fois leurs efforts ont 
été couronnés de succès 

Après avoir favorisé une défen- 
sive d'homme à homme au début 
de la joute, l'entraîneur, M- Ar- 
thur Sheedy, changea pour une 
défensive de zone durant la se- 
conde moitié de l'engagement, et 
il en obtint des résultats satis- 
faisants. 

A l'offensive, nos joueurs sem- 
blaient être à la bonne place au 
bon moment pour saisir les re 
bbndissements et compter à main- 
tes reprises. Cependant au milieu 
de la deuxième demie, les Cara 
bins eurent un peu de difficulté 
à s'organiser et Loyola en pro- 
fita pour s'approcher d'eux. En- 
couragés par la phjs considérable 
assistance à une de leurs joutes 
de ballon-panier en deux ans, nos 
Porte-couleurs eurent toutefois 
vite fait de reprendre leur con- 
fortable avance. 

Frank Read et Doug Chambers 
qui ont été les piliers de notre 
«mipe, ont enregistré 25 et 19 
Points respectivement, soit plus 
de deux tiers du total des points 
Je l'équipe entière. Pour. Loyola, 
vadeboncoeur comptait 17 points, 
un de plus que son coéquipier 
Tom Morgan. 

L'ailier Martin Swords, alité 
Par la rougeole ,n'a pas participé 
* cette dernière joute de son 
jquipe et a ainsi raté sa chance 
oe finir en première position 
cnez les compteurs. Il n'était 
jjuà 22 points du meneur- de la 
hgue. 



Révolte à . . . 

(Suite de la page 3) 
La bagarre entre les étudiants 
s armes et la force brutale 



T 



LA ROTON D1 

rïJÏÀ^Sf s ' e8t Pwtoffa toute 
laprès-mid! pour que enfin les 
étudiants soient dispersés. Quel 

kΫ. i! e bilan: une J eune «Hé 
battue à mort, plusieurs étudiants 

wîtî! 68 ! g " èv i eme ? t . le nombre 
I e de 25 à SOT ils étaient en- 
voyes dans des hôpitaux spéciaux 
sous la surveillance de la UDBA 
sans compter* le mécontement qui 
est crée dans («autres parties du 
pays et l'immense vague d'arres- 
tations et de procès dont je pour- 
rai parler dans un autre article. 



T" 



-v~ 



STATISTIQUES 

(compilées par Dennis Gagnon) 



POSITION DES EQUIPES AU BALLON-VOLANT 



Faculté 

ET). PHYSIQUE 
MEDECINE 
ARTS 

COMMERCE 
SC POLITIQUE 



PJ 



PG 



PP 



Pts 



POSITION DES EQUIPES AU BALLON BALAI 
PJ 



PG 



PP 



PPT 



ARTS \ ..... 

ED. PHYSIQUE 
DROrr COMM 
SCIEN CE POL 
COMMERCE 
DROIT CIVIL 
SCIENCES 
MEDECINE *' 



Pts 



W 



POSITION DES EQUIPES AU HOCKEY 



Faculé 

ED PHYS 

SCIENCE 

COMMERCE 

ARTS 

DROIT 



« 



SCI. POLITIQUE 

MEDECINE 

PHILOSOPHIE 



22 



POSITIONS DES COMPTEURS 

Nom Faculté Buts A#s. 

FULLElT- SCIENCE 41 2£ 

LAVIGNE — COMMERCE ; 27 29 

RICARD — SCIENCE ' 35 ig 



Total 



CADIEUX — COMMERCE 
AUBIN —-SCIENCE' ' . 
JOLY — ARTS 
"OHI CKBUnN - — S GIENCti ' — 
S( HRVBURT — SCIENCE 
LANGEVLM-— ED. PHYS 
DUPUIS — DROIT 



42 



20 22 

23 ,10 

20 41 



— 



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;.,,.;., .;....... ...^y ..-.-.; .-.-. 



CE SONT LES ÊTRES HUMAINS QUI FONT LA DIFFÉRENCE... 



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SIR FREDERICK BANTING 



Celui qui a découvert l'insuline nous a fourni la 
preuve de cette grande vérité: l'homme, même 
seul, peut faire plus que les machines et les mé- 
thodes les plus rigides. Il n'avait rien pour l'aïder^ 
ce jeune médecin. Pas d'équipement précis, pas 
de laboratoire bien organisé— pas même l'en- 
couragement de ses semblables. Mais il avait 
quelque chose de beaucoup plus important— son 
énergie, son dévouement et la certitude d'être 
dans la bonne voie. 

Il se résigna à se passer de tout et entreprit 
de mener à bien la lourde tâche qu'il s'était 
assignée, avec les outils les plus élémentaires. 
Sa victoire n'en fut que plus grande, car ce 
n'était pas seulement une victoire delà science 
suMft- maladie, mais aussi le triomphe du 
courage devant l'adversité. 



A^notre époque de formules toutes faites et 
d'intelligence-robot, il est bon de se rappeler que 
ce sont les êtres . . .les hommes et les femmes . . . 
qui font la différence dans l'échelle des valeurs. 
C'est là une des bases de notre politique on 
affaires. Nous sommes fiers d'avoir chez nous 
ces hommes et ces femmes jeunes qui ont aidé 
si largement à faire de La Banque Toronto- 
Dominion un établissement digne de l'estime 
d'une nation. Notre personnel est notre meilleur 
atout. Si vous songez à faire carrière dans la 
banque, prenez rendez- vous avec le gérant de La 
Banque Toronto-Dominion la plus proche. Il se 
fera un plaisir de vous expliquer les nombreuses 
occasions de réussir que vous trouverez au 
service de notre banque. . * 



LA BANQUE 



TORONTO-DOMINION 

LA BANQUE DOMT LE REGARDAT TOURNL VERS L'AVENIR 



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LA ROTONDE 






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Le courrier 

de la 

bouteille 

par le Bouchon 

QUESTION— Est-ce que l'in- 
tempérance entraîne les jeunes 
dans la criminalité? 



REPONSE — Malheureusement, 
cher ami, je dois te donner une 
.réponse affirmative. 



NAÏVETÉ et ÀNTINAÏVETÉ 



(par Martin Béliveau) 

'Le plus courageux d'entre nous n'a que rarement 
ce qu'il sait véritablement." 



le courage d'affirmer 



■ 



Je te cit eune partie de la 
conférence du juge Sauvé, don- 
née à un déjeuner-causerie des 
Cercles Lacordaire et Ste-Jean- 
ne-d'Arc, le 15 mars 1959. 

"En 1957, sur une population 
de 10,441 jeunes adolescents 
dans les ééoles de réforme de 
l'Ontario, 6 £25 avaient échoué 
échoué là par ivresse. Sur les 
2,100 comparutions en Cour d'Ot- 
tawa, l'an dernier, la moitié était 
marquée par l'ivresse. , 101,812 
cas d'ivresse ont été prélevés 
des deux millions et demi d'ar- 
restations qui ont été faites au 
Canada en 1956. • ■ 



7 
On tâtc le pouls de la vie intel- 
lectuelle d'un milieu uinversi- 
taire en observant l'attitude des 
professeurs et des étudiants vis- 
à-vis le produit de la pensée hu- 
maine: Cette attitude est soit 
naïve ou antinaïve. "Au cours de' 
l'histoire de la pensée, c'est la 
naïveté qui L T>ar réflexion sur soi 
devient peu à peu critiqué. Et un 
tel progrès critique est destiné à 
durer sans fin:" (Maritain). Ce 
"progrès critique" est le fruit 
d'un dur labeur . intellectuel et 
aussi d'un vouloir purifié, Le. 
vulgaire, le profane, le type mus-" 
culaire affecte vis à-vis les choses 
de l'esprit un mépris qui est le 
fait de l'antinaïveté. 

L'antinaïveté 



"L'Ontario compte 70,000 al- 
cooliques- et on a calculé qu'au 
nées, le nombre avait augmèrfr? L 
cours des vingt dernières an- 
de 350. p. 100. 

N'aimant pas beaucoup les 
statistiques, de dire le juge, je 
m'arrête là. Ges. chiffres prou- 
vent, assez par eux-mêmes com- 
bien est nécessaire et efficace 
l'oeuvre Uumrdnire, oeuvre qui 
a besoin- de l'encouragement de_ 
tous". . r ""■ 

Tu peux voir par toimême, 
cher ami, les désastres toujours 
grandissants que fait l'alcoolisme 
chez les jeunes d'aujourd'hui. 



cile". Qu'il ait été la plus belle 
figure contemporaine témoignant 
de ' la dignité humaine, cela ne 
peut être. 

On pourrait expliquer de plu- 
sieurs façons l'antinaïveté dans 
l'attitude, intellectuelle. Elle est, 
aussi le fait de la certitude des 
gens pratiques et des esprits 
scientifiques, et souvent de l'as- 
surance de la foi. Certains né- 
gligent la vérité sous prétexte 
que toute vérité, sous prétexte 
que toute philosophie n'est pas 
pratiquer Pour nous qui Vivons 
dans un monde scientique à ou- 
trance le bonheur de l'homme 
tient à des questions d'argent ou 
de technique, la vérité perd son 
L'antinaïf est effronté .soit par sens. "Ce dont nous avons besoin,, 
étro i tpsse d 'espr it nu p a r ernbau r- . ^ n'est- pas de vér-rtés -qtH-nou* 

servent, c'est d'une vérité que 
nous servions." (Maritain). Nos 
contemporains ont besoin de rai- 
son de, vivre. Oserons-nous le 
nier? 



.geoisement. Selon la définition 
du dictionnaire Larousse, "ef 
jfronté". n é-fron-té (pré. é et 
front): ïe "é" est privatif, front 
i > 'inologiquement signifie, intel- 
ligence Le mot "effronté" veut 
donc dire, "sans intelligence". 
L étroitesse d'esprit le pousse à 
la nésntion. La vérité lui es"t inac- 
cessible. L'effronté est un mépri- 
sant": il n'a pas le sens de la' 

grandeur de l'homme et c'est par > ventL ' P our atteindre à 
Tes nrîF que l'homme" est g r and. ad uW-ne-tew- importe guère. 
Cette attitude face au monde in- Ils- tiennent la vérité de leurs pè- 



( hez c.eirx qui sont satisfaits 
d'une foi héréditaire, sentimen- 
tale' ou de famille, le souci de la 

la "foi 



NIETZCHE. 

te naïveté découle de la raison 
droite -qui recherche la vérité. 
C'est un besoin vital. Elle impli- 
que de l'intégrité devant les 
choses de l'esprit. Elle crée de 
l'inquiétude, piqué la curiosité. 
C'est l'attitude du savant, c'est 
son humilité. On retrouve le sens 
et la grandeur de l'homme. Une 
telle franchise influence toute la 
personnalité de l'individu. Il ne 
faut pas manquer de cette naïve- 
té pour reconnaître que Karl 
Marx se soit indigné de voir des 
enfants travailler dans les mines 
d'Angleterre et qu'il a influencé 
l'avenir de plusieurs millions d'in- 
dividus. Malgré ses erreurs, il 
n'était pas un imbécile. Nous 
faut-il être rtaïfs? Les esprits mes- 
quins, antinaïfs, répondront par 
l'affirmative. Les esprits posi- 
- -Li f s q u i s e -féelament- d' ê tre ob 
jectifs sont souvent naïfs, mais 
d'une naïveté de bon aloi. ' 

* Logique 

.Maintenir une attitude respec- 
tueuse à l'endroit des choses de 
1 esprit, respecter les opinions 
d'autrui .faire montre d'un espritf 
large, c'est de la naïveté. 11 ne 
faut pas nous inciter à manquer 



, Poquelin vit 
toujours 

Il serait assez vain de présen 
ter, à des universitaires, l». 
Femmes Savantes, comédie qù 
Molière fustige les faux savanu 
et les faux érudits. Des noms 
comme ceux de Chrysale, Bélise 
Trissotin et Vadius sont familiers 
à tous. 

Par contre, la pièce de Molière 
ne saurait être plus actuelle qu'à 
l'ère de vulgarisation scientifique 
où nous vivons. Les allusions de 
Trissotin à l'astronomie (ou, d u 
moins, Axfijqu'il en connàit)'ain 
si que les pugements de Bélise 
sur la philosophie, permettront 
sûrement au spectateur de mettre 
des noms familiers sur certains 
personnages des "Femmes Sa- 
vantes". .. D'ailleurs, c'est peut- 
être làyûn des secrets de la cons- 
tante .popularité de Molière; il yV 
toujours une ressemblance éton- 
nante de l'un ou l'ature des per- 
sonnages qui sont nés de son 
imagination et de ses observa- 
tions, avec nous-mêmes oy quel 
qu'un de notre entourage. Nous 
sommes en présence d'un ressort 
-èemtqtie -infaillible. t: 



-I 






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:V ' ' i ■ ' ■» ' " 









tellectuel' paralyse, tout "progrès 
critique"-. Pour'sâuver la face, fi 
nie, détruit, il est intransigeant: 
"Camus est athée, donc un ifhbé- 



T— ! - 



. jmun étudiant averti en vaut deux, 

et ils mettent de côté $3.00 (2 fois $1.50) pour aller voir et 

applaudir *- 



SAMEDI - le 12 mars 

(en matinée ou' en soirée) 

LES FEMMES SAVANTES 



de Molière 
et le 



Théâtre du Nouveau Monde 



dv, < Charlorte Boisjolr — Qenyse Saint Pierre — Gaétan Labrcche 
Olivette Thibault — * G.'ibriel Gascon — Guy Huffman - - 
Lue LaSalIc — Ta nia Te. toi - lean I ouïs Rou\ - Jean 
Daigle — Gorges Groulx — Mue ûliviél I n Gascon' 

Billets chez DUSSAULT, 170, rue Rideau 



... un autre spectacle "theâtre-inter" . . . 



res et partants, laissons aux in- 
quiets, aux athées, le soin de cher- 
cher. "Convaincus" satisfaits, ils 
sont contents de leur petit bon- 
heur et confiants en l'avenir. 
C'est de l'embourgeoisement, en- 
core pis de la décadence. 

La naïveté 

"Sérieusement, l'innocence des 
penseurs a quelquechose de tou- 
chant qui inspire le respect." 
(Nietzche). Et ce respect ne va 
pas sans une certaine naïveté: 
"La naïveté par réflexion sur soi 
do\. ient peu à peu critique". Cet- 



, de niïvëtél faire taire ceuë In- " 
quiétude que nous avons tous à 
l'endroit de la vérité, c'est prati- 
quer le "suicide moral", ^Camus) 
C'est aussi entraver tout progrès- 
critique". Vomir quotidienne 
ment des invectives sur les phi- 
losophes, les ridiculiser, minimi- 
ser le fruit de leurs recherches, 
de leurs expériences, c'est faire 
de nous des chercheurs endurcis, 
antinaïfs et pas tellement im- 
pressionnables." Cette mentalité 
n'est pas le fait de ceux qui res- 
pectent les valeurs traditionnel- 
les que nous ont léguées nos 
pères. 



Jean Gascon a fait la mise en 
seene des "Femmes Savantes", 
tandis que Robert Prévost en a 
dessiné le décor et les costume* - 
Dans la distribution, on retrouve- 
ra sans doute avec plaisir des 
noms qui étaient disparus de l'af- 
fiche du Théâtre du Nouveau 
,.Monde depuis quelques mois On ' 
y remarquera par contre des in 
terprêtes très populaires de la té 
lévision qui n'étaient pas montes 
"sur scène depuis fort longtemps 
Ce Sont mesdames Charlotte Bois- 
joli, f ania Fédor, Lise LaSalle, 
Denyse Saint Pierre et Olivetfe 
Thibault, ainsi que messieurs Z* 
briel Gascon, Jean Gascon, Geor- 
ges Groulx, Guy. Hof fman. Gaétan 
Labrèche et Jean Louis Roux, qui 
Joueronp-les onze personnages du 
chef-d'oeuvre de Molière. 

"Les Femmes Savantes" seront 
représentées, à Ottawa, en mati 
née et en soirée, samedi, le 12 
mars prochain. On peut se procu 
rer ses billets à là librairie André 
Dussault, 170, rue Rideau, à Ot 
tawa. Le Théâtre du Nouveau 
Monde est invité à Ottawa. par 
'théâtre inter". . ' 



plusieurs 



«■■ ... 



carrières 

son f ouvertes ^ 

à la 




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Ecrivez à 



M. PAUL LÉGER 
1945 Boul. Groham 
Montréal 



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Nous admettons maintenant que notre but principal 

en publiant des annonces comme celle-ci est d'arriver 

à ce que vous, cher lecteur, buviez du Ooca-Cola à 

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Plus tôt vous commencerez à:,suivre notre 

conseil, plus tôt nous eommencerons, 

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LA PART DE 



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L'ETAT 



Le budget du gouvernement 
de l'Ontario fait une large part 
à l'éducation. Les nniverstîés- re- 
«evront au total 528,700,000. Le 
gouvernement dsitribuera S 1 .200.- 
000 en bourses, et §3.000,000 en 
prêts d'honneur. 

Le gouvernement versera SI.-' 
350,000 aux facu'tés de médecine 
et de sciences de llniversité 
d'Ottawa et $1.285,000 à V 
versité Carleton. LT'niversité 
de Toronto bénificie du montant 
le plus considérab e, soit 
007,000. 

Pour sa part le gouvernement 
du Québec donnera S20.OO0.000 à 
ses universités. De plu* il garan- 
tira les emprunts des universités 
pour fin de construction. M. 
Barette a affirmé en chambre 
que les universités avaient des 
projets pour $75,000.000. Les 
collèges' classiques auront droit 
à $75.00 par étudiant et à une 
subvention de $2,000 par prade 
existant dans chaque institution. 
Au total ils recevront, avec les 
autres éco'es secondaires, $8,- 
543,000. 



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